Mouvement des Focolari
Ensemble pour l’Europe

Ensemble pour l’Europe

11 000 participants de toute l’Europe se réuniront au Palais des Sports Hanns Martin Schleyer. L’événement sera en liaison par satellite avec plusieurs rencontres qui auront lieu en même temps dans plusieurs villes européennes. Cet événement témoigne d’un fait nouveau dans l’histoire de l’Europe : le lien de communion qui grandit et s’approfondit entre des communautés et des mouvements laïcs de plusieurs Eglises et qui relie, tel un filet, les différents points du continent européen, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural. Préfigurant la richesse que constitue l’unité dans toute sa diversité, il veut offrir à l’Europe sa contribution « de peuple ». Dans la phase difficile que traverse l’Europe en ce moment – difficultés dans le domaine social, culturel, politique, spirituel – la manifestation Ensemble pour l’Europe 2007 voudrait témoigner, surtout par des faits de vie, de la lumière inépuisable qui jaillit de l’Evangile mis en actes dans les différents domaines : famille, vie ensemble dans des villes toujours plus multiculturelles et pluri religieuses, économie, politique, nouvelles pauvretés, écologie. La manifestation « Ensemble pour l’Europe » sera précédée et préparée par le Congrès « Ensemble en chemin» pour les responsables et collaborateurs des Mouvements et Communautés. Il aura lieu, toujours à Stuttgart, le 11 mai 2007.

Ensemble pour l’Europe

Les opérations « copains de classe à distance » se multiplient

  35 projets dans 29 pays du monde : 1847 bourses d’étude financées en 5 ans. C’est un réseau de réciprocité, activé à l’échelle de la planète entre les « School-mates » : les copains de classe à distance, un projet des Juniors pour un Monde Uni (Mouvement des Focolari) qui, d’année en année, implique toujours plus d’écoles. 455 bourses d’étude ont été remises en 2006. Mais qu’est-ce que l’opération Schoolmates ? Avec ce projet, les Juniors pour un Monde Uni promeuvent des liens entre les écoles : des classes de différents pays correspondent pour échanger leurs richesses réciproques et partager cultures, langues, traditions et initiatives déjà en cours pour bâtir un monde plus uni. Un fonds de solidarité permet de soutenir des bourses d’étude en faveur de jeunes des pays plus défavorisés. Quel est l’engagement pris ? La classe ou le groupe qui souhaite adhérer au projet s’engage, pour commencer, à vivre la Règle d’or – Fais aux autre ce que tu voudrais que l’on fasse pour toi. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ! – à correspondre avec d’autres classes ou groupes et à assumer des bourses d’étude. Chaque classe pourra s’engager pour une bourse d’étude annuelle, avec 1 euro par mois, pour chaque jeune qui souhaite apporter sa part. Il est possible de contribuer par des économies personnelles, ou en mettant en action toute la classe par des activités variées, toutes à inventer. Une de ces initiatives, par exemple, est devenu désormais un rendez-vous attitré des Juniors pour un Monde Uni d’Italie : ce sont les Foires de printemps. En 2007, 30 projets sont en cours de réalisation, dans 26 pays. Nous présentons ici deux d’entre eux. Pour contrebalancer le phénomène d’abandon des études en Albanie. Le manque de ressources financières et l’absence d’un programme national d’éducation sont parmi les causes de l’écroulement du système scolaire albanais, ces dernières années. Parmi les problèmes les plus sérieux : les faibles salaires des enseignants, le manque de matériel de formation et de locaux adaptés. Le projet tend à donner la possibilité à beaucoup enfants – appartenant aux classes sociales les plus démunies -, de fréquenter l’école obligatoire, et de pouvoir entreprendre des cours de formation professionnelle ; ceci, afin d’ouvrir aux jeunes des perspectives d’avenir et de leur permettre de contribuer, une fois devenus adultes, à la vie et au développement de leur pays. Pour en savoir plus sur ce projet : http://www.school-mates.org/progetti/main_albania_ita.html Bandra la “reine des quartiers périphériques” de Bombay. Soutien à des jeunes en marge de la société. A Bombay (20 millions d’habitants), l’urbanisation galopante a amené la formation d’immenses bidonvilles. Des masses de personnes sont attirées en ville par l’espoir de recevoir au moins un salaire minimum et elles se retrouvent là, vivant dans des conditions d’extrême pauvreté. Les enfants des bidonvilles, avant de se rendre à l’école, travaillent pour tenter de gagner quelque chose et, pour cela, ils arrivent en classe déjà fatigués. Même s’ils étudient avec sérieux et de tout leur coeur, ils sont souvent confrontés à l’échec. 16 bourses d’étude leur sont actuellement attribuées pour qu’ils parviennent à terminer leurs études et à trouver à l’avenir un travail qualifié. Pour en savoir plus sur ce projet : http://www.school-mates.org/progetti/main_india_bandra_ita.html

