19 Avr 2014 | Non classifié(e)

« […] Pâques est tout proche alors que Noël nous semble à peine passé. J’ai l’impression que le temps fuit, rapidement, et je ressens profondément en moi – je vous l’avoue – que je ne me résigne pas à le laisser s’enfuir, à condition que tout soit amour. C’est-à-dire, à condition qu’au soir que chaque jour je puisse dire : « Aujourd’hui encore j’ai aimé ».
[…] En cette fête de Pâques qui nous rappelle qu’après sa mort, Jésus est ressuscité et que nous aussi nous ressusciterons un jour, avec notre corps, je voudrais que vous toutes vous vous engagiez à pouvoir dire tous les soirs : Aujourd’hui encore, j’ai aimé.
[…] Nous, nous ne savons pas combien de jours nous avons encore [à vivre]; mais quelle amertume ce serait de voir arriver la mort en ayant vécu peu de jours dans l’amour. Quels regrets ! Nous dirions alors : « Je pouvais aimer et je n’ai pas aimé ! »
Voici alors Pâques qui nous rappelle que chacune de nos journées doit être comme une résurrection : toujours heureuses, toujours prêtes à aimer tous ceux que nous rencontrons sans regarder si cela nous plaît ou non. Aimer, aimer, aimer. Ne jamais se fatiguer d’aimer. Ne jamais arrêter notre révolution.
Nous en retirerons une grande joie qui nous fera goûter la fête de Pâques parce qu’elle est la fête de l’Alléluia.
De même que les premiers apôtres et les premiers chrétiens allaient dire à tout le monde que le Christ est ressuscité (et donc, nous aussi, nous ressusciterons), ainsi ceux qui nous connaissent devront pouvoir dire que nous sommes spirituellement ressuscités d’une vie sans aucun sens à une vie pleine de lumière et de feu ».
Source : Centre Chiara Lubich
18 Avr 2014 | Focolare Worldwide

Maria Voce et Nelson Giovannelli
« Fazenda da Esperança » : une histoire longue de 30 ans, depuis qu’un jeune, Nelson Giovannelli, mû par les paroles de l’apôtre Paul « Je me suis fait faible avec les faibles… » a approché un groupe de jeunes drogués de son quartier, avec le désir de faire quelque chose pour eux. Le Père Hans Stapel (Frei Hans) l’a assisté dès les premiers pas dans son action et lui a donné le courage nécessaire par son propre témoignage. Aujourd’hui, les « Fazendas » se sont multipliées dans plusieurs pays et assurent une importante action de récupération de la rue et de renaissance à partir de l’enseignement de l’Evangile, à un tel point qu’un évêque brésilien les a définies « un sanctuaire de la Nouvelle évangélisation ! ».
Le 15 avril, à l’occasion du voyage de Maria Voce et Giancarlo Faletti au Brésil, un moment de profond partage s’est vécu entre les jeunes de la Fazenda (en plus des 600 jeunes présents, également d’autres reliés par internet des 70 Fazendas dans le monde) et les représentants des Focolari. Frei Hans a lui-même introduit la rencontre en confiant sa récente hospitalisation comme une « expérience de Dieu ». Ensuite, musique puis quelques passages de l’histoire des débuts de la Fazenda, des expériences et un dialogue soutenu. Emotion due aux témoignages poignants de ceux qui sont passés par l’enfer de la drogue. Il y a aussi ceux qui, comme Mario, sont arrivés à la donation à Dieu et à la fondation de nouvelles communautés dans d’autres pays d’Amérique Latine.
Par le dialogue avec Maria Voce et Giancarlo Faletti, les jeunes ont découvert la spiritualité qui est à la source de leur expérience de récupération, le charisme de l’unité, qui anime la vie même de leurs fondateurs. C’est un dialogue à travers lequel les jeunes confient leurs questions les plus profondes : à propos des cicatrices que laisse l’expérience passée, à propos de la sexualité et de la chasteté et aussi sur la signification du charisme- entendu comme don à travers une ou plusieurs personnes, pour toute l’humanité- de la Fazenda en lien avec l’expérience de Chiara Lubich.
C’est ici qu’émerge la nouveauté de ce qui a caractérisé la rencontre : « Un charisme, fruit du charisme de l’unité – affirme Giancarlo Faletti- montre la dynamique de la vie de Dieu en acte, sa présence dans l’histoire de l’humanité. En venant ici aujourd’hui, nous sommes en train de faire avec vous une grande expérience de la « productivité » de Dieu ! ». Et Maria Voce d’ajouter : « En pensant au charisme de l’unité- également après avoir rencontré ici au Brésil d’autres charismes qui en sont le fruit- je le voyais comme la racine d’un arbre ayant plusieurs branches et chaque branche ayant beaucoup de fruits, chaque fruit m’apparaissant comme un agrandissement d’un aspect particulier ».
