19 Oct 2013 | Focolare Worldwide
Situé dans la cité-pilote internationale de Loppiano (près de Florence), le Centre de Spiritualité Vinea Mea est une école de communion et de dialogue qui, en plus de 30 ans d’activité, a formé plus de 4000 prêtres, diacres et séminaristes, catholiques et d’Églises différentes, d’une soixantaine de pays.
« Vinea Mea – explique don Imre Kiss, responsable du Centre – offre une formation permanente à la lumière de la spiritualité de communion du Mouvement des Focolari. L’école, d’une durée d’un an, prévoit des cours de spiritualité, théologie, anthropologie, ecclésiologie, en plus de laboratoires sur des thématiques d’actualité (jeunes, famille, communication, dialogue avec cultures et religions). À travers le partage de la vie en petites communautés, elle vise à répondre à l’exigence exprimée par de nombreux prêtres d’expérimenter concrètement une spiritualité fondée sur la communion, pour ensuite la transmettre aux hommes et aux femmes de notre époque. »
Le Centre œuvre en synergie avec des structures similaires dans d’autres cité-pilotes des Focolari: en Pologne, au Kenya, au Brésil, aux Philippines, en Argentine. Depuis cinq ans, elle dispense, en outre, des cours et des ateliers annuels qui s’adressent à des éducateurs dans les séminaires pour soutenir et diffuser un style de vie sacerdotal fondé sur la communion.
L’école est centrée sur la formation à la spiritualité de communion, mise en évidence par le Concile Vatican II, pour être « des ministres capables de réchauffer le cœur des gens, de marcher dans la nuit avec eux, de dialoguer avec leurs illusions et leurs désillusions, de recomposer ce qui a été détruit en eux » (le pape François aux évêques du Brésil, 27 juillet 2013). Cette formation unifiée pour prêtres et séminaristes met au centre la fraternité vécue dans l’Église et entre les personnes.
Ce sont quelques-unes des thématiques du congrès du 22 octobre, qui inaugure le cours 2013-2014 du Centre, dans l’ancien couvent franciscain du XVIème siècle qui l’héberge, récemment restauré et restructuré par le Centre Ave Arte, pour mieux accueillir l’expérience de vie communautaire.
Au congrès interviendront, entre autres, Maria Voce, présidente des Focolari, Mgr Mario Meini, évêque de Fiesole, et don Imre Kiss, responsable du Centre.
Un direct streaming est prévu de 16h à 19h (heure italienne).
Pour plus d’informations: accoglienza.vineamea@gmail.com
18 Oct 2013 | Focolare Worldwide
« Durant les 25 dernières années, j’ai eu l’occasion de rendre visite à de nombreux malades, spécialement les malades en phase terminale, dans ma communauté paroissiale. Je peux dire que j’ai vécu de nombreuses expériences fortes en étant près d’eux. Un après-midi, tard, je reçois un email d’une ex-collègue. C’était comme un coup de tonnerre. Elle disait: « J’imagine que personne ne t’a jamais demandé une telle chose. Je n’ai pas le droit de te le demander, mais j’interroge ma conscience et j’ai besoin d’aide pour trouver la réponse. Une personne m’a demandé de l’accompagner en Suisse pour l’aider à mourir. Tu le sais peut-être, l’euthanasie est légale dans ce pays. Sa vie est devenue insupportable en raison de la maladie. Elle n’a pas de convictions religieuses et il n’y a pas d’espoir pour elle de revivre une vie normale. Personnellement, je n’ai pas non plus de foi religieuse, mais j’apprécierais beaucoup une réponse sincère de ta part. Il s’agit d’un membre de ma famille ». J’ai lu et relu ce message quatre ou cinq fois, avant de commencer à penser à la réponse à donner. Comment répondre à cet appel à l’aide plein de douleur? La pensée du jour, que je vivais avec mes amis du Focolare, m’est venue à l’esprit: « Être libre de tout pour être la volonté de Dieu vivant ». Mais comment la réaliser? J’ai essayé de vivre le moment présent, en mettant de côté tout le reste et en prenant sur moi les poids de qui m’avait demandé de l’aide. J’ai prié Dieu en demandant le courage de dire avec sincérité ce que je ressentais dans mon cœur, sans peur. Je lui ai répondu en partageant certaines de mes réflexions, ainsi que les expériences vécues au fil des ans en assistant les malades en phase terminale, ce que j’avais expérimenté en étant près d’eux et de leur famille: souffrances, joies, triomphes. J’ai dit que, personnellement, je n’aurais pas choisi la route que son parent voulait suivre, en donnant les raisons les plus profondes dans mon cœur. Ensuite, je lui ai expliqué qu’il existe d’excellents centres de soins palliatifs, en indiquant les coordonnées des centres les plus proches. Mon amie, toujours très reconnaissante de l’aide reçue, me raconte que son parent avait consulté les contacts que j’avais fournis et avait décidé de ne pas aller en Suisse, choisissant l’option des soins palliatifs. Depuis lors, il a vécu encore deux ans, durant lesquels il a pu reconstruire de nombreuses relations dans sa famille. » R.L. (Australie)
