Mouvement des Focolari

URGENCE inondations en Émilie-Romagne et dans les Marches (Italie)

La Coordination Urgences du Mouvement des Focolari a lancé une campagne extraordinaire de collecte de fonds pour soutenir la population d’Émilie-Romagne et des Marches, deux régions du Centre-Nord de l’Italie touchées par de graves inondations, par l’intermédiaire des ONG Action Monde Uni (AMU) et Action Familles Nouvelles (AFN). Les contributions versées seront gérées conjointement par AMU et AFN afin de démarrer des actions de reconstruction (de nombreuses personnes ont subi des dégâts à leurs maisons, meubles, voitures – essentielles pour le transport et les activités professionnelles -, ainsi que des dommages considérables aux élevages et aux cultures…). Vous pouvez faire un don aux adresses suivantes : AMU: www.amu-it.eu/dona-online-3/ AFN: www.afnonlus.org/dona/ ou par virement bancaire sur les comptes suivants : Action Monde Uni ONLUS (AMU) IBAN : IT 58 S 05018 03200 000011204344 à Banca Popolare Etica Code SWIFT/BIC : ETICIT22XXX Action Familles Nouvelles ONLUS (AFN) IBAN : IT 92 J 05018 03200 000016978561 avec Banca Popolare Etica Code SWIFT/BIC : ETICIT22XXX Motif de paiement : Urgence Émilie-Romagne et Marches Des avantages fiscaux sont disponibles pour ces dons dans de nombreux pays de l’Union Européenne et dans d’autres pays, selon les différentes réglementations locales. Les contribuables italiens pourront obtenir des déductions et des exemptions sur leurs revenus, conformément à la réglementation relative aux organisations sans but lucratif.

Semaine Monde Uni 2023: #DARETOCARE – Osez prendre soin des personnes et de la planète

Semaine Monde Uni 2023: #DARETOCARE – Osez prendre soin des personnes et de la planète

La « Semaine Monde Uni » revient dans sa 28e édition, du 1er au 7 mai 2023. Elle est le laboratoire et l’expo mondiale d’actions et d’initiatives pour la fraternité, l’unité et la paix entre les personnes et les peuples ; elle est promue par les communautés du mouvement des Focolari dans le monde entier. Le 1er mai, l’inauguration aura lieu à la Mariapolis internationale des Focolari à Loppiano (Italie), en direct sur Youtube, Le 7 mai, la conclusion se fera par la course relais mondiale « Run4Unity », soutenue et promue par la Plate-forme « Laudato Si » du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral du Saint-Siège.   Une communauté de Pont-à-Mousson, en France, convertira le sport et les kilomètres parcourus en arbres qui seront plantés dans sa paroisse jumelée au Burkina-Faso. C’est là, à Bobo Dioulasso, que les Jeunes pour un monde uni du Sahel marcheront dans les rues de la ville en les débarrassant des déchets en plastique avec lesquel ils construiront une « montagne de la paix » symbolique. A S. Mauro Pascoli, en Italie, des jeunes et des adultes promeuvent ensemble des sports écologiques afin de sensibiliser à la protection de l’environnement et collecteront des fonds pour offrir des activités sportives à de jeunes cyclistes en Ukraine. À Palawan, aux Philippines, des centaines de personnes nettoieront les plages publiques afin de protéger la nature et la santé des habitants. Ils expliquent : « Nous pensons qu’aujourd’hui plus que jamais l’unité et la fraternité ne peuvent être réalisées que si nous prenons soin, que si nous prenons la responsabilité de prendre soin de la planète ensemble, par des actions concrètes, en commençant là où nous sommes ». Du Paraguay à l’Inde, en passant par le Togo, le Bénin, le Liban et l’Australie, il existe des centaines d’initiatives comme celles-ci, petites et grandes, qui ont été mises en place avec les mêmes motivations idéales. C’est ce qui se passe chaque année, partout dans le monde, pour célébrer la Semaine Monde Uni. Sept jours d’ateliers et d’expositions, promus par les communautés du mouvement des Focolari dans le monde entier, en synergie avec d’autres mouvements, associations, institutions locales qui partagent leurs valeurs, afin de sensibiliser l’opinion publique à la paix, à la protection de l’environnement, à la conversion écologique, à la prise en charge intégrale de la personne qui part d’une fraternité concrète. Le thème principal de la 28e édition est le soin de l’humanité et de la planète. Elle s’intitule en effet : « Dare to Care : les personnes, la Planète et notre conversion écologique ». Des thèmes rendus d’autant plus urgents par le présent que nous vivons, avec les effets catastrophiques de la crise climatique et la prolifération de foyers de guerre et de conflits inhumains un peu partout sur la planète. Les initiatives qui sont activées tout au long de l’année dans le monde sur ces thèmes, trouvent une vitrine dans cette semaine dans de nombreux rendez-vous, virtuels et en présence, différents selon les lieux et les communautés qui les promeuvent : expo, revue d’événements culturels, ateliers de dialogue et d’idées, actions solidaires ou écologiques, événements sportifs. Si localement l’objectif est d’influencer l’opinion publique dans les pays respectifs, l’objectif international est d’illuminer d’espérance la Maison Commune à partir de l’action persévérante et infatigable des personnes qui s’engagent à construire la fraternité. Le principal partenaire de la Semaine du Monde Uni 2023 est le Mouvement Laudato sì. La Semaine Mondiale Uni est cofinancée par l’Union européenne par le projet AFR.E.SH”.

