Mouvement des Focolari
Synode: le Mouvement des Focolari et la Nouvelle Evangélisation

Synode: le Mouvement des Focolari et la Nouvelle Evangélisation

Le Mouvement des Focolari – présent dans les cinq continents, dans 194 pays, touchant les couches les plus diverses de la population, tous les âges, et dans les domaines religieux ou laïcs, souvent dans des zones de frontière – avec tout le reste de l’Église, s’est engagé avec un nouvel élan et une ardeur nouvelle dans l’évangélisation.

Convaincu de l’importance d’être évangélisé pour évangéliser, il prend en charge la formation de ses membres afin qu’ils puissent être la lumière, le levain, le sel. Des “Cellules ambiantes”, formées de deux personnes ou plus dans un même lieu, portent la présence vivante de la Résurrection partout, dans les immeubles, les usines, les lieux de l’administration publique, dans les hôpitaux, dans les écoles et dans les universités. Au niveau territorial, les “communautés locales” rendent visibles dans les quartiers et dans les villes les rapports de fraternité suscités par l’Évangile.

Pour son charisme propre, celui de l’unité invoqué par Jésus dans son testament (Jn 17,21), le Mouvement privilégie les formes de témoignage collectif, comme les journées ou les manifestations internationales, les Mariapolis et les cités pilotes, où la loi des habitants est le nouveau commandement. Il utilise également la presse, comme Nouvelle Cité, les nouveaux médias et les réseaux sociaux.

La voie des dialogues est une voie privilégiée: oecuménique, interreligieux, avec ceux qui ne se reconnaissent dans aucune conviction religieuse et avec la culture contemporaine, où le Mouvement offre sa contribution pour illuminer les divers environnements culturels de la société, de sa lumière chrétienne.

Sophia : acquérir des compétences

«  De nombreuses révolutions dans l’histoire ont débuté de façon inattendue. Les jeunes s’en sont souvent trouvés au centre. Immergé comme beaucoup dans les problèmes des ‘’méga’’ villes de notre Pays, je me suis aussi demandé : quand donc viendra le changement ? J’en parlais avec d’autres amis, j’étudiais les parcours des grands protagonistes de l’histoire, je me posais de nombreuses questions.

Lorsque j’ai commencé à travailler comme journaliste auprès du siège de l’ANSA à Sao Paulo, je ne perdais aucune occasion pour faire émerger dans mes articles les signes de la crise, en cherchant la vérité. Je me sentais chargé de grandes inspirations. Cependant, à mesure que j’acquerrais de l’expérience, je sentais que l’impulsion de l’idéalisme ne suffit pas…

La complexité du monde contemporain me mettait en face d’une question de compétence et d’expérience à laquelle je ne me sentais pas en mesure de répondre. D’autant plus dans une situation de crise galopante comme celle de nos sociétés interdépendantes, avec les problèmes de travail, de la finance internationale, les conflits, avec les mécanismes institutionnels obsolètes. J’ai senti que le risque était celui de travailler… en dehors de la loi, tandis que l’histoire se précipite vers des scénarios que je ne savais pas déchiffrer.

La décision de m’inscrire à l’institut Universitaire Sophia (IUS), s’est engagée sur cette réflexion. J’ai décidé d’investir dans le billet d’avion et dans les préparatifs, tout ce que j’avais et de consacrer deux années de ma vie à parcourir une voie qui mette ensemble théorie et action quotidienne, pour approfondir une culture nouvelle, celle de l’unité.

Je me suis inscrit à la filière politique et suis entré dans un laboratoire de vie dans lequel, jour après jour, avec des étudiants et des professeurs de diverses provenances, nous affrontions un intense programme d’étude qui déclinait la culture de l’unité dans les nombreux domaines des sciences et de l’action humaine.

A l’IUS nous faisions l’expérience qu’un objectif élevé de changement social est possible, cependant il doit être accompagné par une préparation approfondie : donc la nécessité de se former professionnellement, d’acquérir des connaissances multidimensionnelles, d’apprendre une méthode de dialogue à 360 degrés pour les relations avec les personnes et les peuples voisins et lointains et savoir gérer le réseau des interdépendances qui caractérise notre époque.

