18 Mai 2011 | Non classifié(e)
(…) La guerre divise les esprits, massacre les hommes ; et le terrorisme aggrave la situation, étant lui-même fruit des rancœurs et des désirs de vengeance, fruit du déséquilibre entre les pays riches et les pays pauvres. Il est donc nécessaire de prendre l’unité comme objectif et de susciter partout un esprit de fraternité d’où peut découler le partage des biens. Comment susciter cet esprit de fraternité pour que l’humanité soit une grande famille ? C’est possible si l’on redécouvre qui est Dieu. Nous, chrétiens, nous croyons en Dieu, nous savons qu’il existe, mais comme l’idée que nous nous en faisons est principalement celle d’un Être parfait, omniscient et tout-puissant, nous le croyons loin de nous, inaccessible et nous n’avons pas de relation avec lui. Pourtant, l’évangéliste Jean nous dit qui est Dieu, il affirme que : « Dieu est amour » (1 Jn 4,8) et donc qu’il est notre Père et le Père de tous. Si l’on prend conscience de cela, tout change radicalement. En effet, si Dieu est amour, si Dieu est Père, il est proche de nous, de moi, de toi, de vous. Il suit chacun de nos pas, il se cache derrière toutes les circonstances de votre vie, qu’elles soient joyeuses, indifférentes ou tristes. Il connaît tout de nous, de vous. Une phrase de Jésus exprime bien cela : « Même les cheveux de votre tête sont comptés » (Lc 12,7), ils sont comptés par son amour, par l’amour d’un Père. Il nous faut être certains de son amour. Mais il y a plus : il nous faut donner à Dieu la première place dans notre cœur : il doit passer avant nous, avant nos occupations, avant nos rêves, avant nos parents. Jésus le dit clairement : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10,37). Une autre question surgit : si Dieu est amour, si Dieu est Père, comment nous comporter envers lui ? C’est évident : s’il est le Père de tous, il nous faut nous comporter comme ses enfants et comme des frères entre nous ; vivre, autrement dit, l’amour qui est la synthèse de l’Évangile, c’est-à-dire tout ce que le Ciel nous demande. (…) Chiara Lubich
17 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Franchir le seuil de l’église “Marie, joie des malades”, c’est aller droit au coeur de la foi orthodoxe. La louange, exprimée par les hymnes et les prières depuis l’entrée de l’édifice pendant deux heures de façon ininterrompue, crée entre tous les fidèles un recueillement immédiat. La solennité de la liturgie attire, comme la richesse et la splendeur des ornements, tous rouges du fait du temps pascal. Maria Voce, avec un voile sur la tête, comme toutes les femmes russes, assiste à la divine liturgie avec les autres membres orthodoxes du Mouvement des focolari, pour vivre un moment de communion fraternelle, dans le respect des différentes églises. A la fin, trois baisers scellent un pacte d’amour réciproque entre tous, témoin d’un solide rapport d’unité qui ne peut pas ne pas rappeler – non sans émotion – ce passage de St Paul : «il n’y a plus ni juif, ni grec» et qui devient devant l’iconostase : «il n’y a plus ni orthodoxe, ni catholique, mais nous sommes un en Christ». A la fin de la célébration, une salutation au métropolite Hilarion Alfeyev, président du ministère des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, qui s’est montré particulièrement satisfait de rencontrer la présidente du Mouvement et toute la délégation catholique et orthodoxe qui accompagnait. Le Père Dimitri Sizonenko, responsable par intérim du Secrétariat pour les relations oecuméniques, s’est particulièrement réjouit du témoignage d’unité que donne le Mouvement et a souhaité une plus grande diffusion de son esprit.
