6 Oct 2014 | Focolare Worldwide
Economie, gender, éducation, famille, immigration et interculture, jeu de hasard, réforme et participation politique ; entreprise qui « privilégient » les pauvres à leur profit : voilà les thèmes abordés dans les 15 laboratoires de LoppianoLab, du 3 au 5 octobre. A propos de la question du gender ou genre, la réflexion a bénéficié d’un long espace non seulement sur le problème brûlant en lui-même, mais surtout sur le partage d’histoires, de souffrances, d’expériences, dans un effort de stimuler le dialogue entre les diverses sensibilités. A propos du jeu de hasard, on a parlé des plus de 60 villes qui ont fait leur le Mouvement Slotmob, pour soutenir les responsables des bars et lieux publics qui ont refusé les slot machines (machines à sous), nombreuses ont été les initiatives sociales et culturelles en faveur du suivi sanitaire des personnes, lieux et communautés face à cette plaie. Sur le plan économique, la Virtual Expo et la rencontre sur l’Economie de Communion ont permis de dessiner une véritable carte nationale des entreprises qui adhèrent au projet EDC. De plus, au Pôle Lionello Bonfanti, est en train de démarrer le projet « La Toscane vers Expo 2015 » en collaboration avec la région de Toscane : une série d’événements préparatoires sur les thèmes du bien commun, de la biodiversité et des formes d’entreprises, de l’économie civile et du bonheur publique.
Une Ecole Workshop de l’EDC, un Séminaire des Ecoles de Formation Politique organisé par le Mouvement Politique pour l’Unité, et les propositions de l’Institut Universitaire Sophia, ont souligné l’engagement des nombreux jeunes présents à LoppianoLab pour construire un réseau transversal sur le territoire non seulement avec les institutions et la politique, mais aussi avec le monde de l’entreprise et du travail. « Seule une société qui revient à la confiance l’un envers l’autre peut se définir vraiment civile ; seulement à ce moment nous pourrons nous dire l’un à l’autre : ‘peu importe d’où tu viens, pourvu que l’on puisse aller ensemble ‘ », affirmait Luca Gentile, directeur des éditions Città Nuova.
Une participation inattendue pendant ces 3 jours de LoppianoLab: 3.000 présences, de fait, ont été enregistrées. Parmi elles, le premier ministre Matteo Renzi, qui a voulu faire étape à la cité pilote des Focolari au cours de la fête pour le 50° anniversaire afin d’ « apporter l’estime, l’amitié, la proximité de toutes les institutions italiennes ». Le Président du Conseil a recentré l’attention sur trois thèmes : l’unité, avant tout, qui définit le « choix Politique avec un ‘P’ majuscule », « un grand défi politique qui nait d’une intuition extraordinaire ». Le pôle industriel et le pari de l’Economie de Communion, qui constituent « un nouveau modèle pour l’économie, un paradigme économique pour notre temps », où « il est nécessaire de réfléchir sur la manière avec laquelle la crise a changé notre système de production et d’occupation ». Enfin, après avoir rappelé la définition de Loppiano du scientifique Ugo Amaldi (« ville de la confiance »), Renzi a souligné combien on a besoin de confiance aujourd’hui : « Confiance qui s’estompe non seulement dans les relations interpersonnelles, mais surtout dans le futur ». Accueil, dialogue et respect de l’instruction afin de générer le bien commun – non seulement de l’Italie, mais de l’humanité – voilà les points que met en évidence le message vidéo du pape François, véritable surprise pour les habitants de la cité pilote et tous les participants à LoppianoLab, avec le souhait de « regarder en avant et viser haut avec confiance, courage et fantaisie ».
Photo: www.flickr.com/photos/sif_loppiano/15436576965/
5 Oct 2014 | Focolare Worldwide
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=L7HYXR8mrNo
« Chers frères et sœurs qui habitez à Loppiano, bonsoir ! Avec vous je salue aussi toutes les personnes qui se trouvent aujourd’hui dans cette cité-pilote voulue par Chiara Lubich, inspirée par l’Evangile de la fraternité – une fraternité universelle – et ceux qui, dans tous les coins du monde, sont reliés à elle et participent à la fête du cinquantenaire de sa fondation.
Loppiano vit au service de l’Eglise et du monde et pour cela il faut remercier le Seigneur. C’est une cité qui témoigne, de façon vivante et efficace, de la communion entre personnes provenant de diverses nations, cultures et vocations, soucieuses avant tout de prendre soin de la vie quotidienne en maintenant constamment entre tous une charité mutuelle.
