23 Juin 2017 | Non classifié(e)
L’événement a suivi une méthode inédite rythmée par trois moments distincts. Le lieu où il s’est déroulé, tout autant que le contexte religieux, en ont fait une sorte de pèlerinage sous le signe du dialogue, entendu comme un chemin commun, une expression chère au pape François qui suggère souvent de continuer à cheminer ensemble, collaboration essentielle à ce grand chantier qu’est le dialogue interreligieux. La première partie de l’événement s’est déroulée à la Fu Jen University, prestigieuse université catholique de cet Etat insulaire. Le titre – Bouddhistes et chrétiens en dialogue : des écrits des missionnaires au dialogue interreligieux – était en soi attrayant. Il invitait à une réflexion sur les changements qu’a connus le monde des religions depuis l’arrivée, au XIVème siècle, des missionnaires en Orient, jusqu’à nos jours, ce qui intéresse particulièrement ceux qui travaillent à l’un des besoins fondamentaux de l’humanité : le dialogue entre les hommes et les femmes qui croient, quelque soit leur crédo.
La journée de réflexion était organisée tout à la fois par l’Université Catholique de Taiwan, par l’Institut Universitaire Sophia associée au Centre du Dialogue Interreligieux du Mouvement des Focolari, et par le Dharma Drum Mountain, monastère et université bouddhiste, qui représente un des centres de renouveau fondamental du Bouddhisme Chan de la Chine. Environ soixante dix participants très qualifiés : un nombre important de moines theravada et laïcs bouddhistes venus avec des catholiques de la Thaïlande, un groupe de Taiwan, le Président du Dharma Drum Institute for Liberal Arts, sans oublier la présence d’universitaires de haut niveau. Les travaux ont présenté d’emblée un grand intérêt. Les exposés sur les écrits des missionnaires ont surtout ciblé la période allant du XIVème au XIXème siècle. Mais le cœur des débats a porté sur Matteo Ricci : jésuite, grand apôtre du christianisme dans cette partie du monde, reconnu pour sa grande capacité d’adaptation qui lui a permis de rejoindre l’âme des populations chinoises. Et pourtant, Ricci a retenu l’attention en raison de sa position tout autre qu’accommodante à l’égard du bouddhisme, considéré par lui et beaucoup de ses contemporains, comme un ramassis de rites et de manifestations païennes. Du XVème siècle au XXème siècle, les missionnaires ont fait preuve de peu d’ouverture à l’égard des disciples de Bouddha, déterminés avant tout, lors des discussions, à démontrer qui suivait le vrai Dieu et la vraie religion. Les travaux ont aussi révélé la position critique des disciples de Bouddha à l’égard es chrétiens. Il en est ressorti qu’à ce sujet les sentiments éprouvés étaient réciproques. Ce contexte historique précisément, qui nous conduit, en tant que catholiques, à la nécessité de faire un examen de conscience approprié en raison des erreurs dictées par des attitudes discriminatoires, a du même coup mis en évidence la valeur des expériences de ces soixante dernières années. Le dialogue, aujourd’hui, est bien engagé et repose sur des relations de confiance réciproque, même s’il reste nécessaire de clarifier et éventuellement de défendre certains points, pour assurer les identités précises et éviter les syncrétismes. Au cours des travaux, des expériences concrètes de dialogue vécues à Hong Kong, en Corée, en Thaïlande et aux Philippines ont été présentées, mais aussi des exemples d’acteurs nouveaux, comme les mouvements ecclésiaux, ainsi que des protagonistes reconnus comme les pionniers d’une expérience de dialogue qui a ensuite été relayée par d’autres. L’exemple de l’amitié spirituelle qui lie Chiara Lubich et Nkkyo Niwano, respectivement fondateurs du Mouvement des Focolari et de la Rissoh Kosei Kai, a mis en relief le rôle des mouvements de renouveau, qui caractérisent depuis environ un siècle les diverses religions. Bien qu’ayant des approches différentes et des caractéristiques propres à leurs cultures et crédos respectifs, ils sont des facteurs de rencontre et d’amitié entre personnes et communautés. Ces deux sentiments ont caractérisé les travaux de la première journée du symposium-pèlerinage. Ils ont favorisé une confrontation sereine sur le chemin parcouru ces derniers siècles et débouché sur l’espérance d’un futur de partage réciproque et de collaboration en vue de relever les grands défis de l’humanité : la justice sociale, l’environnement et la paix. (À suivre) par Roberto Catalano
