22 Oct 2012 | Focolare Worldwide

Dr. Rowan Williams au Synode des évêques
« C’était assurément un autre fait inédit : un archevêque de Canterbury qui fait une intervention au Synode des Évêques à Rome. Et quelle intervention ! Invité par le pape à parler au Synode sur la Nouvelle Évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, Rowan Williams s’est concentré non pas sur de nouvelles stratégies ou méthodes d’évangélisation, mais sur la formation en nous chrétiens de cette Nouvelle Humanité à laquelle le Christ appelle son Église : une formation en chacun de nous qui reflète l’Homme Nouveau, Jésus Christ, et qui soit construite à travers une vie de contemplation disciplinée.
Lors du 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, le docteur Williams a rappelé au Synode l’un des plus importants aspects de la théologie de Vatican II, à savoir son renouvellement de l’anthropologie chrétienne : une vision de l’humanité faite à l’image de Dieu, et de la grâce « qui perfectionne et transfigure cette image longtemps oppressée par notre habituelle ‘inhumanité’ ». Cela, pour les membres du Mouvement des Focolari, rappelle immédiatement l’appel de Chiara Lubich à une nouvelle et pleine anthropologie chrétienne.
Maintenant, ce qui inspire majoritairement, c’est l’invitation de l’archevêque à voir Dieu, non seulement comme le « Premier Théologien », ainsi formulé par sainte Edith Stein, mais aussi comme « le premier contemplatif, l’éternel paradigme de cette attention généreuse envers l’autre, qui porte non pas la mort, mais la vie ». De toute façon, la position contemplative ne signifie pas pour nous une recherche d’une expérience privée de sainteté ; absolument pas. Dans « ce regard oublieux de soi-même, tourné vers la lumière de Dieu en Christ, nous apprenons à nous regarder l’un l’autre », je trouve particulièrement stimulant le fait qu’ici Rowan Williams semble offrir un pont entre la recherche personnelle de sainteté des mystiques médiévaux d’une part et, de l’autre, l’insistance de Chiara Lubich sur le besoin d’une spiritualité communautaire : c’est seulement en passant du temps à regarder Dieu-en-Christ que nous pouvons être restaurés à notre vraie humanité ; mais, dans ce regard, nous devons venir face-à-face avec notre frère et notre sœur (aussi le monde entier) en Christ, et nous deviendrons un.

Lambeth Palace, Septembre 2011. De gauche à droite – M. Cardinal Vlk, archevêque Rowan Williams, Maria Voce et l’évêque A. Bortolaso
C’est précisément en ces personnes et en ces communautés engagées dans cet effort – y compris le Mouvement des Focolari – suggère encore le docteur Williams, que nous pouvons rencontrer cette Nouvelle Humanité. C’est seulement en tant que chrétiens de toutes les traditions engagées dans ce travail ensemble que leur témoignage sera crédible dans un monde divisé ; et c’est seulement ainsi que le monde, et spécialement les personnes au-delà de l’institution de l’Église, sera attiré et voudra s’unir à cette enthousiasmante entreprise qui transforme la vie. »
Mgr Robin Smith
21 Oct 2012 | Focolare Worldwide
« Celui qui est fort, ne choisit pas la violence » est la devise choisie par Werkrealschule Isny de l’école Allgäu (Allemagne), l’un des premiers partenaires de la nouvelle édition du projet éducatif du complexe international GenRosso et d’association Starkmacher.
Du 8 au 12 octobre, étudiants et enseignants de la Verkrealschule Isny ont été impliqués dans un projet qui les a menés sur l’estrade avec le Gen Rosso et le groupe musical ‘’Streetlight’’. Et tout cela en trois jours seulement de répétitions ! Folie ? « Peut-être que oui – dit Tomek, un des membres du groupe – mais nous y avons tous cru et les répétitions sont allées de l’avant sans relâche ! »
Un projet qui intègre toute l’école, cela n’arrive pas tous les jours – soutient le président Grimm – ; pour ce motif Starkmacher Schule (école Starkmarcher) a été introduit dans toutes les classes.»

