13 Avr 2019 | Non classifié(e)
Des voix des habitants de Jérusalem, un point de vue qui laisse entrevoir des germes d’espoir dans la ville la plus contestée du monde, au-delà de ce que la chronique nous transmet quotidiennement. https://vimeo.com/319726800
26 Mar 2019 | Non classifié(e)
Anna Maria, Jessica et Talat : un témoignage d’amitié entre fidèles des trois religions monothéistes. Quand les murs de la méfiance et des préjugés s’effondrent, on peut commencer à regarder l’avenir avec courage et à espérer. https://vimeo.com/319725857
22 Mar 2019 | Non classifié(e)
Dans la famille ou au travail, partager ce que nous avons et ce que nous sommes peut aider à créer de nouvelles relations. Changement de cadeau Notre anniversaire de mariage approchait et, à notre insu, nos enfants s’affairaient à nous préparer une surprise. Je suis mariée depuis 46 ans et j’ai cinq enfants. Deux jours avant de célébrer notre anniversaire avec mon mari, nous avons reçu des billets pour un voyage : nos enfants nous avaient offert un séjour à l’hôtel. Nous étions radieux. Quelques minutes plus tard, le téléphone sonnait chez nous : c’était une dame que je connais qui, attristée, nous informait qu’une personne gravement malade avait besoin d’une opération urgente mais elle n’avait pas les moyens financiers pour la payer. Le montant nécessaire pour l’intervention correspondait précisément à celui des billets du voyage. Nous n’y avons pas réfléchi à deux fois : nous avons abandonné les vacances pour aider cette personne. L’opération a eu lieu le jour de notre anniversaire. L’opération s’est bien passée et cette personne va mieux maintenant. (A. – Angola) Sauver la clinique Je travaille dans l’administration d’une clinique et le bilan a été clôturé à perte durant ces dernières années. De grandes difficultés de dialogue existaient entre les directeurs jusqu’il y a peu, et malgré mes signaux d’alarme, personne n’envisageait la possibilité de revoir la gestion des comptes de la clinique. Un jour, j’ai compris que je ne pouvais plus me taire devant la mauvaise gestion et les honoraires exorbitants des différents professionnels qui travaillent pour nous. Je me suis d’accord avec une des associées avec qui j’ai une bonne relation de confiance et nous avons demandé une analyse des coûts et des entrées par un expert sérieux. Cette action a conduit à de petites améliorations ; après la précédente décision de fermer la clinique, mon chef a accordé une autre année d’essai. Le premier examen des comptes a révélé un excédent de personnel et il a été décidé de licencier une personne et d’en réduire une autre à temps partiel. J’ai proposé de réduire le nombre d’heures pour tout le monde plutôt que de perdre une personne. La proposition a été acceptée. Les problèmes sont encore nombreux mais j’essaie d’être disponible même chez moi pour écouter tout le monde, accepter les incertitudes et les craintes des collègues, surtout la peur de perdre leur emploi. (R. G. – Italie) J’ai commencé par mon immeuble « Un samedi après-midi, je suis descendu dans le hall de mon immeuble et j’ai soigneusement déposé sur une petite table tout ce que j’avais ramassé dans ma chambre à coucher », raconte G., 7 ans. Les jours précédents, en effet, G. avait soigneusement choisi des bandes dessinées, des revues et sa collection de coquillages pour installer un petit marché pour ses voisins. « J’ai aussi écrit une annonce – poursuit-il – en invitant les familles qui vivent dans mon immeuble à visiter mon stand et à faire des achats, m’offrant quelques minutes de leur temps précieux. Pendant environ deux heures, j’ai accueilli les gens et je leur ai expliqué que le produit de la vente servirait à aider certains enfants pauvres ». Plusieurs personnes ont acheté divers articles et la somme récoltée a été importante et est devenue une contribution à un projet de solidarité. (G.-Italie)
17 Mar 2019 | Non classifié(e)
