7 Déc 2011 | Non classifié(e)

Soundtrack Italien © Charisma Productions (UK)
J’ai toujours eu une foi forte et en plus de la foi, il y avait aussi l’amour de Dieu. Mais ce que je connaissais de Lui c’était, un peu comme tout le monde, qu’il était lointain, au-delà des étoiles. Le coup de foudre a eu lieu lorsque j’avais 23 ans, lorsque ce charisme a commencé à se manifester. Vous avez épousé Dieu… Dieu parle à travers les circonstances, les personnes, les rencontres, les événements. Je me rappelle que j’étais à la maison, j’étudiais. Maman voulait toujours que j’étudie, elle ne voulait pas que je perde de temps à autre chose qu’à étudier. Alors que mes deux petites sœurs qui étaient plus jeunes que moi faisaient beaucoup d’autres choses. Un jour il faisait très froid. Or nous étions plutôt pauvres, alors qu’auparavant nous avions vécu dans l’aisance, mais en raison des circonstances, maintenant… Bref, maman a dit : « il faudrait aller chercher du lait. » Il fallait toujours aller chercher du lait dans une bouteille, à un endroit situé à un kilomètre et demi de la maison. Et mes petites sœurs, la première dit « Moi, je n’y vais pas, il fait froid, trop froid. » Et l’autre : « moi, non plus ». Moi, j’avais déjà compris qu’il était important d’aimer, je l’avais déjà compris, bien avant notre Idéal, et j’ai pensé : « Je fais un acte d’amour, j’y vais. » Alors j’ai dit à maman : « Maman, j’y vais ». J’ai pris la bouteille et je suis partie sur la route vers l’endroit où je devais me rendre et à mi-chemin, j’ai eu comme l’impression, une simple impression, comme si le ciel s’ouvrait et j’ai entendu au-dedans de moi, « Donne-toi toute à moi, donne-toi toute à moi » et là, j’ai compris que c’était l’appel. Alors, je suis allée à chercher le lait, et je suis rentrée, sans rien dire à personne. J’ai écrit à mon confesseur qui m’a répondu : « Viens m’en parler » En ce temps, l’usage était de faire, comme on dit, l’avocat au diable, de montrer toutes les difficultés. Il m’a dit : « Vous resterez toute seule, si vous voulez vous consacrer à Dieu, vous resterez seule, vos frères et sœurs se marieront, ils auront beaucoup d’enfants et vous, vous resterez seule. » J’ai répondu « Tant qu’il aura un tabernacle je ne serai jamais seule. » Il a consulté alors un prêtre très âgé, de ceux qui ont beaucoup d’expérience, et il m’a donné la permission de me consacrer tout de suite à Dieu pour toute la vie. Ce jour-là, je suis allée dans une église où il avait préparé un petit banc où je devais me mettre pour assister à la messe. J’avais à l’époque un missel, tout petit, tout beau. Et je me rappelle qu’avant de prononcer « Je suis toute à toi » j’ai compris ce que j’étais en train de faire. C’était comme si derrière moi, un pont s’écroulait ; je ne pouvais plus retourner en arrière Je me rappelle que j’ai versé une larme sur le missel. Et pourtant j’ai fait mon vœu, enfin plutôt j’ai épousé Dieu. Puis je suis rentrée à la maison, j’avais cette impression : tu as épousé Dieu ; tu peux tout attendre de lui… Et moi, j’attendais quelque chose de grand, mais je n’aurais jamais imaginé, naturellement, un mouvement comme celui-là qui désormais dépasse toutes les forces humaines. Je me rappelle que la nuit, on m’avait dit de veiller, de prier, mais il me semblait que c’était un genre d’exercice qui n’était pas fait pour moi. Je suis restée éveillée seulement deux heures devant un crucifix. Le lendemain, rentrant chez moi, après ce vœu, j’ai acheté trois œillets rouges. Ma mère m’a demandé « Mais où vas-tu ? » « À une cérémonie ». Je sentais qu’il ne fallait pas le dire. De fait, l’Évangile dit que tous ne comprennent pas, seulement ceux qui sont appelés comprennent. Puis, à ce moment-là je donnais des leçons à mes compagnes et à elles, au contraire, je l’ai dit tout de suite. Parce qu’elles me voyaient tellement heureuse : « mais qu’as-tu Chiara ? ». Alors, je leur ai raconté, et elles ont dit : « Mais nous aussi ». Peu après, elles se sont préparées. C’est ainsi qu’a commencé le mouvement. Mais grâce au vœu que j’ai prononcé, ce fut comme la première pierre qui a été plantée, solide, pour toujours. Extrait de : Face à face – Chiara Lubich et Sandra Hoggett (1ère partie) Rocca di Papa, 18 avril 2002
8 Nov 2011 | Non classifié(e)
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7 novembre 2011
Avec les jeunes catholiques hollandais, les communautés des Focolari des pays nordiques, les habitants de la cité-pilote Marienkroon: la troisième journée de Maria Voce et Giancarlo Faletti en Hollande. Joie entre frères.
