Mouvement des Focolari

Report de l’Assemblée Générale ordinaire de l’Œuvre de Marie

Elle aura lieu du 24 janvier au 7 février 2021. En raison de l’urgence sanitaire provoquée par le Covid-19, avec l’approbation du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, l’Assemblée Générale de l’Œuvre de Marie (Mouvement des Focolari) – qui était prévue pour le mois de septembre 2020 – a été reportée du 24 janvier au 7 février 2021. Il convient de rappeler que l’Assemblée générale est convoquée ordinairement tous les six ans ou de manière extraordinaire lorsque des raisons nécessitent ses délibérations (Statuts Généraux, art. 73, 75). Ce qui se passe à l’Assemblée générale : Quatre tâches principales (SG, art. 74) sont confiées à l’Assemblée Générale :

  • Elire la Présidente, le Coprésident, les Conseillers et les Conseillers généraux ;
  • Délibérer sur les modifications des Statuts généraux de l’Œuvre de Marie qui sont ensuite soumises à l’approbation du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie ;
  • Délibérer sur la modification des Règlements des subdivisions et du Règlement de l’Assemblée Générale;
  • Délibérer sur des thèmes recueillis et ordonnés par le Centre de l’Œuvre de Marie, qui lui sont présentés à l’initiative du Président, du Conseil général, d’une section, d’une branche ou d’un mouvement. Chaque participant à l’Assemblée peut proposer que d’autres thèmes relatifs à la vie de l’Œuvre soient examinés.

Le préambule de Chiara Chiara Lubich a voulu écrire un préambule aux Statuts Généraux, pour donner un sens aux contenus des Statuts, et donc aussi à l’Assemblée Générale : « Le préambule de toute autre règle – la charité mutuelle et constante, qui rend possible l’unité et apporte la présence de Jésus dans la collectivité, fonde dans tous ses aspects la vie des personnes qui font partie de l’Œuvre de Marie. Norme des normes, elle est le préambule de toute règle. » (SG, p.7).

Bureau de Communication des Focolari

 

Sarah et sa grossesse

Sarah et sa grossesse

Jully et Ricardo, un couple péruvien, et leur aide ménagère : des sacrifices et des difficultés qui se sont vite transformés en amour à la lumière de celui de Dieu. Après une expérience vécue en Italie, à la « Scuola Loreto« , l’école internationale pour les familles située à Loppiano, la Cité pilote des Focolari en Italie, nous sommes rentrés au Pérou avec le désir de vivre l’idéal évangélique que nous y avions connu. Nous nous sommes installés à Lambayeque, une petite ville tranquille au nord-ouest du Pays. Nous avons engagé une aide ménagère, Sarah, qui, au bout d’un certain temps, nous a informés qu’elle était enceinte. Elle a expliqué qu’elle avait dissimulé la nouvelle parce qu’elle avait été licenciée de ses précédents emplois pour cette même raison. En l’écoutant, il nous est venu à l’esprit une chose que nous avions apprise à l’école familles : que Jésus assumait et rachetait chaque situation douloureuse dans son Abandon sur la Croix, transformant la douleur en amour. Nous avons pu voir dans cette situation un visage de cet abandon et notre réponse a été de la consoler et de l’assurer que nous l’aiderions pour la naissance de son enfant. En plus de la grossesse, elle a eu d’autres difficultés car le père de son enfant était un soldat de l’armée qui l’avait abandonnée et elle aussi avait fui la maison de ses parents par peur. Nous avons découvert la caserne de ce soldat et on nous a dit qu’il avait été  déplacé dans une caserne éloignée, dans la jungle amazonienne. Il n’y avait aucun moyen de le contacter. Afin de lui permettre d’accoucher à l’hôpital, nous avons demandé l’aide des services sociaux pour qu’ une sage-femme la suive en vue de la naissance. Mais elle était désespérée et pensait qu’elle allait abandonner son bébé car elle se sentait seule et incapable de l’élever. Nous l’avons aidée à comprendre que son enfant était un don de Dieu et que Sa providence l’aiderait toujours. Avec nos enfants, nous l’aidons également à se réconcilier avec son père et à retrouver sa famille, en attendant l’arrivée de son enfant avec espoir et en se préparant à l’accouchement à la suite des contrôles médicaux. Sarah est restée avec nous jusqu’à la naissance de son fils, après quoi elle a pu rentrer chez elle. Dans cette expérience, l’amour de Dieu nous a accompagnés  pour aider cette maman à ne pas se séparer de son enfant,  à se réconcilier et à bénéficier du soutien de sa famille. Lorsque nous vivions à Lambayeque, elle nous rendait toujours visite avec son enfant et nous l’avons vu grandir. Nous continuons à lui envoyer des vêtements et des fournitures. Elle et son père nous ont toujours exprimé leur gratitude et, chose encore plus belle, nous l’avons vue à quel point cette maternité l’avait rendue heureuse. Nous gardons dans le coeur l’immense joie d’avoir aimé cette jeune femme comme l’Évangile nous y invite et de voir comment cette situation douloureuse s’est transformée en un amour authentique.

