13 Juil 2011 | Non classifié(e)
Vers la nouvelle rencontre entre les religions à Assise. Rendez-vous avec les surprises de l’Esprit.

Avant tout, je voudrais exprimer ma, notre joie et remerciements à Benoît XVI d’avoir convoqué cette nouvelle grande rencontre dans la ville de saint François, cette joie qui naît devant une inspiration qui marquera certainement une nouvelle accélération et profondeur pour vivre nos propres convictions religieuses au service de la paix. C’est absolument urgent, alors qu’aujourd’hui est diffusée de façon absurde la peur de la religion, naturellement source vitale de paix, lui attribuant la cause première des nombreux conflits, tensions, phobies, intolérances et persécutions à fond religieux qui pullulent dans le monde.
Sans aucun doute, en ces temps de profonds bouleversements, «les murs dans lesquels vivaient les différentes civilisations avec leurs cultures sont en train de s’effriter», comme l’observe le philosophe Giuseppe Zanghì. Mais en même temps «en fait, une ville-monde sans mur, chargée d’espérance, se profile à l’horizon».
C’est la vision exposée par Chiara Lubich à Londres en 2004, devant un parterre séré où des représentants de nombreuses religions étaient présents. En réponse aux interrogations du futur qui attend la société multiculturelle, multiethnique et multireligieuse de notre temps, devant les risques de choc de civilisation, elle avait rappelé la vision de saint Augustin au moment de l’écroulement de l’empire romain sous la pression de la migration des peuples: non pas la fin d’une civilisation, mais la naissance d’un nouveau monde.
Un monde nouveau en train de naître non sans peine. Déjà au début des années soixante-dix, Chiara saisissait le vent du «sens d’incertitude pénible, de souffrance — disait-elle — que l’humanité sent plus ou moins et sentira alors que les différents points de la terre seront secoués par cet impact avec les autres peuples méconnus auparavant». En s’adressant à des jeunes lors d’un congrès international, elle avait demandé de «ne pas fermer les yeux devant ce travail de l’humanité, mais d’entrer consciemment dans l’enfantement du nouveau monde». «Vous êtes ici — avait-elle ajouté — pour vous former à une “mentalité-monde”, pour devenir “homme-monde”».
Pour un court moment, la vision de ce nouveau monde est devenue réalité il y a juste vingt-cinq ans, lors de la première rencontre historique des responsables religieux du monde à Assise. Peu de mois après, la veille de Noël 1986, dans un discours dense adressé à ses plus proches collaborateurs de la Curie romaine, Jean-Paul II en y faisant allusion s’exprimait ainsi: «On aurait dit que, pour un instant, ce soit exprimée même visiblement l’unité cachée mais radicale que le Verbe divin, “en qui tout fut créé et en qui tout subsiste”, a établi entre les hommes et les femmes de ce monde». Une vision qui embrasse le présent : «ceux qui maintenant partagent les inquiétudes et les joies de cette fin de XXème siècle», mais aussi le passé et le futur: «même ceux qui nous ont précédés dans l’histoire et ceux qui prendront notre place “jusqu’à ce que vienne le Seigneur”».
C’est la grande vision du dessein de Dieu sur le genre humain, illustrée par le concile Vatican II, dessinée depuis les premières lignes de Nostra aetate: «différents peuples», mais «une seule communauté» étendue sur toute la face de la terre, qui, à Assise, est devenue visible. Le bienheureux Jean-Paul II l’a approfondi dans tout ce discours dense. C’est une «unité radicale» — affirme-t-il — «qui se fonde sur le mystère de la création divine et appartient à l’identité même de l’être humain». «Tous les hommes — poursuit-il en reprenant les textes conciliaires — sont appelés à l’unité du peuple de Dieu qui préfigure et promeut la paix universelle».
Une perspective qui jette une nouvelle lumière sur la mission de l’Eglise tracée par le concile: d’«être un germe d’unité et d’espérance pour l’humanité» et donc appelée à ne «rien rejeter de ce qui est vrai et saint» dans les différentes religions, au contraire elle est invitée à «en souligner et à faire progresser les authentiques valeurs spirituelles, morales et sociales», à cueillir en leur sein «les rayons de vérité qui peuvent illuminer tous les hommes».
