5 Oct 2005 | Non classifié(e)
« Faisons revivre nos villes », c’est le slogan de la course de relais internationale « Run4unity » : des ados de langues, cultures et religions différentes se sont donné rendez-vous dimanche 9 octobre entre 11 heures et midi dans des lieux symboliques de leurs pays pour demander que se réalise au plus vite la fraternité universelle. Une journée sportive, pour témoigner de l’engagement à construire un monde uni, en partant de différentes villes et en vivant la Règle d’or : « Agis avec les autres comme tu voudrais qu’on agisse envers toi », que l’on trouve dans l’évangile et dans les livres sacrés des principales religions du monde. A pied, en patins, à vélo, ils feront la course vers un lieu où existent de vives tensions ou bien un lieu symbole de paix. Une communion des biens sera réalisée entre les pays du Nord et ceux du Sud :objets qui seront redistribués à d’autres jeunes moins favorisés ou participer à des bourses d’étude pour des jeunes de pays pauvres ou en guerre.
En temps réel : Du samedi 8 octobre à 11 heures au dimanche 9 à 11 heures auront lieu des informations par radio en streaming et des liaisons téléphoniques avec Nouméa (Nouvelle Calédonie), Coimbatore (Inde), Jérusalem, Fontem (Cameroun), Buenos Aires, Sao Paolo et New York.
Du 10 au 16 octobre, les ados passeront le relais aux jeunes du mouvement des Focolari pour la Semaine Monde Uni www.mondounito.net , rendez-vous mondial, avec diverses manifestations et actions pour la paix et l’unité à tous les niveaux, pour sensibiliser l’opinion publique et les institutions à l’idéal du monde uni et réaliser des pans de fraternité.
30 Sep 2005 | Non classifié(e), Parole di vie
Voilà une parole forte. Elle projette notre vie en Dieu en qui nous puisons lumière et courage, et nous lance au service de l’humanité. Elle répond à une question que posent à Jésus un groupe de pharisiens et quelques partisans d’Hérode. Faut-il ou non payer à l’occupant romain les taxes qu’il exige ? Si Jésus répond oui aux pharisiens, ceux-ci l’accuseront de collaborer avec l’ennemi et il perdra la confiance du peuple. S’il répond non, les partisans d’Hérode, liés à l’autorité romaine, l’accuseront de subversion et le dénonceront comme agitateur. Jésus demande alors qu’on lui présente une pièce d’argent avec laquelle on payait le tribut. De qui sont l’effigie et l’inscription ? De l’empereur, lui répond-on. S’agissant de l’empereur, reprend Jésus, rendez à César ce qui est à César. Ainsi, Jésus reconnaît implicitement la valeur des institutions. Mais la réponse de Jésus va beaucoup plus loin, indiquant ce qui est véritablement en jeu : rendre à Dieu ce qui lui appartient déjà. De même que la monnaie romaine porte l’effigie de l’empereur, le cœur de tout être humain porte, lui, l’image de Dieu : il nous a créés à son image et à sa ressemblance. Donc nous lui appartenons et c’est à lui que nous devons revenir. Lui seul doit recevoir le tribut total et exclusif de notre personne. L’essentiel n’est pas de verser l’impôt à l’empereur romain, mais de donner à Dieu sa vie et son cœur.
« Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Comment vivre cette Parole ? En ayant le sens des responsabilités et de l’engagement, en ravivant notre intérêt pour le bien commun, en respectant les lois, en agissant pour la défense de la vie, la protection des équipements collectifs : routes, édifices, moyens de transport… En abandonnant notre attitude passive pour prendre activement part à l’amélioration de notre quartier, de notre ville, de notre pays, en offrant nos idées, nos propositions, notre sens critique ; en nous engageant comme bénévoles dans les structures sanitaires et civiles ; en perfectionnant notre travail, bref en faisant tout avec compétence et amour, car c’est notre moyen de servir Jésus dans les autres. Ainsi nous contribuerons à ce que l’État et la société, répondant au dessein de Dieu sur l’humanité, soient pleinement au service de l’homme.
« Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Andrea Ferrari, employé de banque à Milan, considérait son agence comme le lieu privilégié où vivre cette Parole de vie. « Chaque matin, écrivait-il, un peu avant huit heures trente, je pointe, j’entre dans l’immeuble où sont situés les bureaux et je commence mon labeur quotidien. Mais quel travail stupide, du moins en apparence ! Je vais, je viens, je monte et descends les escaliers, j’attends devant des portes closes, je transporte des dossiers, et cela depuis tant d’années… Si je reste dans l’amour, malgré les contretemps, les travaux à recommencer… je suis sûr d’avoir fait toute ma part, car c’est Jésus qui m’a placé là. » S’adressant au Seigneur avec simplicité, il disait : « Je suis un employé de banque et je veux te servir en cette qualité… Voilà ma vie, Seigneur, je voudrais qu’elle devienne tout Amour ! » Un jour, une dame âgée qui, au guichet, s’était toujours sentie traitée par lui comme « personne » à part entière et non comme une cliente anonyme, lui apporta un panier d’œufs pour lui exprimer sa reconnaissance. Andrea est mort à l’hôpital, d’un accident de la route. Il avait 31 ans. Il s’interrogeait tout haut : « Vais-je vraiment mourir tout seul, sans voir personne ? » La sœur qui le soignait lui répondit qu’il fallait accepter la volonté de Dieu. Alors, il se remit à sourire : « Nous avons appris à la reconnaître comme notre idéal, à chaque fois qu’elle se présente, même dans les toutes petites choses, même devant un feu rouge » ajouta-t-il avec sa finesse d’esprit habituelle. Il a obéi à Dieu et c’est dans cette obéissance d’amour qu’il est retourné vers lui. Chiara Lubich
26 Sep 2005 | Focolare Worldwide
Répondant à l’invitation du patriarche orthodoxe de Roumanie Teoctist Ier et de son synode, le congrès international annuel des évêques et responsables ecclésiastiques de différentes Églises, amis du mouvement des Focolari, s’est déroulé cette année à Bucarest, dans un pays considéré comme un pont entre l’Orient et l’Occident. Le matin du 21 septembre, c’est le patriarche en personne qui a ouvert le congrès.
