19 Sep 2007 | Focolare Worldwide
La spiritualité de communion est un apport pour l’œcuménisme et pour le progrès de la foi en ce 21e siècle. C’est la conviction, confirmée par l’expérience, qui rapproche les évêques amis du Mouvement des Focolari de plusieurs Eglises et espaces culturels du monde, réunis à Prague. Ils sont une quarantaine, provenant de 18 pays – Australie, Inde, Liban, Suède, Allemagne, Italie, République Tchèque…- réunis pour la 26e édition de leur rencontre annuelle. Le 23 septembre, journée au cours de laquelle Prague célèbre le dimanche œcuménique national, rendez-vous des évêques avec des personnalités du monde religieux et civile, témoignage du dialogue vécu entre eux.
Au programme, visite aux communautés des diverses Confessions chrétiennes de la ville, afin de connaître leur vie et leur histoire, souvent marquée par la répression et les persécutions à chaque manifestation publique de leur foi. Un thème, « Ma nuit n’a pas d’obscurité : pour une culture de la résurrection » a constitué le fil conducteur de ces journées de rencontre. Une invitation à regarder en face les symptômes de la « nuit » culturelle et collective qui marquent une grande partie de l’humanité et n’épargnent pas les croyants, mais aussi une invitation à percevoir les nombreux signes d’espérance et de vie. Et parmi ceux-ci, les récents événements œcuméniques européens qui se sont tenus à Sibiu (en Roumanie) en septembre, et à Stuttgart (en Allemagne) en mai dernier. Différents moments d’échanges de témoignages étaient prévus entre les évêques et avec les représentants du monde social, économique et culturel. Ces rencontres s’inscrivent sur le fond de la spiritualité de l’unité, qui caractérise le Mouvement des Focolari. Bureau de presse Prague Irena Sargankowa – cell. 00420604935872 Servizio Informazione Focolari – Rocca di Papa (Roma) tel. 06.947989 – Carla Cotignoli cell. 348.8563347
18 Sep 2007 | Focolare Worldwide
J’ai 25 ans et je fais des études en électronique. A l’âge de 8 ans, à cause d’une maladie, prise au départ pour une tumeur au cerveau, j’ai subi une lésion du nerf optique qui a réduit notablement ma fonction visuelle. Cette expérience m’a amené, de nombreuses fois, à me demander ce qu’est la souffrance, mais surtout pourquoi la souffrance. A 11 ans, à la visite médicale obligatoire pour pratiquer un sport de compétition, je fus écarté d’office. Je pouvais pratiquer n’importe quel sport mais seulement en amateur. Je me suis alors inscrit au basket. Mais comme je n’avais pas la vision tridimensionnelle, je n’étais pas un bon joueur et les autres se moquaient de moi. A l’école aussi, lorsqu’on faisait des équipes pour jouer, j’étais toujours le dernier à être choisi car personne ne me voulait dans son équipe. Et montait toujours plus fortement en moi une question : « Qu’est ce qui fait que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue ? » A 18 ans, le permis ! Un permis spécial, à renouveler tous les deux ans. Mais il ne suffisait pas de savoir conduire, il me fallait comprendre les intentions des autres sur la route. Ce n’est pas sorcier mais il faut pour cela une bonne vue. Je voyais tous mes amis prendre leur autonomie avec facilité et moi non. Cela a été très dur, et ça l’est encore. Mais une chose me permet de croire que la souffrance n’est pas inutile : en pensant à Jésus, qui est mort sur la croix, je me disais : « C’est vrai, Jésus aurait eu mille manières de nous sauver, alors pourquoi l’a-t-il fait justement par la croix ? La souffrance doit avoir une valeur prioritaire, sinon il aurait résolu la question différemment ! » J’ai pu expérimenter que les paroles de l’Evangile, si elles sont vécues à fond, réalisent ce qu’elles disent : « A qui m’aime, je me manifesterai, donner et il vous sera donné… ». les fois où je suis arrivée à les vivre au sérieux, j’ai touché du doigt que tout ce que Jésus promet se réalise. Et j’ai expérimenté, au plus profond de moi, une sérénité, immense, silencieuse, que personne ne pouvait m’enlever. Cette paix intime, qui naît spontanément dans ces moments-là, me donne à croire que Quelqu’un, là-haut, m’aime immensément et qu’il a un dessein d’amour sur moi. Les difficultés quotidiennes sont devenues alors un terrain d’entraînement pour vivre la charité, la patience, la foi et les autres vertus. Quinze ans après qu’elle ait été posée, la prothèse que j’avais dans la tête n’a plus fonctionné car elle était détériorée. On savait bien, que tôt ou tard, cela se produirait mais les médecins ont mis dix jours à