17 Oct 2013 | Focolare Worldwide
Patience Mollè Lobè (Cameroun), 56 ans, veuve, ingénieure, est la première femme à assumer la charge de vice-directrice au Ministère des Travaux publics dans son pays. Une histoire caractérisée par l’engagement pour son peuple à partir d’une profonde vie évangélique. Ce choix l’a poussée à créer une fondation pour aider les jeunes filles en difficulté, à promouvoir des initiatives dans le cadre de l’Économie de Communion et à aider ses concitoyens à avoir une conscience civique active en faveur du progrès de son pays. Un choix de vie qui lui a aussi apporté des ennuis. Plusieurs fois menacée de mort, elle n’abandonne toutefois pas.
« J’ai connu l’idéal de l’unité en 1977 – raconte-t-elle – alors que j’étais au lycée. J’étais habituée aux catéchistes religieux, mais une femme simple s’est présentée, dont le comportement m’a immédiatement attirée: c’était une focolarine. J’ai voulu plus connaître sa vie et j’ai ainsi été accueillie dans leur maison, le focolare. Je suis sortie de cette rencontre avec une idée en tête: l’importance d’aimer, de servir les autres. Mon premier geste a été de préparer le repas pour ma tante, même si je n’aime pas cuisiner. »
Après son adolescence vécue intensément avec les gen filles de sa ville, elle décide de passer une année et demie dans la cité-pilote des Focolari à Fontem (Cameroun), « parce que je ressentais – explique-t-elle – qu’avant l’Université je devais vivre une expérience spirituelle profonde qui m’aide à poser des bases solides à ma vie ».
Elle est l’unique femme à l’école d’ingénieurs. « Durant ma dernière année d’étude – continue Patience – je me suis fiancée avec un jeune de ma région et nous nous sommes mariés l’année suivante. Dieu ne nous a pas donné d’enfants, mais nous ne l’avons pas vécu comme un manque, parce que nous nous sommes engagés sur de nombreux fronts au service de la communauté: comme une activité dans le cadre de l’ÉdeC et une fondation pour les jeunes filles en difficulté. Subitement, mon mari, sportif et bien portant, présente des problèmes à l’estomac et, après quelques mois, il meurt à seulement 55 ans. »
Désormais veuve, elle exécute son rôle de chef de service pour le compte du Ministère des Travaux publics, alors que le Gouverneur la veut au Secrétariat de la Commission pour les affaires publiques. « Cependant, j’ai vu qu’après quelques années la corruption s’était infiltrée – raconte-t-elle – c’est pourquoi j’ai présenté ma démission. Mais, contre toute attente, je suis promue sous-directrice. J’essaye d’effectuer ce nouveau service fidèle à mes principes chrétiens – continue Patience – même si ce n’est pas facile. »
« Une année après, en 2007, je suis promue vice-directrice du Ministère des Travaux publics dans la région la plus riche. C’est la première fois qu’une femme assume une telle fonction. Cependant, les menaces commencent bientôt. Quelques collègues ont les mains liées, ils ne peuvent plus faire comme avant… Ils essayent de me faire échouer, me présentent des travaux avec des bilans erronés. Je suis contrainte de revoir à fond chaque adjudication avant de signer la concession. Je reçois quelques appels anonymes. Un jour, cinq personnes essayent même d’entrer chez moi, à 15 km de Douala, alors que je suis en ville. Le gardien réussit à les arrêter. Je vois des personnes qui rôdent près de chez moi, je porte plainte à la police. Ils me disent de les avertir de chacun de mes déplacements. La vie devient impossible. »
Entretemps, le ministre, voyant comment Patience réussit à travailler en rassemblant tout le monde, veut l’amener au Ministère. Elle est fatiguée de lutter, mais « j’ai compris que je devais encore ‘donner la vie pour mon peuple’ – confesse-t-elle. J’ai accepté le rôle de directrice pour apporter l’esprit évangélique dans ce domaine si difficile, me maintenant ferme contre l’illégalité. Je suis allée de l’avant, parce que je n’avais aucun intérêt personnel, c’était ma contribution au bien du pays. Maintenant, même en étant officiellement à la retraite, je préside une commission des affaires publiques. J’ai évalué des centaines de cas, évitant que de l’argent soit pris de façon illégale ».
