17 Juin 2022 | Non classifié(e)
Placer Dieu au centre et être certains de ne pas vaciller. Vivre dans la plénitude ce qui est exprimé dans ce psaume, est la plus grande consolation que l’on puisse recevoir : se sentir guidé et savoir, au plus profond de son cœur, que Lui seul fait bien toutes les choses. Semences de paix Dans notre immeuble, il y avait un mécontentement croissant concernant l’administration, les réparations, le bruit. Un jour J’ai réfléchi aux paroles d’un prêtre : la paix, disait-il, commence en nous, conscients que Dieu se trouve dans la graine de la vérité ; une graine qui germe avec la charité mise en pratique dans les nombreuses situations de la vie. Nous en avons parlé en famille et nous avons eu l’idée d’apporter chaque jour de petites améliorations au bâtiment, mais sans qu’on en voie l’auteur. Par exemple, enlever les feuilles jaunes des plantes dans le hall d’entrée, les arroser, nettoyer les vitres et les cadres des tableaux dans le hall d’entrée qui n’avaient peut-être jamais été époussetés depuis qu’ils y avaient été placés. Bien sûr, c’étaient les tâches de ceux qui sont payés pour nettoyer. Lors de la première réunion de copropriété, l’administrateur a fait remarquer que depuis un certain temps, tout le monde ressentait l’environnement plus accueillant ; des idées ont émergé également sur la façon de peindre l’escalier. Lorsque j’en ai fait part aux enfants, ils ont été enthousiastes. Une contribution à l’amélioration du monde peut même commencer dans son propre immeuble. (C. – Croatie) Le fagot Depuis le début de notre mariage, tout était toujours mis en commun. Un jour, avec mon épouse, nous nous sommes assis autour d’une petite table pour organiser l’économie familiale. Au-delà des chiffres arides, chaque sortie et chaque entrée a marqué une croissance de la qualité de la relation entre nous. Nous avons également impliqué nos enfants. Depuis lors, il est devenu normal que la paire de chaussures peu utilisée soit mentionnée comme étant nécessaire à quelqu’un ou que parmi les dépenses indispensables, il y ait une somme à mettre à la disposition de personnes dans le besoin. Une autre étape a été le ce que l’on appelle le « fagot » : l’attention mis sur le don de ce qui n’est pas strictement nécessaire. Ce n’est que plus tard que nous avons réalisé l’importance de cet acte. Nous avons remarqué que nous étions entrés en relation avec ceux qui ont besoin de tout. Même un crayon, un livre, une couverture deviennent un signe de sollicitude envers les autres. Cette façon de faire a renouvelé nos vies. (L.R. – Pays-Bas) Avoir confiance J’avais perdu mon emploi, mais j’avais confiance que la Providence de Dieu me permettrait d’en trouver un autre : N’avais-je pas expérimenté de nombreuses fois « donnez et on vous donnera » (Lc 6,38) comme réponse à mes efforts pour mettre en pratique l’amour évangélique ? Le jour même, à la paroisse, j’ai raconté mon expérience chrétienne. Après avoir également mentionné que j’étais à la recherche d’un emploi, une fille présente à la rencontre m’a signalé que l’entreprise de son père cherchait justement un employé. C’est ainsi, qu’en ayant confiance, j’ai trouvé un travail. (F.I. – Italie)
Sous la direction de Maria Grazia Berretta
(Extrait de “Il Vangelo del Giorno”, Città Nuova, année VIII, n°2, mai-juin 2022)
16 Juin 2022 | Non classifié(e)
À partir du dimanche 19 juin 2022, le nouveau site réalisé par le Centre Igino Giordani sera mis en ligne. Il est dédié à la figure de cet écrivain et homme politique, cofondateur du mouvement des Focolari. Un espace complètement renouvelé, explique Alberto Lo Presti, où l’on peut rencontrer « Foco » en allant au cœur de son témoignage de vie. « Quelqu’un a dit que si l’Évangile disparaissait sur tous les points de la terre, le chrétien devrait être tel que ceux qui le voient vivre pourraient réécrire l’Évangile. Eh bien, Giordani était l’un de ces chrétiens ». Les mots de Chiara Lubich, pour décrire la figure extraordinaire d’Igino Giordani (à qui elle a donné elle-même le nom de Foco), nous permettent de saisir la beauté qui se cache derrière l’aventure devenue vie de celui qui est considéré comme le cofondateur du mouvement des Focolari. Héros du siècle dernier, engagé sur différents fronts, du politique au social en passant par le culturel, Giordani marche aussi dans le présent. Pour garder cet héritage, le Centre Igino