Mouvement des Focolari

Giordani : héros pacifiques

Nov 6, 2016

Au siège de l'UNESCO à Paris, le 15 novembre prochain, on se souvient de Chiara Lubich et de son engagement pour la paix. Nous proposons quelques pensées d' Igino Giordani sur la paix.

IginoGiordani_small« Puisque les guerres ont leur origine dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent s’élever les défenses de la paix ». C’est ceci que récite le préambule de l’acte constitutif de l’Unesco où, au siège, à Paris, le 15 novembre prochain, on se souvient de Chiara Lubich et l’engagement du Mouvement des Focolari pour la paix. Nous proposons quelques pensées sur la paix, extraites des écrits d’Igino Giordani (protagoniste des deux guerres) : Les blessures sociales s’appellent guerres, dissensions ; et lacèrent le tissu social avec des plaies qui parfois semblent ne pas guérir. L’âme antique, dans les heures les meilleures, aspirait à la paix.  »Si vis pacem, para bellum » [si tu veux la paix, prépare la guerre], disaient les romains ; mais dans l’esprit évangélique, la vraie paix n’est pas celle qui est procurée par la guerre, mais celle qui a germé grâce à une disposition pacifique, par une concorde d’âmes. On ne se fait pas mal pour être bien.  »Si tu veux la paix, prépare la paix ». Là aussi on renouvelle en construisant la paix, comme fondement, non pas les armes, faites pour tuer, mais la charité, faite pour vivifier. La charité, se mettant en mouvement, génère la fraternité, l’égalité, l’unité, et élimine les jalousies, l’orgueil, et les discordes, tenant à recueillir les hommes en une famille d’un seul esprit. La vie humaine est sacrée. Ne pas tuer ! Ne pas te venger ! Aime l’ennemi. Aucun talion… L’humanité qui a suivi Jésus a compris dans l’Évangile le message angélique chanté au cours de la nuit de sa naissance : »Paix sur terre ». Il suffit qu’il y en ait un qui aime la paix. Condition avant toute relation. Jésus mettait en opposition des généraux et héros ensanglantés, avec les héros pacifiques, victorieux sur eux-mêmes, prêts à susciter la paix avec eux-mêmes, avec les citoyens, avec les étrangers; il créait un héroïsme nouveau et plus ardu ; celui d’éviter la guerre sous toutes ses formes, en en cassant continuellement la dialectique avec le pardon et la rémission. Cette paix est fruit de la charité, celle pour laquelle il nous est demandé d’aimer aussi les ennemis, aussi ceux qui calomnient : celle-ci empêche les ruptures ou les répare. Sous un régime d’amour, la discorde est une absurdité, un reniement ; et quiconque la provoque se met sans aucun doute en-dehors de l’esprit du Christ, et dehors, il reste jusqu’à ce qu’il ait restauré la concorde ». Igino Giordani, Le message social du christianisme, Editrice Città Nuova, Rome (1935) 1966 p. 360-368

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

L’Évangile vécu : Quand l’autre entre dans notre vie

L’Évangile vécu : Quand l’autre entre dans notre vie

Qui est « l’autre » pour moi ? Qui est « l’étranger » qu’il faut accueillir ? La Parole de Vie de ce mois-ci nous invite à nous poser des questions et à répondre à l’appel de l’empathie, du concret.

Évêques : une expérience de communion au service de l’Église

Évêques : une expérience de communion au service de l’Église

Du 8 au 11 septembre 2026 s’est tenue, à la maison « Divin Maestro » d’Ariccia (Rome), la rencontre internationale des évêques amis du Mouvement des Focolari, intitulée « C’est l’heure de la charité. Témoigner de l’unité pour construire la paix ».

Une nouvelle unité

Une nouvelle unité

Chiara Lubich lors de la Téléréunion du 29 juin 2000, diffusée en direct depuis Mollens (Suisse).