Les événements internationaux de la Semaine Monde Uni

Le soir du 30 avril, à 21 heures (heure italienne), la Semaine du Monde Uni débutera par le concert « The reason we care » (la raison pour laquelle nous prenons soin) du groupe international Gen Rosso, qui sera diffusé sur leur chaîne YouTube (https://youtube.com/@GenRossoOfficial). Le concert est le résultat des dernières années de travail du groupe, qui, par le biais de la musique, a réalisé des activités d’accueil et de formation avec des jeunes réfugiés et des migrants en Bosnie-Herzégovine et au Liban. Le 1er mai à midi, un grand spectacle, intitulé « Common Ground, me you and us » retransmis en direct dans le monde entier depuis la scène de l’auditorium de Loppiano (Italie), inaugurera la 28e édition de la Semaine Monde Uni. La proposition ? Redécouvrir la valeur de l’attention, de l’attention à soi et à l’autre, des relations qui nous lient et de la relation avec la Terre Mère. Dans le programme, les témoignages de jeunes changemakers, italiens et originaires de différents pays du monde engagés en réseau et, souvent, courageusement, à contre-courant, dans l’attention aux personnes et à l’environnement pour le bien commun de leurs peuples. Comme Mimmy du Burundi qui, dans le cadre de la lutte contre la pollution plastique, a été élue ambassadrice « zéro plastique » car, avec son association, elle transforme le plastique en feuilles écologiques et plante des arbres dans le parc national de Rusizi. Ou encore Ivan, qui à Damaguete aux Philippines, avec sa communauté, prend soin de son peuple en s’engageant en faveur de l’environnement marin et en plantant des mangroves, car dit-il : « Etant un des pays les plus pauvres d’Asie, la pêche est un moyen de subsistance pour beaucoup. Notre peuple a besoin de la mer pour survivre, pour la vie quotidienne. La retransmission en direct sera visible sur www.unitedworldproject.org. Le samedi 6 mai aura lieu Peace Got Talent, un événement artistique promu par le réseau « Living Peace International » qui, s’inspirant du célèbre format télévisé, donnera la parole à de jeunes talents engagés dans la promotion de la paix à travers la musique, le chant et la danse. Chaque morceau en compétition est le fruit et l’expression de projets informels d’éducation à la paix. Parmi les écoles et les groupes participants figurent également ceux d’Ukraine, de Syrie, de Russie, du Myanmar, du Congo : des pays touchés par la guerre et les conflits armés, qui n’ont pas voulu renoncer à apporter leurs chants et leurs voix porteuses d’espoir. L’événement sera retransmis en direct sur www.unitedworldproject.org. Le dimanche 7 mai, plus de 200 000 adolescents, jeunes et familles dans de nombreux pays et dans centaines de villes participeront à « Run4Unity », une course de relais mondiale qui unira de façon transversale les ethnies, les cultures et les religions pour construire la paix et pour planter des arbres. Soutenue et promue par la Plateforme d’Initiatives Laudato Si’ du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral du Saint-Siège, Run4Unity 2023 est dirigée par des jeunes du mouvement des Focolari. Les participants de tous âges prendront soin de leur corps en faisant de l’exercice physique et prendront soin de la Terre en échangeant les kilomètres qu’ils auront courus ou les minutes qu’ils auront passées à faire de l’exercice contre des arbres qui seront plantés dans le monde entier. Run4Unity partira des îles Fidji, c’est-à-dire du premier fuseau horaire en commençant une nouvelle journée par un pays écologiquement symbolique car déjà fortement touché par le changement climatique. De là, les jeunes passeront le « témoin » virtuel d’un fuseau horaire à l’autre par le biais d’une série de vidéoconférences au cours des 24 heures suivantes pour conclure avec les communautés de Californie. Les participants courront, feront du jogging, marcheront ou participeront à des événements sportifs locaux, dont certains se dérouleront dans des lieux symboliques de la paix, aux frontières de pays ou de communautés en conflit ou dans des sites écologiques importants, afin de témoigner de l’unité et de la paix. Parmi les participants se trouveront quelques-unes des 1 000 écoles Laudato Si’ dans le monde, engagées dans l’éducation à l’écologie à travers la Plate-forme d’initiatives de Laudato Si’, ainsi que des groupes et des écoles qui font partie du Projet Living Peace International. Tous les événements locaux de la Semaine du monde uni 2023 peuvent être consultés à l’adresse suivante : https://www.unitedworldproject.org/uww2023/.

