25 Juil 2019 | Non classifié(e)
En voyage de Damas à Alep, en passant par Homs. Nous voyons de nos yeux ce qui se passe : la reconstruction, la ténacité des personnes pour revenir à la normale dans un pays où la guerre n’est pas encore terminée et où les décombres envahissent rues et existences. La présence et le travail des Focolari, à travers quelques projets d’AMU (Action Monde Uni) et de AFN (Action Familles Nouvelles). https://vimeo.com/343606702
23 Juil 2019 | Non classifié(e)
Entretien avec Lucia Abignente qui, avec Giovanni Delama, reconstruit l’histoire de la première Mariapolis dans le livre « Una città tutta d’oro », qui paraîtra en septembre aux éditions Città Nuova. La première mariapolis a eu lieu il y a 70 ans dans les Dolomites du Trentin. C’était au cours de l’été 1949 et Chiara Lubich, qui, dans la ville de Trente, partageait le choix de vivre l’Évangile avec quelques compagnes, se rendit à Tonadico di Primiero pour un temps de repos. Ce fut un moment décisif et lumineux dans l’histoire du Mouvement des Focolari où Chiara a compris le plan de Dieu concernant l’Œuvre qui était en train de naître : l’Œuvre de Marie. Depuis lors, des expériences similaires, appelées Mariapolis, se sont répétées chaque année pendant l’été, et avec le temps, elles auront lieu dans le monde entier. Dans l’histoire de la Mariapolis, les dix premières années, de 1949 à 1959, ont été particulièrement importantes. Pouvez-vous expliquer pourquoi ? Ces années marquent les origines de la Mariapolis, celles où la force du charisme de l’unité, donné par Dieu à Chiara pour l’Église, produit de nouveaux fruits. Nous vivons une communion très forte, partagée et enrichissante entre des personnes de tous âges et de toutes classes sociales de différents pays du monde (en 1959 il y aura 12 000 participants en provenance de 27 nations ). C’est une expérience intense de Dieu, un chemin de sainteté que nous faisons ensemble comme frères. Elle préfigure en quelque sorte la réalité du peuple de Dieu que le Concile Vatican II mettra en évidence. Pourquoi le nom Mariapolis ? Ce nom n’est apparu qu’en 1955 : au fil des années, cette expérience collective s’est identifiée à celle d’une ville, d’un peuple qui se sentait conduit par Marie. L’amour évangélique vécu entre tous a généré la présence du divin. Les paroles de Jésus se sont réalisées : « Là où deux ou plusieurs sont unis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20). C’est l’expérience de cette réalité lumineuse qui inspire le titre du livre. Quelles sont les caractéristiques essentielles de ces rassemblements qui ont encore lieu aujourd’hui de différentes manières ? Je les résumerais en un mot : communion, voire communions. Communion dans l’Eucharistie, renouvelée quotidiennement ; communion dans la Parole de l’Évangile ; communion avec nos frères et sœurs. C’est cette caractéristique qui donne une forte empreinte à l’expérience de 1949 et que l’on retrouve au cours les années suivantes. De là est né l’engagement de continuer à vivre cette expérience dans nos lieux de vie habituels, de coopérer au plan d’amour de Dieu pour la Création et pour la réalité sociale qui nous accueille. Qu’est-ce qui vous a frappé dans les histoires de ceux qui ont participé à la première Mariapolis? Lorsque j’ai rencontré ces témoins, j’ai pu constater que l’expérience de la mariapolis n’est pas un souvenir mais une réalité encore vivante aujourd’hui. A partir des témoignages écrits, j’ai saisi l’authenticité d’une vie vécue comme un corps, à la recherche de l’unité. Les Mariapolis ont également permis des réalisations dont le rayonnement est toujours actuel … Tout d’abord le journal « Città Nuova », qui a vu le jour pendant la Mariapolis : une manière de permettre aux participants de rester en lien une fois rentrés chez eux. Il y a aussi les Mariapolis « permanentes », des Cités pilotes internationales stables