« Jeunes du monde entier, unissez-vous » : tel est l’appel que Chiara Lubich a lancé il y a 60 ans aux nouvelles générations afin que chacun puisse répondre à l’appel de Dieu à vivre concrètement pour l’unité. Aujourd’hui, cette mission reste d’actualité et, en ces temps extrêmement déchirés, elle continue d’être un chemin, souvent à contre-courant, qui ne veut pas laisser la haine et les divisions avoir le dernier mot ; un chemin en famille, fait d’espérance et d’actions, qui porte en lui le désir toujours vivant d’un monde uni.
Un réel encouragement pastoral, fruit d’une lecture profonde de l’époque que nous traversons : telles ont été pour nous les paroles prononcées par le pape lors de la rencontre du 21 mars dernier au Vatican ; un moment de grâce particulière et de joie profonde qui a laissé une empreinte indélébile dans le cœur des 300 participants à l’audience. Nous venions tout juste de terminer l’Assemblée Générale, qui se tient tous les cinq ans pour élire la Présidente, le Coprésident et le gouvernement de l’Œuvre de Marie – Mouvement des Focolari, et nous avons accueilli les paroles du Pape comme une orientation remplie de sagesse pour l’avenir et pour le service que nous sommes appelés à rendre aujourd’hui à l’Église et au monde.
Le Souverain Pontife a tout d’abord salué le don que représente pour l’Église le charisme de Chiara Lubich : un don qui a façonné la vie de nombreuses personnes, familles, personnes consacrées et prêtres, et qui continue de porter des fruits de communion, de dialogue et de paix dans les contextes les plus divers. En même temps, il a replacé ce don dans le dynamisme vivant de l’histoire, nous rappelant que tout charisme est confié à la responsabilité de celui qui le reçoit et qui est appelé à l’incarner de manière toujours nouvelle.
Le Pape nous a reconfirmés dans l’essence même de notre charisme : l’unité. Une unité qui ne naît pas d’équilibres organisationnels ou de stratégies humaines, mais qui est « le fruit et le reflet de l’unité du Christ avec le Père ». C’est pour cette raison – nous a-t-il rappelé – qu’elle ne peut être confondue avec l’uniformité de pensée, de sensibilité ou de style de vie. Au contraire, l’unité authentiquement évangélique valorise les différences, respecte la liberté et la conscience de chacun, et se construit dans l’écoute réciproque et dans la recherche partagée de la volonté de Dieu.
En un temps marqué par de profondes polarisations, des tensions sociales et des conflits armés, le Pape a présenté l’unité comme une véritable force prophétique. Une semence simple, mais puissante, en mesure de contrecarrer « le poison de la division » qui pollue les cœurs et les relations, à travers le témoignage évangélique du dialogue, du pardon et de la paix. C’est un appel que nous ressentons profondément comme nôtre et qui incite chaque membre de notre Mouvement à être un ferment de réconciliation dans les contextes du quotidien.
Avec une grande clarté, le Saint-Père a ensuite indiqué une responsabilité spécifique pour cette phase de post-fondation, qui fait suite au décès de notre fondatrice, Chiara Lubich. Il ne s’agit pas d’une période désormais révolue, mais d’un temps qui se poursuit et qui requiert un discernement constant, mûr, et surtout, partagé. Il nous a appelés à distinguer ce qui est essentiel à notre charisme de ce qui, bien qu’ayant accompagné notre histoire, ne l’est plus, ou a montré au fil du temps des limites, des ambiguïtés et des points critiques. « Ce discernement – a-t-il souligné – ne peut être confié seulement à quelques-uns, mais engage l’ensemble du Mouvement. Le charisme, en effet, est un don de l’Esprit Saint, et tous ont le droit et le devoir de se sentir coresponsables de l’Œuvre à laquelle ils ont adhéré avec générosité.
Je voudrais également rapporter les mots que le nouveau Coprésident, Roberto Almada, a prononcés en commentant cette partie du discours du Saint-Père, dont il a saisi la grande portée : il a perçu qu’il s’était adressé à nous « comme un père ». Il a ajouté ensuite qu’il nous avait encouragés dans la voie que nous avons empruntée depuis déjà quelques années : de l’écoute des personnes qui ont souffert et de la révision des pratiques, mais qu’en même temps, il nous avait appelés à une conversion plus profonde.
La conversion à laquelle le Pape nous appelle commence par un changement personnel de mentalité ; il ne s’agit donc pas seulement de réformer des structures ou des institutions. Au cœur de tout cela, il y a la manière de vivre les relations, le respect de la dignité de la personne et l’exercice correct des rôles de responsabilité, vécus comme un service. En ce sens, le Pape nous a rappelé que seul un style évangélique peut faire « resplendir la beauté » de l’Évangile dans les relations et les structures.
Ensuite, j’ai été particulièrement frappée par l’insistance de Léon XIV sur la charité, en tant que nourriture indispensable à l’unité. Se référant à la première épître aux Corinthiens, il a rappelé que la charité est patiente, bienveillante, respectueuse, et que sans elle, l’unité risque de se vider de son sens. J’ai retrouvé dans ces paroles le cœur de l’intuition de Chiara Lubich, qui voyait dans l’unité non seulement un idéal spirituel, mais le « roc » sur lequel repose toute la vie du Mouvement.