La fréquente confrontation entre les disciplines, illuminée par le charisme de Chiara Lubich, est soutenue par l’effort quotidien de traduire en pratique les intuitions et les résultats des académiciens que nous rejoignons dans l’aula. Tout cela m’a impliqué et m’a donné des perspectives assez diverses et des instruments neufs. Arrivé à la fin du parcours je peux dire avoir acquis quelques compétences spécialisées qui m’aideront dans mon travail de journaliste, non seulement pour écrire des articles plus élaborés techniquement, mais surtout pour retenir des éléments de ces faits qui avant, m’auraient probablement échappés.

J’ai compris que le ‘’nouveau’’ que je cherche se construit dans la relation avec les personnes, avec les collègues de travail, avec ceux que j’interviewe, avec le public qui me lit ; ce ‘’nouveau’’ arrivera seulement par une intense vie de dialogue, de partage et de vérification communautaire. Et aussi en valorisant les signes de cette tension à l’unité, vive et active dans l’histoire, que je trouve partout dans les histoires que je raconte.

Aspirer à un monde meilleur est quelque chose de très important, mais chercher les instruments adéquats est autrement fondamental. A l’IUS j’ai compris qu’on ne peut pas improviser, que nous devons consacrer du temps et des ressources pour y mettre les conditions nécessaires. »

(Sources) Institut universitaire Sophia online)

Synode: le Mouvement des Focolari et la Nouvelle Evangélisation

Évêques : l’efficacité du témoignage

Une soirée d’échanges et de témoignages, dans le cadre des travaux synodaux sur la Nouvelle Évangélisation, entre 27 évêques participant au Synode et une trentaine de laïcs. L’introduction est faite par le président de la Conférence épiscopale de la Thaïlande, Francis X. Kriengsak, archevêque de Bangkok, modérateur des évêques amis du Mouvement des Focolari. « Nos paroles sont écoutées si elles sont expression de notre vie », a-t-il commencé. Authenticité et cohérence sont nécessaires en « des hommes et des femmes qui ont fait l’expérience de Dieu, icônes vivantes de l’amour de Dieu pour les personnes ». Où ? Dans les endroits habituels : travail, école, santé, sport, famille, quartier, internet.
Se référant à son parcours personnel dans une société presque entièrement bouddhiste, Mgr Kriengsak a conclu « mais notre témoignage personnel, même héroïque, ne suffit pas ». Afin que l’Évangile soit efficace et convaincant, « il faut donner vie à de petites cellules de vie évangélique, et nous, les évêques, devons être une partie vivante d’une communauté joyeuse et attirante », « l’Église attire lorsqu’elle vit en communion ».

Anna Pelli, du Centre d’études du Mouvement des Focolari et responsable du dialogue avec les différentes réalités ecclésiales, est intervenue sur les Mouvements ecclésiaux en tant que « Paroles » qui évangélisent. Elle a présenté l’Église dans sa richesse charismatique, d’après l’image inédite à travers laquelle Chiara Lubich décrit l’Église comme « un magnifique jardin dans lequel fleurissent toutes les Paroles de Dieu » : là « Jésus fleurit, Parole de Dieu, dans les manifestations les plus variées » (1). À partir de là, le rapport « d’unité et distinction » entre les différentes spiritualités, fruits « de la créativité de l’Esprit, ses dons à l’Église d’aujourd’hui pour ouvrir de nouvelles voies de compréhension et de réalisation de la vérité infinie de Dieu ». Donc l’appel à réaliser « avec une plénitude de vie croissante » sa propre spécificité, pour faire de l’Église « un Évangile vivant », « un peuple qui évangélise ».