22 Juin 2017 | Focolare Worldwide
Se mettre à l’écoute. C’est avec cet esprit que Gabriela Melo et Augusto Parody du Centre International des Focolari, se sont mis en route pour visiter les nombreuses communautés du Mouvement qui se trouvent en Amérique latine. Et qui les a poussés jusqu’à Esmeraldas, en Équateur, sur la côte du Pacifique, zone peuplée par une majorité d’afro-équatoriens. Le bleu limpide du ciel se confond avec celui de la mer et fait reluire telle une pierre précieuse, la végétation verdoyante. Ce paysage enchanteur change soudainement à peine on pénètre dans les habitations, et laisse la place, particulièrement dans les quartiers les plus défavorisés comme Isla Bonita, Pampon, Puerto Limon, à des baraques agglomérées de bambou et de tôles. Les enfants, en masse, du matin au soir, jouent dans la rue et sur la plage, pour les retrouver adolescents, et jeunes, si on n’arrive pas à temps, adonnés à la drogue, à l’alcool, aux ‘’ gangs de rue‘’ (les fameuses incursions métropolitaines des gangs). Ici à Esmeraldas, depuis plus de trente ans, la spiritualité de l’unité a créé des liens, justement au sein de la population afro-équatorienne : des familles, des jeunes, des prêtres, des enfants, qui ont accueilli l’annonce évangélique de l’amour réciproque en le faisant devenir loi de leur vie. Un supplément de spiritualité qui a allumé une nouvelle espérance en mettant en route, de nouvelles idées et énergies. C’est ce qui s’est passé autour de don Silvino Mina, lui aussi, un des leurs, qui à travers le groupe Ayuda qui s’est formé dans sa paroisse, a pu aller à la rencontre des cas les plus urgents des enfants et adolescents de la rue. Et de là est née l’exigence de donner de la consistance à ces aides, en se faisant porte-parole également auprès des Institutions. La Fundación Amiga (1992) est née ainsi et avec elle, une école pour des jeunes à risque, avec l’objectif de rendre leur vie plus digne et de les aider, au moyen de programmes éducatifs adéquats, à affronter le futur. En faisant levier sur leur grand talent sportif, (Esmeraldas est en effet connue comme étant le berceau des sportifs équatoriens) ils ont commencé avec une école de football, suivie par des ateliers artisanaux gérés par les jeunes eux-mêmes qui traînaient dans les rues. « Aujourd’hui, l’école accueille 1700 enfants et adolescents de 3 à 19 ans – explique don Silvino – avec un projet de formation globale, où on essaie de vivre ce qu’on apprend, impliquant toute la communauté éducative : les élèves, les professeurs et les parents. Tous les jeunes reçoivent un repas substantiel chaque jour, pour un grand nombre d’entre eux, c’est l’unique repas qu’ils peuvent se permettre ; des vaccinations et des soins médicaux ; l’éducation à la santé et la prévention du Sida. Nous mettons tout en œuvre également pour la connaissance de la culture et des traditions afro. Et davantage aussi ». L’Équateur en effet, est à la croisée des chemins de cultures millénaires (Quito a été une des deux antiques capitales des Incas), où l’on y parle différentes langues amérindiennes (le Quechua, le Shuar, le Tsafiki et d’autres). L’effort du gouvernement est justement celui de récupérer des communautés, des cultures et des formes de religiosités locales, afin d’ouvrir avec et entre elles, un dialogue qui valorise leurs diversités en une enrichissante expérience interculturelle. Interculturalité étant un terme qui, dans la nouvelle Constitution, approuvée en 2008, apparaît bien onze fois. « Et si, à cette exigence socio-politique – observent Gabriela et Augusto – on ajoute, comme cela se passe à Esmeraldas, l’engagement à vivre l’Évangile, on construit dès lors des communautés où trouvent espace et dignité, les différents éléments ethniques, linguistiques, et religieux, déclenchant ainsi dans le quotidien un processus d’intégration qui fait tache d’huile. Processus qui est entièrement à l’avantage de ce grand laboratoire d’interculturalité qu’est l’Équateur, pays qui peut réellement offrir au monde un modèle imitable et durable de rencontre et de cohabitation conviviale ».