Le projet musical-éducatif prévoit de vivre ensemble avec le Gen Rosso pour jouer la comédie musicale après trois jours de workshop dans les diverses disciplines ; ainsi que la formation des compétences à travers un training développé à l’Université d’Heidelberg pour les enseignants et les étudiants, qui aide à découvrir les instruments et les qualités personnelles pouvant être utilisées pour atteindre ce but. « Déjà au cours de l’année, quelques enseignants et étudiants ont été formés avec ce système, » nous confie Anita Heumos, assistante sociale qui s’est trouvée durant l’année en qualité de traductrice et qui est maintenant organisatrice du projet dans sa ville.
« Pour de nombreux jeunes, il n’est pas prévu de monter sur l’estrade et de s’exhiber devant ses camarades – explique Tomek – il est donc important que le système de formation les aide, en leur proposant de nouveaux défis et compétences. Ainsi se garantit la durabilité du projet. C’est une des nouveautés de cette nouvelle édition. »
Günther Kreutzer, enseignant, ajoute : « Un spectacle a besoin de nombreuses personnes qui travaillent autour. Dans les workshops, par exemple, il y a des traducteurs, parce que les membres du Gen Rosso proviennent de pays différents, c’est un facteur passionnant et créatif. »
« Le 9 octobre nous avons été reçus par le vice-président de la ville d’Isny, enthousiasmé par ce qui a été vécu dans cette école ; quelques entreprises, deux paroisses (catholique et protestante) et d’autres personnes, ont voulu soutenir le projet avec des dons en espèces ou en nature, » raconte encore Anita ; elle continue : « Le président aussi était très satisfait de la réponse de quelques parents ayant eux aussi un rôle actif dans ce projet. »
Avec l’aide de la musique et des divers ateliers créatifs du Gen Rosso, les jeunes ont acquis un bon niveau de préparation au projet, une prise de conscience de la gravité de la violence de tous les jours ainsi que de la force intérieure nécessaire pour pouvoir affronter et résoudre les problèmes quotidiens.
L’ovation finale de plus de 1.000 participants aux deux comédies musicales de la Rotmooshalle d’Isny, semblait une récompense à l’excellent travail effectué par tous.
Un journal local a écrit : « La comédie musicale fait une école heureuse. » « L’esprit d’unité – conclut Tomek – a laissé un signe fort en chacun… les visages lumineux semblaient le confirmer ! »
Foto Starmacher Schule Project in Isny
20 Oct 2012 | Non classifié(e)
« Carlos m’appelle un soir d’août, alors que je me repose dans un petit village des Pyrénées. La situation est désespérée : il a perdu son travail depuis quelques mois, les dettes se sont accumulées, il sera prochainement expulsé et il ne sait pas où aller…
Nous nous connaissons depuis des années, depuis que nous avons choisi – avec beaucoup d’autres jeunes comme nous à cette époque – d’essayer de mettre en pratique les paroles de Jésus. Mais sa vie n’a pas été facile : une séparation après 15 ans de mariage. Deux enfants désormais indépendants et qui sont la principale raison de vivre de Carlos, resté seul.
Que puis-je faire, en plein mois d’août ? Nous nous mobilisons par téléphone portable et skype avec quelques amis et nous réussissons à obtenir l’utilisation d’une petite maison inhabitée depuis longtemps. Nous l’aménageons avec l’aide d’un ami roumain et nous réussissions à récolter le montant nécessaire pour couvrir les dépenses de rénovation.
Entre-temps, un travail pour Carlos se présente. Si l’on considère la crise actuelle et ses 61 ans, on peut bien parler d’un fait surprenant : il entre dans les « surprises » auxquelles on ne s’habitue jamais, et pourtant, ce sont les fruits « normaux » lorsque l’on essaie de vivre l’Évangile au quotidien. Il a trouvé un travail difficile : il travaille la nuit, déchargeant des caisses pendant des heures. Il souffre du dos, mais il ne peut pas se permettre de quitter ce travail. Après quelques jours, s’ouvre une nouvelle possibilité comme agent commercial, son métier de toujours ! Un nouveau « fait surprenant » qui nous fait nous sentir proche de l’amour de Dieu.
Mi-septembre, Carlos déménage dans la maison aménagée pour lui. Il me téléphone à l’improviste, très secoué, pour me dire qu’il devra se présenter le lendemain devant le juge, avec la sommation de payer les 5000 € de loyers impayés. J’essaye de le rassurer, mais la situation semble dramatique. Nous, ses amis, avons épuisé nos pauvres ressources et nous ne sommes pas en mesure de récolter une telle somme. Il nous reste la foi dans l’amour de Dieu qui ne peut pas abandonner Carlos.
Alors que je suis à une réunion de travail, je reçois un SMS : « Voici les nouvelles. Cela s’est passé beaucoup mieux que prévu ! ». Après avoir expliqué sa situation – il a toujours payé le loyer, a maintenu un excellent rapport avec les propriétaires de l’appartement, entre-temps, il a perdu son travail et n’a plus réussi à honorer les engagements mensuels, il se dit prêt à restituer le montant dû dans les temps et dans les limites de ses possibilités, vu que maintenant il a un bon travail – le juge décide de réduire la dette à seulement 1500 €, mais à condition qu’elle soit remboursée d’ici au 30 octobre, autrement il recourra à une sentence plus sévère.
Maintenant, il suffit de surmonter le dernier obstacle : trouver les 1500 € devient plus possible. Nous sommes en octobre. La Parole de Vie nous rappelle de « jeter les filets » où nous les avons déjà jetés sans succès. Nous réessayons avec une foi renouvelée, et qui nous avait dit non au début, devant la somme réduite, accepte d’avancer le montant ! Grâce à son travail, Carlos pourra désormais rembourser, petit à petit, cette dernière dette. »
(Juan, Barcelone)
19 Oct 2012 | Non classifié(e)