comprendre quelle était la valve qui ne fonctionnait pas. Et pendant cet intervalle, mon champ visuel a encore diminué. Je pensais en moi : « Si à chaque fois que la valve de drainage est obstruée, ma vue diminue de quelques centièmes, à 45 ans, je me dirigerai avec la canne blanche… » Tout de suite après la visite au médecin et le verdict amer, j’ai cherché à comprendre ce que Jésus voulait me dire. Mais je n’avais en moi qu’un vide immense, un silence abyssal. J’ai repris ma route en cherchant à aimer dans le seul moment qui m’appartient, l’instant présent. Mon exigence de justice m’a amené à chercher à faire quelque chose pour les autres : à l’université, il existe un bureau pour aider les étudiants qui, pour des raisons objectives, ont plus de difficultés que les autres pour suivre les cours et étudier. Plus qu’un bureau, c’est pour moi un terrain d’entraînement pour aimer les étudiants les plus en difficulté. On a mis à ma disposition une caméra et un ordinateur aménagé. Je peux ainsi reprendre les cours les plus compliqués et ceux pour lesquels il n’existe pas de polycopiés ou, si ces textes existent, ceux qui nécessitent l’apport du professeur pour les comprendre complètement. Cette tâche est pour moi un terrain d’entraînement, où je peux m’exercer jour après jour à la patience, à la douceur, mais elle me donne surtout un accès direct pour rencontrer ceux qui souffrent. La découverte de Dieu qui est Amour, me donne la force et la joie de ne pas m’enfermer dans mes petits problèmes personnels mais de regarder toujours au delà, en allant vers mon prochain. (M.T. – Italie)
16 Sep 2007 | Focolare Worldwide
Cet intitulé exprime bien l’objectif du Symposium qui a réuni pendant trois jours, au Centre du Mouvement des Focolari de Castelgandolfo (près de Rome), des représentants d’institutions universitaires et sociales courant gandhien. Parmi celles-ci : le Mouvement Sarvodaya Illakiya Pannai, le Shanti Ashram, la Gandhigram Rural University, provenant du Tamil Nadu, au sud de l’Inde. La première partie du Symposium a offert un échange de propositions et concrétisations dans les domaines de la pédagogie, de l’économie, de la politique et de l’écologie. Elle a marqué une étape dans l’approfondissement d’un chemin entrepris depuis quelques années entre des représentants de la culture inspirée par le Mahatma Gandhi et de celle inspirée par le charisme de l’unité des Focolari.
Le mercredi, les participants se sont rendu en audience chez le Pape et ont été reçus au Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux. Plusieurs rendez-vous étaient prévus ensuite à la cité pilote des Focolari, à Loppiano, et à Florence, ville qui présente une vocation toute particulière au dialogue interreligieux et à l’entente entre les peuples. Plusieurs réceptions étaient prévues pour eux, en présence de représentants de la ville et de la Région toscane. Ces événements témoignent que l’Inde, où sont très présents des phénomènes d’intolérance religieuse – telles les persécutions envers les chrétiens et les musulmans rapportées par la chronique -, que ce grand pays est traversé également par un courant qui unit dans un dialogue fraternel chrétiens et indous, ce qui a une incidence dans le domaine social et culturel. Au programme de la délégation indienne, en toscane du 20 au 23 septembre : Les 20 et 21 septembre, échange de témoignages sur la vie à la Cité pilote de Loppiano et au Shanti Ashram. Programme prévu à la Cité pilote des Focolari. Le 21 septembre (17h30) à Florence, rencontre sur « La ville et la paix », organisée par le Mouvement Politique pour l’Unité (Focolari), le Centre de la Région toscane, le Centre international « Giorgio La Pira », pour les étudiants étrangers, l’Association des Jeunes pour un Monde Uni. Ce rendez-vous est sous le patronage de la Région toscane, de la Province et de la municipalité de Florence.
Le 22 septembre, à 10h, rencontre à Florence avec le conseil régional pour le dialogue interreligieux et la paix entre les cultures, au siège de la Région toscane, via Cavour.
31 Août 2007 | Non classifié(e), Parole di vie
« Recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la persévérance, la douceur. »
Comment vivre toutes ces vertus dans notre vie quotidienne ? Les mettre en pratique une par une peut nous sembler une entreprise ardue. Alors, pourquoi ne pas nous attacher à vivre la volonté de Dieu instant après instant ? En l’accomplissant ainsi dans toute son exigence; Dieu demeure en nous et, si Dieu demeure en nous, en nous est la charité.