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Hollande: avec les communautés de l’Europe du nord 6 novembre 2011 La présidente des Focolari rencontre les communautés du Mouvement de la Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Islande et Hollande. Entretiens avec quelques évêques catholiques. Rencontre en tête-à-tête avec les jeunes. |
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4 novembre 2011
Les responsables du Mouvement des Focolari, en visite auprès des communautés de Hollande. Leur voyage a commencé par Marienkroon, jusqu’à présent Centre de spiritualité cistercienne et désormais cité-pilote des Focolari.
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5 Nov 2011 | Non classifié(e)

Ave Cerquetti, ‘Crocifissione’ – Lienz (Austria) 1975
En 2000, Chiara rappelle sa première « découverte » de Jésus abandonné : « Dans un épisode des premiers mois de 1944, nous avons une nouvelle compréhension de Jésus. Dans une circonstance particulière, nous apprenons que la plus grande douleur que Jésus a éprouvée, et donc son plus grand acte d’amour, a été lorsque sur la croix il a expérimenté l’abandon du Père : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Mt 27,46). Nous en sommes profondément touchées. Et le jeune âge, l’enthousiasme, mais surtout la grâce de Dieu, nous poussent à le choisir précisément dans son abandon, comme voie pour réaliser notre idéal d’amour. A partir de ce moment, il nous a semblé découvrir son visage partout. » Autre moment clef pour la compréhension de ce « mystère de douleur-amour ». Pendant l’été 1949, Igino Giordani rejoint Chiara qui s’est retirée pour une période de repos dans la vallée de Primiero, à Tonadico, dans les montagnes du Trentin. Avec la communauté, ils vivent intensément le passage de l’Évangile sur l’abandon de Jésus. Ce sont des jours d’intense lumière et à la fin de l’été, au moment de descendre de ce petit Thabor pour rejoindre la ville, Chiara écrit d’un seul jet ce texte qui commence par un vers devenu célèbre : « J’ai un seul époux sur la terre : Jésus abandonné. […] J’irai par le monde en le cherchant à chaque instant de ma vie » (C. Lubich, Pensée et Spiritualité, Nouvelle Cité 2003, p. 142). Des années plus tard, Chiara écrit : « Depuis le début nous avons compris que tout a une face cachée, que l’arbre a ses racines. L’Évangile te couvre d’amour, mais il exige tout. “Si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas – peut-on lire dans l’Évangile de Jean – il reste seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance” (Jn 12,24). Jésus crucifié en est la personnification, et le fruit en a été la rédemption de l’humanité. Jésus crucifié ! Lui qui avait expérimenté la séparation des hommes d’avec Dieu et entre eux et qui avait senti le Père loin de lui, fut reconnu par nous non seulement dans toutes les douleurs personnelles, qui n’ont pas manqué, et dans celles de notre prochain, souvent seul, abandonné, oublié, mais également dans toutes les divisions, les traumatismes, les scissions, les indifférences réciproques, petites ou grandes : dans les familles, entre les générations, entre pauvres et riches ; dans sa propre Église parfois, puis, plus tard entre les différentes Églises, comme par la suite entre les religions et entre les croyants et ceux qui n’ont pas d’option religieuse ». « Mais toutes ces déchirures ne nous ont pas effrayées – continue Chiara – au contraire, par amour pour Jésus abandonné, elles nous ont attirées. Et c’est lui-même qui nous a enseigné comment les affronter, comment les vivre, comment les dépasser quand, après l’abandon, il a remis son esprit dans les mains du Père : “Père, entre tes mains, je remets mon esprit” (Lc 23,46), en donnant ainsi la possibilité à l’humanité de se recomposer en elle-même et avec Dieu, et en lui en indiquant la façon de le faire. Il s’est donc manifesté à nous comme la clé de l’unité, remède à chaque division. Il était celui qui recomposait l’unité entre nous, chaque fois qu’elle avait pu se fissurer. Il est devenu notre unique Époux. Et notre vie avec un tel Époux a été si riche et si féconde qu’elle m’a poussée à écrire un livre, comme une lettre d’amour, comme un chant, un hymne de joie et de gratitude à son égard. »