1 Mar 2013 | Non classifié(e)
« Ces derniers jours, en retournant de Rocca di Papa à Rome, j’ai éprouvé une impression étrange, que j’avais déjà eue en automne lorsque je suis rentrée d’Ala di Stura: je me sentais chez moi à Rome, parce que le Pape y habitait.
Hier, en voyageant du Centre Mariapolis vers la Ville éternelle, il me semblait que Rome était toute couverte par un grand cœur: le cœur du Pape.
Ces derniers jours, j’ai lu quelques écrits merveilleux du Saint-Père. Mercredi dernier, à l’audience générale, faisant allusion à la fête de sainte Catherine, il a parlé ainsi:
« Oui, la force du Pape est l’amour de ses enfants, l’union de la communauté ecclésiastique et la charité des fidèles qui, sous sa conduite, forment un seul cœur et une seule âme. Cette contribution d’énergies spirituelles, qui vient du peuple catholique comme de la hiérarchie de l’Église, du simple chrétien jusqu’au Pape, nous fait penser à la sainte que l’Église honorera demain avec une fête spéciale, sainte Catherine de Sienne, l’humble, la sage, l’intrépide vierge dominicaine qui, vous le savez tous, aima le Pape et l’Église comme personne d’autre ne les a aimés, avec une telle hauteur et une telle vigueur d’esprit. » [1]
En lisant ces lignes, j’aurais souhaité que le Pape, pour la communion des saints, perçoive aussi dans notre Mouvement une contribution à sa force, parce que nous l’aimons, le Pape; parce que nous voulons développer la communauté chrétienne avec notre esprit, sous la conduite de l’Église, et parce que notre idéal est la charité. »
(Tiré de “Chiara Lubich, journal 1964/65”, Ed. Città Nuova, 1985, Rome)
[1] L’Osservatore Romano du 30 avril 1964.
28 Fév 2013 | Non classifié(e), Parole di vie
28 Fév 2013 | Non classifié(e)
Environ 150 000 personnes, de différents lieux, sont présentes pour la dernière audience générale de Benoît XVI. Dans l’air flotte l’importance d’une journée historique et, peut-être, pas uniquement pour l’Église catholique. Il y a une émotion contenue, en syntonie avec l’humble grandeur du pape âgé.
Benoît XVI est visiblement ému devant la foule qui se presse autour de lui avec une immense chaleur. Il parle avec la spontanéité du cœur : « Je vous remercie, je vois l’Église vivante. Et nous devons dire merci aussi au Seigneur pour le beau temps qu’il nous donne en hiver ». Il définit l’Église comme « une communion de frères et sœurs dans le Corps de Jésus Christ, qui nous unit tous. L’Évangile purifie et renouvelle ».
La sienne est une communion ouverte et transparente de ce qu’il vit. « J’ai franchi ce pas dans la pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais dans une profonde sérénité d’âme. Aimer l’Église signifie aussi avoir le courage de faire des choix difficiles, soufferts, en ayant toujours comme objectif le bien de l’Église et non le sien. » Et il affirme d’une voix sûre : « Je n’abandonne pas la croix, mais je reste d’une façon nouvelle près du Seigneur crucifié ».
Maria Voce, présidente des Focolari, commente ainsi la dernière audience publique de Benoît XVI, à laquelle elle a participé avec quelques centaines d’adhérents du Mouvement :
« C’était un moment de profonde communion avec le pape : il me semblait qu’il nous amenait avec lui sur la montagne, où Dieu l’appelle maintenant, et nous faisait voir l’Église comme on la voit de cette altitude, peuple uni, famille de Dieu, corps vivant ». « Alors qu’il répétait l’annonce de sa décision, nous ressentions qu’elle ne l’aurait cependant pas éloigné, mais, au contraire, elle l’aurait rendu plus proche de nous tous, de chacun de nous, personnellement, je dirais. » « Près de moi, outre Giancarlo Faletti, il y avait Frère Alois de Taizé avec un confrère, Kiko Arguello du Chemin néocatéchuménal, et d’autres représentants de Mouvements. Lorsqu’il est passé devant nous, il nous a reconnus et salués avec une affection visible. »
Et encore dans une interview publiée sur cittanuova.it, elle répond à ces questions :
Quelle leçon penses-tu que le Mouvement des Focolari doive retenir ?