Giordani, fondé par Chiara Lubich et incardiné dans le Mouvement des Focolari, lancera le 19 juin 2022 son nouveau site web. Alberto Lo Presti, qui dirige le centre, nous en parle. Prof. Lo Presti, comment est née l’idée de réaliser un nouveau site dédié à Igino Giordani et quelle en est la nouveauté ? Nous vivons une époque difficile à bien des égards : la paix et la guerre, la justice et les inégalités, la migration et l’accueil, le travail et le chômage… et comme Igino Giordani a abordé ces questions avec sagesse et inspiration, nombreux sont ceux qui essaient de chercher dans ses discours, ses écrits, ses témoignages, une lumière qui puisse les guider dans leurs choix actuels. C’est pourquoi nous avons décidé de revaloriser le site web, en le rénovant complètement, en l’adaptant aux graphismes et à l’opérabilité la plus moderne. De cette manière, nous mettrons à la disposition du public intéressé les principaux matériaux illustrant sa pensée et sa vie. De quelle manière la figure de Foco peut-elle faire son chemin dans le monde d’aujourd’hui et être une source d’inspiration pour les nouvelles générations ? À l’âge vénérable de plus de 70 ans, Igino Giordani était considéré comme un « mythe » par de nombreux jeunes et adolescents qui se promenaient dans les jardins du Centre international du mouvement des Focolari à Rocca di Papa, en Italie, et le rencontraient assis sur un banc. Ils aimaient parler avec lui, parler de choses profondes, ou simplement raconter quelque chose de leurs expériences. Aujourd’hui, les jeunes ont encore besoin de mythes et de héros et ils les cherchent souvent dans les endroits les plus improbables (sport, cinéma, jeux vidéo, médias sociaux, influenceurs). Rencontrer Igino aujourd’hui, c’est connaître l’histoire d’un véritable héros, qui a fait la guerre, qui a véritablement choisi la paix, qui a réellement mis au défi les puissants de rester cohérents avec leurs idéaux. On croit généralement que la jeunesse est le temps des idéaux qui, avec la maturité, sont destinés à s’effondrer. Igino est resté jeune jusqu’à la fin car, comme il aimait à le dire, « on ne vieillit jamais dans l’esprit ». S’appuyer sur son expérience, c’est écouter son enseignement : vivre pour l’idéal d’unité est la chose la plus passionnante qui lui soit arrivée. Et en plus de l’amélioration de la convivialité du site et de son nouveau graphisme, il y a aussi la création d’une page Instagram déjà en ligne, le premier canal officiel entièrement dédié à Igino Giordani (Igino_giordani_official), pour entrer en contact avec lui, un citoyen du monde et un véritable influenceur de notre temps.
Maria Grazia Berretta
15 Juin 2022 | Non classifié(e)
L’art de se soutenir mutuellement ne s’apprend pas dans les livres, mais aider quelqu’un dans ses études et lui consacrer du temps pourrait être l’occasion de découvrir des merveilles et d’en cueillir les fruits inattendus, même dans un lieu comme la prison. C’est ce qui est arrivé à Marta Veracini et lui a permis de porter un regard nouveau sur elle-même. Rire à gorge déployée tandis qu’une voix au loin chuchote de ne pas déranger ; échanger des idées et des opinions en essayant de trouver la bonne concentration pour étudier et lire attentivement. C’est la scène qui se répète quotidiennement dans les amphithéâtres des universités, entre la pause-café et le prochain cours à suivre. En réalité, c’est tout cela, et bien plus encore, qui arrive à Marta Veracini, une jeune femme toscane, chaque fois qu’elle entend se refermer derrière elle les portes verrouillées de la Dogaia, la prison de Prato (Florence – Italie), Diplômée en droit et titulaire d’un master en criminologie, Marta a rejoint en 2019 le projet de service civil organisé par l’Université de Florence, grâce auquel des bénévoles aident les détenus à préparer leurs examens universitaires. Depuis lors, même après la fin de l’année, elle a continué à rendre ce service, dans ce lieu que tout le monde aurait du mal à définir comme « beau » mais qui, de manière surprenante et inattendue, est devenu un espace dédié à l’attention et à la confiance mutuelles ; un lieu où c’est la relation qui devient une « maison d’accueil » et où chacun, détenu ou non, peut enfin être lui-même. « Lorsque quelqu’un m’interviewe – dit Marta – on me demande toujours ce qu’on retire du réconfort et de l’aide apportés dans un endroit comme la prison. La vérité