21 Juin 2017 | Focolare Worldwide
« Même si on ne le dit pas officiellement, chez nous ici aussi on combat la ‘’troisième guerre mondiale à morceaux’’. Le gouvernement de transition est occupé à chercher à réédifier ce que la récente guerre civile a démoli mais il doit se mesurer avec les nombreuses tensions qui aboutissent à des luttes fratricides ». Martial Agoua est un prêtre catholique de la République Centre-africaine, un pays à majorité chrétienne, avec 15% de musulmans. Dans l’absence d’un organe de défense nationale, l’ONU a envoyé les casques bleus (force de l’ONU) de quelques contingents étrangers, mais les intérêts en jeu sont nombreux. Aussi parce que le fait que la guérilla se perpétue continuellement et provoque ainsi paradoxalement, comme de l’ombre sur les étrangers qui s’accaparent, avides, des précieuses ressources minières du pays. C’est ainsi qu’existe la chasse à l’ennemi qui est souvent fatalement identifié dans la tribu d’en face ou dans le village qui pratique une autre religion. C’est un fait divers récent relaté par un évêque catholique, Mgr Juan José Aguirre Muñoz qui a ouvert sa paroisse à Tokoyo pour y accueillir 2000 musulmans qui étaient attaqués par les anti-Balaka, appelés aussi les milices chrétiennes, originairement issues, comme groupes d’auto-défense des bandes islamiques Seleka, mais qui dernièrement sont souvent devenues des groupes terroristes. Et qu’ils ne font pas de différence entre les groupes violents qui avaient allumé la révolte et les civils musulmans, personnes pacifiques, des commerçants ou des peuls (marchands de bétail nomades). « Ma paroisse – raconte don Martial – , dédiée à la Sainte Famille, est située à Sibut, la capitale de la région Kemo Inbingu. Ici à Sibut, s’est tenue récemment une réunion avec toutes les autorités : du préfet au maire, des chefs des quartiers à la force de l’ONU du contingent burundais, des ex-Seleka aux anti- Balaka. A un certain moment, le chef des anti-Balaka a pris la parole pour dire à voix haute que les pasteurs des différentes églises, les prêtres, les religieux et religieuses ne doivent plus parler de questions sociales dans les églises. Tout le monde a eu peur et personne n’a osé le contredire. Moi aussi, à ce moment-là, je ne suis pas intervenu, mais cette menace n’a pas arrêté mon engagement chrétien. J’ai appris de la spiritualité des Focolari qu’on doit aimer tout le monde, qu’on doit avoir à cœur les droits de tous. Et je me suis dit : « Si je dois choisir de quel côté être, je choisirai toujours d’être proche du plus faible, de celui qui est le plus vulnérable, sans défense ». Deux jours après, les peuls ( appelés aussi Mbororo), ont été attaqués par les anti-Balaka dans la forêt où ils faisaient paître leurs bovins, à 18 km sur l’axe de Bangui. Quatre hommes ont été tués et sept, parmi eux des femmes et des enfants, ont été blessés. Les casques bleus ont amené les blessés à l’hôpital central de Sibut, mais pendant deux jours, ils n’ont reçu ni soins, ni nourriture. Tous avaient peur de les approcher et de les assister, même les Ong et les services humanitaires. « Quand j’ai appris la nouvelle de cette situation – explique le prêtre – j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé voir le chef des anti-Balaka pour lui demander de m’accompagner à l’hôpital. En voyant ces blessés musulmans, abandonnés à eux-mêmes dans une salle à l’odeur insupportable et dans des conditions piteuses, aussi bien lui que moi, nous étions fort émus. J’ai couru vers les habitations de plusieurs familles chrétiennes près de l’hôpital pour demander de l ‘eau à boire et pour les laver ainsi que de la nourriture. J’ai ensuite obtenu du directeur de Caritas diocésaine un moyen de transport pour les emmener à Bangui, à une distance de 200 km. Grâce à Dieu, en trois semaines, ils se sont tous rétablis et Caritas a pu les ramener sains et saufs auprès des leurs ». Abbé Martial Agoua – Sibut (R.C.A)
20 Juin 2017 | Non classifié(e)
Chaque année on célèbre le 20 juin cette Journée créée en 2000 par l’ONU (UNHCR), à l’occasion du 50ème anniversaire de la Convention sur le statut des réfugiés. Ce rendez-vous a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique sur la condition des migrants. Il s’agit de millions de personnes obligées de fuir à cause des guerres et de la violence, en abandonnant tout ce qui leur tenait à cœur, leur propre maison et tout ce qui faisait partie de leur vie. Toutes sont marquées par la souffrance et les humiliations, porteuses d’histoires qui méritent d’être entendues, et habitées par le désir de reconstruire leur avenir. Le rapport Projected Global Resettlement Needs 2017 fait apparaître qu’en 2017 on prévoit que 1,19 millions de personnes auront besoin de réinstallation, soit 72% de plus qu’en 2014. C’est l’une des meilleures solutions pour les réfugiés, avec l’intégration dans la société qui les accueille et le rapatriement volontaire.