Histoire de Marco Bertolini, éducateur en santé publique dans la périphérie de Rome (Italie) :’’Les éducateurs aussi ont à apprendre des personnes éduquées et il est possible de transformer les difficultés en opportunités’’. Diagnostiquée lorsqu’il était très jeune, la poliomyélite n’a pas été pour Marco, une prison de laquelle crier sa rage au monde, mais une occasion pour cueillir la richesse de sa vie et la potentialité que sa ‘’condition’’ cachait. Pour ensuite aider en tant qu’adulte, beaucoup de jeunes ‘’difficiles’’ , à découvrir la propre beauté et la dignité d’ être avant tout une personne. Décisive fut pour lui, la rencontre avec les jeunes du Mouvement des Focolari. A 59 ans, aujourd’hui Marco Bertolini – marié et père de deux enfants – travaille comme éducateur en santé publique dans un village à la périphérie de Rome. Nous l’avons rejoint lors du récent congrès sur l’éducation ‘’EduxEdu’’, qui s’est tenu au Centre Mariapolis de Castel Gandolfo (Italie) : Marco, ton histoire parle d’une difficulté initiale transformée en opportunité. Qu’est-ce qui l’a menée à cette maturation ? Déjà enfant, j’ai eu la claire perception de ma différence physique. Alors que mes sœurs et mes amis vivaient en famille, moi, j’étais dans un collège. Cela a fait grandir en moi une rage vis-à-vis de ceux que j’estimais être plus chanceux que moi. C’est ainsi que je cherchais la confrontation, je mettais les miens à l’épreuve pour voir s’ils m’aimaient. Puis à l’âge de vingt ans, le tournant dans ma vie. J’étais à la recherche d’un sens à donner à ma vie lorsque je rencontrai les jeunes des Focolari qui vivaient l’Évangile, ils étaient unis et se respectaient. Moi dans mon village, à la périphérie de Rome, j’en combinais des vertes et des pas mûres et ma réputation n’était pas fameuse, mais eux, m’acceptaient comme j’étais. Ils me faisaient sentir que j’étais une personne et ne regardaient pas mes défauts. Ils m’expliquaient qu’ils essayaient d’aimer le prochain, comme c’est écrit dans l’Évangile. Moi j’étais incrédule, je pensais que l’Évangile est une belle chose mais que dans la vie, il faut jouer des coudes. Et au contraire, petit à petit, ils m’ont montré que vivre l’Évangile est possible et peut changer la vie. Comment es-tu devenu éducateur ? Au départ, j’ai étudié la théologie. J’ai découvert le rapport avec Dieu et me suis demandé si ma vocation n’était pas le sacerdoce. C’est ainsi que je suis entré au séminaire en m’engageant dans différents services. A Rome, je collaborais avec Caritas et au centre d’écoute, je m’occupais surtout des clochards : là je compris que ma vocation était l ‘engagement social. Les personnes que j’avais le plus à cœur étaient les jeunes. Je voulais partager avec eux le cadeau que j’avais reçu en rencontrant les jeunes du Mouvement, pour qu’eux aussi puissent découvrir la valeur profonde de la vie. Je suis donc sorti du séminaire et j’ai commencé à étudier comme assistant social et éducateur. Lorsqu’on approche les ‘’jeunes difficiles’’, on pense tout au moins les ‘’maîtriser’’. Mais cueillir la ‘’blessure’’ qu’ils portent à l’intérieur d’eux-mêmes représente un défi difficile : comment les affronter ? Les jeunes n’ont pas à être ‘’maîtrisés’’ mais écoutés et compris. L’approche que j’utilise est celle que Dieu a eue avec moi : il m’a accepté comme j’étais. Et donc avant tout, je les accueille ainsi, tels qu’ils sont, avec leur langage, sans rien vouloir changer en eux, mais en leur faisant comprendre qu’il y a quelqu’un qui les aime. Je pars de mon expérience avec Dieu et de leurs émotions. Les jeunes sont aidés en leur faisant des propositions de vie différentes. En quelque sorte, c’est un peu comme instaurer avec eux un ‘’pacte éducatif’’. Veux-tu nous raconter une expérience à ce propos ? Cela fait plusieurs années que je fais partie d’une équipe qui organise un camp de travail, appelé ‘’stop’n’go’’, où aux adolescents est donnée une opportunité formative, à la lumière de l’idéal de l’unité. Je me souviens d’une maman célibataire de 19 ans, avec une histoire douloureuse, qui alternait des attitudes adultes et infantiles. Nous nous demandions si son insertion allait être profitable pour elle et pour les autres. Nous décidâmes de faire un pacte avec elle : elle pouvait sortir du camp de travail à tour de rôle avec un de nous, adultes, et en échange, nous lui demandions le respect des règles du camp et la participation aux activités. Elle accepta et ce fut une course dans l’équipe pour qu’elle se sente aimée, acceptée et jamais jugée. J’expérimentai là que les éducateurs ont aussi à apprendre des personnes éduquées et qu’il est possible de transformer une difficulté en opportunité.