Les évêques et responsables présents à Bucarest venaient de 19 pays. L’Église orthodoxe était représentée par les évêques du patriarcat œcuménique de Constantinople, des patriarcats d’Antioche et de Roumanie, de l’Église orthodoxe de Serbie, République tchèque et Slovaquie. Des représentants de l’Église syro-orthodoxe venaient de Syrie, de l’Inde et des Pays-Bas. La communion anglicane était aussi représentée (Angleterre et Italie), les Églises luthériennes d’Allemagne, Suède, Norvège, Grande-Bretagne, Roumanie et États-Unis et l’Église méthodiste (Brésil). Une dizaine d’évêques catholiques s’étaient joints à eux.
« La présence du Ressuscité au milieu de son peuple : cœur de la vie ecclésiale et point essentiel de notre témoignage commun » : c’est le titre et le thème central des réflexions du congrès. C’est le mystère de Jésus qui se rend présent comme il l’a promis, au milieu de deux ou trois réunis en son nom (cf. Mt 18,20), que les participants ont approfondi comme chemin pour la transmission de la foi à notre époque et pour avancer vers la pleine communion de l’Église du Christ. Approfondissements théologiques et spirituels, dialogue et échange d’expériences montrant l’action du Ressuscité dans la vie quotidienne ont complété le programme.
Chiara Lubich, fondatrice et présidente du mouvement des Focolari a apporté sa contribution par une conversation préenregistrée, cette présence de Jésus dans la communauté étant la spécificité de son charisme d’unité.
La rencontre avec la vie monastique, la liturgie, l’iconographie orientale, particulièrement développées en Roumanie, ont enrichi la rencontre et favorisé la communion avec l’Église roumaine orthodoxe et les autres Églises présentes en Roumanie.
Les évêques venus des autres continents ont offert eux aussi leur témoignage de communion fraternelle à ce peuple qui, par sa clameur « unitate ! unitate ! », a donné une forte impulsion à la cause de l’unité des chrétiens lors de la venue de Jean-Paul II en 1999.
26 Sep 2005 | Focolare Worldwide
Parmi les 300 participants se trouvaient les évêques de la Conférence épiscopale catholique roumaine. Le patriarche Teoctist, qui avait ouvert ce 24e congrès le 21 septembre, y a participé à plusieurs reprises et en particulier le dernier jour, le 27. A la clôture du congrès, il a déclaré entre autre : « Nous voyons que le monde s’éloigne toujours davantage du Christ et que l’amour fait défaut (…). Je constate malheureusement que nous sommes encore loin du moment où nous pourrons témoigner ensemble que nous servons la Parole de notre Sauveur, Jésus Christ. Aimons-nous les uns les autres pour pouvoir témoigner la même pensée : c’est une parole qui nous réchauffe à chaque instant. J’ai écouté des choses très particulières ces jours-ci (…). En entendant les récits des jeunes, je pensais que ce serait très fructueux si nous aussi, les évêques, et nos Églises, nous essayions de revoir un par un, de la même façon, tous les problèmes qui nous font mal (…). Je le dis sincèrement, parce que j’ai devant moi les évêques grecs-catholiques, et dans les rapports que nous entretenons avec eux, nous Église orthodoxe roumaine, nous reconnaissons que nous sommes loin de la justice et de la vérité, et surtout de l’amour du Christ. Essayons, à l’exemple et selon les convictions de ces jeunes et de ces frères, de trouver nous aussi des voies pour résoudre les problèmes que nous avons encore. Si nous le voulons, nous pouvons y arriver ».
Sur fond de questions non encore résolues en Roumanie entre l’Église gréco catholique et l’Église orthodoxe roumaine – les problèmes liés aux biens ecclésiastiques confisqués pendant le régime communiste – les paroles du patriarche ont profondément touché les participants et rappelé la clameur populaire « unitate ! unitate ! » qui accompagna en 1999 l’accolade entre le patriarche et Jean-Paul II lors de sa visite dans le pays.
Au cours de la divine liturgie dominicale, après l’homélie, le patriarche a donné la parole au cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, principal organisateur du congrès.
La concélébration catholique dans la cathédrale Saint-Joseph a été un important signe de communion, avec la chorale catholique et celle des étudiants orthodoxes de la faculté théologique de Cluj. Les évêques catholiques sont entrés en procession dans la cathédrale avec les évêques et responsables ecclésiaux des différentes Églises. « Vous qui avez vécu parmi nous cette semaine – a dit l’archevêque de Bucarest, Mgr Joan Robu dans son homélie – vous êtes pour nous une source de vie et d’idées nouvelles. C’est pour moi une véritable espérance pour l’unité ».