Les évêques ont voulu aussi écouter la voix des laïcs encouragés par la spiritualité de communion comme celle vécue par les Focolari, jeunes et moins jeunes, croyants et non-croyants, engagés dans le social et dans l’église. La déclaration d’un scientifique russe non croyant, rapportée par Franz Kronreif, des Focolari, est significative : « Si, un jour, tu me disais que tu ne crois plus en Dieu, je serais triste pour toi et pour moi. Je me sentirais plus pauvre ».

L’après-midi, l’archevêque Francis Kriengsak a exprimé en guise de conclusion : le monde attend de voir réalisés « des espaces du Ressuscité », des lieux qui donnent « une visibilité à une humanité forgée par l’Évangile, où règne la communion de cœurs et de biens ». « Il est impensable que nous, les évêques, réussissons seuls à renouveler l’Église. Les laïcs doivent être en première ligne », a commenté un prélat de Corée.

Les participants se sont ensuite déplacés à la basilique Saint-Barthélemy, sur l’Île Tibérine, et ont été accueillis chaleureusement par la Communauté de Sant’Egidio, pour la célébration de la prière et, ensuite, pour un moment convivial fraternel.

(1) C. Lubich,  « Nuova Umanità », 3-4 (1997), p.389.

Par Victoria Gómez

Synode: le Mouvement des Focolari et la Nouvelle Evangélisation

Luce : du Brésil au monde

Voir l’interview sur  TV2000

Depuis petite, « j’avais comme devise : « Mon peuple, un jour, n’aura pas faim et pas soif non plus. Et faire cela sera ma vie » ». Ce sont les mots de Luce, une focolarine originaire de Masejo, Brésil, durant les jours de LoppianoLab, à Tv2000. Une histoire, la sienne, dans laquelle se donner totalement à Dieu lui a dévoilé un peuple encore plus grand et l’a conduite du Brésil à l’Italie, de la Thaïlande à l’Indonésie du tsunami en 2004, à l’engagement avec AMU (ONG du Mouvement des Focolari).

Nous rapportons une partie de l’interview – Regardez ici la vidéo intégrale en italien.

  • Le Brésil est une grande puissance, mais durant ces années ce n’était pas facile…

« C’était le début des années 80 et, précisément quand je me posais beaucoup de questions, j’ai rencontré les jeunes du Mouvement des Focolari. Pour moi, c’était très beau, un grand changement, parce que là, au milieu d’eux, je voyais déjà une société nouvelle, différente, et ils vivaient comme les premiers chrétiens, ils mettaient en commun leurs besoins, leurs biens, leurs affaires. Pour moi, c’était voir un Évangile rendu vivant. »

  • Tout a commencé lorsque tu avais 15-16 ans et que tu te trouvais au Brésil. Il y a un endroit qui m’a touché en écoutant ton récit…

« C’est à Recife, près de la mer. Cela s’appelait l’Île de l’Enfer, parce que lorsque c’était la marée haute, cette localité se remplissait de boue. »

  • Mais il y avait aussi un autre type de boue…

« C’est une région où il y a les favelas, les bidonvilles, et les personnes vivent dans des maisons sur pilotis. Une vie d’exclusion et d’appauvrissement : trafic de drogue, prostitution. J’avais terminé l’université, je voulais être avec ces personnes. Donc, avec d’autres jeunes, nous sommes allés habiter là, avec ces personnes. Avec eux, nous essayions de comprendre quel était le processus de développement que nous pouvions faire ensemble. Aujourd’hui, l’île ne s’appelle plus Île de l’Enfer, mais Île de Sainte-Thérèse (de Lisieux). Maintenant, tout est différent. »

Angela Luce Silva travaille avec 
« Azione per un mondo unito »

  • Ton histoire continue ensuite vers d’autres destinations, parce qu’en 1990, tu quittes le Brésil et tu viens en Italie…

« À un certain point, pour moi, ce n’était pas suffisant de donner seulement ma connaissance ou les choses matérielles. Je sentais qu’il y avait un grand appel de Dieu à vivre une aventure avec Lui, de me donner à Lui. »

  • Nous arrivons à aujourd’hui. Action pour un Monde Uni – AMU – est aujourd’hui ta vie, ton engagement. Quelle est la signification ?