« Si je pense à la Fazenda, continue-t-elle, je pense au problème de la dépendance de la drogue et je dis : c’est Jésus qui a assumé le drame de la drogue, qui crie l’Abandon (du Père). Cette œuvre a fait sien seulement cet aspect particulier, mais c’est une grande particularité, et elle l’a fait devenir une œuvre merveilleuse. Une autre œuvre assume l’aspect du manque d’instruction des enfants- l’ignorance est aussi assumée par Jésus dans l’Abandon- et du charisme de l’unité naît une œuvre qui pratique une nouvelle pédagogie. Même si la racine est cachée et que l’on ne voit que les branches et les fruits, la racine s’en réjouit. Et les fruits sont reconnaissants vis-à-vis de la racine ». Frei Hans l’évoque en souhaitant une collaboration réciproque plus intense et exprime l’exigence que les formateurs soient alimentés, comme c’est déjà le cas dans quelques Fazendas, par la spiritualité de l’unité.
« Il me semble, conclut Maria Voce, que tous les charismes que nous sommes en train de connaître ainsi que beaucoup d’autres que nous ne connaissons pas et qui naîtront, se retrouvent dans le charisme de l’unité, étant liés par l’amour réciproque qui fait voir comme l’aspect particulier de l’un et de l’autre est grand et ensemble, qu’ils contribuent à accomplir la prière de Jésus » que tous soient un ». Je vous dis donc : « Viva la Fazenda da Esperança ! ».
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17 Avr 2014 | Focolare Worldwide
La Mariapoli se distingue par le vert dans lequel elle est immergée, l’harmonie de ses constructions. Ses habitants, plus de 200, sont originaires de divers états du Brésil et de différents pays : Italie, Congo, Portugal, Hollande, Allemagne, Pérou, Equateur.
Chiara Lubichrêvait, dès le début des années 60, de ces ébauches de villes modernes, non seulement faites de maisons, d’écoles, d’églises, mais aussi d’usines, modèles d’une vie de cohabitation, basée sur l’amour réciproque. Et c’est là que nait le premier Pôle industriel qui concrétise ce « rêve ».C’est là en fait, comme beaucoup le savent, que Chiara, en 1991, lance un projet qui vise à une nouvelle économie, l’Economie de Communion ; et le pôle industriel est le « laboratoire » d’une économie renouvelée, justement dans les parages de la cité pilote. Prophétiquement elle en avait défini le rôle : « Une ville pilote comme ça – note-t-elle dans son journal – au Brésil, où le fossé entre riches et pauvres constitue la plaie sociale par excellence, pourrait devenir un phare et une espérance ».
La foi héroïque des pionniers, et de ceux qui les ont soutenus, a fait entrer cette prophétie dans l’histoire. Le pôle, avec ses 6 entreprises, est un but pour étudiants et économistes, et il attire l’attention des politiciens de haut niveau : depuis l’on. Franco Montoro, Conseiller de la République, l’ex gouverneur de S. Paolo, jusqu’au Vice Président de la République Dr. Marco Maciel ; et un groupe de parlementaires de différents partis, membres de la commission mixte pour la lutte et le déracinement de la pauvreté.
Maria Voce et Giancarlo Faletti s’y trouvent pour la dernière étape de leur voyage au Brésil. Pendant qu’ils visitent les entreprises du Pôle, une responsable d’entreprise rappelle Ginetta Calliari, une des premières jeunes qui avaient suivi Chiara dans ses débuts. On lui doit beaucoup pour la diffusion du mouvement au Brésil et pour son soutien à l’EdC. Les deux hôtes ont eu des paroles de grande admiration et de gratitude pour la réalisation du projet. Maria Voce souligne le secret du succès : « c’est la communion, qui précède et en est la condition pour qu’il y ait productivité ». Cette communion qui oriente les rapports entre les employeurs et les travailleurs à l’intérieur de l’entreprise, les autres entreprises du Pôle, entre les autres Pôles dans le monde.
La préoccupation pour que se résolve les problèmes sociaux avait poussé, dès la fin des années soixante-dix, à intervenir directement sur deux zones aux abords de la mariapoli : à Jardim Margarida qui se trouve juste en face, et au Bairro do Carmo, où s’est établi depuis des années un noyeau de descendants africains. Deux centres sociaux se sont occupés surtout des enfants et des adolescents en dehors des heures de classe, en les soustrayant au risque de la violence et de la drogue qui sont pour eux comme des pièges. Les fruits sont surprenants. Les changements de comportement suscités par la pédagogie inspirée de l’”art d’aimer” qui caractérise les diverses activités – du sport à l’informatique – se propagent aussi dans les écoles communales et suscitent un intéret progressif des institutions urbaines faisant démarrer de nombreuses formes de collaboration. Afin d’engager le changement, les actions ne suffisent pas, il faut répandre les idées par le biais des communications. La naissance, il y a plus de 50 ans de l’édition et de la revue Cidade Nova a fait vivement prendre conscience de cette réalité. Son siège actuel se trouve à la Mariapoli. Le groupe éditorial n’est pas en dehors de la crise qui investit le secteur de l’édition à cause de la révolution digitale. La présidente et le coprésident y ont donné une nouvelle implusion. “L’évolution du Brésil est très rapide – observe Giancarlo Faletti – et l’on voit combien sont indispensables des moyens culturels qui sachent s’insérer dans l’histoire, sans en être écrasés, qui sachent la lire et l’éclairer avec la lumière du charisme de l’unité”. Suivez le voyage sur le Notiziario Mariapoli Espace réservé Website: www.focolares.org.br/
15 Avr 2014 | Focolare Worldwide

Luiza Erundina et Maria Voce – (C) CSC Caris Mendes
En provenance de tout le Brésil, ils étaient environ deux cents, tous engagés dans le Mouvement politique pour l’unité (MppU). Députés fédéraux, maires, conseillers municipaux et jeunes ont témoigné de la nouveauté qu’apporte à leur vie et dans leur milieu la fraternité mise en pratique.