Un nouveau mandat commence à présent pour le Mouvement des Focolari ; cinq années où nous sentons que regarder vers l’avenir signifie accueillir et opérer un véritable tournant. Tournant qui demande une conversion personnelle et communautaire, une écoute renouvelée du cri de l’humanité d’aujourd’hui et un engagement à témoigner de l’unité non pas avec des mots mais par la vie. Notre Assemblée Générale, composée de personnes qui représentaient toutes les vocations, une multitude de cultures, de langues et de peuples, nous a fait expérimenter la richesse d’une coresponsabilité partagée et un nouvel élan : autant de signes que l’Esprit continue à nous accompagner en cette période délicate.
C’est donc avec une profonde gratitude que nous accueillons les paroles d’encouragement du Saint-Père et son invitation à poursuivre notre chemin. Nous le faisons avec humilité et confiance, certains que, si nous vivons l’unité comme un don gratuit et comme une tâche quotidienne, elle pourra contribuer à la mission de l’Église et être toujours plus un ferment de paix pour le monde.
Margaret Karram Présidente du Mouvement des Focolari
Au lendemain de la confirmation de leur élection, Margaret Karram et Roberto Almada renouvellent un engagement commun : raviver les relations, surmonter l’indifférence et marcher ensemble vers la paix.
une salutation à tous au nom du Mouvement des Focolari dans le monde, qui s’unit à la prière de ce Pèlerinage en ligne. Avec vous tous, nous voulons élever notre voix vers Dieu pour demander la fin de la traite des êtres humains et affirmer la dignité de chaque personne :
Seigneur, notre Dieu,
Tu aimes toutes tes créatures. Tu as donné les biens de la terre afin que tous, tes enfants puissent vivre en paix.
Aujourd’hui monte vers Toi le cri de ceux qui sont violés, de ceux qui subissent une exploitation dégradante, de ceux qui sont victimes de la traite des êtres humains.
Aide-nous, Seigneur, à être aux côtés de ces frères et sœurs, multiplie les forces du bien pour nourrir leur espérance en la possibilité d’une vie nouvelle.
Rends sensibles les cœurs de ceux qui sont indifférents. Fais que chaque citoyen, jusqu’à ceux qui détiennent entre leurs mains le destin des peuples, prenne davantage conscience de la nécessité de lutter contre ce grave fléau social.
Seigneur, nous te demandons de parvenir à faire arriver partout l’appel mondial lancé aujourd’hui, afin que Ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.
Tous unis, continuons à prier et à agir pour la justice. Merci à chacun et à chacune de participer à cette chaîne d’espérance et d’amour qui traverse le monde.
Margaret Karram
Vidéo en italien : activez les sous-titres et choisissez la langue souhaitée.
En 2026, cela fera 70 ans que la revue Città Nuova (Nouvelle Cité) a vu le jour. C’est le 14 juillet 1956, à Fiera di Primiero, dans le nord de l’Italie, lors d’une rencontre estivale des Focolari appelée Mariapolis, que la fondatrice et première Présidente du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, a eu l’idée de créer un « journal » qui permettrait à tous les participants de rester en contact.
Depuis lors, des milliers de publications se sont succédé et Città Nuova s’est toujours efforcée de regarder les faits, de lire et d’approfondir l’actualité dans une perspective de fraternité universelle. Pour dialoguer sur des thèmes délicats, pour être proche des plus fragiles, des oubliés, pour construire des ponts, pour être présent dans les blessures de l’humanité, pour mettre en lumière les germes de paix et d’espérance, avec une perspective globale qui vise un monde uni.
Avec l’expansion du Mouvement dans le monde, des éditions ont vu le jour dans différents pays. Aujourd’hui, elles sont au nombre de 32, en 21 langues, sur papier et en ligne.
Margaret Karram, Présidente du Mouvement des Focolari, a adressé le 7 janvier 2026 un message vidéo dans lequel elle affirme qu’« aujourd’hui, face aux terribles menaces de notre temps – guerres, polarisations de toutes sortes, crises environnementales, économie souvent fondée sur l’exploitation, défis éthiques posés par l’intelligence artificielle – Città Nuova choisit encore et toujours le dialogue :
elle choisit la paix comme une quête difficile, mais indispensable ;
elle choisit de croire que chaque rencontre, chaque pensée, chaque mot peut contribuer à changer le cours du monde ».
Voici le message vidéo complet. Activez les sous-titres et choisissez la langue souhaitée.
En un temps encore marqué par des divisions de toutes sortes, un souhait pour que, à l’occasion de ce Noël, se renouvelle en chacun et chacune de nous la joie du service, du partage et de la réciprocité, faite de gestes concrets, en particulier envers ceux qui souffrent. Un engagement à vivre Noël sous le signe de la fraternité et de la proximité, en semant l’espérance.