est que personne n’imagine vraiment combien on peut recevoir, même dans ce contexte. Le bénévolat en prison a changé ma vie, m’a permis de briser les barrières de ma timidité, de mes insécurités et me permet aujourd’hui d’afficher un sourire que je cachais auparavant. C’est moi qui dois remercier les personnes que j’ai rencontrées pour tout ce qu’elles ont fait pour moi et continuent de faire. Je suis vraiment libre avec elles. » Une vraie conquête. Il y a tellement de cellules qui peuvent nous emprisonner, qui peuvent confiner nos rêves, nos pensées, nos espoirs. L’expérience de Marta, partagée avec celle des détenus qu’elle a eu la chance de rencontrer et d’aider dans leurs études au fil des ans, est un exemple de la manière dont, ensemble, il est encore possible de prendre son envol, de sentir que l’on vaut quelque chose et, pourquoi pas, de penser à l’avenir. « Le parcours universitaire est certainement fatigant pour tout le monde – précise Marta – mais ils travaillent très assidument et c’est agréable de voir leur bonheur et leur détermination à réussir un examen. Ce sont de belles petites réalisations qui les voient également confrontés à des sujets difficiles. Beaucoup d’entre eux, par exemple, étudient le droit et certains ont déjà obtenu un diplôme. Parmi eux, des jeunes mais aussi des adultes, originaires de diverses régions d’Italie ou étrangers. C’est une joie de voir comment ils ne se fixent aucune limite, s’encouragent mutuellement et deviennent un exemple pour les autres. Pour les personnes condamnées à une longue peine, cela signifie investir de l’énergie et du temps en vue de réussir, pour leur plus grande fierté et celle de leurs familles ! Ceux qui sont libérés, en revanche, ont la possibilité de mettre à profit ce qu’ils ont étudié pour redémarrer. » Un regard d’espoir qui embrasse et se laisse embrasser. Les récits de la vie quotidienne entre les murs de la Dogaia, inclus dans le livre que Marta a écrit pendant la pandémie, « Mon ange gardien est condamné à perpétuité », sont une petite goutte d’eau dans le grand océan d’indifférence qui sépare l’intérieur de l’extérieur, un témoignage de la façon dont il est possible de briser les barrières grâce à de belles initiatives, en mettant au centre l’amour inconditionnel envers son prochain. « Je n’ai jamais voulu connaître les raisons pour lesquelles chacun d’entre eux est en prison – poursuit Marta – mais une chose est sûre, je ne les ai jamais regardés comme des monstres, juste comme des personnes qui, malgré le poids de leurs erreurs, ont les mêmes besoins que les autres, les mêmes sentiments et le même désir de relation et de partage. Des personnes qui ont une dignité comme tout le monde et grâce auxquelles j’ai aussi trouvé la mienne. Bref, des « vrais amis ». »
Maria Grazia Berretta
13 Juin 2022 | Non classifié(e)
La parole de vie de juin 2022 « C’est toi le Seigneur ! Je n’ai pas de plus grand bonheur que toi » nous propose de reconnaître Jésus dans toutes les circonstances de la vie, surtout dans les moments les plus difficiles, de souffrance physique ou spirituelle. Jésus dans son abandon s’est fait pour nous accès au Père. Lui, il a fait sa part. Mais pour bénéficier d’une grâce aussi grande, chacun de nous doit aussi faire sa petite part, qui consiste à s’approcher de cette porte et à la franchir. Et comment faire ? Lorsque la déception nous envahit, lorsqu’un traumatisme, un malheur imprévu ou une maladie absurde nous blessent, nous pouvons toujours nous souvenir de la douleur de Jésus, qui a incarné toutes ces épreuves et mille autres encore. Oui, il est présent en tout ce qui a goût de souffrance. Chacune de nos douleurs est un aspect de son nom. Essayons alors de reconnaître Jésus dans toutes les angoisses, les difficultés de la vie, dans toutes les obscurités, dans nos tragédies personnelles et celles qui touchent les autres, dans les souffrances de l’humanité qui nous entoure. Elles le représentent, parce qu’il les a faites siennes. Il suffira de lui dire, avec foi : « C’est toi, Seigneur, mon unique bien[1] » ? il suffira de faire quelque chose pour soulager ses souffrances dans les pauvres et les malheureux, pour aller au-delà de la porte, et y trouver une joie encore jamais éprouvée, une nouvelle plénitude de vie.
Chiara Lubich
(Chiara Lubich, in Parole di Vita, Città Nuova, 2017, p. 605 – Parole de Vie d’avril 1999) [1] Ps 16 (15), 2.
