[:it]Nel vivo della politica italiana, guardando a Igino Giordani
14-21 octobre – Semaine Monde Uni 2007
« Regarde autour de toi pour comprendre les nécessités des autres. Peux tu faire quelque chose ? Dépasse les rancoeurs et les préjugés, pardonne à ceux qui t’ont fait du tort. Orphelinats, hospices, hôpitaux, les idées peuvent être légion, la ville est à toi ! » L’invitation des Jeunes pour un Monde Uni a résonné ainsi dans l’un des nombreux points du globe qui se sont activés pour la Semaine Monde Uni 2007. La 11e édition de cette proposition , née après le Genfest 95 – ndlr : festival international – , est connue sous le nom de SMU.elle s’adresse aux jeunes du monde entier, aux institutions nationales et internationales, publiques et privées, à tous, pour valoriser les initiatives qui promeuvent l’unité à tous les niveaux. Dimanche 14 octobre : coup d’envoi. Mais de nombreuses initiatives ont déjà commencé à partir du samedi 13 octobre. Une centaine d’événements sont mis sur pied dans le monde, au cours desquels les Jeunes pour un Monde Uni proposent ce qui est leur style de vie : s’engager chaque jour à dépasser les barrières qui nous séparent, en mettant en commun idées, biens, expérience…
Liaison téléphonique planétaire : samedi 20 et dimanche 21 octobre. Point culminant de cette semaine, une liaison téléphonique entre les jeunes impliqués dans cet événement, dans plus de cent ville du monde . Le Népal et la Syrie sont reliés pour la première fois cette année. Au programme : un message adressé par Chiara Lubich, un échange de témoignages sur ce qu’ils vivent dans les points les plus chauds de la planète. Un rapide tour d’horizon sur quelques événements de cette Semaine Monde Uni : Asie
Philippines – A Manille, « Oser l’amour » : activités au Centre social de Bukas Palad, pour récolter des fonds pour l’éducation des enfants et la promotion sociale des familles du lieu. Le 20 octobre : « U-Nite » : musique, témoignages, fraternité. Le 22 octobre, concert « Step Up », avec une formation des Jeunes pour un Monde Uni et des artistes philippins. Afrique Congo – A Lubumbashi, une ville à 200 km de Kinshasa, les Jeunes pour un Monde Uni vont à la rencontre des enfants d’un orphelinat. Jeux, chants, danses pour faire fête à ces jeunes, prêts à dire , avec quelque témoignage, le secret qui les anime.
18-19 octobre : camp de travail dans le diocèse, avec d’autres jeunes, pour construire des salles de classe et réaménager le terrain adjacent à la basilique.
Amérique du sud Venezuela – Caracas : concert à l’université Simon Bolivar pour l’ouverture de la Semaine Monde Uni. Puis, forum sur la non-violence et la fraternité en politique. Europe Irlande – A Dublin, a eu lieu le samedi 13 octobre « Echange interculturel ». Au programme : Samba brésilienne, danse du dragon (chine), arts martiaux et « bonne humeur » irlandaise, dans le cadre de la foire multiculturelle à l’université de Dublin. Objectif de cette initiative : célébrer au cours d’une journée, le meilleur de ce qui se trouve dans les nationalités présentes en Irlande aujourd’hui, un pays qui devient de plus en plus cosmopolite. A l’intérieur de cet « Echange interculturel », ateliers de travail consacré aux droits des travailleurs (Workers and tenants legal right) – www.cinews.ie
Printemps de Prague œcuménique
« Nous sommes en train d’assister au nouveau printemps de Prague œcuménique ! » Ces paroles de l’évêque orthodoxe roumain de Serbie, Daniil, expriment bien l’intense expérience de communion vécue du 20 au 27 septembre à Prague – carrefour au cœur de l’Europe -, des 43 évêques amis des Focolari de 18 Eglises, provenant de 17 pays et de quatre continents, pour leur 26e rencontre annuelle. Les prochains rendez-vous sont prévus : en 2008, au Liban, travaillé par de graves tensions ; en 2009, à Wittenberg, en Allemagne, ville phare du protestantisme. Dans leurs célébrations et leurs réflexions, les évêques se sont concentrés