Je suis content que vous ayez choisi pour cet anniversaire le jour où dans l’Eglise entière on fête Saint François d’Assise, témoin et artisan de paix et de fraternité. C’est vraiment une heureuse coïncidence pour moi aussi.
Les habitants de Loppiano, ceux qui y vivent en permanence, tout comme ceux qui viennent y faire une expérience et se former, veulent devenir des experts de l’accueil réciproque et du dialogue, des bâtisseurs paix, des promoteurs de fraternité.
Avancez avec un élan renouvelé sur cette voie, je vous souhaite de savoir rester fidèles et de pouvoir incarner toujours mieux le dessein prophétique de cette cité née du charisme de l’unité il y a précisément 50 ans. Vivez cette vocation en profonde harmonie avec le message du Concile Vatican II que l’on célébrait alors, c’est-à-dire avec le ferme propos de témoigner, grâce à l’amour réciproque envers tous, la lumière et la sagesse de l’Evangile. Loppiano est donc une école de vie où il y a un seul maître : Jésus.
Oui, une c’est une cité où l’on apprend à vivre pour redonner espérance au monde, pour témoigner que l’Evangile est assurément le levain et le sel d’une nouvelle civilisation, celle de l’amour. Mais pour cela il faut, en puisant à la sève spirituelle de l’Evangile, imaginer et expérimenter une nouvelle culture dans tous les secteurs de la vie sociale : familiale, politique et économique. Autrement dit une culture des relations. Sans le désir sincère d’instruire, il n’y a pas de sagesse, le soin qu’on porte à l’instruction est une expression de l’amour. Ce n’est pas par hasard s’il y a à Loppiano, depuis quelques années, le siège de l’Institut Universitaire Sophia, érigé par le Saint Siège. Il y a en effet un besoin urgent de jeunes, d’hommes et de femmes qui, tout en étant convenablement formés au sein des diverses disciplines, soient en même temps imprégnés de la sagesse qui jaillit de l’amour de Dieu.
Chers amis qui vivez à Loppiano mais aussi ailleurs, je vous souhaite de tout cœur de regarder vers l’avenir, de toujours regarder vers l’avenir, regarder en avant et viser haut avec confiance, courage et imagination. Sans laisser place à la médiocrité.
Je vous confie à Marie Theotokos, Mère de Dieu, qui vous accueille le sanctuaire qui est au cœur de votre cité. Et je vous demande de prier pour moi. Je vous salue et vous bénis. Au revoir ».
4 Oct 2014 | Focolare Worldwide
C’est pour 19.00, heure italienne, l’ouverture officielle du 50° de Loppiano (FI-Italie), premier centre international des Focolari et lieu d’expérimentation permanente d’un style de vie basé sur le dialogue et l’accueil interculturel. Par message vidéo, les vœux du Pape François aux habitants de Loppiano et à tous ceux qui suivront l’événement. Le président du Conseil, Matteo Renzi, a confirmé sa participation pour l’amitié qui le lie depuis de nombreuses années à la citadelle, depuis l’époque de son engagement politique en Toscane. L’événement, transmis en direct en streaming sur loppiano.it et par TV2000 à 22.30, marque le début d’une année d’initiatives culturelles, un parcours de connaissance et de diffusion des valeurs qui animent la vie de Loppiano et qui ont attiré jusqu’à aujourd’hui plus d’un million deux cent mille personnes du monde entier. Avec ses 800 habitants actuels issus de plus de 60 pays, Loppiano assume la physionomie d’un laboratoire interculturel permanent au service de la paix et de l’harmonie entre les peuples. Les premières 50 années du Centre international seront parcourues à travers des interviews faites aux protagonistes de la première heure, des contributions artistiques internationales, des témoins de traditions culturelles et religieuses non chrétiennes qui, une fois rentrés dans leurs pays respectifs, ont traduit ce qu’ils ont vécu à Loppiano, en actions politiques, travail, modèles éducatifs dans différents milieux sociaux et culturels. Les synergies entre le territoire et les institutions sont rapportées à travers la contribution des divers éléments culturels et économiques de la citadelle et des communautés locales. L’actrice Barbara Lo Gaglio animera la soirée avec les acteurs Paolo Bonaccelli et Fabrizio Bucci. L’événement complet est une co-production Centre International Loppiano – TV 2000. Le rendez-vous s’insère dans le cadre de LoppianoLab, laboratoire national d’économie, culture, citoyenneté, communication et formation avec la méthode et l’horizon de la culture de l’unité.