20 Juin 2017 | Non classifié(e)
Avec Alessandro De Carolis, journaliste de Radio Vatican, en qualité de modérateur, ont dialogué avec l’auteur, don Julián Carrón (président de la Fraternité de Communion et Libération) et Maria Grazia Vergari (vice présidente du secteur adultes d’Action Catholique). La journaliste Giorgia Bresciani de ‘’Radio InBlu’’, a interviewé Jesús Morán la 30 mai. En voici quelques extraits : G.B. – La présentation de votre livre a été l’occasion de vivre un moment de dialogue et de fraternité entre mouvements ecclésiaux. Lors de la Pentecôte 1998, Jean-Paul II et celui qui était alors cardinal Ratzinger, voulurent un chemin de communion entre les mouvements. Je vous demande de nous aider à comprendre ce qui s’est passé ce jour-là et à quel point nous en sommes dans ce cheminement. J.M. – Je pense que la journée du 29 mai a été réellement bénie par l’Esprit Saint, une grâce pour nous. Je me souviens très bien de la Fête de la Pentecôte de 1998 : je pense qu’elle a été la plus belle de ma vie. Il me semblait que la première Pentecôte était actuelle, par la présence de tant de personnes, pour la journée qui était très belle ! J’arrivais du Chili, où j’habitais à ce moment-là. Cela a effectivement été un moment historique, un événement ecclésial, parce que pour la première fois, les nouveaux mouvements étaient réunis sur la place Saint Pierre tous ensemble. Une rencontre fondamentale entre le Charisme de Pierre et les charismes suscités par l’Esprit Saint aujourd’hui. Cela a signifié sortir à vie publique, donner visibilité aux charismes ecclésiaux un moment de ‘’reconnaissance’’ de cette réalité. Depuis lors, le cheminement est allé de l’avant, par moments alternatifs. Cette expérience s’est étendue aussi au niveau œcuménique et ‘’Ensemble pour l’Europe’’ est né. Nous nous sommes engagés, donc, dans l’unité de tous les chrétiens. Mais il y a eu aussi beaucoup d’autres moments de rencontre entre les mouvements. Ces dernières années cependant, quelques-uns des fondateurs sont décédés et cela, naturellement a ralenti un peu le cheminement : le départ de don Giussani , de Chiara Lubich et d’autres, a eu clairement une influence car cette réalité d’unité et de communion a bien été voulue par eux.
Une occasion comme celle du 29 mai nous dit que nous devons continuer. Maintenant, une phase différente, post-fondation ; nous devons reprendre cette ‘’prophétie’’. Et le moment de la présentation de mon livre a été dans ce sens-là. G.B. – Vous avez mentionné la disparition de quelques fondateurs. Justement vous, Maria Voce, don Carrón, vous êtes parmi ceux qui sont en train de vivre l’ ‘’après-fondation’’, la ‘’seconde phase’’, qui est une phase délicate : votre tâche est à la fois complexe et passionnante. A la lumière de ce qui a émergé, d’après vous, qu’est – ce qui est utile en cette phase, pour un mouvement ecclésial ? J.M. – Je crois que la phase ‘’post-fondation’’ est également une phase charismatique. Il y a des grâces différentes de celles qui sont liées à la fondation, davantage dans la perspective de l’incarnation : le grand défi est que le charisme, dans le sillage du fondateur, devienne toujours plus ‘’histoire’’. C’est donc une étape de service à l’Église et à l’humanité. Il faut une maturité différente. Nous devons davantage travailler ensemble, mettre en lumière tous les talents personnels et communautaires. Car quand il y a le fondateur, la lumière est très forte, il ‘’ l’incarne’’ presque à lui seul. Maintenant, Dieu nous demande de mettre en route notre intelligence du charisme, nos forces. Et nous devons le faire ensemble ! Voilà le grand défi à relever. C’est ce que j’ai tenté de dire avec ce concept (déjà utilisé par Jean-Paul II) de ‘’fidélité créative’’ : fidélité au charisme et, par la même occasion, capacité d’innovation, de créativité, toujours fruit de L’Esprit. Il s’agit d’une plus grande insertion dans l’Église et dans la société.