                                                                       Ricardo et July Rodríguez (Trujillo, Pérou)

 

Là, maintenant !

Le texte de Chiara Lubich, ci-dessous, nous aide à voir notre réalité telle qu’elle se présente, aux yeux de Dieu, indépendamment des circonstances extérieures dans lesquelles nous nous trouvons et qui peuvent parfois être très douloureuses. Jésus aussi, à l’heure de sa Passion, a continué à se tourner vers le Père et à se conformer à sa volonté. Et grâce à cette attitude, il est devenu le Ressuscité, le Sauveur. […] Nous avons compris que chacun de nous, de toute éternité, est une Parole de Dieu. En effet, comme l’affirme saint Paul : « Le Père nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde[1]. » Et, à un autre endroit, toujours en parlant de nous, il ajoute : « Ceux que, d’avance, [Dieu] connaissait[2]… » Alors, nous avons compris que, puisque nous sommes Parole de Dieu, il nous faut avoir un seul comportement, le plus intelligent : être sans cesse, comme le Verbe – Parole par excellence –, « tournés » vers le Père, ce qui signifie vers Sa volonté. C’est ainsi, d’ailleurs, que nous pouvons nous réaliser pleinement et acquérir notre pleine liberté car, de cette manière, nous laissons vivre notre véritable moi. Or, pour bien le vivre, quand nous faut-il être dans cette attitude ? Vous connaissez la réponse : dès maintenant, dans l’instant présent. C’est dans le présent que se vit la volonté de Dieu. C’est dans le présent qu’il nous faut vivre tournés vers le Père. Dans l’instant présent, qui est un aspect essentiel de notre spiritualité, de notre « ascèse ». Impossible, en effet, de nous passer de cet instant présent ! Cette manière de vivre est typiquement évangélique. L’évangéliste Matthieu rapporte les paroles suivantes de Jésus : « Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain : le lendemain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine[3]. » […] Remettons-nous, alors, à vivre le plus possible la volonté de Dieu, dans l’instant présent. […] Rappelons-nous enfin que […] la volonté de Dieu qu’il nous faut réaliser avant tout et à chaque instant de notre journée, est l’amour réciproque : nous aimer, comme Jésus nous a aimés. C’est cela qui nous renouvelle constamment.

                                                                                                Chiara Lubich

(Extrait d’une conférence téléphonique, Rocca di Papa, 21 décembre 1996.) [1] Ep 1, 4-5. [2] Rm 8, 29. [3] Mt 6, 34.