Tamara Pastorelli (Foto: Pixabay)

Corée : le dialogue est la culture de la famille humaine

Corée : le dialogue est la culture de la famille humaine

Margaret Karram et Jesús Morán, Présidente et Coprésident du Mouvement des Focolari, viennent de terminer l’étape coréenne de leur premier voyage officiel en Asie et en Océanie, qui se poursuivra par des visites au Japon, aux îles Fidji, en Australie et en Indonésie, jusqu’au 25 mai. Voici une brève mise à jour de ce qui s’est passé en Corée.

« Apprends-nous, Seigneur, à marcher ensemble le regard tourné dans la même direction, unis par le même objectif, à la recherche des mêmes valeurs vers Celui qui nous aime et nous attend c’est le fondement de toute nouvelle amitié. »

Cette prière, qui a ouvert la rencontre de 160 focolarini et focolarines de la zone de l’Asie de l’Est (avec plusieurs personnes en ligne) le 22 avril, exprime bien le sens du premier voyage officiel de Margaret Karram et Jesús Morán en Asie et en Océanie. Première étape : la Corée, puis ils visiteront le Japon, les îles Fidji, l’Australie et enfin l’Indonésie. Ils sont accompagnés par Rita Moussallem et Antonio Salimbeni, conseillers de la zone et coresponsables du dialogue interreligieux des Focolari. En Asie de l’Est (qui comprend la Corée, le Japon et l’aire géographique de langue chinoise), le Mouvement est présent depuis la fin des années 1960 – en Corée, le Père Francis Shim a introduit la spiritualité de l’unité en 1967 et, à Hong Kong, le premier focolare a été ouvert en 1970. Entre membres internes et adhérents, environ 10 000 personnes vivent la spiritualité de l’unité dans cette partie de l’Asie.