dont Chiara parlait déjà en 1956. Par ailleurs des chemins de dialogue ont commencé avec des personnes d’autres Églises chrétiennes, déjà présentes à Fiera en 1957, et avec d’autres figures charismatiques de l’Église catholique : autants de chemins de communion qui se développeront avec le Concile Vatican II et au cours des années suivantes. Ces premières mariapolis portent aussi les prémisses de l’engagement du Mouvement en faveur de la réalité politique et sociale. Dans la Mariapolis « permanente » vivent ensemble des personnes d’âges, de pays, de cultures et de dénominations chrétiennes différents, mettant en pratique l’Évangile. Une expérience où la diversité est vécue dans l’unité. Dans cette Europe fragmentée par le nationalisme et le populisme, quel est le message de ces cités pilotes ? Ce que le Pape François a dit il y a un an aux habitants de la Cité pilote de Loppiano est très significatif : il insiste sur la « mystique du nous », qui nous fait avancer ensemble au cœur de l’histoire. Une réalité déjà très présente au cours de la première Mariapolis. En 1959, par exemple, malgré les conséquences de la guerre, les Italiens et les Allemands, et des personnes de différentes nationalités, dépassent toutes les barrières et consacrent leurs Pays respectifs à Marie : ils veulent le faire ensemble, comme un acte d’amour réciproque qui exprime la réalité d’un seul peuple.
Claudia Di Lorenzi
18 Juil 2019 | Non classifié(e)
La première Mariapolis européenne organisée par le Mouvement des Focolari, à Tonadico dans les Dolomites, du 14 juillet au 11 août, vient de commencer. Dans un contexte historique et politique d’une Europe divisée et conflictuelle, l’événement veut témoigner du fait que le rêve de fraternité entre les peuples n’est pas une utopie. L’intuition initiale de Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, à cheval entre les années ‘40 et ‘50 du siècle passé, trouve sa réalisation dans les différents domaines du savoir, comme dans le cœur des relations entre les personnes et entre les peuples. On en parle avec le Père Fabio Ciardi, responsable du centre d’études interdisciplinaires du Mouvement ‘’École Abbà’’ : Quel est le lien entre les expériences mystiques que Chiara Lubich eut dans les années ‘49 et ‘50, pendant et après la première Mariapolis, et la naissance de l’École Abbà ? ‘’L’École Abbà est née afin d’approfondir ce qui s’est passé au cours de ces années-là. Chiara a eu l’occasion d’écrire quelque chose de cette expérience au fur et à mesure qu’elle avait lieu, consciente qu’il y avait là une doctrine, des valeurs si profondes et si riches qu’elles auraient pu nourrir non seulement l’Oeuvre mais aussi l’Église. A un certain moment, elle a ressenti le besoin de reprendre en main ces écrits et a commencé à appeler autour d’elle des personnes d’un certain niveau culturel afin d’entrer en profondeur dans son expérience et à en faire jaillir la doctrine qui est déjà comprise en elle’’. Parmi les disciplines qui sont l’objet d’étude de l’École Abbà, il y a l’histoire et la politologie. La réflexion de l’École dans ces domaines peut-elle aider à comprendre les raisons fondatrices de l’Union Européenne ? ‘’L’expérience que Chiara a faite en ‘49, lui a permis d’avoir une vision d’en haut du dessein de Dieu sur l’humanité et sur l’histoire. On y retrouve donc des valeurs qui se trouvent à la base aussi de l’Europe. L’École Abbà veut les mettre en évidence et en montrer l’actualité. Aujourd’hui la Mariapolis nous aide à redécouvrir ce dessein, à comprendre quel est le projet de Dieu sur notre histoire, sur notre identité’’. Lors des premières années du Mouvement, Chiara eut l’intuition que l’Europe était appelée à être unie à l’intérieur d’elle-même – Igino Giordani, cofondateur du Mouvement, souhaitait la naissance des États-Unis d’Europe – et à se présenter comme entité fédératrice des peuples dans le