sur le tournant actuel de notre époque, convaincus que du travail d’enfantement que vit aujourd’hui l’humanité pourra naître dans les Eglises un engagement encore plus grand pour porter la lumière de l’Evangile dans le monde. « Ma nuit n’a pas d’obscurité : pour une culture de la résurrection », a été en effet le thème de ce congrès, illustré par une intervention préparée par Chiara Lubich. Dans le dialogue de conclusion, les évêques étaient unanimes pour constater qu’ils avaient expérimenté ce que la fondatrice des Focolari avait souhaité pour eux : « Qu’ils vivent dans la lumière ! »
« Le dimanche œcuménique », célébré le 23 septembre par la République tchèque, a marqué le sommet de la semaine, riche d’approfondissements bibliques, de rencontres et de visites aux différents communautés chrétiennes, et de découverte des trésors artistiques et culturels de Prague. Dans le Centre dédié à Mère Teresa de Calcutta, les évêques ont rencontré 400 représentants de la vie civile et ecclésiale de Prague : parmi eux, des catholiques, des orthodoxes, des luthériens, des évangéliques, des méthodistes, des Baptistes, des vieux catholiques, des Pentecôtistes, des hussites (ndlr : chrétiens de Bohême, disciples du réformateur Jean Hus), etc. « L’Europe est ressortie du 20e siècle avec beaucoup de blessures extérieures et intérieures, a dit à cette occasion l’évêque Christian Krause – qui a été président de la Fédération luthérienne mondiale et, en tant que tel, l’un des signataires de la Déclaration conjointe catholique luthérienne sur la Justification -, mais Dieu est intervenu. « Et il a rappelé « la révolution de velours » survenue à Prague et la chute du mur de Berlin, et également, la signature de la Déclaration conjointe, signée en 1999 à Augsbourg, qui a vu s’écrouler les barrières séculaires entre les deux dénominations. L’engagement exemplaire pour la réconciliation et pour un témoignage des chrétiens, sans aucun esprit de rivalité, au sein de la société de l’après communisme, a été relevé par le président du Conseil national des Eglises chrétiennes, le Pr. Pavel Cerny et par l’évêque catholique, Mgr Radkovsky. L’intervention de quelques-uns des participants à la rencontre des évêques amis des Focolari a été accueillie chaleureusement . Ils ont donné le témoignage de la communion profonde qui les unit dans la charité fraternelle, « avec le Christ présent au milieu de nous ». « Je repars en Australie et j’emmène dans mon cœur les autres Eglises. Je continuerai à cheminer main dans la main avec les autres évêques », a assuré l’évêque anglican de Perth, David Murray. » « Réalisons entre nous un ‘dialogue de la vie’, avait dit le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, et promoteur de la rencontre. Mettons l’accent sur ce que nous avons en commun, à commencer par le baptême. Nous n’ignorons pas les difficultés qui existent dans nos Eglises et entre nos Eglises, mais nous expérimentons aussi que l’amour évangélique, et surtout l’amour pour Jésus crucifié et abandonné, nous donne une nouvelle force pour construire la communion là où nous vivons. » La contribution des chrétiens à la construction de l’Europe est venue en relief. Elle s’était déjà manifestée au cours de la IIIe grande Assemblée œcuménique européenne de Sibiù (en Roumanie), organisée en septembre par les Eglises d’Europe (Conseil des Conférences Episcopales d’Europe et Conférence des Eglises chrétiennes d’Europe), en présence de 3000 délégués, et le 12 mai dernier à Stuttgart, en Allemagne, lors de la manifestation « Ensemble pour l’Europe », organisée par des mouvements et communautés de différentes Eglises du continent européen. Durant la rencontre, les témoignages bouleversants de prêtres et de laïcs, qui ont raconté comment, nourris par la spiritualité des Focolari, dès les années 60, temps des persécutions, ils ont soutenu l’Eglise de la Tchécoslovaquie d’alors, témoignant autour d’eux la vie de l’Evangile.