Margaret Karram : repartir du dialogue

« Pourquoi avez-vous choisi l’Asie pour votre premier voyage ? » a demandé à Margaret, un journaliste de « Catholic Chinmoon« , le principal hebdomadaire catholique de Corée. « Je suis ici pour écouter, pour connaître, apprendre, mais surtout pour aimer le « continent de l’espérance » », a-t-elle répondu. « La richesse spirituelle de ces peuples sera un don pour tous. Je pense qu’il est très important de raviver dans le Mouvement la voie du dialogue, l’instrument par excellence pour construire la paix, le bien dont le monde a tant besoin aujourd’hui. »

Corée : entre contradictions et espoir de paix

Avec quasiment 10 millions d’habitants, la capitale Séoul montre le visage d’un pays qui, depuis 50 ans, avance à plein régime et qui est devenu l’un des États les plus avancés et technologiques de la planète. Rapidité, efficacité et compétitivité sont les caractéristiques de la société coréenne moderne –  explique Matthew Choi, journaliste et focolarino coréen -, tant du point de vue économique que culturel, mais cela s’accompagne de nombreuses contradictions. « Ici, l’accent est mis sur le résultat – ajoute Kil Jeong Woo, délégué du Mouvement politique pour l’Unité en Corée -, avec un système universitaire hautement compétitif et une forte éthique du travail. Nous avons des problèmes d’inégalité sociale et nous nous efforçons d’y remédier par des réformes sociales et politiques, mais les progrès sont lents à venir. »

L’Église coréenne, pont dans une société divisée

L’archevêque de Séoul, Mgr Peter Chung Soon-taek, souligne également parmi les défis sociaux, les conflits intergénérationnels et le vieillissement de la population. « Dans l’Église, explique-t-il, le risque est de nous enfermer dans nos communautés. Il est nécessaire de s’ouvrir et c’est la contribution que les Focolari peuvent apporter. » Margaret Karram et Jesús Morán ont rencontré ensuite Mgr Thaddeo Cho, archevêque de Daegu, Mgr Augustino Kim, évêque de Daejeon et Mgr Simon Kim, évêque de Cheng-ju. Dans le climat social et politique de fortes polarisations entre progressistes et conservateurs, l’Église cherche à être un pont et un antidote à la sécularisation qui touche particulièrement les jeunes

Dialogues et inondations : le processus est lancé

Le Mouvement des Focolari en Corée apporte sa contribution au dialogue œcuménique et interreligieux, et dans les différents milieux culturels. Un exemple en a été l’événement du 14 avril à Séoul, intitulé : « Le dialogue devient la culture de la famille humaine. » Sont intervenus des représentants de différentes Églises chrétiennes, de différentes Religions, des représentants des milieux sociaux, animés par un esprit constructif de collaboration pour la réconciliation sociale et la paix. « Il est très important que chacun puisse créer des espaces qui ouvrent les portes au ‘’dialogue de la vie’’ – a dit Margaret Karram dans son intervention – en mettant en pratique les enseignements de sa propre confession religieuse. » Jesús Morán les a encouragés à poursuivre ce chemin ensemble : « Peu importe que les choses que vous faites soient grandes ou petites. L’important est qu’elles portent la semence de la nouveauté. Les témoignages que vous avez présentés sont porteurs de cette empreinte. » Sa Young-in, directrice du Bureau des Nations unies pour le bouddhisme Won, a déclaré que lorsqu’elle était jeune, elle rêvait d’un « village religieux » où les croyants de différentes religions pourraient partager l’amour, la grâce et la miséricorde. « Ce que j’imaginais, a-t-elle dit, j’ai l’impression de le voir se réaliser ici aujourd’hui. »

Gen 2 : « Courage, allez de l’avant ! »

Le 15 avril, 80 Gen étaient présents au Centre Mariapolis : 70 Gen de Corée, 9 de Hong Kong et d’autres reliés depuis le Japon et les régions de langue chinoise. Ils ont apporté à Margaret Karram et Jesús Morán le résultat de leur travail effectué dans quatre ateliers : la manière d’incarner la spiritualité de l’unité dans la vie de tous les jours ; les relations à l’intérieur et à l’extérieur du Mouvement, les difficultés à trouver leur identité humaine et spirituelle et la manière dont ils « rêvent » le Mouvement. « Nous avons une seule identité », leur a dit Margaret. Nous ne sommes pas d’abord Gen, puis nous devenons quelqu’un d’autre lorsque nous allons, par exemple, à l’université. Le don de la spiritualité que nous avons reçu fait de nous des personnes libres ; il nous donne le courage et la force de proclamer ce que nous sommes et ce en quoi nous croyons, et je voudrais aussi vous dire ce que le Pape m’a dit lorsque j’ai été élue Présidente : « Courage, allez de l’avant. » « Après le départ de Chiara, a raconté un Gen, j’ai eu des moments de nostalgie et d’obscurité. Aujourd’hui, la proximité, la confiance et l’écoute de Margaret et de Jesús m’encouragent beaucoup. Ils me font comprendre une fois de plus que l’héritage de Chiara est un don de Dieu adapté à chaque époque. »

