5 Avr 2012 | Non classifié(e)
Zenit: Pâques est tout proche. Alors que dans le monde une atmosphère de peur nous enveloppe à cause de la menace du terrorisme, à partir du mystère du vendredi saint et de la Résurrection de Pâques, quelle réponse apportez-vous? Chiara Lubich: «Vendredi saint, c’est tous les jours. En regardant le journal télévisé, face à la succession de meurtres et d’attentats, dans ces images de violence inhumaine, dans le cri de ces souffrances, résonne le cri d’abandon que Jésus a lancé au Père sur la croix : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?’, le sommet de ses épreuves, les ténèbres les plus noires. Mais c’est un cri qui n’est pas resté sans réponse. Jésus n’est pas resté dans l’abîme de cette souffrance infinie mais, dans un effort démesuré et inimaginable il s’est ré-abandonné au Père allant au-delà de cette immense douleur et il a ainsi reporté les hommes dans le sein du Père et [les a réunis] en une étreinte mutuelle. Nous savons quelles sont les causes les plus profondes du terrorisme : le ressentiment, la haine refoulée, le désir de vengeance qui couve chez des peuples opprimés depuis longtemps parce que les biens ne sont pas partagés, les droits non reconnus. C’est la communion qui manque, le partage, la solidarité. Mais on le sait, si les cœurs ne bougent pas, les biens ne bougent pas non plus. Il est donc urgent de susciter dans le monde, partout, des espaces de fraternité, cette fraternité reconquise sur la croix. En croix, Jésus nous donne une très grande leçon, divine, héroïque, sur ce qu’est l’Amour : un amour qui ne fait pas de distinction mais qui aime tout le monde. Un amour qui n’attend rien en échange mais prend toujours l’initiative. Un amour qui sait se faire un avec l’autre, qui sait vivre l’autre et dont la mesure est sans mesure : il sait donner la vie. Cet amour possède une force divine. Il peut faire éclater la plus puissante des révolutions chrétiennes qui doit envahir non seulement le domaine spirituel mais aussi le domaine humain, renouvelant toutes ses expressions : la culture, la politique, l’économie, la science, la communication… (…) ce commandement que Jésus définit nouveau et sien : ‘Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés’. Quand il est vécu de façon radicale, il engendre l’unité et porte avec lui une conséquence extraordinaire : Jésus lui-même, le Ressuscité, est présent au milieu de nous, comme il l’a promis ‘à deux ou trois réunis en son nom’ c’est-à-dire en son amour comme le disent les Pères [de l’Église]. Une page des débuts du mouvement exprime la surprise de ces premières découvertes : ‘L’Unité ! On la perçoit, on la voit, on la savoure… mais elle est ineffable ! Tout le monde est heureux de sa présence et souffre de son absence. Elle est paix, joie, amour, ardeur, climat d’héroïsme et de suprême générosité. Elle est Jésus parmi nous!’ Et avec Lui, c’est Pâques, éternellement.» (Chiara Lubich)
5 Avr 2012 | Non classifié(e)
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| « Après la résurrection, Jésus est resté encore 40 jours sur la terre, avec les siens. Voulait-il nous montrer son désir de rester parmi les hommes pour partager avec eux occupations, difficultés, joies, souffrances, victoires, défaites… ?
Si oui, notre amour réciproque, toujours renouvelé, qui lui permet de ressusciter en nous et parmi nous, ne serait-il pas le meilleur moyen de vivre une Pâques éternelle ?
Que vous parvienne du Guatemala, où les mystères de la Semaine Sainte sont vécus de façon très intense, à vous tous, amis du Focolare dans le monde, le plus chaleureux de mes vœux afin que cela se réalise ! »
Emmaüs (Maria Voce)
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5 Avr 2012 | Focolare Worldwide
«J’ai connu les Focolari grâce aux Jeunes Pour un Monde Uni de Rome qui étaient dans ma classe au lycée. Lorsque j’ai éprouvé le besoin d’approfondir ma spiritualité et mes idéaux, j’ai demandé conseil à mon ami Gen. Le Mouvement me plaisait et j’avais un grand désir d’aimer concrètement. Cependant, je craignais de ne pas pouvoir m’approcher de l’Idéal de l’unité, car j’étais loin de la religion. Je n’aime pas que l’on me dise athée, car de nos jours l’athéisme est considéré en forte opposition à l’Eglise et aux religions. Moi, au contraire, j’essaie avant tout de respecter chaque personne et chaque chose. A cause de cela, je préfère être appelé «non croyant». Je n’ai jamais été pour l’évangélisation des personnes. Je l’ai toujours considérée comme une contrainte. Par contre, je tente de briller autant que possible, afin que quelqu’un soit touché par ma lumière. Vivre chaque instant en aimant, est ce qui me fait être un jeune qui suit véritablement cet idéal, un jeune qui a quelque chose de plus parce qu’il aime tout le monde, il aime ce qu’il fait. Vivre au milieu de tant de personnes toujours prêtes à aimer m’a fait comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’être un héros pour sauver des vies. Si l’on aime dans l’instant présent, partout, les personnes changent. Un petit geste de gentillesse peut faire sourire et déclencher une série d’événements positifs en chaîne, créer une portion de monde uni. Un jour, alors que je faisais une promenade en montagne, un monsieur décide de s’associer à notre groupe – bien que ses chaussures de montagne se soient trouées – car il avait le vertige et avait peur de descendre avec le télésiège. Je décide d’échanger nos chaussures et de poursuivre un pied déchaussé et l’autre avec une chaussure trouée. Nous arrivons ainsi facilement jusqu’au second télésiège que ce monsieur pense pouvoir prendre et il me redonne mes chaussures. Si une action est faite avec un amour désintéressé, peut-être que pour nous la journée ne changera pas, mais pour beaucoup d’autres oui. Mon choix de vivre en jeune qui suit cet idéal n’est pas pour autant aussi simple. Chaque jour je vis en essayant de faire la chose juste. A toutes les personnes qui doutent ou pensent qu’être non croyant veut dire être marqué pour la vie, je voudrais dire que ce n’est pas ainsi. Surtout ici, dans cet environnement, je me suis toujours senti accueilli comme dans une famille, tout au plus… on risque de parler de soi-même sur une scène comme je suis en train de le faire maintenant. A. O. – Italie Témoignage raconté à l’occasion de l’événement «Chiara Lubich et les nouvelles générations» – 11 mars 2012