« Une bonne nouvelle ». Un titre proprement adapté au congrès international qui s’est déroulé le 18 Octobre près de la mairie de Rome. Avec le concours du maire, Gianni Alemanno, Rome offre à ses habitants une journée de confrontation et de dialogue sur la nouvelle évangélisation. Quelques pères synodaux des assises ouvertes par Benoît XVI au sujet de la nouvelle évangélisation sont invités, ainsi que quelques laïcs auditeurs du Synode lui-même : Maria Voce, présidente du Mouvement des Focolari, Francesco Miano, président de l’Action catholique italienne et Chiara Amirante, fondatrice et présidente de la Communauté « Horizons Nouveaux ».

Celui qui pensait que le christianisme puisse être une chose ennuyeuse a entendu parler ici de joie ; celui qui croyait que l’évangélisation puisse être l’imposition de défense d’une religion « des interdits », a vu que l’évangile vécu porte en lui une force transformante; celui qui croyait que la religion puisse être un fait privé a appris que, être un laïc engagé signifie changer la vie personnelle, mais influencer aussi la société. Et si quelqu’un pensait que le Synode puisse être un rendez-vous pour des adeptes qui évoluent entre les murs du Vatican et n’en sortent pas ont pu aujourd’hui expérimenter que le Synode est descendu dans la ville.
Le thème de la ville ressort fortement. Cette ville de Rome, qui par ses monuments, ses basiliques antiques raconte les racines millénaires du christianisme, témoigne par elle-même la beauté, y compris pour ceux qui arrivent de lieux où l’Evangile n’est pas encore connu ; mais il ne faut pas que cette beauté reste à l’état de « musée » comme le fait remarquer le père Lombardi, directeur de la radio et de la salle de presse du Vatican, et cela peut se comprendre dans la mesure où « l’Evangélisation qui donne l’espérance, n’est pas un thème étranger à une grande ville comme Rome ».