Cité-pilote Armonia (Harmonie)

Le 16 avril dernier, Margaret Karram et Jesús Morán se sont rendus sur le terrain que le Mouvement a reçu en don à une soixantaine de kilomètres au sud de Séoul, pour réaliser un rêve déjà exprimé par Chiara lors de sa visite en Corée en 1982 : la naissance d’une cité-pilote de formation et de témoignage de la vie de l’Évangile et de la spiritualité de l’unité pour cette partie de l’Asie. En présence d’environ 200 personnes – membres des Focolari, bienfaiteurs et amis qui ont apporté leur contribution de différentes manières – le terrain a été béni et une médaille de la Vierge y a été déposée en guise de sceau. « Confions-Lui cette Œuvre – a conclu Margaret Karram – et demandons-Lui de nous aider à adhérer aux plans de Dieu que nous ne connaissons peut-être pas, mais Il est plus grand que nous et si nous Lui donnons notre disponibilité et générosité, Il pourra agir. »

En visite à Sungsimdang

Tout a commencé en 1956, avec deux sacs de farine pour faire du pain à la vapeur et le vendre devant la gare de Daejeon. Aujourd’hui, Sungsimdang est devenue l’entreprise de restauration la plus fameuse de la ville et, avec ses 848 employés, elle vit pleinement l’esprit de l’Économie de Communion (ÉdeC) depuis 1999. Margaret Karram et Jesús Morán l’ont visitée, une rencontre joyeuse avec Fedes Im et son épouse Amata Kim, propriétaires et Volontaires du Mouvement. « Je n’ai pas étudié l’administration ou la gestion – raconte Fedes – mais j’ai suivi Chiara ». « Cherchez à faire ce qui est bien devant tous les hommes », est la devise que Chiara a donnée à l’entreprise qui sert 10.000 clients par jour et vit depuis toujours le partage, apportant quotidiennement du pain à 80 centres d’assistance sociale. Mais ce qui frappe, c’est le style des relations et du travail : « Pour nous – raconte sa fille Sole, responsable du secteur restauration – toutes les personnes ont la même valeur : hommes et femmes, riches et pauvres, dirigeants et employés, fournisseurs et clients. Nous essayons de mettre la personne au centre de chacune de nos décisions.» Jesús a souligné l’importance de l’impact de l’entreprise sur le territoire, prérogative des entreprises qui opèrent selon le style de l’ÉdeC, et Margaret a comparé le témoignage de cette entreprise à celui d’une cité-pilote dont on peut dire « venez et voyez ». « Et cela – a-t-elle ajouté – est le plus grand remède que le monde attend ».