Claudia Di Lorenzi
11 Mar 2019 | Non classifié(e)
Une mère a été assassinée par son mari ; le maire et la communauté citoyenne répondent à cette souffrance en se mobilisant pour prendre soin des enfants et en créant une « adoption citoyenne ». Un geste qui a valu à cette ville italienne le Prix Chiara Lubich pour la Fraternité 2019. Alghero est une petite commune de Sardaigne (Italie) avec des racines catalanes. Ici, la tragique nouvelle de l’assassinat de Michela Fiori, 40 ans, mère de deux enfants, par son mari a déclenché la générosité et la solidarité de la communauté et de son maire, Mario Bruno. Le téléphone du premier citoyen n’arrêtait pas de sonner durant les jours qui ont suivi la disparition. Tout le monde voulait faire quelque chose pour les enfants de Michela : du chauffeur du bus scolaire qui s’engageait à les accompagner à l’école au gérant d’un local qui s’offrait d’organiser leurs anniversaires. « J’ai vu la ville se blottir autour des enfants – a expliqué le maire – ; le jour de Noël, quatre mille personnes ont défilé en cortège jusqu’à la maison de Michela. Là, j’ai senti que je devais lui faire une promesse : ‘Je prendrai soin de tes enfants’ ; promesse qui est devenue ensuite : ‘nous prendrons soin de tes enfants’ ». Et de la générosité de plusieurs personnes est née une idée que le Maire a concrétisée en créant une « adoption citoyenne », un acte administratif qui, en plus d’exprimer une solidarité concrète, met en lumière le tragique phénomène du féminicide. « L’adoption citoyenne » signifie que les 44.000 habitants de la ville s’occuperont des deux enfants grâce à un fonds de soutien. Les dons seront disponibles jusqu’à ce que les enfants auront vingt ans et, s’ils décident d’aller à l’université, jusqu’à leurs vingt-six ans. Le premier don a été fait par la municipalité, suivi de dons de plus de 300 habitants. Les enfants qui, par décision du Tribunal des Mineurs, vivent désormais dans une autre ville, Gênes, avec leur grand-mère, ont apprécié ce beau geste. Et ils ont remercié le maire avec la douceur et la simplicité que seuls les enfants peuvent avoir : ils ont pris une feuille de papier et ont dessiné un cœur avec le nom du maire et une inscription qui a touché la communauté : « Merci pour tout ». Une telle histoire ne pouvait pas passer inaperçue par le Jury du Prix Chiara Lubich pour la Fraternité, qui offre une reconnaissance aux Municipalités où des projets ou initiatives communautaires de fraternité efficace et concrète ont été développés. C’est pour cette raison qu’Alghero a remporté la dixième édition. Mais… l’histoire continue. Le 7 avril 2019, le maire d’Alghero sera à Turin, au nord de l’Italie, pour tenir un engagement. « Maman m’avait promis pour mon anniversaire, le 7 avril, que nous aurions été au stade – l’aîné des enfants l’avait dit au maire quelques jours après la tragédie – et maintenant qu’elle est partie, qui m’emmènera ? « Moi » avait été la réponse immédiate de Mario Bruno. Et il en sera ainsi. Giovanni Malagò, président du Comité National Olympique Italien, a en effet appelé le Maire en assurant qu’il fournirait les billets pour assister au match de football Juventus-Milan. Les enfants pourront également voir leur footballeur favori, Ronaldo, qui s’est déclaré prêt à les rencontrer. Dans tout cela, pour eux, le maire est seulement leur ami Mario. Et quand une caissière pour un paiement leur demande les documents, étonnés, ils s’exclament : « Mais elle ne sait pas que vous êtes le Maire » ?
Paolo De Maina