Ensemble pour l’Europe

Joyeuses Pâques, fête de la résurrection !

 « A trois heures, Jésus cria d’une voix forte : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” » (Mc 15,34) Dipinto di Annemarie BaumgartenJésus abandonné ! Tu nous apprends de façon divine et héroïque en quoi consiste l’amour. Pour que nous ayons la Lumière, tu t’es fait « obscurité ». Pour que Dieu soit en nous, tu l’as éprouvé loin de toi. Pour que nous possédions la sagesse, tu t’es fait « ignorance ». Pour que nous ayons la vie, tus as éprouvé la mort. Pour que nous revêtions l’innocence, tu t’es fait « péché ». Pour que nous puissions espérer, tu as presque éprouvé le désespoir… Pour que le ciel soit nôtre, tu t’es senti abandonné. Jésus abandonné ! Tu nous donnes la certitude qu’en te revivant, chacun de nous peut donner, à l’endroit où il vit, l’élan indispensable et décisif au changement de cap que l’humanité attend, en y faisant rayonner la lumière de la résurrection. Chiara Lubich

Artistes: quelle vocation pour notre époque ?

Artistes: quelle vocation pour notre époque ?

“Artistes : quelle vocation pour notre époque ?” Interpellés par cette interrogation, des peintres, des sculpteurs, des metteurs en scènes, des acteurs, des musiciens, professionnels et amateurs dans ces différentes disciplines artistiques, provenant de 20 pays (Inde, Corée, Argentine, Brésil, Europe…), se rencontreront du 13 au 15 avril au Centre Mariapolis de Castelgandolfo (Rome) pour leur deuxième Congrès international. Les organisateurs ? Le groupe “Clarté”. Il est constitué d’artistes qui voudraient apporter leur contribution pour réaliser un art porteur de lumière dans la nuit culturelle de cette époque en profonde mutation. La caractéristique de Clarté – qui s’inspire de la spiritualité de l’unité, de Chiara Lubich – est le dialogue entre artistes. L’inspiration – telle est leur conviction -, naît aussi de ces liens et de ce dialogue. Objectif de la rencontre Alors que, dans l’art moderne contemporain prédomine souvent “la perte du centre”, l’exclusion de tout point de référence, ce Congrès voudrait promouvoir un art renouvelé par une expérience humaine et spirituelle, universelle. Un art qui, justement parce qu’il s’adresse à l’homme dans toute sa personne, peut devenir le lieu de la pleine réalisation de l’homme. Le programme Comme c’est énoncé dans le titre, le Congrès poursuivra quatre pistes : inquiétudes, espérance, lumière, perpectives. Il prévoit notamment : A l’ouverture, “Le cours magistral” de chiara Lubich sur l’art, à l’occasion du doctorat honoris causa dans le domaine de l’art, qui lui a été conféré par l’université catholique de Maracaïbo (Venezuela). La sociologue brésilienne, Vera Araujo parlera de la contribution que l’art peut apporter dans la société d’aujourd’hui. “L’art, acteur dans la ville” : une présentation d’initiatives artistiques qui suscitent un réveil des valeurs et la cohésion social dans les contextes culturels et sociaux les plus variés. Par exemple, dans des villes comme Naples, Caracas (Venezuela) et Jérusalem, où est né un orchestre composé de Palestiniens et d’Israéliens. Un grand espace sera réservé au dialogue, en session plénière et en groupes. En conclusion, présentation de “Dons de lumière” : entretien de Chiara Lubich avec un groupe de croyants hindous (video).