Écouter, connaître, partager

Les journées coréennes de Margaret Karram et Jesús Morán ont été intenses et variées : ils ont également trouvé le  temps de faire une halte touristique sur l’ancien site de Bulguksa, pour connaître les racines de la culture bouddhiste nationale. Avec ses temples millénaires, immergés dans une nature fraîche, une journée vraiment régénérante ! Puis il y a eu les nombreuses rencontres avec les membres du Mouvement de cette vaste zone, comme le joyeux après-midi avec les focolarini et quelques membres des territoires de langue chinoise. Le moment avec 80 prêtres, consacrées et religieux a été une expérience de ‘Cénacle’, avec des témoignages de fidélité et de vie évangélique authentique, dans un échange intime avec Margaret Karram et Jesús Morán. Puis, le 23 avril, ce fut le tour de la rencontre très attendue de tous les membres du Mouvement ; 1 200 personnes étaient présentes, avec 200 personnes reliées depuis différents pays. Une fête extraordinaire, qui a rassemblé des peuples et des cultures que l’on verrait difficilement danser et chanter sur la même scène, et se réjouir réciproquement de la beauté et de la richesse des autres. C’est peut-être la raison pour laquelle quelqu’un a qualifié l’événement de « miracle » et de semence d’une société renouvelée par l’unité. Au cours du dialogue, Margaret Karram et Jesús Morán, avec les conseillers Rita Moussallem et Antonio Salimbeni, ont répondu sur différents arguments : le « dessein » du continent asiatique, l’actualité du dialogue entre les religions. À la question de savoir comment approfondir la relation avec Jésus Eucharistie, Jesús a expliqué qu’il ne s’agit pas de « sentir » la relation avec Lui, mais de « la vivre », car l’Eucharistie alimente toute notre personne et nous fait vivre comme un corps, dans l’amour pour les autres. Quant à la baisse des vocations dans le Mouvement, Margaret a affirmé que les relations personnelles et le témoignage authentique des adultes sont importants pour les jeunes. « Si notre vie est le fruit de l’union à Dieu, si elle est cohérente avec l’Évangile, ils seront attirés, parce qu’ils s’inspirent de ceux qui « osent » vivre pour Dieu et ils comprendront ainsi où Il les appelle. » À la dernière question sur ce que doivent être nos relations pour pouvoir dialoguer avec tous, Margaret répond par une expérience : « Cette année, nous avons approfondi notre vie de prière et l’amour envers Dieu, un amour « vertical » pourrions-nous dire, comme ces pins dont les branches s’élancent vers le haut. L’autre jour, en me promenant, j’ai vu un arbre qui m’a beaucoup plu : ses branches étaient ouvertes, elles s’étendaient vers l’extérieur ; elles s’entrelaçaient avec d’autres arbres. C’est ainsi que devraient être nos relations : nos bras devraient toujours être ouverts, aller vers les autres ; nous devrions avoir le cœur grand ouvert aux joies, aux peines et à la vie de toutes les personnes qui nous croisent. »

« C’est l’heure de l’Asie » avait déjà écrit Chiara Lubich en 1986, lors de son premier voyage sur ces terres ; des paroles qui manifestent aujourd’hui toute leur actualité et leur valeur prophétique.

Stefania Tanesini

DIALOP : Dialogue entre des chrétiens et la gauche européenne à la recherche d’un véritable changement

DIALOP : Dialogue entre des chrétiens et la gauche européenne à la recherche d’un véritable changement