« Le passage de son discours où, se référant à l’Église, Benoît XVI l’a décrite « renouvelée et purifiée par la vie de l’Évangile » m’a beaucoup impressionnée. J’ai fortement ressenti qu’il s’agissait d’un rappel à cette vie de l’Évangile qui vraiment nous rend nouveaux, à chaque instant. Il m’est clairement apparu que nous ne devons pas vraiment essayer d’améliorer Dieu sait quoi, mais retourner à une vie d’Évangile intègre, authentique, « avec cohérence », comme le pape même l’a précisé. Cohérente à la foi que nous avons reçue et que nous professons. En outre, nous devons être proches du pape, gravir la montagne et prier avec lui. Avec la même confiance en Jésus qui conduit l’Église, avec le même optimisme serein qu’il nous a démontré. »
Quelles sont les paroles qui ont le plus touché ton cœur ?
« L’allusion à la famille qui est l’Église, peut-être parce que Chiara Lubich aussi, avant de quitter cette terre, nous avait recommandé d’‘être famille’. Pour cela, il m’a semblé qu’il s’agissait de la même voix qui venait, de deux côtés, nous recommander la même perspective. C’est-à-dire celle du Christ qui, en venant sur la terre, a voulu se constituer sa propre famille, l’Église. Comme il la voit lui, pas vraiment comme nous les hommes sommes habitués à la voir et à la juger. L’Église comme elle doit être : son corps, son épouse, sa famille. »
25 Fév 2013 | Focolare Worldwide

Quelles sont les exigences demandées aujourd’hui à un jeune en recherche de travail dans une entreprise, une association, un milieu politique ? Une super-spécialisation semblerait la réponse la plus évidente, une préparation imbattable. Le docteur Lorenzo Rosi, vice-président de la Banque Etruria, présent à la journée Porte Ouverte de l’Institut Universitaire Sophia pense le contraire : « Dans les entretiens d’embauche nous demandons que le candidat soit capable de trouver des solution aux problèmes. L’entreprise pense ensuite à le spécialiser avec des stages ou des cours ad hoc, mais l’aspect le plus important aujourd’hui est de savoir utiliser sa tête. Ce conseil, Sophia le donne aux jeunes, parce qu’après l’esprit, elle forme des hommes et des femmes capables de dialoguer, d’accueillir les différences. De Sophia sortent des personnes capables de penser et non seulement de simples exécuteurs.
Ce n’était pas seulement une journée Porte Ouverte universitaire de type traditionnel, où les professeurs et le personnel du secrétariat donnent le plan des études et répondent aux questions sur les procédures d’inscription et les frais ; cela aussi mais pas seulement. C’était des étudiants – environ 80 de 30 pays différents – répartis dans les trois spécialisations – économie et gestion, ontologie trinitaire et études politiques – à faire les honneurs de la maison. Ils ont raconté leur arrivée à l’IUS, les motivations de leur choix après trois années universitaires même hautement spécialisées, la provenance de zones disciplinaires et d’expériences humaines extrêmement variées. Une histoire parmi toutes, celle de Rami, égyptien, en première ligne dans la révolution qui, il y a deux ans a apporté un souffle de printemps arabe aussi dans son pays. « J’ai dormi place Tahir, j’ai manifesté dans les rues avec des milliers de personnes, nous avons lutté pour la liberté, mettant notre vie en danger. Mais après une expérience aussi forte, j’ai senti le besoin de m’enrichir intérieurement et Sophia est l’endroit idéal pour moi. Je suis venu ‘’sur la montagne’’ loin des foules, me nourrir de la Sagesse. Non, ce n’est pas une fuite des problèmes, je continue à vivre la révolution aux côtés de mon peuple de façon différente : j’écris des articles qui sont publiés en Egypte et en même temps je me nourris de la Sagesse qui se trouve ici à Sophia, autant dans les cours que dans la vie quotidienne avec les étudiants et les professeurs. Je sens que j’acquiers des bases intérieures solides pour porter la paix là où elle manque. »

« Où vont l’économie et le monde ? » c’est le titre d’une des trois leçons, celle de Luigi Bruni, professeur d’Economie qui, avec Antonio M. Baggio, philosophe de la Politique et Alessandro Clemenzia, théologien, ont offert à une septantaine de jeunes présents ainsi qu’à beaucoup d’autres connectés en streaming.