Parole de vie d'avril 2007

Le jour de la fête de la Pâque, Jésus partage son dernier repas avec ses disciples. Après avoir rompu le pain et fait circuler la coupe de vin, il leur donne son dernier enseignement : dans sa communauté le plus grand prendra la place du plus jeune et celui qui commande la place de celui qui sert.
D'après le récit de Jean, Jésus accomplit aussi un geste significatif pour indiquer les rapports nouveaux qu'il est venu instaurer parmi ses disciples : il leur lave les pieds, ce qui contredit toute logique de supériorité et d'autorité (rappelons-nous que, lors de ce dernier repas, les apôtres se demandaient lequel d'entre eux pouvait être considéré comme le « plus grand »).

« Moi, je suis parmi vous comme celui qui sert »

« Aimer signifie servir. Jésus nous en a donné l'exemple » nous rappelle Chiara Lubich . Or l’image du mot « servir » n’est pas toujours valorisante. Ne considérons-nous pas comme inférieurs ceux qui servent ? D’autre part, nous désirons tous être servis. Nous l'exigeons des institutions publiques (les personnes qui détiennent les plus grandes charges ne s'appellent-elles pas des « ministres » ?), des services sociaux (désignés justement comme des « services »). Nous sommes reconnaissants au vendeur de bien nous servir, à l'employé de s'occuper rapidement de notre affaire, au médecin et à l'infirmière de prendre soin de nous avec compétence et attention…
Si nous attendons cela des autres, les autres en attendent peut-être autant de nous.
La parole de Jésus nous fait comprendre que, comme chrétiens, nous avons une dette d'amour envers tous. Devant chaque personne avec laquelle nous vivons ou que nous rencontrons au travail, nous devrions pouvoir dire, comme le Christ et avec lui :

« Moi, je suis parmi vous comme celui qui sert »

Chiara Lubich nous rappelle encore que le christianisme consiste à « servir, servir tous les êtres humains, voir en tous des supérieurs. Si nous, nous sommes les serviteurs, les autres sont les patrons.
Servir, servir. Nous efforcer d’être les premiers dont parle l’Évangile, oui bien sûr ! mais en nous mettant au service de tous. Le christianisme est une chose sérieuse, non pas un vernis superficiel, du genre : une pincée de compassion, un brin d’amour et une petite monnaie pour les pauvres. Pas du tout. Car il est facile de faire l’aumône pour avoir la conscience tranquille puis d’exercer son autorité en dominant et même en opprimant les autres. »
Mais comment servir ? Dans ce discours, Chiara utilise deux simples mots « vivre l'autre ». Cela veut dire « comprendre l'autre du dedans, dans ses sentiments, porter ce qui lui pèse ». Elle prenait l'exemple des enfants : « Les enfants veulent que je joue avec eux : eh bien jouons ! ». Quelqu’un à la maison voudrait regarder la télévision ou a envie de faire une promenade ? Je pourrais me dire que c'est une perte de temps. « Non, ce n'est pas perdre son temps, c'est de l'amour, c'est du temps gagné, car il faut “se faire un” par amour ». « Mais, dois-je vraiment apporter sa veste à Untel qui doit sortir ? Dois-je vraiment servir à table » ? Oui, car « le service que Jésus demande n'est pas un service théorique, un sentiment de service. Jésus parlait d'un service concret, qui requiert l'usage de nos muscles, de nos jambes et de notre tête ; il faut vraiment servir ».

« Moi, je suis parmi vous comme celui qui sert »

Comment vivre cette Parole de vie ? Nous le savons maintenant : en prêtant attention à l'autre et en répondant promptement à ses exigences, en l'aimant dans les faits. Il s'agira parfois d'améliorer notre propre travail, de l'accomplir avec toujours davantage de compétence et de perfection, car ainsi on sert la communauté. Dans d'autres circonstances nous répondrons à des demandes d'aide particulières, venues de loin ou de près, pour soulager des personnes âgées, ou au chômage, ou handicapées, ou encore des personnes seules. À des demandes qui nous parviennent de pays lointains de la part de personnes victimes de catastrophes naturelles, ou à des demandes de parrainages, de soutien de projets humanitaires. Ceux qui détiennent l'autorité éviteront tout comportement de domination, se rappelant que nous sommes tous des frères et des sœurs.
En agissant toujours avec amour, nous découvrirons, comme le dit un ancien dicton chrétien, que « servir c'est régner ».

Fabio Ciardi et Gabriella Fallacara