Dans l’après-midi de ce même 15 mai, deux rendez-vous attendus: les familles et les jeunes. «Comment transmettre l’esprit du Mouvement à nos enfants», «comment aider les autres familles à comprendre l’importance de la foi», «comment faire quand on se sent faibles»: ce sont quelques-unes des questions exprimées dans une grande simplicité par les trente personnes présentes dont beaucoup de jeunes couples. Quelques-uns se sont mariés à l’église après avoir rencontré le charisme de Chiara Lubich, et d’autres ont compris l’importance de la fidélité conjugale après des expériences d’un tout autre genre. Les années d’athéisme ont marqué l’institution familiale: souvent les unions ne sont pas stables et le choix du mariage est plus lié à la tradition qu’aux convictions; les divorces, les cohabitations, les problèmes d’alcoolisme sont nombreux. «Le message passe par le témoignage que vous donnez en tant que famille – a répondu Maria Voce – par la capacité de s’excuser, de pouvoir de nouveau regarder l’autre avec amour après un moment difficile. Tout cela vaut bien plus que mille paroles». «Personne n’aime souffrir – poursuit Giancarlo Faletti – mais Dieu nous rencontre dans la douleur et il se laisse rencontrer pour nous dire et nous donner quelque chose pour continuer à aimer». Avec les jeunes au contraire, on commence par un signe informel: pas de cravates, guitare et photos, et dialogue sincère sur les défis de la société russe, de la corruption à l’excès de liberté, à la difficulté de faire des choix, au prochain Genfest (Budapest, sept. 2012). Une jeune voudrait quitter son travail, après avoir cautionné involontairement une escroquerie. «Il faut faire un pas décisif pour donner un témoignage. Dans ces milieux, quelque chose peut changer uniquement s’il y a des personnes comme toi», c’est l’encouragement de Maria Voce. «Tu es dans une réalité à christianiser – insiste Giancarlo Faletti – et Jésus se sert de toi pour faire passer un message. Au-dedans de l’économiste sans scrupules, il y a un homme avec une âme. Nous ne pouvons pas renoncer, nous devons témoigner». «Choisir, c’est l’opportunité que Dieu nous donne pour exercer notre liberté», répond la présidente à Liza qui n’arrive pas à comprendre quel chemin prendre pour sa vie. « La confrontation avec les autres est une aide pour amplifier ce que Dieu te demande et pour répondre avec détermination ». Il y a beaucoup de sérieux, d’engagement et de fraîcheur dans ces deux heures de dialogue qui se concluent avec la marque de confiance de Maria Voce: «Moi je vous laisse, mais j’ai confiance en Jésus en vous et entre vous. Le Genfest sera une surprise et sera le plus beau parce que c’est vous qui le ferez». De notre envoyée Maddalena Maltese [nggallery id=40]
16 Mai 2011 | Non classifié(e)

En 1977, la maison d’édition Vita e Pensiero (Vie et Pensée) publiait « Signe de contradiction » : un ouvrage qui recueillait les exercices spirituels prêchés en 1976 par le cardinal Karol WOJTYLA au pape Paul VI et à la curie romaine. L’année suivante, peu de temps après l’élection du cardinal WOJTYLA au siège pontifical, Igino GIORDANI écrivait au nouveau pape :
25 novembre 1978
Saint Père,
Je suis un focolarino (de 84 ans passés !).
J’ai lu votre livre, « Signe de contradiction », et me suis réjoui pour deux raisons : la première, parce que le sujet élevé est traité avec une sagesse et une limpidité rares ; la seconde, parce que moi aussi, il y a plus de 40 ans, avec une présomption évidente, j’ai écrit un livre au titre identique.
Je me permets de vous envoyer un exemplaire de la dernière édition, uniquement comme humble hommage, en signe de la joie que j’éprouve, ainsi que tous les focolarini et quasiment tous les vivants, à propos de votre élection au Pontificat et de la profondeur et la spontanéité de votre apostolat quotidien.
Je vous prie de pardonner ma hardiesse et de me bénir.
Votre très dévoué
Igino GIORDANI
La réponse, immédiate, parvient à Igino Giordani par l’intermédiaire de la Secrétairerie d’État
1er décembre 1978
Cher Monsieur,
Par un geste de courtoisie appréciée, vous avez envoyé en hommage à Sa Sainteté, avec votre lettre du 25 novembre dernier, un exemplaire du livre rédigé par vous, « Signe de contradiction », publié dans sa cinquième édition.
Le Saint-Père m’a chargé de vous transmettre ses propres sentiments de vive satisfaction et de reconnaissance cordiale pour cet acte délicat de respect, qui lui a été très agréable.
Le Souverain Pontife, en conséquence, est heureux de répondre à votre vénération, en vous envoyant la Bénédiction Apostolique que vous avez désirée, en signe d’estime pour votre longue activité au service de la Sainte Eglise et en gage de faveurs célestes toujours abondantes.
Je profite volontiers de la circonstance pour confirmer mes sentiments de profond respect à l’égard de votre illustre Seigneurie.
Votre très dévoué
+C. Caprio
16 Mai 2011 | Focolare Worldwide
Le voyage prévoit 3 étapes:
- 13 – 19 mai: Russie (Moscou)
- 19 – 25 mai: République Tchèque (Prague)
- 25 – 31 mai: Hongrie (Budapest)
Maria Voce rendra visite aux diverses communautés des Focolari de ces pays. A mettre en relief la rencontre à Moscou avec l’archevêque Mgr. Paolo Pezzi et avec le Nonce Aposotolique Mgr. Ivan Jurkovic. A Prague la présidente rencontrera l’archevêque Mgr Dominik Duka. Le 21 mai une rencontre ouverte à tous, pour rappeler la visite de Chiara Lubich en République Tchèque et le lancement de l’opération “Prague d’or”, qu’elle a initié à cette occasion pour actualiser la “nouvelle évangélisation”. Le Mouvement des Focolari est présent dans les pays de l’ex bloc communiste depuis 1961. En juillet 1960 l’évêque de Lipsia, Mgr Otto Spulbek offrit à Chiara Lubich la possibilité d’envoyer des focolarini médecins pour travailler dans les hôpitaux du diocèse, vue le manque de médecins. 50 ans après, précisément le 13 mai 1961, les premiers focolarini arrivèrent à Lipsia. A partir de l’Allemagne de l’Est, par le moyen de contacts personnels, le Mouvement s’est répandu tout de suite après en Thècoslovaquie, en Russie, Lituanie et dans les autres pays du bloc communiste. Aujourd’hui le Mouvement est présent dans tous les pys de la région.