19 Juin 2017 | Focolare Worldwide
« Que tous soient un. Nous sommes nés pour ces paroles, pour l’unité, pour contribuer à sa réalisation dans le monde ». Les paroles de Chiara Lubich, commentées par l’évêque Felix Liam, Président de la Conférence Épiscopale du Myanmar, le premier jour de la rencontre des évêques asiatiques amis du Mouvement des Focolari (1 -4 juin 2017), mettent bien en évidence le but du congrès, qui s’est déroulé cette année à Yangon, au Myanmar, pays de l’Asie du Sud-Oriental, sur le versant occidental de l’Indochine. Ces rencontres, commencées il y a environ 40 ans à l’initiative de Chiara Lubich et de Klaus Hemmerle (1929-1994), évêque à ce moment-là d’Aquisgrana (Allemagne), ont lieu chaque année au niveau international, œcuménique et régional. A Yangon, avec une forte présence de l’épiscopat du Myanmar (19 évêques), on respire un climat de famille et d’accueil réciproque. Parmi les 31 participants, un bon nombre vient des Philippines, de l’Inde, de la Malaisie et de la Corée du Sud. Communiquant l’expérience de sa rencontre avec la spiritualité de l’unité, le Cardinal Francis Xavier Kriengsak de Bangkok, modérateur des évêques amis des Focolari, invite les évêques à découvrir et à approfondir un des points fondamentaux de la spiritualité de l’unité : Jésus Crucifié et abandonné . Et de le mettre au centre de sa propre vie afin d’être instruments de communion dans l’Église et dans l’humanité. Les témoignages des membres de la communauté locale des Focolari, qui s’est préparée à accueillir de la meilleure des façons les prélats, corroborent ce thème. Mais également les expériences de quelques évêques, comme celle de l’irlandais Mgr. Brendan Leahy, qui voit dans le mystère de Jésus abandonné ‘’ Le visage de la miséricorde, la clé du dialogue et de l’unité et la voie pour une sainteté de peuple’’ . La vie de Mgr. Klaus Hemmerlee est présentée à travers un PowerPoint. De brèves vidéos font voir l’incroyable fécondité de l’amour à l’Abandonné, même dans les contextes les plus ‘’chauds’’. Très actuel également le thème sur l’ ‘’Évangélisation et l’Inculturation dans la Spiritualité de l’unité’’, qui suscite un intérêt particulier dans une nation majoritairement bouddhiste.
L’histoire de Chiara Lubich et du Mouvement qui est né d’elle, avec également les expériences des membres de la communauté du lieu, suscitent beaucoup d’émotion. Le Cardinal Carlo Bo, archevêque de Yangon : « J’ai été très touché par le récit de la vie de la fondatrice charismatique et prophétique de votre mouvement. Plus que jamais, l’Église a besoin de mouvements comme le Focolare. Lorsque l’arrogance du pouvoir divisait les personnes par la couleur et la race, Chiara a créé une communion au niveau mondial, pour la paix globale ». L’évêque Matthias (Myanmar) commente : « D’habitude, lorsqu’on participe à des rencontres d’évêques, on écoutent beaucoup de choses, mais elles restent au niveau intellectuel. Ici au contraire, on parle de la vie et on voit des personnes heureuses ». Et l’évêque Isaac ( Myanmar) : « La vie d’un évêque n’est pas facile, souvent nous nous sentons nous-mêmes abandonnés. Connaissant Jésus abandonné, j’aurai la force et la lumière pour aller de l’avant ». De la Corée, Mgr. Peter ajoute : « C’est la première fois que je participe à une rencontre d’évêques. Je suis heureux d’avoir connu et approfondi le mystère de Jésus abandonné. Ici, j’ai vu des personnes qui essaient de l’aimer dans chaque difficulté ; des personnes qui sont derrière les coulisses, qui veulent nous servir tous », en référence aux membres de la communauté locale du Mouvement. L’ouverture au dialogue culturel et religieux prend les couleurs dorées de la Pagode de Shwedagon, la plus importante et connue de la capitale. La visite de ce lieu sacré où sont jalousement gardées les reliques des quatre Buddha, sur la colline de Singuttara, à l’ouest du Lac Royal, symbolise le respect pour l’âme bouddhiste et pour la culture du lieu. Au sommet de la Pagode, sertie de pierres précieuses, une girouette montre la direction du vent. S’il est suffisamment soutenu, le mouvement de la girouette est accompagné par le son de dizaines de cloches. Vers où souffle le vent : les évêques en sont certains : dans la direction de l’unité, vers une Église plus ‘’communion’’.