« Travailler à l’AMU est un très grand défi, une chance, l’opportunité de réaliser le rêve de la fraternité universelle, parce qu’à l’AMU nous travaillons pour les projets de développement dans 56 pays. Je m’occupe du secteur de l’éducation au développement. Nous essayons de donner aussi ici, en Italie, le sens de l’espérance aux jeunes, parce qu’il faut changer de nombreux styles de vie. Comprendre qu’au Sud de nombreux problèmes existent parce qu’au Nord nous allons trop bien. « Mais comment – me répondras-tu – nous sommes en crise ! » C’est vrai et faux, parce que si nous pensons à certains pays, alors nos problèmes se redimensionnent. »

(Source : Tv 2000)

Synode: le Mouvement des Focolari et la Nouvelle Evangélisation

Urgence en Syrie: un appel pour les réfugiés

Décider de quitter sa terre, sa maison, son travail, ses amis, c’est un événement dramatique quand on n’a pas d’autre choix. Il n’est pas possible de prévoir s’il sera possible de rentrer et si on retrouvera ce que l’on a quitté. Un million et demi de personnes ont fui les zones les plus “chaudes” du pays vers des régions moins dangereuses, quelque 311.000 – selon les derniers chiffres de l’ONU – se sont réfugiées dans les pays limitrophes Ces pays sontla Turquie, l’Iraq,la Jordanieet le Liban. On n’entrevoit pas encore de possibilité de résoudre ce conflit qui voit s’installer sur des fronts opposés les forces gouvernementales et les forces d’opposition ; au contraire, c’est une extension au niveau international que l’on craint. C’est que le vent du printemps arabe avait fait espérer dans la force de la résistance non violente et dans les initiatives pacifiques en vue d’une réforme du pays dans le sens démocratique, dans un contexte dans lequel la coexistence entre différentes fois religieuses n’avait encore jamais posé de problèmes. Puis, tout s’est précipité.

© Foto UNICEF HQ

Tandis que l’on cherche encore de nouvelles solutions diplomatiques et en espérant que l’âme vraie du peuple syrien puisse émerger et réaliser ses aspirations à la coexistence pacifique sans fracture pour le pays, on essaie de soulager la population touchée par ce conflit. Au Liban, le Mouvement des Focolari est en première ligne dans l’aide aux réfugiés. Les communautés ont répondu à cette urgence en faisant preuve d’une grande générosité, mettant à disposition , quand c’était possible, de l’argent et des biens. Le Centre Mariapoli d’Ain Aar accueille un certain nombre de familles syriennes, tandis que d’autres sont accueillies dans différentes régions du pays. “Tous voudraient rentrer en Syrie – écrivent les responsables du Mouvement au Liban – mais la situation ne le permet pas. C’est ainsi que nous avons inscrit les enfants dans les écoles libanaises et nous attendons l’évolution des événements. Les réfugiés participent avec ce qu’ils peuvent, mais le coût de la vie au Liban est 5 fois supérieur à ce qu’il est en Syrie et les ressources économiques s’épuisent rapidement”. A l’heure actuelle, en Syrie, la perte progressive du travail due à la fermeture d’un grand nombre d’usines, l’écroulement du commerce et l’augmentation des prix de produits de première, surtout du gazole et du gaz, rendent la vie dramatique pour de nombreuses familles et rendent le futur extrêmement inquiétant. C’est pourquoi il est nécessaire de ne pas laisser la population seule et de la soutenir par tout moyen possible. L’AMU (Association Action pour un Monde Uni, ONG qui s’inspire de la spiritualité des Focolari) coordonne la récolte des fonds et les interventions d’urgence ainsi que celles vis-à-vis des responsables locaux. Pour le moment, les fonds récoltés sont destinés à des aides de première nécessité (vivre et couvert, logement, nourriture, dépenses de santé), tant pour des familles de réfugiés que pour des familles ayant fuila Syrie. En outre, au Liban, on pourvoit à l’insertion des enfants réfugiés dans les écoles libanaises.