Depuis près de dix ans, un projet de dialogue entre socialistes/marxistes et chrétiens européens a vu le jour sous le nom de DIALOP. Nous avons rencontré certains des protagonistes de ce dialogue il y a quelques jours, lors d’une visite au Centre international des Focolari à Rocca di Papa (Italie). « Je pense qu’avec l’élection du Pape François, la situation a complètement changé, de manière substantielle. Non seulement pour l’Église catholique, mais aussi pour toutes les forces philosophiques et culturelles qui s’opposent au néolibéralisme. Car ce que le Pape enseigne est – je dirais – une manière de s’unir, qui s’oppose au consumérisme individuel. Cela place le pape et les milieux de l’Église qui le suivent dans une position proche de celle de la gauche, qui cherche à mettre l’accent sur des valeurs collectives communes ». C’est ce que dit Walter Baier, l’un des représentants de DIALOP, un projet de dialogue entre socialistes/marxistes et chrétiens, impliquant des intellectuels, des universitaires, des politiciens, des activistes et des étudiants de différents pays européens. « Nous croyons que le dialogue est le meilleur moyen d’apporter un réel changement et nous travaillons pour transformer le monde en un endroit où il fait bon vivre », disent-ils. L’expérience de DIALOP a débuté lors de l’audience privée que le Pape François a accordée à deux hommes politiques de gauche, Alexis Tsipras de Grèce et Walter Baier d’Autriche, ainsi qu’à Franz Kronreif du mouvement des Focolari, le 18 septembre 2014. À cette occasion, la conversation a porté sur la crise environnementale et la crise sociale mondiale. À la fin de l’audience, le Pape François les a invités à entamer un dialogue transversal, capable d’impliquer les couches les plus larges de la société et en particulier les jeunes. « Je représente le Parti de la Gauche européenne depuis trois mois », a déclaré M. Baier, « je suis un débutant. Le Parti de la gauche européenne regroupe aujourd’hui 35 partis issus de 27 pays européens. Ces pays appartiennent à l’Union européenne et je dirais que notre compréhension de l’Europe doit être beaucoup plus large que regarder uniquement la partie privilégiée de l’Europe, si nous le voulons. Nous prenons le pan européanisme au sérieux, et nous devons comprendre que l’Europe n’est pas seulement diverse, mais qu’elle est aussi déchirée par de profondes divisions sociales et économiques. L’une des exigences fondamentales de la gauche devrait être d’en prendre conscience. Il s’agit d’atteindre un niveau de vie décent pour notre famille dans toutes les régions d’Europe. Nous avons également appris, en dialoguant avec nos amis chrétiens, que le consensus différencié et le désaccord nuancé constituent en effet une méthode très, très utile ». Cornelia Hildebrandt fait partie de Trasform! Europe. Face aux guerres en cours, elle ne doute pas : « La déclaration du Pape François selon laquelle chaque guerre est un échec de la politique est partagée par nous, de la Gauche. En ces temps de conflit, nous pensons que le dialogue n’est pas seulement une nécessité urgente, mais un impératif catégorique. Il faut toutes nos forces pour imposer une paix durable contre la destruction de l’environnement, les conditions de vie des populations contre la « barbarisation ». Dialoguer, c’est accueillir l’autre chez soi. C’est devenir l’invité de son hôte. Ce n’est pas seulement un outil, mais une rencontre constante, un chemin d’expériences intellectuelles et spirituelles partagées, dans lequel la spécificité des partenaires respectifs ne disparaît pas, mais se déploie et se développe plus clairement. Grâce à ces rencontres, les opposés deviennent complémentaires. Et c’est Cornelia Hildebrandt elle-même qui explique le concept de consensus différencié et de dissidence qualifiée : « Nous adoptons et adaptons une méthode qui est utilisée dans l’œcuménisme entre les Églises chrétiennes. Les affirmations fondamentales de la société humaine et du monde, formulées de manière incohérente, doivent constituer une base solide. Pour que les partenaires puissent parler et agir ensemble, les déclarations de base communes doivent se référer explicitement aux textes originaux afin d’être compatibles avec les traditions respectives de l’Église catholique et de la Gauche de Transform ! Europe et au-delà. Il s’agit ensuite de formuler les questions avec précision. Et c’est là que peut commencer la recherche de déclarations communes claires, reflétant leur propre tradition et s’enrichissant elles-mêmes ». Angelina Giannopoulou, une jeune femme grecque de Transform ! Europe, raconte avec passion sa propre expérience de cheminement à Dialop et souligne l’importance de la présence des jeunes pour le présent et l’avenir de cette réalité. Elle mentionne également le « Projet DialogUE », en collaboration avec la Communauté européenne et un consortium de 14 organisations de la société civile, qui occupera une place importante lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne (Portugal) avec une journée consacrée à la communication avec la participation de politiciens, d’experts et de jeunes. D’autres symposiums sur l’écologie et les politiques sociales suivront à d’autres moments. « Nous ne pouvons pas nous adapter à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui en Europe et dans le monde, je pense que c’est la vocation la plus forte de Dialop », conclut Walter Baier.

Carlos Mana

Pour plus d’informations et pour accéder à la « Prise de position de DIALOP », consulter le site web de Dialop (https://dialop.eu/).

La règle de la vraie fraternité

À l’occasion de la Journée dédiée aux bonnes actions, nous partageons le message de paix et d’espoir contenu dans la « Règle d’or », lancée par Chiara Lubich aux nombreux jeunes réunis au Colisée (Rome) à l’occasion du Supercongrès des jeunes pour l’unité, le 26 mai 2002. https://youtu.be/S108AMu2Qv4