18 Juin 2017 | Non classifié(e)
« Un morceau de pain, dans lequel Jésus se transforme pour rassasier la faim de tous les cœurs : voilà toute la biographie de Jésus réduite à sa plus simple expression. C’est la nôtre : la petite voie de son amour, amour fort dans la faiblesse ». (d’un article de mai 1980) “Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, ce qui advient n’est pas uniquement une agréable communion avec les autres dans un certain Esprit de Jésus compris comme une simple idée ou un sentiment ; non, chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie la barrière la plus radicale de notre réalité est abattue, la barrière de la mort ; ce qui se passe, c’est un don, don qui réellement vient jusqu’à nous ; il est proximité – proximité où les distances réciproques, intérieures et extérieures, sont annulées. Dans l’Eucharistie non seulement nous devenons un unique corps les uns avec les autres, mais nous devenons Son corps pour le monde. Pour celui qui est imprégné de l’Eucharistie, ce monde et cette société ne peuvent pas rester indifférents ; il possède en lui cette dynamique et la dynamis de Dieu, qui s’offre, qui se donne, qui porte avec l’humanité, comme quelque chose qui lui est propre et intime, tout ce que l’humanité porte en elle-même, tout ce qu’elle fait ». (d’une conférence du 31.8.1977) “ L’important ce n’est pas seulement que nous ayons l’Eucharistie ici, dans notre communauté. Nous conservons l’esprit de Jésus uniquement si et lorsque nous aimons concrètement la communauté de l’autre comme la nôtre, si et lorsque nos communautés s’ouvrent au-delà des barrières qui les séparent, et si au centre des communautés c’est le Seigneur qui vit ». (d’un article de mai 1979) Extrait de “La lumière au dedans des choses”, Klaus Hemmerle, Città Nuova, Rome 1998
17 Juin 2017 | Focolare Worldwide
Mon parcours commence le dernier jour du calendrier rwandais dans lequel on se souvient du massacre advenu en 1994. Je sais que Jésus Abandonné peut donner un sens à toutes les souffrances humaines, spécialement à celles qui laissent de profondes blessures dans le cœur. Je sens un lien fort existant entre le sacrifice de Jésus et celui souffert par le peuple rwandais. Avec don Telesphore, prêtre du lieu, comme guide, je découvre la capitale Kigali, connue pour sa propreté. Les signes qui montrent un développement économique, se voient cependant surtout au centre ville, qui semble être une capitale européenne. Mais non loin des immeubles modernes, il y a les gens simples, liés à l’agriculture, et qui se déplacent pour vendre leurs produits au marché : les fruits et légumes, les poules… A cause de ma peau blanche et grand comme je suis, ma présence ne passe pas inaperçue. Je rencontre souvent des regards surpris, mais il suffit de saluer les gens, « muraho », ou un sourire, et la glace est rompue avec un beau sourire en guise de réponse. Nous visitons les villes principales du pays en voiture. De temps en temps, nous nous arrêtons pour permettre à quelqu’un de monter dans la voiture. Parmi les nombreuses personnes que nous prenons ainsi en voiture, une jeune fille d’un vingtaine d’années me touche particulièrement. Derrière son beau sourire, il y a une histoire douloureuse. Don Telesphore me raconte que ses parents ont été tués lors du génocide des années ‘90. Elle se rendait sur leur tombe pour prier. Enfant, avec son petit frère, elle venait chez don Telesphore. Là, ils ont trouvé une famille qui les remplit d’amour. Et comme eux, je rencontre beaucoup de situations semblables. Le samedi, nous avons passé la journée au séminaire de Théologie qui accueille des séminaristes de tout le pays : environ 130. Pendant la messe, imprégnée de la culture rwandaise, je suis très touché par l’action de Grâce après la communion, avec des chants qui engagent tout le corps. C’est un espèce de rythme sacré, qui n’est pas synchronisé entre tous les gens mais d’une incroyable harmonie. Ecole Gen’s. Dans un des séminaires, nous faisons une ‘’école ‘’pour les séminaristes qui veulent connaître la spiritualité de l’unité. Don Telesphore met les choses au clair dès le début en disant que ‘’cette école ne se fait pas avec les livres mais avec la vie’’ et que ‘’nous sommes là pour construire l’unité voulue par Jésus à travers notre amour réciproque’’. Pendant la rencontre en effet, l’amour évangélique se sentait d’une façon bien concrète entre toous. Après la partie de basket, en effet, je demande : ‘’Qui a gagné ?’’ La réponse : ‘’Tout le monde’’. Là où l’amour règne, la compétition devient une bonne occasion pour vivre l’Évangile. Nous approfondissons le point de la spiritualité de l’unité qui touche au mystère de Jésus abandonné. Le témoignage de deux prêtres nous touchent, un du Rwanda et l’autre du Burundi, pays chargés d’incompréhensions réciproques. Mais les différences, grâce à l’amour à Jésus dans son abandon, donnent lieu à l’unité grandie entre eux. Un des séminaristes s’exprime la pensée de tous : ‘’Lorsqu’on parle avec le cœur, nous sommes touchés au cœur’’. Les derniers jours sont dédiés à la rencontre avec les familles et les jeunes, mais aussi avec les autres personnes qui partagent le même idéal de fraternité. Et pour terminer, un pèlerinage au sanctuaire de Marie, non loin du séminaire. Nous voulons la remercier pour ce voyage et pour les nombreux dons que nous avons reçus. (Armando A. – Brésil)
16 Juin 2017 | Senza categoria