A présent Benoît XVI relève la consigne de son prédécesseur qui, dès ce moment-là, invitait à «retrouver et maintenir toujours vivant l’esprit d’Assise en tant que motif d’espérance pour le futur».

En ces vingt-cinq ans, le chemin ouvert par le bienheureux Jean-Paul II, comme actualisation de l’enseignement conciliaire, a sans aucun doute bien avancé grâce à l’action de l’Esprit-Saint qui trame admirablement les paroles d’enseignement et les gestes prophétiques des Papes avec la vie de nombreux témoins, des anciens et nouveaux charismes, des ordres monastiques et des nouveaux mouvements ecclésiaux, suscités par Lui dans l’Eglise catholique et dans les autres Eglises et communautés ecclésiales.
C’est Lui qui guide l’histoire dans le dénouement de ce grand dessein d’unité, malgré les nombreuses ombres qui pèsent sur notre planète. Nous en sommes témoins. Même pour notre Mouvement, la page inexplorée du dialogue interreligieux s’est ouverte presque par surprise. Chiara Lubich a saisi un signe de l’Esprit-Saint dans l’intérêt qu’a suscité son expérience spirituelle de la part des représentants de différentes religions présents à la Guildhall de Londres en 1979, quand le prix Templeton, pour le progrès de la religion, lui a été conféré.
A partir de ce moment, il y a eu d’innombrables développements en plus de trente ans. Continuellement, on a la surprise de voir comment le sentier spirituel sur lequel Dieu nous a conduit, se croise avec les autres voies spirituelles. Et, tout en maintenant notre identité, avec un élan missionnaire constant tels les témoins de Jésus-Christ «voie, vérité et vie», il nous permet de nous rencontrer et de nous comprendre avec les disciples des grandes traditions religieuses de l’humanité.
C’est la voie que nous expérimentons. Lorsqu’en 1972, Chiara avait invité les jeunes à devenir acteurs principaux de l’enfantement du monde nouveau, elle leur avait remis ce qu’elle définissait être «une puissante arme d’amour», «le modèle capable de recomposer l’unité du monde»: Jésus crucifié qui crie l’abandon du Père. «A vous de Le revivre pour donner un départ indispensable et décisif au tournant que l’humanité est en train d’affronter».

Le Seigneur crucifié et ressuscité est la clef qui ouvre le dialogue même dans les situations les plus difficiles. Il est le modèle de cet amour radicalement désintéressé, de cette kénose, de ce vide d’amour nécessaire pour accueillir l’autre.
Inattendue a été la demande, faite à Chiara, d’en parler aux grandes assemblées des bouddhistes à Tokyo, des moines et moniales bouddhistes en Thaïlande, des musulmans de Harlem aux populations animistes du Cameroun. Et la même demande s’est renouvelée pour moi, à l’occasion de mes récents voyages en Afrique et en Asie, et j’ai de nouveau constaté avec étonnement combien l’amour et l’unité sont inscrits dans l’ADN de chaque homme.
Aujourd’hui, le dialogue entre les religions ne peut pas se limiter aux leaders, aux savants et aux spécialistes. Il doit devenir un dialogue du peuple, un dialogue de la vie qui se révèle être toujours plus indispensable pour la cohabitation pacifique dans nos villes et nos pays, nous trouvant à y vivre coude à coude avec des musulmans et bouddhistes, des indous et des sikhs. C’est une rubrique à découvrir et peut-être à inventer, sans se laisser effrayer par le tapage des faits d’intolérance et de violence.
C’est le témoignage quotidien qui ouvre la route: nous l’avons expérimenté en divers endroits du monde. Par exemple en Algérie, depuis les années soixante, devant le tableau à sens unique d’un islam fermé et impénétrable et d’une minorité chrétienne en position de défense, un autre panorama s’est ouvert: un dialogue spirituel profond entre chrétiens et musulmans a commencé et a pu se développer.
«Tu étais un magnifique exemple de cohérence entre ce qu’on dit, ce qu’on fait et ce qu’on est. Tu es venu à notre rencontre en faisant fondre une mer de glace et en détruisant les murs qui nous séparaient pour construire un pont indestructible». Ce sont les mots d’un musulman, Sidi Ahmed Benchouk, alors préfet de la région de Tlemcen, adressé à Ulisse Caglioni, focolarino, en Algérie depuis 1966, au moment de ses funérailles à Castel Gandolfo en 2003. Et dans une longue lettre, un groupe de musulmans écrit: «Il a toujours témoigné sa foi. Il a été le modèle du croyant pour nous. C’était un homme de Dieu, un homme qui fait partie de nous-même».
