Mouvement des Focolari

Une loi plus efficace : l’amour

En tant qu’avocat, les occasions ne me manquent pas d’exercer mes talents professionnels au service des autres ; ceci, en cherchant à ne pas mettre de limites aux possibilités d’aimer dans les circonstances concrètes qui se présentent. Cette façon d’interpréter et de conduire ma profession, produit souvent un changement radical chez les personnes. Une dame m’a téléphoné un jour. Sa fille, après un désaccord avec son mari, avait décidé de demander la séparation. Son gendre avait trouvé un avocat qui – en moins de 24 heures -, avait préparé un recours pour obtenir la séparation d’un commun accord. Il manquait seulement la signature de l‘épouse. La maman de la jeune femme, très préoccupée, me demandait d’intervenir. Elle savait que les deux jeunes époux avaient agi sur un coup de tête dicté par la colère et elle voulait éviter que cela porte préjudice à l’avenir de leur couple. Sans le mandat d’une des deux parties en présence, je ne pouvais rien entreprendre. La femme qui m’avait contactée m’a demandé de recevoir sa fille, qu’elle allait m’envoyer sous prétexte de recevoir l’avis d’un autre avocat. J’ai reçu la jeune femme, je l’ai écoutée longuement et je me suis rendu compte, en effet, que le mariage pouvait être sauvé car les deux avaient agi dans un moment d’emportement, sans réaliser vraiment les conséquences de leur geste : leur signature au bas de la demande, en effet, signifierait probablement la fin de leur union. Au terme de l’entretien, la jeune femme m’a demandé de la représenter au jugement. J’ai téléphoné ensuite au collègue qui avait préparé le recours, en lui disant qu’avant de prononcer une séparation, j’avais l’habitude de bien approfondir les raisons de la crise et que 24 heures ne me suffiraient pas pour cela. Et je me suis fait envoyer l’ébauche de la demande. Quelques jours plus tard, lorsque j’ai rappelé la jeune femme, celle-ci m’a répondu qu’elle et son mari avaient réfléchi et qu’ils avaient décidé d’un commun accord de revenir sur leur décision. J’ai su tout récemment qu’ils allaient bien et qu’ils avaient à présent deux très beaux enfants. (F.C.)

Message de Chiara Lubich

Rocca di Papa  le 3 novembre 2007   Chères Familles Nouvelles Je suis heureuse de pouvoir participer avec vous à la célébration du 40 eme anniversaire de notre mouvement Familles Nouvelles. J’ai un vif souvenir de l’élan, de l’ardeur et de la passion qui m’animaient en ce lointain 19 juillet 1967, alors que je ressentais la nécessité, avec à peine une centaine de focolarini mariés, de faire naître un mouvement pour la famille et tout ce qui la concerne. Quarante ans ont passé et , en voyant les développements et les fruits de Familles Nouvelles, nous comprenons mieux la raison de cette impulsion particulière de l’Esprit Saint. Ce geste, en effet, était très délicat. Non seulement parce que la famille, première cellule de la société, a une énorme importance pour la construction d’un monde de valeurs et de paix mais aussi parce que Dieu l’a conçue sur le modèle de Sa vie même, la vie de la Sainte Trinité. Le projet de la famille est hardi et merveilleux mais il est également exigeant, particulièrement aujourd’hui. Il suffit de voir comment la culture contemporaine considère la famille stable et la fidélité conjugale. Vous, Familles Nouvelles, vous existez pour être justement dans le monde des témoins d’unité, d’amour durable, d’Evangile vécu. Ce cette manière, non seulement vous serez dans la joie mais vous continuerez à attire de nombreuses personnes à une vie dans l’amour, jusqu’à réaliser, avec le mouvement de Focolari dans son ensemble, la fraternité universelle. Je suis toujours avec vous avec toute mon affection et je confie une par une, chacune de vos familles à Marie, Siège de la Sagesse et mère de famille. Chiara

Pour répondre aux situations complexes dans lesquelles se trouve la famille “Le secret, c’est vraiment de vivre l’Evangile !”

Pour répondre aux situations complexes dans lesquelles se trouve la famille “Le secret, c’est vraiment de vivre l’Evangile !”