Lorsque nous avons commencé à nous fréquenter, nous étions bien conscients des différences qui existaient entre nous, surtout en matière de doctrine. Nous sentions cependant, que notre amour était plus fort que toute différence : nous avions l’audace de croire que derrière notre mariage pouvait se trouver un dessein d’unité qui nous dépassait tous les deux. Dès notre enfance, avec la spiritualité des Focolari, nous avions compris que pour arriver à l’unité, il fallait viser à ce qui nous unit – ce qui est énorme – au lieu de regarder ce qui nous divise. Malgré tout, quand chacun de nous prend une route différente le dimanche pour aller à la messe, cela nous procure toujours une souffrance, de même lorsque, involontairement, nous utilisons dans nos discours le « nous » et le « vous », ou quand chacun commence à critiquer un aspect de l’Église de l’autre. Dans ces moments-là nous nous rendons compte que rien n’est construit une fois pour toutes et que, parmi les nombreuses occasions qui nous sont offertes pour faire grandir l’amour entre nous, il doit y avoir l’engagement à aimer l’Église de l’autre comme la sienne. Une autre chance propre aux couples « mixtes » est d’offrir à Dieu les petites ou grandes désunités qui nous font souffrir, dans le but de la pleine unité des chrétiens. Quelquefois, justement pour vivre aussi de manière visible l’unité entre nous et dans notre famille, nous décidons d’aller tous ensemble dans l’une ou l’autre église, en partageant certaines pratiques spirituelles, comme par exemple le jeûne. Un moment significatif fut le baptême de notre première fille. Nous avions discuté longuement et pendant un certain temps, mais nous ne réussissions pas à nous mettre d’accord sur ce qui était le plus juste : le baptême catholique ou orthodoxe. Evidemment, la valeur du sacrement était la même dans les deux Églises, mais les conséquences auraient été profondément différentes. Hani, de fait, est diacre et il avait été temporairement éloigné de son Église pour avoir célébré son mariage sous le rite catholique-mixte. Le baptême catholique de notre fille l’aurait mis en sérieuse difficulté et nous ne réussissions pas à prendre une décision. Liliana a alors décidé d’aller expliquer la situation à son évêque qui, après l’avoir écoutée à fond, lui a assuré qu’il aurait compris et appuyé toute décision prise selon notre conscience. Il ne s’agit donc pas, dans ces cas-là, de trouver un compromis, mais d’essayer de saisir quelle est la volonté de Dieu dans les différentes situations. Il est clair que tout cela coûte un surcroît de fatigue, coûte de la sueur, et même pour les enfants, qui tout en étant petits ne comprennent pas pourquoi ils pouvaient recevoir l’Eucharistie dans l’Église orthodoxe et pas dans l’Église catholique. De fait, dans l’Église orthodoxe, avec le baptême, on reçoit les sacrements de la communion et de la confirmation. Nous avons vécu ne période plutôt difficile lorsque la plus grande de nos enfants avait 15 ans. Elle commençait, avec une certaine agressivité, à demander son indépendance mais nous n’étions pas préparés à son brusque changement. Les disputes, même très chaudes, étaient pratiquement quotidiennes. Nous essayions de la protéger de certaines situations que nous pensions risquées mais plus on était sur son dos et plus elle se rebellait. Ce n’était pas facile entre nous non plus, parce que souvent la manière dont chacun de nous affrontait la situation n’était pas partagée par l’autre. Dans toute cette confusion, nous avons toujours essayé de nous en tenir à certains points qui nous semblaient importants, comme la prière tous ensemble, ou l’humilité de se demander pardon, même avec les enfants. A un moment donné, nous avons compris clairement qu’avant tout, nous devions viser à l’unité entre nous deux. Une fois ce pas fait, nous avons trouvé la lumière pour décider de lui faire confiance. La situation à la maison s’est améliorée, pour confirmer aussi que même dans un mariage ‘mixte’ les deux époux ont la possibilité d’être « un en Dieu » et porter témoignage auprès de leurs enfants et du monde qui les entoure.
15 Juin 2017 | Non classifié(e)
« John 17 » veut être une voix qui appelle l’Église à la réconciliation et à l’unité selon la prière de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17,21). Il s’appuie sur la conviction que l’évangélisation est d’autant plus efficace qu’elle s’accompagne du témoignage de l’unité entre les chrétiens. Les membres de ce mouvement désirent servir de catalyseurs d’unité et pour ce faire, ils s’engagent à établir partout des relations fraternelles et d’amitié, surtout entre les chrétiens de différentes Églises. Une soixantaine de membres de ce mouvement, accompagnés de Joe Tosini et Mike Herron, deux des fondateurs, sont venus à Rome à l’occasion du Jubilé d’or du Renouveau charismatique catholique (RCC). Le pape a invité le RCC à renouveler ses propres racines œcuméniques. En effet la première expérience d’effusion et de baptême dans l’Esprit Saint qui s’est faite entre un groupe de jeunes catholiques à l’Université Duquesne à Pittsburg en 1967, était aussi le fruit de rencontres entre personnes pentecôtistes. La présence sur scène de pasteurs de différentes dénominations la veille de la Pentecôte dans l’antique Cirque Massimo, était un signe visible de ces origines. Le pape François a demandé aux charismatiques catholiques d’être un lieu privilégié dans L’Église pour proposer un chemin vers l’unité dans une « diversité réconciliée » : « Aujourd’hui l’unité des chrétiens est plus urgente que jamais, unis par l’œuvre de l’Esprit Saint, dans la prière et dans l’action envers les plus faibles. Cheminez ensemble, travaillez ensemble. S’aimer. S’aimer… l’Esprit nous veut en chemin”.

