24 Jan 2014 | Focolare Worldwide
«Le père spirituel de Chiara lui a demandé, un jour : “Quel a été le moment où Jésus a souffert le plus?”.
“Dans le jardin des Oliviers, je suppose”.
“Non. A mon avis, il a souffert le plus, sur la croix, lorsqu’il a poussé le cri: “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” (Mt 27,46; Mc 15,34)”.

Il est sorti, et Chiara, s’entretenant avec Dori (une de ses élèves, parmi les premières à la suivre, ndlr) puis avec d’autres, a commencé à polariser son amour – et son étude – sur ce cri: sur ce moment d’angoisse, où Christ s’était senti abandonné même du Père par lequel il s’était fait homme.
“Je suis convaincue que Jésus abandonné sera l’idéal qui résoudra tous les problèmes du monde: cet idéal se diffusera jusqu’aux extrémités de la terre”.
Cette conviction devait se renforcer, d’année en année, dans les épreuves de toute sorte, grâce auxquelles son idéal s’établissait parmi les hommes.
Jésus abandonné est ainsi devenu l’amour de Chiara. Il est devenu l’amour – l’idéal, le but, la norme – de l’Œuvre de Marie (ou Mouvement des Focolari, ndlr).
Un jour, Chiara nous a expliqué: “Si, lorsque je serai une vieille femme décrépite, des jeunes viennent me demander de leur définir succinctement notre idéal, avec un fil de voix je répondrai: c’est Jésus abandonné!”».
Source: “Erano i tempi di guerra…”, Chiara Lubich – Igino Giordani, Città Nuova Ed., Roma, 2007, pp. 122-123.
21 Jan 2014 | Focolare Worldwide

«J’ai grandi dans les environs de Liverpool au nord ouest de l’Angleterre. Je me souviens quand j’étais petite des processions du dimanche, aussi bien des catholiques que des protestants, et j’allais avec d’autres enfants jeter des cailloux au catholiques. A 18 ans j’ai commencé à travailler dans le monde naissant de l’œcuménisme qui en Angleterre démarrait entre les différentes Eglises. Ce n’était pas facile parce que beaucoup d’adultes craignaient l’ouverture vers les catholiques, et pour cette raison ils nous mettaient des bâtons dans les roues.
A un moment de découragement, j’ai lancé un défi à Dieu : « Fais-moi connaître des personnes enthousiastes de l’unité ».
Le jour suivant je vais à l’église à une célébration pour les jeunes. Le prédicateur nous raconte une histoire : « C’était la guerre et tout s’écroulait… ». L’histoire de Chiara Lubich et la naissance du mouvement des Focolari. Pendant qu’il parle j’ai le cœur qui brûle. J’interromps son discours : « Où sont maintenant ces jeunes filles ? Elles sont peut-être mortes ? ». « Non – répond-il – Tu ne le sais pas ? Elles sont ici à Liverpool ».
Je suis allée à toute vitesse les chercher. Plus que trois jeunes étrangères j’ai trouvé l’évangile vivant. Il me semblait renaître et recommencer ma vie depuis le début. Je voulais moi aussi reprendre à vivre l’évangile, mettre Dieu à la première place. Mais il y avait tellement de préjugés à dépasser ! En attendant, je commençais à expérimenter que l’amour dépassait les barrières. Dans ce lointain 1965, catholiques et personnes de diverses Eglises, qui voulaient vivre la spiritualité de l’unité, se sont regroupées pour former une famille.

Londres, 11 novembre 1996 : Chiara Lubich avec les focolarines anglicanes, l’évêque anglican Robin Smith et l’archevêque George Carey, qui était alors primat de l’Église d’Angleterre.
Il est maintenant normal pour nous de trouver des personnes de diverses Eglises dans toutes les vocations du mouvement. Mais à cette époque l’idée qu’une protestante se trouve dans une communauté de catholiques était insolite. Les temps n’étaient pas encore murs pour aller habiter ensemble au focolare, comme je l’avais rêvé. Il m’a semblé, alors, que le monde dans lequel j’étais, s’écroulait. J’avais choisi Dieu et lui me refusait. J’avais choisi le focolare et sa porte se refermait sur moi. Ma vie devenait absurde, grise, sans motif. Mais durant ce moment sombre, j’ai averti comme une voix qui me parlait au cœur : « Ce n’est pas toi qui m’as choisi, c’est moi qui t’ai choisie. Mais je te veux tout entière, comme moi je me donne à toi, tout entier. Ne donne pas ton cœur au focolare, à ta vocation. Donne-le à moi. Je suis ton unique Bien ».
En un éclair j’ai entrevu la fascination de la vie de toute personne qui veut répandre l’unité. Une vie d’adhésion totale à Jésus. Je me suis rendu compte, même à travers les larmes, que je voulais Le choisir Lui, plus que tout, surtout dans le moment de son abandon.
Cette ombre alors s’est dissoute dans une grande lumière. « Oui – je me suis dit – je rentre chez moi, mais je vais avec Toi ».
Le matin suivant, cependant, j’ai entendu dire qu’à Londres une des premières compagnes de Chiara m’attendait, elle me proposait d’habiter avec elle dans le focolare ! Et c’est ce qui s’est passé.
Les années suivantes sont un chapitre à part. La naissance du focolare anglican où j’habite avec d’autres focolarines anglicanes, un autre encore.
A la base de ma vie, cependant, il reste le choix chaque jour de Dieu comme mon unique Bien ».
20 Jan 2014 | Non classifié(e)