« Récemment – continue-t-elle – on m’a demandé de poser ma candidature comme députée. » Cependant, les menaces deviennent plus présentes. « Le jour suivant les nominations des listes de mon parti, durant la nuit, je me réveille une arme pointée sur moi… » Bien que sa liste soit retenue comme la meilleure, une autre a été choisie sans explication. « Je me suis quand même déplacée pour convaincre tout le monde qu’il est important d’aller voter, maison après maison, créant un beau climat de famille dans ma maison qui, entretemps, était devenue le quartier général de la campagne. Le jour du vote, une autre menace: cinq militaires armés arrivent chez moi, me cherchent… mais ne me trouvent pas. En fait, j’avais été prévenue par les autorités. »
Les résultats des élections arriveront d’ici quelques jours. Il est probable que son parti gagne, mais Patience affirme qu’elle a déjà atteint son objectif: travailler pour le bien du pays, au-delà des résultats, en surmontant les craintes et les menaces avec la force de l’Évangile.
Propos recueillis le 12 octobre 2013, au Centre international des Volontaires – Mouvement des Focolari, à Grottaferrata (Rome).
16 Oct 2013 | Non classifié(e)
On se rappellera 2013 comme une année positive pour les maisons d’édition en langue anglaise des Focolari. A New City Philippines, de fait, la mention spéciale “pour le dialogue interreligieux” a été conférée par l’Organisation Internationale Chrétienne des Médias (ICOM), dont le siège est à Genève, en Suisse. A Living City, revue de l’Amérique du Nord, sous la griffe de Sarah Mundell, une mention d’honneur a été discernée dans la catégorie “meilleure couverture sur les Vocations au sacerdoce, à la vie consacrée et au Diaconat”. C’est l’Association de la presse catholique (CPA) du Canada et d’Amérique du Nord qui a conféré ce prix.
Depuis les vocations de l’Eglise catholique, donc, jusqu’à la grande frontière du dialogue interreligieux. En particulier un article et deux numéros de la revue ont eu un succès majeur. Pour l’édition américaine il s’agit de celui de Sarah Mundell au titre “Un séminariste aux chaussures tip tap” (voir l’article original en anglais): Une grande expressivité et une histoire inhabituelle et fascinante soutiennent la narration”, a déclaré la CPA en présentant le prix.
Pour l’édition philippine on touche le thème du parcours fragile de la paix dans le sud des Philippines à Mindanao (N° 1/2013) et de l’éducation vers une culture du dialogue (N° 6/2012). Le prix – conféré à l’occasion du congrès mondial de l’ICOM à Panama City du 28 septembre au 5 octobre – reconnaît de fait à New City philippines, l’engagement à amortir les tensions dues aux conflits culturels et religieux, en racontant des faits de vie où l’on respire réciprocité, respect, solidarité.
L’événement panaméen a rassemblé des journalistes et des opérateurs de diverses parties du monde, qui ont eu la possibilité de s’immerger dans les problématiques du continent américain. Dans ce contexte s’est déroulée la remise du prix des International Journalism Awards, le 4 octobre auprès du siège de l’Université.
