[:it]Infinita gratitudine
Du monde entier, un choeur unanime d’émotion, de gratitude et de prières pour le Pape
Du monde entier, les messages des membres du Mouvement affluent : c’est un choeur unanime d’émotion, de gratitude et de prières pour ce grand Pape. Des voix auxquelles se joignent, avec une immense ferveur, celles de chrétiens de différentes Eglises et d’amis des autres religions. Voici quelques-uns des premiers témoignages reçus. Allemagne – des Evangéliques Cité-pilote d’Ottmaring, où cohabitent des membres du Mouvement des Focolari et de la fraternité évangélique Bruderschaft von gemeinsamen Leben : Le pasteur Gottlob Hess (Fraternité de vie de communion): “ Dans ses discours, le Pape part toujours de l’Ecriture Sainte, ce qui est caractéristique des Evangéliques et rend les messages du Pape compréhensibles pour nous aussi. J’admire son ouverture à l’égard des impulsions novatrices venues des Mouvements et des communautés nouvelles, et je l’admire pour l’importance qu’il donne à l’oecuménisme”. Walter Pollmer (Fraternité de la Croix) – “De plus en plus, on a senti que Jean-Paul II voudrait accélérer le processus oecuménique. Pour lui l’oecuménisme n’est pas marginal : il en a lui-même donné un vibrant témoignage.” Günter Rattey (Fraternité de la Croix): “Je suis reconnaissant à Jean-Paul II pour son anthropologie – profondément biblique – qui fait justice à l’homme.” Pour de nombreux évangéliques, Jean-Paul II a donné un visage personnel et crédible à la papauté : par son oeuvre infatigable pour l’Eglise, pour l’oecuménisme et pour l’humanité ; par la façon dont il a accepté la souffrance et la maladie ; par ses multiples reconnaissances de fautes, au nom des catholiques, et ses demandes de pardon : “Jean-Paul II nous a fait découvrir la papauté sous un jour nouveau.” Argentine – des Juifs Le président de l’AMIA (Association mutuelle des Juifs d’Argentine), Abraham Kaul: “Le Pape est celui qui a le plus oeuvré au dialogue judéo-chrétien. Sa grandeur a été d’avoir demandé pardon pour les erreurs commises dans le passé, et, de même qu’il nous a qualifiés de ‘frères aînés’, nous pouvons dire qu’aujourd’hui, est en train de mourir Jean-Paul II, ‘notre frère Aîné’”. Japon – des Bouddhistes Un bouddhiste qui est venu à Rome et a rencontré le Pape : “Ma fille, qui a maintenant 9 ans, a reçu, toute petite, une caresse du Pape sur la tête. Aujourd’hui encore, je garde un vif souvenir de Jean-Paul II, qui nous a manifesté tant de chaleur, bien que nous ne soyons pas chrétiens. Je veux moi aussi, en tant qu’homme, vivre ma vie à l’unisson avec le coeur du Pape. Tout ce que je voudrais Lui dire, c’est ‘Merci’. Et qu’il repose en paix.” Thailande – des Bouddhistes Le moine Phramaha Thongrat nous a téléphoné, hier, et nous a dit : “le Pape n’est pas seulement un grand frère ; c’est aussi mon Père !” Liban – un Druze musulman Imad vit à Carrare (Italie) : “Mon coeur pleure pour ce Pape qui a tant donné, et à moi surtout. J’ai senti tout son amour pour ma terre… que son cri de paix soit entendu !” Algérie – des Musulmans S. et R. (un couple musulman) se souviennent de son voyage au Maroc, où il avait fortement impressionné par son ouverture d’esprit à l’égard des 10 000 jeunes, présents à Casablanca. Ce matin, ils nous ont dit : « Le Pape est un saint ! Il a fait beaucoup pour le monde, il a eu beaucoup de courage. Il a fait tout ce que Dieu voulait. Il était contre les divisions et les guerres. Il a été pour nous un Père. » USA – des Musulmans Malik Shabazz, Imam de la mosquée de Beacon (Etat de New York): “Le Pape Jean-Paul II est un des grands signes historiques et merveilleux de l’amour du Grand Miséricordieux, du Grand Bienfaiteur, envers l’humanité. Jean-Paul II, par sa défense courageuse de la liberté, de la justice et de l’égalité entre tous les membres de la famille humaine, nous a rappelé notre propre responsabilité, individuelle et collective, d’utiliser les ressources que Dieu nous a données pour le bien de l’humanité.”