Celui qui vit le présent a toutes les occasions de se montrer patient, persévérant, doux, pauvre de tout, pur, miséricordieux, car il possède l’amour authentique. Il aime Dieu de tout son cœur, de tout son être et de toutes ses forces. Il possède une lumière intérieure, il est guidé par l’Esprit Saint. Il ne juge donc pas, ne pense pas du mal des autres, il aime son prochain comme lui-même. Il a la force de la folie évangélique de « tendre l’autre joue » ou de parcourir « deux mille pas » quand on lui en demande mille .
« Recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la persévérance, la douceur. »
L’exhortation s’adresse à Timothée, fidèle collaborateur et compagnon de voyage de Paul, l’ami et le confident que l’apôtre considère comme son fils. Après avoir dénoncé l’orgueil, l’envie, les disputes, l’attachement à l’argent, Paul conclut en ces termes : « Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses » invitant à rechercher une vie où resplendissent les vertus humaines et chrétiennes.
Ces mots répètent précisément l’engagement pris à notre baptême de renoncer au mal (« Fuis ») et d’adhérer au bien (« Recherche »). L’Esprit saint nous transforme radicalement et nous donne la force de réaliser l’exhortation de Paul :
« Recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la persévérance, la douceur. »
L’exemple du premier groupe de jeunes filles à Trente en 1944 peut nous suggérer comment vivre cette Parole de vie et notamment la charité, la persévérance, la douceur.
Vivre l’aspect radical de l’amour n’était pas toujours facile dans notre groupe de jeunes filles, surtout au début. Dans nos rapports s’introduisait parfois, comme dans des rouages, de la poussière. L’unité en souffrait. Lorsque, par exemple, nous nous apercevions des défauts et des imperfections des autres et que nous les jugions, le courant d’amour réciproque faiblissait.
Pour réagir à cette situation, un jour, nous avons imaginé de signer un pacte les unes avec les autres, et nous l’avons appelé « le pacte de miséricorde ». Il s’agissait de nous lever le matin, décidées à voir tout prochain que nous allions rencontrer – au focolare, à l’école ou au travail – comme si c’était la première fois que nous le voyions. Pour nous, ayant oublié ses imperfections et ses défauts, recouvrant tout de notre amour, il devenait tout nouveau. Cela revenait à rencontrer tous les « prochains » avec une amnistie complète dans le cœur et un pardon inconditionnel.
Cet engagement fort, nous l’avons pris toutes ensemble. Il nous a aidées à être les premières à aimer, comme le fait Dieu qui, plein de miséricorde, pardonne et oublie.
Chiara Lubich
26 Août 2007 | Focolare Worldwide
Très chers jeunes, Mesdames et Messieurs les politiciens, Pendant votre journée dédiée à construire l’avenir de « notre » Suisse bien-aimée – permettez-moi de m’exprimer ainsi –, je désire moi aussi vous adresser un message, puisque nous avons déjà parcouru ensemble beaucoup de chemin. Cette année, ce sont les jeunes qui nous ont donné la possibilité d’enrichir cette histoire commune d’une nouvelle étape, en invitant tous, politiciens de tout niveau et de toute orientation, fonctionnaires et citoyens, à s’engager ensemble dans le choix de la fraternité comme catégorie d’inspiration politique. Je voudrais faire une proposition à vous tous : établir un pacte, un véritable pacte, entre différentes générations, pour donner à la politique son authentique esprit d’engagement communautaire. Un pacte d’amour réciproque entre vous, jeunes, qui avez la capacité de croire dans la réalisation des grandes valeurs comme la fraternité universelle, la paix, la liberté, et qui représentez la Suisse qui viendra, et vous, Mesdames et Messieurs les politiciens, qui travaillez déjà pour votre peuple, avec le poids mais aussi la richesse de l’expérience, et qui représentez ce qu’il est possible d’accomplir aujourd’hui. Pourquoi ne pas mettre en commun ces richesses et faire grandir ainsi la capacité effective de rester fidèles aux engagements que vous prendrez ? Je peux vous assurer que, si vous avez le courage de cette logique d’écoute et de travail en commun, un nouveau style de vie politique se mettra en route qui ouvrira de nouvelles voies et idées ; par « osmose » d’amour, celles-ci se transmettront à d’autres personnes et ainsi il sera possible de réaliser ce que nous avons cru et voulu ensemble pendant ces années. Il n’est possible de travailler pour l’unité d’un peuple que si quelques personnes se mettent en premier à l’expérimenter entre elles. Je suis avec vous et je prie Dieu, l’Amour – ce Dieu que vos Pères ont voulu comme garant du Pacte fédéral – de nous aider à faire de la Suisse une communauté unie, ouverte et solidaire, un témoignage vivant sur le chemin vers le monde uni. Chiara Lubich