Mouvement des Focolari
Sport & Joy : avec le sport authentique, c’est la joie qui gagne

Sport & Joy : avec le sport authentique, c’est la joie qui gagne

« Une société de plus en plus sportive : conséquences », « sport et mirages du succès et de la richesse », « valeur éducative des modèles sportifs proposés actuellement », « bonheur à trouver dans la pratique sportive ou dans le succès ? ». Différentes questions autour du sport qui ont été au centre d’un congrès international – en cette année du sport et de l’éducation physique – sous le titre : « Sport & Joy – avec le sport authentique, c’est la joie qui gagne ».

Sportmeet for a United World, organisateur de la manifestation, veut ouvrir le dialogue dans le monde du sport sur les relations entre « activité physique, sport et bonheur », un rapprochement provocateur à une époque où vivre l’expérience du bonheur, personnel ou collectif, de façon non éphémère, semble chimérique. Spécialistes, étudiants et témoins du monde du sport ont aidé à décliner ce thème dans ses aspects sociologiques, économiques, pédagogiques et psychologiques. Sportmeet est un réseau mondial de sportifs et de professionnels du sport animés du désir de contribuer à travers le sport à la construction d’un monde plus uni. C’est une expression du mouvement des Focolari. Prochain rendez-vous : Le 9 octobre, Sportmeet apportera sa contribution à Run4Unity, la course de relais planétaire préparée par les Juniors pour un Monde Uni, du mouvement des Focolari : 24 heures de sport pour la paix, organisée dans des dizaines de villes du monde www.run4unity.org .

Ensemble pour la paix et l’unité de l’Amérique Centrale

Ensemble pour la paix et l’unité de l’Amérique Centrale

« Comme vous, la majorité des Salvadoriens est convaincue que travailler à construire une Amérique Centrale unie n’est pas une utopie, mais une aspiration inscrite dans la culture, dans l’histoire et jusque dans la configuration géographique de notre région ». Tel est le message de bienvenue du président de la république du Salvador, Elias Antonio Saco, lu à l’ouverture du grand rassemblement qui a réuni plus de 2 000 personnes dans l’amphithéâtre de la Fiera Internacional de San Salvador. Le président a rappelé l’unité culturelle précolombienne, les tentatives d’unité politique qui ont suivi l’indépendance avec la République centroaméricaine (1821-1842) et les nouvelles tentatives d’unification dans la seconde moitié du XXe siècle avec le Mercomun.

Les participants – dont de nombreux jeunes – étaient des habitants des pays d’Amérique centrale où s’est mis en place un processus d’unification pour la prise de conscience que la solution aux conflits sociaux et le renforcement de la paix ne peuvent être trouvés qu’ensemble. « Il est beaucoup question d’intégration économique, sociale et politique, mais il faut aussi travailler à l’intégration religieuse ». C’est ce qu’a souligné Rodrigo Samayoa, du parti Alianza Republicana Nacional. Cette rencontre, une première dans la région, est à l’initiative des mouvement d’Église, des communautés nouvelles et des groupes appartenant à plusieurs Églises chrétiennes, qui ont entrepris un chemin de communion pour contribuer à l’unité spirituelle de la région et du continent. Parmi les nombreuses personnalités se trouvaient des responsables politiques de partis comme ceux les anciens guérilléros du « Front Farabundo Marti pour la libération nationale » (FFMLN) et du « Front démocratique révolutionnaire », qui ont quitté il y a quelques années la voie de la violence pour celle de la politique, à la recherche de la justice sociale au Salvador. « Des rencontres comme celle-ci nous apportent spiritualité et espérance, on y donne et on y reçoit », a déclaré Violeta Mejivar, du FFMLN. Le pape Benoît XVI les a encouragés dans cette voie en envoyant un message qui a été lu par le nonce apostolique. Il a exhorté les personnes « à s’ouvrir aux dons de l’Esprit pour avancer dans cette entreprise, et à s’engager à construire un monde fidèle à Dieu, plus solidaire, plus juste et plus fraternel ». La paix, un nouveau style de vie qui favorise le dialogue et l’intégration des peuples et des cultures ; les valeurs de la famille, la solidarité avec les plus pauvres en Amérique centrale et dans le monde : ces thèmes ont été illustrés par de nombreux témoignages de mouvements : communauté Salvador del Mundo, Renouveau charismatique, Cursillos de Cristiandad, Heraldos del Evangelio, mouvement des Focolari, communauté du Christ Jeune, communauté Sant’Egidio, Encuentros conyugales, Prière et Vie et communauté du Corps du Christ. Dans son message, Chiara Lubich a brièvement décrit cette région « riche par son histoire, sa culture et ses arts – comme ceux de la civilisation Maya – mais si meurtrie par la colonisation et les guerres civiles, avec sa richesse actuelle faite de créativité et des nouvelles dimensions de la participation ». Pour y parvenir, elle propose « l’appel à l’unité » et « le défi de la fraternité ». Andrea Riccardi, de la communauté Sant’Egidio a souligné dans un message que le Salvador et d’autres pays d’Amérique ont « besoin de personnes qui font le rêve d’un monde nouveau de paix. Avec cette rencontre au Salvador, nous sentons que nous en sommes proches ».