« A Sophia – a expliqué Bruni – on renforce les compétences spécifiques, en apprenant à regarder plus loin. L’étude cependant, n’est pas une pré-phase de travail, mais elle est complémentaire au travail, grâce aux stages qui sont définis pour toutes les disciplines. »
Trois professionnels dans les domaines de l’entreprise, de la recherche universitaire et de l’engagement politique ont démontré la valeur ajoutée de Sophia dans les trois domaines. Parmi eux Letizia De Torre (Mouvement Politique pour l’Unité), ancien député, a répété qu’un jeune ne peut ‘’entrer en politique’’ sans avoir une vision du monde. Sophia est née pour exprimer une culture qui ne regarde pas seulement les intérêts d’un parti mais qui, en vertu de son inter-discipline, s’ouvre à l’écoute de la critique, à la possibilité de remettre en discussion une position, de changer les dynamiques, d’apprendre à dialoguer. En somme, de ne pas avoir peur des différences. Sophia offre les instruments pour construire le rêve d’une société meilleure pour tous. »
21 Fév 2013 | Focolare Worldwide

Une véritable et authentique « Mission ÉdeC» s’est déroulée en Serbie, dans la région de Vojvodine et à Belgrade, dans les premiers jours de Février. Objectif : connaître de près les entrepreneurs et les familles impliquées dans l’Economie de Communion en Serbie.
Les entreprises ÉdeC en Serbie se concentrent dans la région de Vojvodine. Il ne s’agit pas d’une multitude d’entreprises, mais d’expériences diverses et représentatives d’une société où les communautés locales sont encore fortes même si elles sont éprouvées par le chômage, par la faible rentabilité de l’agriculture et par la carence des services. Il s’agit d’artisans qui depuis le début de l’ ÉdeC ont partagé leurs profits et qui maintenant doivent innover au niveau de la production, ou de jeunes qui ont l’intention de démarrer des usines et des ateliers, des familles d’éleveurs qui collaborent pour la production de nourriture, et qui aident en nature les pauvres car ils ne peuvent partager leurs bénéfices, des entrepreneurs regroupés dans le choix de donner une partie des profits au projet ÉdeC, même si les stratégies entrepreneuriales qu’ils utilisent sont diverses.
Les personnes bénéficiaires des aides- Il y a eu d’autres moments significatifs au cours du voyage, les rencontres avec quelques faits qui bénéficient des aides en provenance des initiatives de l’ ÉdeC : Une table pour enfants, familiale, ou pour personnes âgées, un centre Caritas qui organise des activités récréatives pour jeunes et pour des personnes âgées. Ce sont surtout des familles simples qui sont disponibles pour raconter leur expérience : des familles qui ne peuvent soutenir les dépenses pour l’instruction des enfants ; des personnes âgées qui ne peuvent assumer les soins médicaux ; des maris et femmes qui, tout en travaillant, sont contraints de vivre avec deux enfants dans une petite habitation construite au fil du temps avec du matériel de récupération, et qui sont dans une situation d’extrême misère matérielle avec en même temps une grande dignité et une ouverture au prochain.
L’apport de l’ ÉdeC en Serbie aujourd’hui – On constate clairement que le modèle économique fondé sur la culture du don continue à attirer et à s’imposer comme solution efficace jusqu’à remettre en question dans ses fondements le système socio-économique ; aujourd’hui il y a une forte prise de conscience qu’il est fondamental d’innover et d’anticiper les changements (emblématiques et au niveau des coûts que les pays balkaniques lorsqu’il entreront dans l’union européenne auront à supporter , à côté des prospectives de développement) y compris pour les entreprises ÉdeC. Dans ce processus, le rôle des nouvelles générations est fondamental, les jeunes attirés par l’idéal de l’ ÉdeC, sont compétents non seulement en matière de santé et de sécurité sur le travail, d’environnement, de marketing, de gestion des projets, de comptabilité, mais aussi en ce qui concerne les lignes directrices pour conduire une entreprise ÉdeC (étudiées et développées en détail en référence au contexte spécifique local et de l’entreprise). Ils peuvent donc offrir aux entrepreneurs une contribution concrète soit au niveau local, soit au niveau de la Commission internationale.
Former 3-5 jeunes, repérés localement qui ont ces compétences : C’est la proposition avec laquelle s’est conclue la mission : de cette manière on créera du travail pour quelques jeunes et les entreprises qui auront besoin de conseils pour innover s’entraideront.
Enfin, il y a eu un moment de dialogue avec la communauté orthodoxe serbe, et en particulier avec l’Institut pour l’étude du dialogue entre Culture et Christianisme : de cette rencontre, il est probable que dans un futur proche, une rencontre ÉdeC puisse jaillir avec les orthodoxes serbes. Ce sont de nouvelles frontières qui s’ouvrent à l’horizon.
Source : ÉdeC online