Jose Aranas, rédacteur en chef du journal philippin lié au mouvement des Focolari, en recevant la récompense, a mis en évidence le contexte religieux et culturel de son pays, unique nation en Asie à majorité chrétienne. Il a souligné que les articles qui ont permis l’attribution de ce prix sont surtout des expériences vécues par les membres des Focolari, appartenant à différentes religions, dans lesquels est mis en relief l’effort de vivre la règle d’or de l’évangile, comme on dit, présente aussi dans d’autres textes sacrés: “Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le leur vous aussi” (Mt 7,12).
15 Oct 2013 | Non classifié(e)
La Parole de Vie d’octobre nous encourage à « être les premiers à aimer chaque personne que nous rencontrons, à laquelle nous téléphonons ou écrivons, ou avec laquelle nous vivons. Que notre amour soit concret, qu’il sache comprendre et prévenir, qu’il soit patient, confiant, persévérant, généreux ». Les expériences de vie vécue qui suivent mettent en évidence la réciprocité qui peut en jaillir.
Se réveiller la nuit – « Je travaille dans une école, alors que ma femme Betty reste à la maison tout le temps avec les enfants. La nuit, ils se réveillent souvent et commencent à pleurer. C’est un poids pour moi. J’essaye de me réfugier sous les couvertures, je me couvre aussi la tête pour ne pas entendre le bruit, en me répétant que ma femme peut se débrouiller toute seule. En considérant que Betty continuait à se lever et à prendre soin des petits, et réfléchissant à l’amour du prochain, je me suis cependant rendu compte, une nuit, que mon prochain immédiat est ma femme et mes enfants. Jusqu’à ce moment-là, mon amour avait été partiel: j’aimais seulement lorsqu’il n’y avait pas de difficultés. Alors j’ai décidé de commencer immédiatement. Et cette même nuit, lorsque les enfants se sont à nouveau réveillés, je suis allé les aider à se rendormir. C’était difficile, mais j’ai réussi. Je l’ai fait pendant quelque temps, jusqu’à ce que les petits arrêtent de pleurer la nuit. » B. – Ouganda
Réfugiés – « Je suis une musulmane qui a fui la Bosnie, où j’ai laissé mon mari, catholique. Deux cousines, dont une qui était enceinte, avaient déjà fui à Split et elles m’ont demandé de les aider. C’est pour cela que je suis en Dalmatie. J’ai essayé de tout faire pour résoudre cette situation. Un jour, une autre femme, âgée et malade, est arrivée dans ce petit appartement. Les forces m’ont manqué; je pensais à mon mari, à ma famille à Tuzla… Lorsque je ne voyais plus de porte de sortie, la femme qui nous avait accueillies dans sa maison m’a invitée à une rencontre durant laquelle j’ai entendu parler de l’Évangile pour la première fois. J’ai compris qu’en aimant les autres, je peux changer moi-même et les situations autour de moi. J’ai ainsi commencé à chercher aussi les autres réfugiés dans la ville. Un groupe qui grandissait toujours plus est né. Ensemble, nous nous aidions pour trouver des médicaments, envoyer des lettres à la famille, garder les enfants. Maintenant, nous sommes 87. Nous nous sentons comme une unique vraie famille, même si nous sommes de nationalités, ethnies et religions différentes. » T. – Bosnie
Une semence d’unité – « À l’hôpital pour une petite intervention, j’ai lu un livre que ma fiancée m’avait donné. C’étaient des faits d’Évangile vécu, magnifiques, mais je me disais: « Il est impossible de vivre vraiment ainsi ». Ensuite, elle m’a fait connaître certaines de ces personnes et, en parlant avec eux, j’ai compris et j’ai vu qu’au contraire c’était possible. À partir de là, une nouvelle voie s’est ouverte pour nous. Nous nous sommes mariés pour former une famille ouverte aux autres. Avant je n’étais pas religieux, même si j’appartiens à l’Église évangélique, alors qu’Anna est catholique. Commençant à réfléchir, j’ai compris que, pour aimer mon Église, je devais essayer d’amener là mon témoignage. C’est ce que j’ai fait. J’ai noué des relations et, maintenant, je fais partie du conseil paroissial. Nous aimerions montrer à nos enfants et à tous, avec notre vie, la beauté du christianisme, étant une semence d’unité comme famille. » D.J.K. – Allemagne
Source: L’Évangile du jour, octobre 2013, Città Nuova Editrice.