Évangile vécu : un amour qui est accueil

Chiara Lubich écrivait : « Jésus a été la manifestation de l’amour pleinement accueillant du Père du ciel pour chacun d’entre nous ; nous devons avoir, par conséquent, cet amour les uns pour les autres. (…) L’accueil de l’autre, de celui qui est différent de nous, est à la base de l’amour chrétien. C’est le point de départ, le premier pas dans la construction de cette civilisation de l’amour, de cette culture de la communion à laquelle Jésus nous appelle tout particulièrement aujourd’hui[1]». Travail de recherche Je travaillais sur une recherche et j’avais une date limite pour la remettre quand la voisine frappe à la porte ; elle me demande de tenir compagnie à son mari malade pendant qu’elle fait les courses. Je connais la situation et je ne peux pas lui refuser. Il commence à me parler de son passé, de ses années d’enseignement… Pendant que je l’écoute, me vient spontanément à l’esprit mon travail interrompu. Le conseil d’un ami fait irruption: savoir écouter son prochain par amour est un art qui requiert le vide intérieur. J’essaye de l’appliquer en étant entièrement présent. À un moment donné, il s’intéresse à moi et m’interroge sur mon travail. Entrant dans le vif du sujet, il me conseille d’aller dans sa bibliothèque chercher un carnet de notes qu’il avait prises lors d’une conférence sur la matière dont je m’occupe. Je le trouve et nous commençons à en parler. J’ai ainsi acquis de nouveaux éléments pour comprendre plus clairement comment conclure ma recherche. Et dire que j’avais eu peur de perdre mon temps ! (Z. I. – France) Préparez-vous à … vivre ! Lorsque le médecin m’a annoncé qu’il n’y avait plus rien à faire, c’était comme si toutes les lumières s’éteignaient et que je me retrouvais dans la nuit. En rentrant chez moi, j’ai pris la direction de l’église. J’y suis resté en silence tandis que les pensées tourbillonnaient dans ma tête. Puis, comme une voix, une pensée s’est formée dans ma tête : « Ce n’est pas à la mort que tu dois te préparer mais à la vie! » À partir de cet instant, j’ai essayé de bien faire chaque chose, d’être gentil avec tout le monde, sans me laisser distraire par ma douleur et en étant prêt à accueillir les autres. J’ai commencé à vivre des journées pleines. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre mais l’annonce de la mort m’a réveillé d’un sommeil. Et je vis maintenant dans une sérénité inattendue. (J.P. – Slovaquie) Transfusion directe Je suis infirmière. J’apprends qu’une patiente se trouve dans un état désespéré. Pour tenter de la sauver, il faudrait du sang d’un groupe qu’on ne trouve pas depuis plusieurs jours. Je cherche parmi mes différents amis et connaissances, je continue mes recherches à travers mes collègues de travail. Rien à faire. Je suis sur le point d’abandonner. Je pense alors à Jésus et je lui demande : « Tu sais que j’ai essayé de faire toute ma part et je sais que tu peux tout si tu veux ». C’est l’heure de fermer le service et le médecin que j’assiste est à peine parti qu’une jeune femme arrive pour une visite médicale. Je ne peux pas la renvoyer, qui sait d’où elle vient. Je me précipite pour appeler le médecin qui, contrairement à d’autres fois, est disposé à revenir à la clinique. Je commence à remplir l’ordonnance, je lui demande une pièce d’identité et la dame me remet sa carte de l’Association des donneurs de sang. J’en ai le souffle coupé, j’ai ma question en tête : et si elle avait ce groupe sanguin ? Et si elle acceptait ? C’est exactement ainsi que cela se passe! Quelques heures plus tard, la dame se trouve au chevet de la malade pour une transfusion directe. (A. – Italie)

par Stefania Tanesini

(extrait de Il Vangelo del Giorno, Città Nuova, année VI, n.3, mai-juin 2020)   [1] Cf. C. Lubich, Parola di Vita dicembre 1992, in eadem, Parole di Vita, a cura di Fabio Ciardi (Opere di Chiara Lubich 5; Città Nuova, Roma 2017) pp. 513-514.