Face à tant de défis sociaux et économiques, culturels et religieux que la société contemporaine doit relever dans toutes les régions du monde, votre oeuvre est vraiment providentielle. Elle constitue un signe d’espérance et un encouragement pour les familles chrétiennes à être un “espace” privilégié où est proclamé, dans la vie de chaque jour, la beauté de centrer sa vie sur Jésus Christ et d’en suivre fidèlement l’Evangile.” Telles sont les paroles adressées par Benoît XVI aux 400 représentants du Mouvement Familles Nouvelles lors d’une audience, le samedi 3 novembre 2007. Telle est la famille “construite sur le roc”, celle qui choisit de transformer l’Evangile en actes, selon l’esprit de la rencontre organisée du 1er au 6 novembre par le Mouvement Familles Nouvelles : “Vivre l’Evangile est vraiment vraiment votre secret” a dit le Pape, à une époque où la famille vit souvent “des situations complexes et difficiles”. « On peut penser” a observé Benoît XVI, « aux doutes des fiancés face aux choix définitifs pour l’avenir, à la crise que traversent les couples, aux séparations et aux divorces, aux unions illégitimes, aux conditions des veuves, aux familles en difficulté,à l’accueil des enfants abandonnés. » Au début de son intervention, le Pape a envoyé ses salutations à Chiara Lubich, en la remerciant “Car, avec sagesse et une ferme adhésion à l’Eglise, elle continue à guider la grande famille des Focolari.” L’après-midi, les familles, réunies dans la salle des Congrès de Castelgandofo (Rome), ont célébré leur 40e anniversaire, reliées via internet avec les Familles Nouvelles du monde entier: elles ont re-écouté avec émotion les praroles prononcées par Chiara Lubich en 1967. Celle-ci prévoyait alors la naissance d’un très vaste mouvement de familles. Cette fois-ci encore, avec un nouveau message adressé aux familles, elle leur a donné l’impulsion pour ce jour et pour l’engagement à venir. “Après quarante ans, voyant le développement et les fruits portés portés par le Mouvement Familles Nouvelles, on comprend encore mieux le pourquoi de cette impulsion particulière de l’Esprit Saint », disait-elle dans son message. « Il s’agissait en effet d’un geste très engageant. Et pas seulement parce que la famille, première cellule de la société, a une importance énormepour la construction d’un monde de valeurs et de paix, mais parce que dieu l’a projetée sur le modèle même de Sa vie, la vie de la Sainte Trinité.” Un dessein hardi et très beau, que celui de la famille, mais également exigeant, en particulier aujourd’hui. Chiara a souhaité aux Familles Nouvelles “d’être dans ce monde des témoins d’unité, d’amour durable d’Evangile vécu”. “Vous continuerez à attirer de nombreux coeurs à l’amour, jusqu’à réaliser, avec le Mouvement des Focolari dans son ensemble, la fraternité universelle.” Durant les deux heures de transmission, via internet, s’est vécue une communion profonde de témoignages de familles et d’interventions portant sur les différentes problématiques vécues par la famille au cours de ces quarante années d’histoire. C’est ce dont témoignaient les nombreuses concrétisations, à petite comme à plus vaste échelle: depuis les sessions pour les fiancés, pour les familles, jusqu’aux nombreux parrainages internationaux. Pour en savoir plus : www.famiglienuove.info

Le Gen Rosso au Maroc : de l’université au Palais du Sultan

Le Gen Rosso au Maroc : de l’université au Palais du Sultan

  Le groupe international Gen Rosso a fait un séjour à Tanger du 19 au 23 octobre : Cinq journées intenses, avec l’accueil d’un peuple chaleureux et une immersion totale dans la riche tradition de la culture musulmane. Ce séjour a comporté des étapes les plus variées : à la faculté d’Economie et de commerce, avec un club artistique et musical d’étudiants ; sur les chemins du centre historique, avec la rencontre d’un groupe d’origine sénégalaise qui veut transmettre, par la musique, les valeurs des générations passées ; dans le grand amphithéâtre de l’université pour un grand concert avec les étudiants et, enfin, dans un décor architectural des « mille et une nuits », avec le concert au Palais du Sultan. Parmi les jeunes de l’université : Amour, pardon et accueil de l’autre pour former ensemble une grande constellation. Tel a été le message transmis lors du concert dans le grand amphi. « Un contact instantané » entre les 400 étudiants et le Gen Rosso. C’est ainsi que titrait la presse nationale, surprise d’un tel enthousiasme, avec des interviews non-stop. Un des amis musulmans disait : « Vous avez touché le cœur des jeunes musulmans, vous avez leur langage pour parler avec eux. » Et un étudiant : « Vous nous avez apporté vos cœurs et vous avez ainsi rejoint les nôtres. » Au Palais Moulay Hafid, le Palais du Sultan, grande consonance avec le public là aussi, qui a accueilli avec joie et une grande participation le message. Les émotions suscitées provoquent un dialogue spontané, le désir de se connaître réciproquement et d’approfondir l’amitié à peine née, mais qui contient en elle-même les semences de la fraternité. Le Gen Rosso. Depuis son origine jusqu’à aujourd’hui, le Gen Rosso a vu passer 200 artistes et techniciens, il a touché 44 pays en Europe, en Asie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord, en Afrique et au Proche-Orient. Il a à son actif, 2500 spectacles, 220 tournées, un répertoire en 24 langues, 60 grandes manifestations internationales, 250 workshop et plus de 5 millions de spectateurs. Sa production discographique compte 54 albums et 320 chansons publiées. Le Gen Rosso a joué dans les contextes sociaux et devant des personnes de nationalités, de religions et de cultures les plus variés. Il s’est aussi produit souvent en dehors des sentiers battus : pour des projets de solidarité, des associations humanitaires, pour des prisonniers.