7 Juin 2022 | Non classifié(e)
En Amérique latine, la majorité de la population appartient à l’Église catholique romaine mais la relation entre les différentes Églises se développe depuis un certain temps. Le travail partagé dans le domaine social permet aux chrétiens de trouver de plus en plus d’espaces pour une véritable unité. L’un des moments les plus forts est la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, célébrée dans l’hémisphère sud autour de la fête de Pentecôte. Les jeunes prennent de plus en plus l’initiative de mener des actions concrètes.
Les jeunes ont toujours été attirés par ce qui est inconnu, par ce qui est différent d’eux, par tout ce qui représente quelque chose de nouveau, même dans le domaine religieux; ils sont de plus en plus ouverts à ceux qui ne sont pas de leur propre église. C’est une expérience menée par Ikuméni, un atelier destiné aux jeunes chrétiens d’Amérique latine (ou latino-américaines) appartenant à différentes églises et traditions chrétiennes. « Dès le premier jour, j’ai compris que cela allait être un défi personnel pour chacune des personnes présentes, à commencer par moi, qui fréquente quotidiennement des personnes majoritairement catholiques, comme moi. Dans ce cours, tout était nouveau et chaque participant venait d’une église différente », raconte Carolina Bojacá, une jeune Colombienne du mouvement des Focolari.
Des jeunes chrétiens de différentes traditions deviennent compagnons de route dans cette formation qui constitue une expérience sans précédent dans le domaine œcuménique. À partir d’une foi commune en Christ, chacun se prépare à servir, que ce soit dans le domaine du développement durable, de la paix ou de l’aide humanitaire. « En août 2021, j’ai assisté, sous forme virtuelle – poursuit Carolina – à une formation pour les jeunes sur les bonnes pratiques œcuméniques et interreligieuses. Dès le début, une très bonne atmosphère s’est créée entre tous et nous avons ressenti une forte envie de nouer des relations et de mieux nous connaître… En abordant chaque question, nous nous sommes également rendu compte que, pour avancer, nous devions souvent nous défaire des préjugés ou des idées préconçues qui se créent souvent au sein d’une communauté et qui ne nous permettent pas d’ouvrir notre esprit et notre cœur pour accueillir l’autre. Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible de découvrir la beauté de ce qui nous unit mais aussi les différences qui font de nous ce que nous sommes en tant que Église ou réalité, sans que cela ne soit un obstacle pour travailler ensemble à un monde plus fraternel. Au fil des mois, nous avons appris à nous connaître et nous avons eu notre première rencontre en face à face. C’était vraiment agréable de voir nos relations se renforcer, de pouvoir s’embrasser, prier, dialoguer et découvrir la diversité et la richesse de chacun, y compris la mienne ». Les jeunes qui suivent cet atelier se préparent au service commun. Comme le dit le document Servir le monde blessé du Conseil œcuménique des Églises et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Les chrétiens doivent maintenant ressentir l’urgence d’un témoignage commun : les chrétiens ensemble au service, s’impliquant également avec les personnes d’autres religions dans une solidarité interreligieuse. Carolina et son groupe ont également retroussé leurs manches : « En décembre, avec une autre fille du mouvement des Focolari qui participait également au cours, nous avons voulu apporter des cadeaux à une communauté indigène déplacée par la violence, dans la banlieue de Bogota. Nous avons proposé l’idée à tout le monde et la réponse a été très positive : beaucoup ont donné quelque chose et ont assuré leurs prières, montrant que, même si nous appartenons à une église différente, ce qui nous motive est cet amour inspiré par Jésus qui est notre modèle commun. Pour terminer notre formation, poursuit Carolina, chacun de nous a dû raconter ses activités lors d’une réunion en présence qui a eu lieu à Buenos Aires, en Argentine. Nous avons rencontré les participants du cours Ikuméni, mais nous avons également eu la présence de membres d’autres religions qui ont joyeusement partagé leurs pensées et leurs actions concrètes. C’était un moment spécial de pouvoir nous ouvrir également au dialogue interreligieux ». Une expérience totalement nouvelle ; un témoignage de la fraternité qui se construit à partir de l’effort de chacun et du grand désir de se connaître et de faire de grandes choses, tous ensemble. « Même si le cours est terminé, conclut Carolina, ce n’est que le premier pas pour répondre à un appel personnel et continuer à renforcer nos relations, afin de pouvoir nous entraider dans ces actions qui dilatent nos cœurs et continuer à travailler pour que le monde uni devienne une réalité ».
Carlos Mana