Link à l’événement Loppiano: www.loppiano.it Facebook: www.facebook.com/loppiano.it Blog Twitter: #50Loppiano Twitter @LoppianoLab L’événement sera transmis en direct sur loppiano.it par télévision sur TV2000 .
2 Oct 2014 | Focolare Worldwide
Réconciliation Il y a des années ma mère et ses frères ont vendu une propriété. Un de mes oncles, insatisfait de ce qu’il avait reçu, s’est par la suite opposé à la vente d’une ruine qui restait, rompant les relations avec les autres. Considérant qu’il était absurde de se disputer pour quatre pierres, je suis allée le trouver avec ma mère, en lui faisant cadeau d’un livre d’expériences positives vécues en famille. Il s’agissait pour nous d’écouter les raisons de cet oncle fâché, comprendre les motifs de sa rancœur. C’est seulement avant de partir que j’ai pu lui dire quelque chose sur la valeur de la paix en famille. A ma grande surprise il m’a proposé de m’accompagner en voiture jusqu’au car, et en me saluant il a aussi embrassé sa sœur à qui il n’avait même pas dit bonjour. M.F.L. – Italie Elle ne serait pas née Ses parents et ses amis la poussaient à avorter. Mais elle, fille mère, sûre de pouvoir compter sur nous, a tenu bon. Elle a donné naissance à Marie, une belle petite fille, mais un peu fragile. Elle nous l’a confiée pendant cinq mois, le temps de finir ses études à l’étranger. Parfois on se demandait si on avait bien fait : avec aucun de nos enfants on n’avait dû se réveiller si souvent la nuit, aucun n’avait été aussi malade que Marie ! Mais une autre pensée s’est vite imposée à nous: sans notre disponibilité Marie ne serait même pas née et qui sait comment aurait fini sa mère ! Quand elle est rentrée, sa famille l’a accueillie. Une année après elle s’est mariée et aujourd’hui elle a trois enfants. F.Z. – République Tchèque Solidarité Depuis dix ans je vis avec mon père l’évolution de sa maladie: le négociant du cours toujours prêt à lancer une blague et le grand-père fier de ses petits-enfants ont fait place à une personne dépendant complètement des autres. Après une première révolte de ma part, je ne voyais en effet que les aspects négatifs de cette situation, je me suis rendue compte que cette maladie avait suscité beaucoup de solidarité : des personnes viennent tenir compagnie à maman, nos proches sont devenus plus attentifs et plus disponibles… sans parler de cette auxiliaire de vie, une philippine, qui a une excellente relation avec nous, au point que nous la considérons comme de la famille : abandonnée par son mari, elle a pu ainsi subvenir aux besoins de ses trois enfants. N.B – Italie Un fil invisible Nos enfants avaient à peine terminé leurs études supérieures lorsque mon mari est tombé gravement malade, lui qui était fort comme un roc. C’est alors qu’a commencé pour lui un calvaire d’hospitalisations et d’interventions chirurgicales épuisantes. N’ayant comme soutien que Dieu seul, Michel et moi nous sommes préparés à la séparation désormais très proche. Lors d’un moment de confidence, alors qu’il souffrait beaucoup, c’est lui qui m’a encouragée : « Tu es une femme merveilleuse. Nos enfants ont de la chance de t’avoir comme mère ». Et en me remettant sa bague de mariage il a ajouté: «Je t’aime, je t’aime pour toujours ! Je t’aiderai davantage lorsque je ne serai plus de ce monde ». Lorsque Michel est mort, c’est comme s’il nous avait emmenés avec lui; plus que jamais il est à nos côtés. Un fil invisible relie le ciel et la terre. L.S. – Italie
22 Sep 2014 | Focolare Worldwide
« Face à une spécialisation et technologisation à outrance, qui a réduit la médecine à une pure dimension biophysique de l’homme, on a souligné la priorité de la dimension spirituelle et de l’étroite corrélation entre milieu, conditions socio-économiques et santé. Réduire le fossé entre les riches et les pauvres, encourager la solidarité, signifie donc également réduire les maladies et les dépenses de la Santé ». Le professeur Flavia Caretta, présidente internationale de l’Association Médecine Dialogue Communion en est convaincue. Elle a illustré le projet sur la santé intégrale de la personne humaine au Symposium « Santé intégrale – défis et priorités en Amérique Latine », promu par l’ »Associaçào Paulista de Médecine (APM) et par les Associations brésiliennes « Saude, Dialogo, Comunhào », réseaux d’opérateurs de la Santé qui s’inspirent de la spiritualité de l’Unité du Mouvement des Focolari. Un thème brûlant, à en juger d’après les récentes manifestations brésiliennes contre les restrictions de la Santé et l’utilisation de l’argent public pour le Mondial de football d’avril 2014 ; une onde de choc des désordres de l’année précédente, pendant lesquels des milliers de personnes descendirent dans la rue pour dénoncer l’état de lourde et mauvaise gestion de la Santé du pays. Des médecins, professeurs universitaires, étudiants de différents opérateurs de la Santé, provenant de tout le Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, Paraguay et du Chili ont participé à l’événement qui s’est déroulé à San Paolo (Brésil) au mois d’août dernier et qui a affronté le grand thème de la santé intégrale de la personne. Un autre point stratégique mis en évidence a été la fameuse « révolution des patients », qui, ayant été des sujets passifs, sont maintenant appelés à devenir les protagonistes actifs des soins, en partenariat avec les médecins. Et non seulement : la responsabilité des citoyens, appelés à la participation sociale du même ordre du Système sanitaire brésilien (SUS) a été soulignée.