Parole de Vie de novembre 2007

La marche de quarante années dans le désert a été, pour le peuple d’Israël, un temps d’épreuve et de grâce. Dieu a purifié le cœur de ce peuple et lui a montré son immense amour.
Maintenant qu’il va entrer dans la terre promise, Moïse se remémore l’expérience vécue. Et, en particulier, il rappelle le don le plus grand qui lui a été accordé : la Loi de Dieu résumée dans les dix Commandements, et il invite tout le peuple à la mettre en pratique.
Pendant qu’il expose les enseignements de Dieu, Moïse s’émerveille en constatant combien Dieu s’est fait proche de son peuple, a pris soin de lui, lui a enseigné des principes de vie si sages, et il s’exclame :

« Quelle grande nation a des lois et des coutumes aussi justes que toute cette Loi que je mets devant vous, aujourd’hui ? »

Dieu a inscrit sa loi dans le cœur de chaque personne et il a parlé à tous les peuples de façons diverses et à des époques différentes. Tous les hommes peuvent se réjouir de l’amour qu’Il leur a témoigné. Pourtant, parce qu’ il est difficile de saisir le projet de Dieu sur l’humanité, Dieu a choisi un petit peuple, le peuple d’Israël, et l’a chargé de dévoiler plus clairement son plan. Et en dernier lieu, il a envoyé son fils Jésus révéler en plénitude le visage de Dieu. Jésus a fait connaître que Dieu est Amour et concentré sa loi dans l’unique commandement de l’amour envers Dieu et envers le prochain.
La grandeur d’un peuple et de tout homme s’exprime dans son adhésion à la loi de Dieu en prononçant lui-même son « oui » à cette loi.
Cette adhésion n’est pas un revêtement superficiel s’ajoutant au reste, ni non plus un esclavage : elle n’est pas une simple résignation à un sort plus ou moins bon, ni l’acceptation d’une fatalité pouvant se résumer ainsi : c’était écrit, il doit en être ainsi, on n’y peut rien.
Non ! Elle est au contraire ce que l’on peut envisager de mieux pour l’homme.
Elle est sa participation au grand plan de Dieu sur l’humanité : en faire d’elle une seule famille, une unité d’amour et la conduire à vivre la même vie divine.
Alors, nous aussi, comme Moïse, nous pouvons nous écrier :

« Quelle grande nation a des lois et des coutumes aussi justes que toute cette Loi que je mets devant vous, aujourd’hui ? »

Comment pouvons-nous vivre cette Parole de Vie, ce mois-ci ?
En allant au cœur de la loi divine synthétisé par Jésus dans l’unique précepte de l’amour.
Et si nous considérons un par un les dix Commandements que Dieu nous a donnés dans l’Ancien Testament, nous pouvons constater qu’en aimant vraiment Dieu et notre prochain, nous les observons tous et à la perfection.
Comment celui qui aime Dieu pourrait-il laisser une place dans son cœur à d’autres dieux ?
Celui qui aime Dieu pourrait-il prononcer Son nom autrement qu’avec respect ou le prononcer inutilement ?
Celui qui aime Dieu par-dessus tout, ne pourrait-il se réjouir de lui consacrer au moins un jour par semaine ?
Comment celui qui aime son prochain pourrait-il ne pas aimer son père et sa mère ?
Comment celui qui aime les autres pourrait-il les voler, les tuer, profiter d’eux pour des satisfactions égoïstes ou porter de faux témoignages contre eux ?
En outre, son cœur étant déjà satisfait, comment pourrait-il ressentir le désir de prendre les biens ou le conjoint d’autrui ?
C’est vraiment ainsi ! Celui qui aime ne commet pas de péché, il observe toute la loi de Dieu.
Au cours de mes voyages, rencontrant des races et des peuples bien différents, j’en ai fait plusieurs fois l’expérience. Je me souviens surtout de la forte impression que m’a faite le peuple Bangwa, à Fontem, au Cameroun, en 2000, quand il a accueilli d’une façon nouvelle l’invitation à aimer.
Au cours de la journée, de temps en temps, demandons-nous si nos actes sont imprégnés d’amour. S’il en est ainsi, notre vie ne sera pas inutile, mais elle contribuera à l’accomplissement du plan de Dieu sur l’humanité.

Chiara Lubich