« Music Made To Be Played – raconte Nancy, des USA – a commencé à prendre forme durant les soirées passées avec les milliers de personnes, surtout des jeunes qui, ces deux dernières années, ont participé à des répétitions dans notre salle au centre international de Loppiano (Italie), où nous habitons. »
« Chaque titre – ajoute Alessandra, Italienne – parle de nous, de l’envie de se relever et de soulever le monde, des questions et de la force de l’amour qu’il y a en chacun, capable de changer l’aujourd’hui de notre vie comme celui des peuples et de l’histoire. »
« Le nouvel album – explique Colomba, de Corée – s’inspire de l’expérience du concert que nous donnons en tournée, avec la richesse des rencontres et des visages qui sont la matière première des nouveaux titres qu’il présente, comme des succès déjà connus, mais entièrement réarrangés. »
« Le monde contemporain et ses grands défis, décrits et recueillis avec un regard lucide et positif, voilà le thème principal de l’album – explique Adriana, Brésilienne –. Au centre : relations humaines, intégration, douleur et peur de la différence, espérance en un avenir de dignité et de paix. En deux mots : notre quotidien. »

Le groupe Gen Verde : 21 artistes et professionnelles provenant de 13 pays, chacune porteuse d’une diversité culturelle qui est essentielle et rend unique le message du groupe.
En 47 ans d’activité, elles ont à leur actif plus de 1 400 spectacles, entre concerts, manifestations artistiques et ateliers didactiques, réalisés durant des centaines de tournées en Europe, Asie, Amérique du Nord et du Sud.
Quel est votre but ? Raiveth, du Panama, le résume en une phrase : « Contribuer à la diffusion d’une culture mondiale de paix, dialogue et unité, à travers l’art. »
19 Jan 2014 | Non classifié(e)
On considère le 7 décembre 1943 la date de naissance du mouvement des Focolari parce que ce jour, par un vœu perpétuel de chasteté, Chiara Lubich a « épousé Dieu ».
Mais la Fondatrice des Focolari a de même affirmé qu’une date de son début pourrait être son voyage, en octobre 1939, à Lorette, où selon la tradition, la maison de Nazareth est conservée. L’atmosphère de famille qu’elle ressentait dans cette maisonnette fut, pour Chiara, un « appel » : revivre en silence, comme la famille de Nazareth, le plus grand mystère de l’histoire, la vie de Dieu parmi les hommes.
Depuis ce moment-là tout devint une surprenante découverte. Mais elle n’a pas été la seule à s’étonner : avec elle Natalia Dallapiccola, Giosi Guella, Marilen Holzhauser, Graziella De Luca, Vale e Angelella Ronchetti, Dori Zamboni, Gis e Ginetta Calliari, Silvana Veronesi, Lia Brunet, Palmira Frizzera, Bruna Tomasi… et, quelques années plus tard, Marco Tecilla, Aldo Stedile, Antonio Petrilli, Enzo M. Fondi, Pasquale Foresi, Giulio Marchesi, Piero Pasolini, Oreste Basso, Vittorio Sabbione… premiers d’un grand nombre qui composèrent la lignée dans laquelle, à Lorette, par une vision prophétique, Chiara savait qu’elle aurait été suivie. Les voies qui ont conduit les premières et les premiers à emboiter la route ouverte par Chiara, aujourd’hui que le mouvement est défini dans toutes ses structures, manifestent que chacun d’entre eux était nécessaire au projet de Dieu, au charisme qui était en train de prendre « chair ». Ce ne pouvait être que de cette manière pour un charisme dont la caractéristique est l’unité, expression de la vie trinitaire. Personnes des métiers les plus divers guidées par une même voix qui, dans la charité, mettaient au service des autres leurs talents réveillés par cette même charité.
Après soixante-dix ans, le développement du mouvement des Focolari semble expliquer l’affirmation de Grégoire le Grand que l’Ecriture “grandit avec celui qui la lit” et “Comme le monde, l’Ecriture n’a pas été créée une fois pour toute: l’Esprit la ‘crée’ encore, peut-on dire, chaque jour, au fur et à mesure qu’il ‘l’ouvre’. Par une merveilleuse correspondance Il la « dilate » dans la mesure où il dilate l’intelligence de celui qui l’accueille » (*). Et dans le cas du mouvement c’était en communiquant ce que chacun vivait à partir de l’évangile qui a nourri la compréhension des mêmes paroles de Jésus.
Parole vécue et communion, une pratique qui tracera une ligne ascétique collective.
La vie accomplie de Chiara et de nombreuses personnes qui avec elles ont accueilli et accueillent la Parole, en ce temps-ci de transformation culturelle caractéristique, montrent leur tâche : « … rendus participants des desseins de Dieu sur l’humanité, tracer sur la foule des dentelles de lumière et, en même temps, partager avec le prochain la honte, la faim, les coups, les joies brèves ». Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, la véritable attraction est de vivre « la plus haute contemplation tout en restant mêlés à la foule, homme à côté de l’homme ».
Les premiers compagnons de Chiara ont fait l’expérience de ce que le Concile Vatican II exprimera à propos de l’Eglise : « [l’Esprit] avec la force de l’évangile la fait rajeunir, continuellement il la renouvelle et la conduit à la parfaite union avec son Epoux » (LG,4).
*Guido I. Gargano, le livre, la parole et la vie, l’exégèse biblique de Grégoire le Grand, Saint Paul éditions, 2013
16 Jan 2014 | Focolare Worldwide