contexte mondial. Aujourd’hui cependant, nous sommes loin de cette vision et l’Europe est traversée par des nationalismes et des populismes. Comment retrouver cet élan et le rendre ‘’contagieux’’ ? ‘’Il me semble personnellement que dans l’expérience initiale de ‘49, il y ait tous les éléments qui permettent d’élargir le cœur, afin de faire grandir le sens de fraternité, d’accueil, de partage, et de promouvoir un chemin commun. Au début, la réflexion de Chiara était concentrée sur l’Italie : elle parlait de Sainte Catherine et de Saint François comme étant les patrons de l’Italie. Mais bien vite, les horizons se sont ouverts car des personnes d’autres pays d’Europe et d’autres continents se sont unies au Mouvement et Chiara voyait le charisme de l’unité vibrait en tous, et chacun y retrouvait ses valeurs les plus profondes. Elle voyait toute l’humanité en marche vers l’unité. Et cela me semble être l’idéal fondamental qui peut être réalisé aujourd’hui aussi. On a besoin d’une réflexion culturelle qui sache conjuguer le grand projet de Dieu sur l’humanité avec la situation politique, historique, économique actuelle’’. L’expérience d’une Mariapolis européenne, quel message peut-elle faire parvenir aux citoyens d’Europe ? ‘’L’idée que l’unité européenne n’est pas uniformité ou imposition, mais elle est richesse qui vient d’une grande diversité. Non seulement des peuples historiques mais également des nouveaux peuples qui arrivent. L’Europe se façonne, elle est en construction continue depuis ses origines, et devrait pouvoir conjuguer ces deux éléments : promouvoir la fraternité, le partage, la communion, l’unité et, en même temps, valoriser la grande diversité culturelle, l’histoire particulière de chaque peuple. Je pense que la Mariapolis peut être le nouveau creuset dans lequel on apprend à se respecter, à s’aimer, à vivre ensemble’’. La Mariapolis donc, comme ‘’laboratoire’’ d’unité pour l’Europe. On pourrait objecter qu’il s’agit d’une perspective utopique… ‘’Les lieux de l’utopie sont des lieux imaginaires dans lesquels quelqu’un rêve une réalité qui n’existe pas dans les faits. La Mariapolis au contraire est un lieu différent, il n’est pas utopique mais réel, et je pense qu’il faut reproposer des expériences comme celle-ci, significatives, même si de petite dimension, qui fassent voir comment pourrait être le monde si on pouvait réellement vivre la loi de la fraternité, de l’amour et de l’unité’’.
Claudia Di Lorenzi
15 Juil 2019 | Non classifié(e)
Il y a soixante-dix ans, Chiara Lubich a défini ainsi – « Paradis de 1949 » – l’expérience mystique par laquelle Dieu lui ouvrait – et, par son intermédiaire, au Mouvement naissant – la pleine compréhension du charisme de l’unité et de l’Œuvre qui allait naître. Depuis des années, cette expérience fait l’objet d’études et d’approfondissements de la part de l' »École Abba », le Centre culturel du Mouvement des Focolari ; ses membres participent, ces jours-ci avec d’autres chercheurs à un séminaire d’études sur le « Paradis de 1949 ». Nous avons demandé à Jesús Morán, Coprésident du Mouvement des Focolari, qui y participe également, de nous en expliquer la pertinence et les perspectives. https://vimeo.com/348249423 « Ce que nous connaissons dans le Mouvement des Focolari et – je pense maintenant même au-delà – comme « Paradis de 1949 » est une expérience mystique, inédite en quelque sorte, unique – Dieu ne se répète jamais ; inédite et unique dans sa forme et son contenu. Tout est parti d’un pacte d’unité entre Chiara Lubich et Igino Giordani : une femme et un homme ; une jeune fille dépositaire d’un charisme qui vient de Dieu et un homme politique engagé dans le social ; une vierge et un marié : cela nous dit déjà beaucoup de choses. Il est vrai que nous devons garder à l’esprit le contexte qui précède : c’est très important. Les signes précurseurs de cette expérience sont une vie profonde