Nous avons expérimenté l’authentique visage de l’islam et la force de paix du dialogue également en d’autres points cruciaux comme en Turquie, en Terre Sainte, au Liban, au Pakistan, aux Etats-Unis, sans parler de l’Europe. Partout, nous connaissons des chrétiens et des musulmans qui témoignent que l’on peut passer de la peur de l’autre à la découverte de l’autre, et que l’on peut avoir une incidence sur la cohabitation fraternelle dans les villes. Lors d’un récent congrès du mouvement en Italie, un imam a déclaré: «J’ai appris à ne pas me rendre à la logique ami-ennemi, à parier sur l’unité de la famille humaine liée par des liens d’interdépendance et de fraternité, à regarder l’autre avec la certitude qui j’y trouverai une richesse méconnue».
Dès à présent, suivons et prions pour le grand rendez-vous à Assise, en octobre prochain, dans l’attente des nouvelles surprises que nous réserve l’Esprit-Saint.
Maria Voce, Présidente du Mouvement des focolari
12 Juil 2011 | Focolare Worldwide
Du 16 au 21 août rendez-vous à Madrid pour une centaine de milliers de jeunes venant du monde entier pour participer aux 11° JMJ. Cet événement se réalisera cet été sur les routes, auditorium, places, collèges, écoles, parcs, de la ville de Madrid. Sont prévus des concerts, des expositions, des visites guidées aux musées, des pièces de théâtre etc… un programme culturel sous le titre ‘’Festival de la jeunesse ‘’. Il s’agit aussi d’une activité spéciale entre toutes, comme le démontre le grand intérêt de l’organisation même. Il s’agit de présenter Chiara Badano – une jeune italienne récemment béatifiée, plus connue sous le nom de Chiara Luce – avec un spectacle composé de musique, théâtre, récitations et chorégraphie. Ce spectacle aura lieu le 17 août, à 22 heures, à l’Auditorium Pilar Garcia Penà, situé dans le Parc Pinard el Rey. 3000 personnes pourront participer à ce spectacle qui s’annonce inoubliable.
Avec cette présentation qui désire montrer « l’Amour avec le A majuscule, qui donne le bonheur » comme témoignage de la vie de celle qui fut un ‘’rayon de Lumière’’ – selon les paroles de Benoît XVI à l’Angelus du 26 septembre 2010, au lendemain de la béatification de Chiara Badano -. Ce sera donc une fête pour tous les jeunes, « qui peuvent trouver en elle un exemple de cohérence chrétienne », ce sont encore les paroles du Pape. Pablo Alcolea, professeur de musique activement impliqué dans la préparation de l’événement, nous raconte qu’il est en train de faire une expérience de Dieu : « Cela implique tellement de forces, pour conjuguer travail et bénévolat, mais c’est une belle occasion pour se laisse porter par les mains du Père en se confiant en Lui. » Un autre jeune espagnol, Pablo Garrido, coresponsable de la partie musicale du spectacle, assure : « La première parole qui m’est venue à l’esprit a été ‘’folie’’. Préparer quelque chose de ce calibre, rentre selon moi, dans la catégorie des miracles, cependant c’est très gratifiant de vérifier comment nous tous avons tout de suite mis la main à la pâte, construisant cette expérience d’unité. » Un autre membre du groupe musical, Antonio Alcàntara, nous raconte qu’il le vit comme quelque chose de très personnel, « comme si Chiara Luce elle-même me demandait de participer, avec le désire de donner mon grain de sable pour transmettre son style de vie, son idéal de vivre unis au-delà de la distance et du temps. » « Une opportunité fantastique – continue Pablo Alcolea – pour contempler à travers la musique, l’expérience de vie de Chiara Luce Badano. » D’autres événements très attendus de tous seront les concerts du Gen Rosso, groupe musical international du Mouvement des Focolari, les 16 et 18 août, avec ‘’Dimension indélébile’’ http://www.youtube.com/watch?v=akWJPRkdgJA.