De ce débat animé est ressorti un projet articulé qui peut contribuer à dessiner un modèle de politique sanitaire en réponse aux attentes, non seulement du Brésil, mais aussi d’autres pays d’Amérique Latine. Un modèle de santé intégrale de la personne – d’après le Docteur Ruy Tanigawa, membre du Conseil régional de Médecine de l’Etat de San Paolo – « pour sa valeur sociale, est fait pour se propager ». C’est cela l’engagement pris comme conclusion de l’événement par les participants qui ont consolidé et amplifié le réseau de collaboration au niveau régional, national, en s’étendant aussi au niveau latino-américain et international.
4 Sep 2014 | Focolare Worldwide
les jeunes sont “citoyens du monde” ou qu’ils devraient plus ou moins l’être, étant donné qu’aujourd’hui plus aucun peuple ne peut vivre isolé. Et c’est précisément pour cette raison qu’il est important que les jeunes soient formés en ce sens, de façon à être capables de regarder, d’écouter et de prendre en considération autant ceux qui leur sont proches que des inconnus qui habitent loin, mais qui ne sont jamais anonymes. Il s’agit en somme de permettre à ces jeunes d’être citoyens de leur propre ville, de leur propre pays et en même temps citoyens du monde, capables « d’aimer la patrie de l’autre comme la leur » C’est ainsi que l’AMU-Action Monde Uni définit la façon d’être « citoyens du monde » et que, pour la sixième fois cette année, elle propose aux écoles secondaires italiennes de 1er et 2ème cycle le Campus de citoyenneté planétaire.
Celui-ci se déroulera sur une journée, prévue en avril-mai 2015, à la cité-pilote internationale de Loppiano (Florence –Italie), et s’adresse à des élèves des écoles secondaires du 1er et du 2e cycle et à leurs professeurs. L’objectif est de permettre aux jeunes de prendre conscience de la signification et de l’importance d’une citoyenneté active, d’être des acteurs au sein de la société civile, et de contribuer à promouvoir une éducation au sein de sociétés pluriethniques et pluriculturelles, et cela grâce aussi au contexte dans lequel se déroule le campus : Loppiano accueille en effet des personnes de tous âges et de tous les continents, venues en Toscane pour mettre en pratique dans la vie quotidienne – il s’agit en effet d’une ville comme toutes les autres, avec des écoles, des bureaux, des entreprises et bien d’autres réalités – l’idéal de fraternité universelle proposé par le Mouvement des Focolari. Un lieu donc où l’on peut expérimenter la diversité comme une richesse et la rencontre avec celui qui est « différent » non pas comme une menace mais comme une occasion d’échange et de partage. Le fil conducteur de la journée sera le thème de la globalisation: à travers des jeux de rôle, des ateliers et des temps d’échanges les jeunes apprendront à connaître les ombres et les lumières de ce processus, la dynamique des relations entre les différents pays du monde, l’apprentissage des « bonnes conduites » à tenir pour faire naître un style de vie crédible et fraternel, grâce aussi au témoignage direct de ceux qui les pratiquent. C’est à partir de là que seront élaborées et proposées des actions concrètes destinées à être mises en œuvre dans la vie quotidienne des villes. Les écoles intéressées sont priées de contacter le bureau de l’Education au Développement (EaS) de l’AMU avant le 31 décembre pour harmoniser le parcours didactique et le programme de ce Campus avec ceux de l’année scolaire en cours. Secrétariat et organisation: Via Frascati, 342 – Rocca di Papa (RM) Tél: 0694792170 Email: eas@amu-it.eu