Ceci est un thème qui rejoint aussi l’intervention de Maria Voce, qui non seulement a raconté comment le Mouvement des Focolari est né de l’Evangile et que de cela, il tire le sens profond de son implication dans les circuits les plus variés de l’action humaine sous toutes latitudes, mais encore rappelle que Chiara Lubich elle-même en recevant en janvier 2000 la citoyenneté honoraire de Rome, avait donné l’impulsion à une œuvre d’Evangélisation de la ville, qu’elle avait appelé Opération Rome Amour.
Francesco Miano atteste combien la foi est le moteur du changement dans la vie quotidienne, personnelle, familiale, sociale, politique; celle-ci porte la révolution dans l’existence de ceux qui ont touché le fond, « l’enfer », raconte Chiara Amirante, témoin de véritables « résurrections », une renaissance pour ceux qui touchés par l’amour de Dieu, ont vu qu’il est possible d’expérimenter la plénitude de la joie.
La joie : c’est probablement le terme le plus récurrent des diverses interventions et ce n’est pas seulement un concept expliqué, c’est une expérience de vie. Et alors on comprend pourquoi quelqu’un qui a une bonne nouvelle ne peut la garder pour lui, même si les circonstances sont diverses, en Europe, ou en Afrique, en Amérique Latine ou en Asie, comme l’expliquent les divers pères Synodaux présents, et si les instruments et le langage dans l’univers numérique dans lequel nous vivons sont nouveaux.
Source : Citta Nuova 18-10-2012
19 Oct 2012 | Non classifié(e)

«Nous nous sentons appelés à être acteurs dans la construction de Sophia, projet loin d’être conclu et qui nécessite la contribution de chacun de nous». C’est ainsi qu’Ines Tolentino Da Silva, portugaise et représentante dans le Conseil, a été le porte-parole des étudiants lors de l’inauguration de la cinquième année de l’Institut Universitaire Sophia, qui a eu lieu le 18 octobre. A ce jour, les étudiants qui ont obtenu la maîtrise en «Fondements et perspectives d’une culture de l’unité» sont au nombre de 49. Actuellement, 80 de 27 pays sont inscrits dans les différentes années, branches et niveaux de spécialisations.
Ponctuel a été le message de salutation de la Vice Grande Chancelière, Maria Voce, présidente des Focolari, empêchée d’être présente car engagée dans les travaux du Synode des Évêques En indiquant la condition « sine qua non » de l’expérience de Sophia, elle a affirmé que: «le projet est audacieux, mais pas moins passionnant pour autant: il requiert capacité d’écoute réciproque, partage profond des intentions, fidélité renouvelée à l’intuition d’origine, regard commun tendu vers un futur à construire ensemble. En un mot, il nous demande à tous, encore plus résolument, de l’amour, de vivre, d’être l’un pour l’autre amour».

Il théologien Piero Coda, président de l’IUS
Ensuite, cela a été au tour du nouveau président de l’IUS ré-élu, le théologien Piero Coda, d’indiquer les lignes directrices d’engagement du prochain quadriennat. Sont ressorties trois nouvelles spécialisations en Économie et Management, Ontologie trinitaire, et Études politiques; une commission est entrain de travailler à la révision des Statuts qui régissent l’Institut en vue de l’approbation définitive. De plus, dans le but de mieux et d’avantage concrétiser cette «unité de vie et de pensée» caractéristique, ont été faites les propositions de constitution du Sénat académique, comme point de convergence des représentants de tous les membres, et d’un Conseil pour la vie de la communauté des étudiants qui puisse soutenir le conseil académique déjà reconnu.

prof. Pasquale Ferrara
Enfin, cette année, le discours inaugural a été confié au Pr Pasquale Ferrara, enseignant à l’IUS, diplomate de longue date et secrétaire général de l’Institut Universitaire Européen. Avec un large développement historico-politique, Ferrara a traité le thème de la «paix constituante» qui a reçu récemment une confirmation influente et plus que légitime avec la remise du prix Nobel pour la Paix conféré à l’Union Européenne.