9 Juil 2011 | Focolare Worldwide
Le rendez-vous annuel LoppianoLab est de retour : laboratoire national et multi-évènements du 15 au 18 septembre prochain, dans la cité-pilote internationale de Loppiano (FI). La première édition, l’année passé, avait enregistré environ 3.000 visiteurs en l’espace de 4 jours. “Espérer avec l’Italie. En réseau pour le Bien commun pour le 150ème anniversaire de l’unité” est le titre qui sert de fil conducteur aux nombreux rendez-vous à l’affiche qui s’orientent tous vers la même direction: créer des synergies et tisser des relations entre domaines, disciplines, personnes. Oui, parce que, malgré les forces centripètes contraignantes et quotidiennes qui effilochent le tissu national, dans cette Italie de 2011, où la précarité est souvent le dénominateur commun minimum pour les citoyens comme pour les grandes entreprises, il y a le désir de rencontre et de confrontation. Pour ne pas parler d’autres voix inexistantes comme la culture, la communication ou la formation, dans lesquelles on a du mal à trouver une ligne qui soit socialement partagée. A LoppianoLab, l’offre est ciblée: il n’y a pas de prétention à trouver toutes les réponses, mais plutôt à tracer un chemin partagé et offrir un espace de dialogue à 360°, dans lequel l’économie se croise avec la culture, avec la formation, avec la communication, pour apprendre à tous à aller dans la même direction: celle du bien commun du pays. Les promoteurs de l’évènement expriment bien le panorama hétérogène en arrière-plan du rendez-vous: de la cité-pilote international de Loppiano – avec ses 800 habitants d’une soixantaine de pays – au Pôle Bonfanti des entreprises EdC, à l’Institut Universitaire Sophia, au Groupe éditorial Città Nuova. Cette année également, il y aura l’Expo des entreprises, dans le double but d’exposition et de rencontre, avec des présentations et des tables rondes pour les entreprises en quête d’idées et de projets, tournés vers une économie plus au service de l’homme. Au programme l’Assemblée de l’Economie de Communion, à 20 ans de sa naissance, la proposition culturelle de l’Institut Universitaire Sophia: “La trinité, une façon de vivre?. Théologie, philosophie, art et cinéma en dialogue. Le Groupe éditorial Città Nuova propose une série d’ateliers sur les thèmes de la participation et de l’engagement social, en même temps que le congrès “Italie courage!” qui offre un dialogue entre experts, jeunes “chercheurs du futur” et citoyens engagés. Parmi les nouveautés de cette édition l’Open City: une série de parcours entre Loppiano et le Pôle; entre différentes cultures, musiques et saveurs, dans l’esprit de fraternité qui caractérise ces lieux. La succession des rendez-vous se termine en plénière, avec le congrès qui porte le titre de l’évènement, à charge des quatre promoteurs. A nous revoir, donc, à LoppianoLab: réservoir d’idées et de défis en tous domaines, pour une Italie toujours plus “composée” par tous.
8 Juil 2011 | Non classifié(e)
En contemplant l’immensité de l’univers, l’extraordinaire beauté de la nature, sa puissance, je me suis tournée spontanément vers le créateur de toutes choses et j’ai compris de façon nouvelle l’immensité de Dieu. Ce fut une impression si forte et si nouvelle que je me serais mise tout de suite à genoux pour adorer, louer, glorifier Dieu. J’ai ressenti le besoin d’agir de la sorte comme si c’était ma vocation actuelle. Comme si mes yeux s’ouvraient, pour ainsi dire, à ce moment-là, j’ai compris comme jamais encore, qui est celui que nous avons choisi comme Idéal, ou plutôt celui qui nous a choisi. Je l’ai vu tellement grand, tellement grand, qu’il nous semblait impossible qu’il ait pensé à nous. Cette impression de son immensité est restée profondément en moi pendant plusieurs jours. Et maintenant, lorsque je prie en disant : « Que ton nom soit sanctifié » ou « Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit », pour moi, c’est autre chose, c’est une nécessité qui vient du cœur. (…) Quant à nous, nous sommes en chemin. Quand on voyage, on pense d’avance à la façon dont on sera accueilli à l’arrivée, au paysage, à la ville. On s’y prépare