Mouvement des Focolari

Chiara Lubich: « J’ai un seul époux sur la terre »

Sep 25, 2016

Une prière écrite par Chiara le 20 septembre 1949, au sommet d'une période toute particulière de sa vie et de l'histoire du mouvement des Focolari.

ChiaraLubichAu cours de l’été 1949, alors que Chiara Lubich a 29 ans, elle fait une expérience de lumière et de vie. Laisser ce « paradis » en montagne n’est pas facile, mais elle comprend que Dieu la veut immergée dans les souffrances de l’humanité, « séchant l’eau de la tribulation » en ceux qui souffrent le plus. C’est dans cet état d’esprit qu’elle écrit d’un seul jet : «J’ai un seul époux sur la terre : Jésus abandonné. Je n’ai pas d’autre Dieu que lui. En lui tout le paradis avec la Trinité, la terre entière avec l’humanité. Désormais ce qui est sien est mien et rien d’autre. Et sienne est la souffrance universelle, qui est donc mienne. J’irai par le monde en le cherchant à chaque instant de ma vie. Ce qui me fait mal est à moi. À moi la souffrance qui me touche dans l’instant. À moi la souffrance de ceux que je côtoie : c’est ce Jésus-là qui est mien. À moi tout ce qui n’est pas paix, joie, ce qui n’est pas beau, aimable, serein… en un mot, tout ce qui n’est pas paradis. Car moi aussi j’ai mon paradis, mais il est dans le cœur de mon époux. Je n’en connais pas d’autre. Ainsi, pour les années qui me restent : assoiffée de souffrances, d’angoisses, de désespoir, de tristesse, d’arrachements, d’exils, d’abandons, de déchirements… de tout ce qui est lui. Ainsi je sécherai les larmes de ceux qui sont dans les tribulations près de moi et soulagerai ceux qui sont loin aussi, par la communion avec mon époux tout-puissant. Je passerai comme le Feu qui consume ce qui est corruptible et laisse debout la vérité seule. Mais il faut être comme lui, être lui dans l’instant présent de ma vie». Tiré de : Chiara Lubich, Le Cri, Ed. Nouvelle Cité 2000.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Bolivie : rencontre et amitié sans frontières

Bolivie : rencontre et amitié sans frontières

Deux familles de Vicenza (Italie) ont vécu en Bolivie une expérience intense et profondément significative, entrant en contact direct avec les projets de parrainage à distance promus par Azione Famiglie Nuove (AFN). Il ne s’agissait pas d’une simple visite, mais d’une immersion dans le quotidien de ceux qui, chaque jour, transforment la solidarité en opportunités de reconstruction.

Evangile vécu : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21)

Evangile vécu : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20,21)

Jésus ressuscité donne aux disciples paix et joie et leur confie sa propre mission. L’Esprit Saint les « recrée » comme une humanité nouvelle et cette vocation, aujourd’hui, concerne non seulement chacun de nous, mais se réalise pleinement lorsque nous sommes « communauté » et soutien les uns pour les autres. C’est ainsi que l’Évangile devient vie et que la mission devient une nouvelle Pentecôte.

Liban : être des étincelles de vie

Liban : être des étincelles de vie

À la suite d’un don de 300 euros, récolté par des enfants de Rome pour l’Institut de Rééducation Audio-Phonétique (IRAP) situé à Aïn, dans la banlieue de Biakout, au nord de Beyrouth, ces enfants ont reçu une lettre de remerciement vraiment émouvante, qui nous rappelle la véritable valeur de la solidarité et la responsabilité à laquelle chacun de nous est appelé : être des graines d’espoir et de paix, même dans l’obscurité.