La fraternité est-elle compatible avec le combat politique? Pour la députée fédérale Luiza Erundina, à l’époque de sa jeunesse, lorsqu’elle luttait contre la dictature, la réponse était non. Elle est devenue positive à la suite de sa rencontre avec Chiara Lubich, quand celle-ci lançait le Mouvement politique pour l’Unité.
Pour le maire de Sorocaba, Antonio Carlos Pannunzio, le facteur le plus important est le réveil des consciences et la conviction d’appartenir tous à l’unique famille humaine, parce que tous enfants du même Père : « Dans nos assemblées politiques, affirme-t-il, nous pouvons ne pas être d’accord avec un collègue, mais il ne doit pas pour autant devenir un ennemi ».
Lorsque s’élève le mur de l’hostilité, il n’est pas impossible de l’abattre. « J’étais un terrible adversaire de Luisa Erundina, lorsqu’elle était maire de Sao Paolo et moi conseiller – déclare Walter Feldman, député fédéral – et maintenant nous nous entendons presque tous les jours. Le dialogue devient possible lorsque des personnes opposées se rencontrent pour trouver un accord en vue d’un seul objectif : le bien commun ».
“Il faut vivre au milieu des gens pour être sur la même longueur d’onde qu’eux, pour combler l’écart qui existe entre les politiques et la société. Le changement commence par soi-même », déclare le député fédéral Luis Carlos Hauly, en rappelant l’exemple de Mandela et de Gandhi.
Pedro Paulo Fiorelli est un jeune qui fréquente “l’Ecole Civitas” pour se former à la citoyenneté, condition indispensable pour devenir un bon acteur en politique. Avec en arrière-fond cette conviction: la politique n’est pas l’art de gagner les élections, mais celui de transformer la société, en s’intéressant d’abord aux plus démunis.
“Elle est plus que jamais nécessaire – affirme Maria Voce – cette action politique éclairée qui place au centre la valeur de la relation, la proximité, en commençant par les plus délaissés : leurs besoins crient leur soif de fraternité ». Giancarlo Faletti définit ces politiques comme des « experts en humanité », « des prophètes d’un monde nouveau », « des prophètes d’espérance ».
A la fin de cette rencontre, un geste significatif: la remise de la plaque d’une rue de Porto Alegre portant le nom de Chiara Lubich. Puis la chanson intitulée « Amour des amours », une expression utilisée par la fondatrice des Focolare pour définir la politique. Désormais, au Brésil, ce chant sera l’hymne du Mouvement Politique pour l’Unité.
Le prochain rendez-vous est international: un congrès mondial au mois de mars 2015. C’est ce qu’annonce un communiqué de la présidence internationale du MppU, en précisant « qu’il présentera la richesse de la pensée politique de Chiara Lubich qui, de manière prophétique, annonçait un monde uni par l’amour réciproque vécu non seulement entre personnes, mais aussi entre peuples ».
Pour plus d’informations sur les diverses étapes du voyage de Maria Voce au Brésil : Area Riservata – Notiziario Mariapoli
Webster: www.focolares.org.br/sitenacional
14 Avr 2014 | Focolare Worldwide
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«Sur cette si belle terre brésilienne, fête de fleurs, de fruits, de couleurs et saveurs variées, tout parle de vie, de résurrection, il m’est donc spontané de faire arriver à tout le monde, à partir d’ici, nos vœux de Pâque les plus chers.
Durant la semaine sainte, au sanctuaire national du Brésil, dédié à Notre Dame Aparecida, je lui porterai les désirs, les souffrances et les joies de vous tous et en particulier de ses nombreux enfants brésiliens qui contribuent à faire grandir Sa Famille dans le monde entier ».
Dans la joie du Ressuscité,
Maria Voce (Emmaüs) |
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| Il est prévu que Maria Voce participe à la messe du mercredi 16 avril au sanctuaire d’Aparecida, à 9h, heure locale. Il sera possible de suivre la transmission en direct : TV Aparecida sur le site: http://www.a12.com/tv-aparecida/institucional/detalhes/tv-ao-vivo |