Commentaire de Chiara Lubich à la Parole de vie du mois de avril 2005
Pour enseigner de manière simple et efficace les vérités, même les plus profondes, de son message, Jésus utilisait souvent des images et des paraboles. Celle dont est tirée cette parole de vie évoque une scène courante de la vie quotidienne : l’attention du berger pour son troupeau. Les voleurs et les brigands, comme des loups rapaces, menacent le troupeau. Mais Jésus se compare au bon pasteur, celui qui prend réellement soin de ses brebis, les guide et les défend, jusqu’à affronter la mort pour elles.
En Jésus, cette comparaison devient réalité. Il est vraiment mort sur la croix « afin que nous vivions par lui ».
« Je suis venu pour que les hommes aient la vie… »
Il est venu, car le Père l’a envoyé, pour nous apporter sa vie divine. « Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ».
Comment comprendre cela ? La vie terrestre, nous l’avons reçue de nos parents. Mais ce que Jésus nous apporte, c’est la « vie éternelle », participation à sa vie de Fils de Dieu, l’entrée dans la communion intime avec Dieu. Il s’agit de la vie même de Dieu que Jésus peut nous communiquer parce qu’il est lui-même la vie. Il l’a dit : « Je suis la vie » et « de sa plénitude, tous, nous avons reçu ».
Qu’est-ce que la vie de Dieu ? Nous le savons, c’est l’amour.
C’est par amour que Jésus, Fils de Dieu qui est Amour, a vécu en venant sur cette terre, et qu’il nous a apporté l’amour même qui brûle en lui. Il nous transmet la flamme de cet incendie infini et il veut que nous en vivions.
«… et qu’ils l’aient en abondance. »
Car Jésus ne se contente pas de posséder la vie, il « est » lui-même la vie, et il peut la donner en abondance, comme il donne la plénitude de la joie.
Le don de Dieu est toujours infini et généreux comme Dieu lui-même. Il comble les aspirations de notre cœur : notre désir d’une vie pleine et sans fin. Seul Dieu peut satisfaire notre soif d’infini. Il nous donne sa vie éternelle, non seulement pour le futur, mais aussi pour le présent. La vie de Dieu commence dès maintenant et ne meurt jamais.
Pensons aux saints ! Ils nous apparaissent tellement pleins de vie que celle-ci déborde autour d’eux. D’où venait cet amour universel de François d’Assise, capable d’accueillir les pauvres, d’aller à la rencontre du Sultan, de reconnaître un frère ou une sœur en chaque créature ? D’où venait l’amour actif de mère Teresa de Calcutta, qui s’est faite la mère de tout enfant abandonné et la sœur de toute personne seule ? Ils possédaient une vie extraordinaire, celle que Jésus leur avait donnée.
« Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
Comment vivre cette Parole ?
Accueillons la vie que Jésus nous donne. Elle est déjà présente en nous par notre baptême et notre foi. Elle peut toujours grandir dans la mesure où nous aimons.
C’est l’amour qui fait vivre. Celui qui aime, écrit saint Jean, demeure en Dieu , participe de sa vie même. Oui, car si l’amour est la vie et l’être de Dieu, il est aussi la vie et l’être de l’homme. À l’inverse, chaque fois que nous n’aimons pas, nous ne vivons pas.
Le départ pour le Ciel de Renata Borlone en est un vivant témoignage. Elle avait accepté comme la volonté de Dieu, la nouvelle de sa mort imminente. Elle disait vouloir témoigner que la « mort est vie », qu’elle est résurrection, et elle s’est proposée, avec l’aide de Dieu, de le manifester jusqu’à la fin. Elle y est parvenue, transformant ainsi sa souffrance en un temps de Pâques.
Chiara Lubich