déjà. C’est ainsi que nous devons faire nous aussi. Puisque là-haut, nous louerons Dieu, louons-le dès maintenant. Laissons notre cœur lui crier tout notre amour ; laissons-le proclamer, avec les anges, avec les saints, avec les « mariapolites » du Ciel : « Saint, Saint, Saint ». Exprimons-lui notre louange avec nos lèvres et avec notre cœur. Profitons-en pour renouveler les prières quotidiennes que nous disons à cet effet. Et rendons-Lui gloire de tout notre être. (…) Louons-le au-delà de la nature ou au fond de notre cœur. Et surtout, vivons en étant morts à nous-mêmes et vivants dans la volonté de Dieu et dans l’amour pour nos frères. Soyons, nous aussi, comme le disait Elisabeth de la Trinité, une « louange de sa gloire ». Nous gouterons ainsi par avance un peu de « Paradis » et Dieu sera consolé de l’indifférence de beaucoup de cœurs qui vivent aujourd’hui dans le monde. Chiara Lubich, Rocca di Papa, 22-01-1987
5 Juil 2011 | Non classifié(e)
Que signifient pour toi les JMJ ? C’est la question que nous leur avons posée. Ecoutons quelques unes de leurs réponses: “L’opportunité extraordinaire des Journées Mondiales de la Jeunesse, nous retrouver avec des jeunes du monde entier, dit à chacun de nous, que nous ne sommes pas seuls à croire qu’on peut faire un monde meilleur dans nos villes respectives. Ensemble, grandit la force de vivre pour cela. Et puis, aller à Madrid veut dire être avec Benoît XVI! Quelques fois il peut paraître loin de notre vie quotidienne, en particulier pour nous qui vivons sur un autre continent, où, en effet, on ne parle pas beaucoup du Pape. Mais le Pape est le point d’unité de l’Eglise catholique et nous aussi les jeunes nous avons une place dans son coeur et dans ses prières”. Maria Lúcia vient du Brésil, elle parait bien décidée; en réalité, elle n’a aucun doute quand elle conclut: “Les JMJ nous aident à crier au monde que les jeunes ne sont pas ceux que beaucoup pensent… incapables de regarder vers le futur, insensibles et passifs. Nous avons de grands idéaux et de grandes valeurs! La préparation? Inspirés par une pensée de Chiara Lubich, qui nous aide à nous concentrer sur l’art d’aimer afin de progresser chaque jour un peu plus, ces dernières semaines, nous vivons une forte “accélération”. Aussi dans la prière, pour nous préparer à vivre les JMJ avec l’âme. Et le fruit: un grand enthousiasme en raison de cette joie que l’on ne trouve qu’en Dieu.” Mariana, une autre jeune brésilienne ajoute avec la même conviction: “Pour moi, c’est un signe fort qu’il y ait dans le monde des millions de jeunes plus que jamais intéressés et impliqués dans l’Eglise. Ensemble nous voulons montrer que le christianisme ne fait pas parti du passé…, au contraire! Même aujourd’hui, nous jeunes, nous voulons vivre pour quelque chose de grand! Ensuite, j’ai le grand désir de faire cette expérience en première personne: beaucoup de jeunes de tellement de cultures, de tant de réalités ecclésiales, de beaucoup de mouvements, ensemble… ces diversités sont aussi des pierres pour construire un monde plus uni. Je ne sais pas si au niveau planétaire nous verrons de grands changements tout de suite, mais pour nous tous qui participerons et pour tous ceux qui seront reliés par Internet, ce sera une expérience radicale!” Kyoko vient du Japon, d’une autre culture et elle est fidèle d’une autre religion. Cela nous surprend qu’elle aussi puisse se préparer à participer aux JMJ. Nous essayons de lui poser la même question: “Dans un premier temps, j’ai pensé que les JMJ étaient une expérience uniquement pour les jeunes chrétiens; moi, je suis bouddhiste et donc je ne sentais pas la nécessité d’y participer. Cependant, ces mois-ci, je suis à Loppiano à l’Ecole Gen et de là, beaucoup de jeunes partiront pour Madrid. Ainsi, l’idée de faire le voyage avec eux a commencé à m’intéresser. A présent, je suis convaincue que moi aussi j’aurai la possibilité de vivre une étape très intéressante: je pourrai découvrir quelque chose de beau en rencontrant beaucoup d’autres jeunes qui ont d’autres valeurs que les miennes; c’est ce qu’est en train de m’apprendre l’expérience du Mouvement des focolari…”.