de la Parole – le logos humain uni au logos divin ; Jésus crucifié et abandonné qui unit Ciel et terre et donc remplit chaque vide ; la communion eucharistique comme symbole de la fraternité universelle, de la communion universelle. Ceux qui étudient cette expérience nous disent que tout est parti de là, que tout est né dans ce contexte et il est logique que si les choses se sont passées ainsi, un mouvement d’un ample souffle ecclésial et social ait pu naître, doté d’une méthodologie de dialogue tous azimuts : dialogue dans l’Église catholique, dialogue œcuménique, dialogue interreligieux, dialogue avec la culture. Un mouvement capable de donner vie à d’importantes réalités sociales telles que l’Économie de communion et le Mouvement politique pour l’unité, mais aussi à d’importantes réalités culturelles comme la maison d’Édition Città Nuova (Nouvelle Cité) ou l’Institut universitaire Sophia. Ce que nous célébrons aujourd’hui est précisément cet événement particulier dans un contexte merveilleux où la nature se fond dans la culture, où le Divin brille dans l’humain et où l’humain brille dans le Divin et dans les rapports sociaux. Certes, dans un monde comme celui dans lequel nous vivons aujourd’hui, fragmenté et marqué par une polarisation extrême, je pense que cette expérience est réellement d’une grande actualité et qu’elle peut apporter une contribution significative au chemin que parcourt l’humanité. »
3 Juil 2019 | Non classifié(e)
La Présidente des Focolari, Maria Voce, rapporte brièvement sa participation à la rencontre annuelle des Secrétaires généraux des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) qui se tient à Birmingham (Royaume-Uni) du 1er au 4 juillet. La relation entre institution et réalités charismatiques des Eglises d’Europe d’aujourd’hui est au centre de l’événement. « Ces jours-ci, j’ai participé, avec Jesùs Moran, à la rencontre des Secrétaires généraux des Conférences épiscopales d’Europe. J’ai été invitée parce qu’ils avaient choisi comme thème la présence du charisme et de l’institution dans les Églises d’Europe et leur co-essentialité, leur relation. Ils ont voulu baser leur rencontre de quatre jours sur ces deux thèmes principaux : l’un confié à un évêque pour la partie institutionnelle et l’autre à moi-même pour la partie charismatique. Je dois reconnaître que j’ai été accueillie avec beaucoup d’affection et d’estime et que lorsque j’ai pris la parole, j’ai senti une profonde compréhension et une écoute, je dirais, exceptionnelle. Ensuite, pendant une heure, ils ont encore discuté, en groupes, sur le sujet puis ; ils ont voulu nous rencontrer à nouveau pour approfondir certains aspects du thème avec beaucoup d’écoute. J’ai ressenti en chacun d’eux une grande estime pour notre Mouvement et une nouvelle prise en considération de tous les mouvements et de leur apport au sein des Eglises européennes. Maintenant, ils vont continuer à travailler sur ce même sujet, après nous avoir remerciés très vivement parce qu’ils ont senti que notre présence représentait précisément cette réalité charismatique. En particulier, lorsque nous avons parlé de l’intégration du profil marial et du profil pétrinien dans l’Église, ils ont été très reconnaissants qu’elle ait été présentée par une personne d’un mouvement comme le Mouvement des Focolari, par sa Présidente, et par une femme ; ils ont donc été particulièrement reconnaissants de cette présence et, d’ailleurs j’étais la seule femme parmi une quarantaine de prêtres, dont six évêques qui représentaient les différentes Conférences épiscopales d’Europe. Au début, il y a eu le mot d’introduction du Cardinal de Westminster et de l’Archevêque de Birmingham qui ont vraiment témoigné, eux aussi, d’un grand accueil et d’un grand amour pour le Mouvement et pour moi personnellement. Je remercie donc sincèrement aussi tous ceux qui m’ont accompagnée ».
par la Rédaction