Cette journée a été couronnée par la déclaration d’engagement en faveur de la paix et de la fraternité faite par les représentants des mouvements et communautés nouvelles et par les responsables religieux des Églises chrétiennes : Mgr Gregorio Rosa Chávez, évêque catholique auxiliaire du Salvador, l’évêque de l’Église presbytérienne anglicane Mgr Barahona, Héctor Fernández pour l’Église luthérienne, Miguel Tomás Castro de l’Église baptiste et Santiago Flores de l’Église réformée calviniste. Le mois de septembre choisi pour cette rencontre est hautement symbolique à deux titres : le 11 septembre, anniversaire de l’attentat de New York et le 15, anniversaire de l’indépendance des pays d’Amérique centrale. « Ensemble pour l’Amérique centrale » a été organisé dans le sillage de la grande rencontre européenne de mai 2004 à Stuttgart. La Journée « Ensemble pour l’Europe », qui a attiré près de 10 000 participants, avait pour objectif de donner une âme au processus d’unification du vieux continent.

Paris : troisième journée de l’interdépendance

 

 Présentation du mouvement des Focolari
Son rôle dans le monde de l’art

Bonjour à tous !
C’est un grand honneur ainsi qu’une joie d’être aujourd’hui parmi vous et de représenter Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari.
Ce n’est pas simplement une profonde amitié qui lie Chiara Lubich à M. Barber, c’est un partage réciproque autour d’objectifs communs.
Dès la première journée de l’interdépendance qui s’est tenue à Philadelphie, il apparut clairement que le but général du mouvement des Focolari, l’unité de la famille humaine, pouvait constituer un solide appui aux idéaux de l’interdépendance.
L’interdépendance fraternelle souhaitée par Chiara Lubich est, dans le contexte des événements tragiques récemment vécus, un choix incontournable. Il n’y a que cela qui puisse garantir un avenir de paix. Pourtant, cette interdépendance fraternelle a besoin de l’apport de toutes les forces politiques mais aussi spirituelles et culturelles. Le titre de cette troisième journée de l’interdépendance « L’art et la culture au cœur de l’interdépendance » a été très apprécié et est la raison de ma présence parmi vous.
Dès les débuts du mouvement des Focolari (on était en pleine seconde guerre mondiale), Chiara a compris que, pour la réalisation de son grand rêve, la fraternité universelle, un rôle important revenait au monde de l’art et de la culture. En 1955 elle affirmait : « Cela a toujours été la passion de notre Mouvement dès ses débuts : crier par la vie, par les paroles et par les arts que Dieu est beauté et pas seulement vérité et bonté. »
Nous étions dans les années soixante lorsque, ballerine de la Scala de Milan, alors que je m’apprêtais à partir pour l’École du Bolchoï de Moscou, je rencontrai ce Mouvement. Un mot de Chiara m’ouvrit alors des horizons inédits : « L’artiste – disait-elle – est peut-être celui qui est le plus proche des saints. Car si les saints sont de tels prodiges qu’ils savent donner Dieu au monde, l’artiste donne, d’une certaine manière, la créature la plus belle de la terre : l’âme humaine ».
J’ai pu, au cours de ma longue carrière internationale, me rendre compte que le monde de la culture et de l’art a besoin d’une injection nouvelle de pureté. Car l’urgence de faire face aux situations internationales et la marchandisation de tout ce qui existe ont, dans bien des cas, porté atteinte à l’authentique vocation des artistes.
Je ne puis oublier ma joie en apprenant le mot de Stanislavski, le grand maître d’art dramatique russe : « L’art sert à élever l’esprit humain ». Oui, pour réaliser cela, il valait la peine de consacrer sa vie.
Dans le domaine de l’art, le mouvement des Focolari promeut des initiatives et des rencontres entre artistes de toutes tendances et cultures. Chiara reconnaît à l’artiste un « talent spirituel », une authentique vocation, mais elle lui demande de dilater son âme pour y laisser pénétrer l’amour.
Ces dernières années, nous nous occupons particulièrement des jeunes : lorsqu’ils se meuvent avec l’intention de faire passer avant leur art l’authentique amour réciproque vécu entre eux, on obtient des résultats inattendus. Cela les encourage à faire des expériences souvent à contre-courant et à construire des projets, dont certains d’envergure internationale.
La vocation artistique implique, comme l’affirma Jean-Paul II, une « responsabilité sociale » et aujourd’hui cette responsabilité doit se traduire en projets et en œuvres à même de redonner au monde l’espérance.
Au fond de son âme dilatée par l’amour pour ses frères, l’artiste doit puiser un art nouveau qui soit à même de parler à l’humanité de ses aspirations les plus profondes, pour donner au monde un « supplément d’âme » et ainsi contribuer à reporter l’homme à sa pureté, à la nostalgie d’infini et de beauté, qui est Dieu.

Liliana Cosi
Première ballerine étoile du théâtre de la Scala
Présidente de l’Associazione Balletto Classico