Un autre moment d’une grande intensité spirituelle a été vécu à la cathédrale de Prague, avec la célébration de la messe catholique dans la chapelle historique de Saint Venceslao. Là, les évêques ont rappelé les saints et les martyrs des débuts de la nation tchèque, et les témoins victimes du nazisme et du communisme. Ils se sont proposé de reconnaître le visage du Christ crucifié dans leur histoire personnelle et dans celle de leurs Eglises, et de le choisir à nouveau, Lui, le seul qui puisse conduire les chrétiens à la communion tant espérée.
Octobre 2007
Oui, il faut parler, s'adresser à tous, toujours ! La Parole de vie nous invite souvent à vivre, à être l’amour. Mais on ne peut en rester là ! Il nous faut de plus la transmettre aux autres, la leur annoncer, la leur communiquer jusqu’à ce qu’ils se mettent, eux aussi, à vivre pour se donner aux autres et construire des relations fraternelles.
« Allez par le monde entier, proclamez l'Évangile… » : voilà les dernières paroles de Jésus.
Cette passion a conduit Paul à entreprendre de grands voyages dans le monde connu de l'époque, pour s'adresser à tant de personnes de cultures et de religions différentes : « Annoncer l'Évangile n'est pas un motif d'orgueil pour moi, c'est une nécessité qui s'impose à moi : malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile ! »
Faisant écho aux paroles de Jésus et fort de sa propre expérience, Paul fait donc à son disciple, Timothée, et à chacun de nous cette recommandation :
« Proclame la Parole, insiste à temps et à contre-temps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner » (2 Tm 4,2). *
Pour que notre parole soit efficace il faut d'abord – quand c'est possible – avoir établi une relation avec les personnes auxquelles nous nous adressons.
Et quand on ne peut pas exprimer la Parole par des mots, on peut toujours le faire avec le cœur. Quelquefois nous ne pouvons l’exprimer que dans un respect silencieux, par un sourire, ou en nous intéressant à ce que vit l'autre, à ce qu’il aime ou le soucie, en lui faisant comprendre – ne serait-ce que par la façon dont nous prononçons son nom – combien il compte pour nous. Et c’est la vérité car nul ne peut nous rester indifférent.
Ce langage silencieux, s’il s’exprime de façon juste, finira par ouvrir une brèche dans le cœur de notre interlocuteur. Souvent il se met alors à s'intéresser à nous et à nous poser des questions. Vient ensuite le moment de l'annonce : sachons alors ne plus attendre, mais simplement, clairement, avec peu de mots peut-être, communiquer ce qu’est pour nous notre foi chrétienne et comment elle nous fait vivre.
« Proclame la Parole, insiste à temps et à contre-temps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner » (2 Tm 4,2). *
Comment vivre cette Parole de vie et donner l'Évangile, rien que par notre présence ? Comment le communiquer à tous ?
En aimant chacun, sans distinction. Si nous sommes d’authentiques chrétiens, qui vivons ce que l'Évangile nous enseigne, nos paroles ne seront pas vaines. Et notre annonce sera d'autant plus lumineuse si nous savons témoigner de ce qui constitue le cœur de l'Évangile, l'unité entre nous, conscients qu' « à ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres ». C’est ainsi que tout chrétien peut se présenter : quelle que soit sa situation familiale, son âge, sa santé, il peut toujours, où qu’il se trouve, témoigner par sa propre vie de Celui en qui il croit, Celui qu’il veut aimer.
Chiara LUBICH
* Selon la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible). Variantes : Traduction en français courant : « Prêche la Parole de Dieu avec insistance, que l'occasion soit favorable ou non, sois persuasif, adresse des reproches ou des encouragements, en enseignant avec une patience parfaite. » Traduction selon le Missel des dimanches : « Proclame la Parole, interviens à temps et à contre-temps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire. »
La Parole de Vie est extraite des textes du dimanche 21 octobre 2007.