Man, Côte d’Ivoire: la « ville aux 18 montagnes » compte environ 100 000 habitants de différentes ethnies, qui se consacrent pour la plupart à l’agriculture. Elle est touchée par une grande pauvreté tant matérielle qu’humaine, qui s’est aggravée en raison de l’état de guerre que le pays a traversé en 2002 et qui l’a pleinement frappée. C’est dans ce contexte social que se trouve la « Mariapolis Victoria », cité-pilote du Mouvement des Focolari en Afrique de l’Ouest. Plus de 3000 réfugiés dans les moments chauds de la guerre; plus de 100 000 patients soignés dans son « Centre médico-social ». En outre, le programme pour réduire la malnutrition infantile, qui œuvre avec succès en ville et dans les villages voisins, est important.
Noël aussi – racontent quelques habitants de la cité-pilote – a été vécu en fonction des plus seuls, des marginaux, spécialement ceux en besoin d’amour: « Une journée de fête avec les enfants chrétiens et musulmans des alentours, dans la paroisse voisine. Un moment de joie avec chants, danses et saynètes, et ensuite le repas pour tous! » Chaque enfant – environ 1000 – avec son assiette et son verre en main faisait la queue pour recevoir le repas. « C’était beau de pouvoir regarder chacun d’eux dans les yeux – poursuit-il – de leur souhaiter bon appétit et les remercier d’avoir patiemment attendu! »
Un groupe de jeunes filles a cependant décidé de passer les festivités à Blolequin, village à 175 km de Man, avec des enfants orphelins et les sœurs de la Consolata qui s’en occupent.

À Glolé, un village à 30 km de Man, un autre groupe de la communauté des Focolari a participé à la préparation de la fête de Noël. Pour l’occasion, des personnes des douze villages suivis depuis des années par le Centre nutritionnel de la cité-pilote ont participé. Les chefs et notables des villages étaient présents, en plus des responsables de différentes Églises. Dans le climat de réciprocité qui s’est créé, un chef de village a affirmé: « Si, lorsque je présenterai mon programme de travail à mes collaborateurs, ils ne seront pas d’accord, je sens que je ne peux pas le poursuivre seul, mais j’essayerai de comprendre ce que nous pourrons faire ensemble. »
Une contribution importante de la soirée a été le célèbre texte de Chiara Lubich « Une ville ne suffit pas« . Chiara y encourageait à chercher les plus pauvres, les délaissés, les orphelins, les prisonniers, ceux qui sont mis à l’écart… et à donner, donner toujours: un mot, un sourire, son temps, ses biens… un amour concret capable de transformer une ville et pas seulement. Il a ensuite été suivi par un échange de témoignages, en particulier concernant les activités réalisées en faveur des enfants qui souffrent de la faim et de carences affectives. Des pas concrets pour transformer ses villes.