© CSC Audiovisivi-Caris Mendes
Le groupe John 17, composé en majorité de leaders des Églises pentecôtistes, a voulu profiter de son séjour à Rome pour rencontrer Maria Voce, la présidente du mouvement des Focolari, connaître et approfondir le charisme de l’unité de Chiara Lubich. Pour cette raison ils sont venus au Centre Mariapoli de Castel Gandolfo le 7 juin, accompagnés aussi par le pasteur de l’Église Évangélique de la Réconciliation Giovanni Traettino de Caserte. Cette rencontre avait en même temps comme but de se préparer à une audience privée avec le pape François, prévue le 8 juin ; audience qui a duré deux bonnes heures. La convergence d’intentions et d’esprit entre les deux mouvements – Focolari et John 17– était évidente et les heures passées ensemble avaient comme substance la joie et la louange à Dieu. Le pasteur Traettino a rappelé à tout le monde que l’unité se construit « en commençant par les pieds » et non pas par la tête, c’est-à-dire en se mettant au service du prochain. Cet engagement a été scellé par le rite du lavement des pieds entre tous les participants, accompagné par une prière des uns pour les autres. Maria Voce et d’autres membres des Focolari, de diverses Églises, ont pu leur donner l’essentiel de la spiritualité de l’unité et leurs expériences de vie à la lumière de l’Évangile.
14 Juin 2017 | Non classifié(e)
Le site web, en préparation au synode des évêques 2018 sur le thème « Les jeunes, la foi e le discernement vocationnel », est déjà sur internet. Le site public, un questionnaire en cinq langues dans le but de « provoquer une plus ample participation de tous les jeunes du monde, non seulement en recevant des informations sur l’événement synodal, mais aussi pour les faire interagir et participer au cours du chemin de préparation ». « Faites entendre votre cri, qu’il résonne dans les communautés et qu’il arrive jusqu’aux pasteurs », avait exhorté le pape François. Il ajouta : « Saint Benoit recommandait aux abbés de consulter aussi les jeunes avant tout choix important, parce que souvent ‘ c’est justement aux plus jeunes que le Seigneur révèle la meilleure solution’ »
14 Juin 2017 | Non classifié(e)
« Il n’y a pas de recette pour le succès, mais il y en a une pour l’échec. La recette pour l’échec, c’est la violence « au nom d’Allah ». C’est ainsi que débute l’ appel énergique auprès des musulmans européens, publié le lendemain des attaques sanglantes de Londres et Manchester, du Grand Mufti Emérite de Bosnie Herzégovine Mustafa Ceric, président honoraire, comme Chiara Lubich l’a été de par le passé et actuellement Maria Voce, de la Conférence des Religions pour la Paix. « Cela n’est pas ma foi. Ce n’est pas l’Allah auquel je crois. Ma foi n’est pas un couteau, ce n’est pas la terreur. Mon Allah est Amour et Miséricorde ». “J’avoue – affirme le Grand Mufti, qui a reçu, entre autres, en 2003, le Prix Unesco pour la Paix Félix Houphouet-Boigny et le prix Sternberg du Conseil International des Chrétiens et des Juifs “pour sa contribution exceptionnelle à la compréhension entre les religions », en 2007 le Prix Théodore-Heuss-Stiftung pour avoir aidé à la diffusion et au renforcement de la démocratie et, en 2008, le prix Eugen Biser Foundation pour avoir promu la compréhension et la paix entre la pensée chrétienne et musulmane – je ne me suis jamais senti aussi confus et incapable de tenter d’expliquer ce qui arrive au sein et à l’extérieur de ma communauté de foi. Je me console en pensant qu’il s’agit d’actes relevant de minorités extrémistes, seulement un jeu politique des grandes puissances pour gagner la richesse musulmane ». Mustafa Ceric emploie des expressions fortes: “Ma communauté de foi a de nombreux problèmes. Le plus important est qu’elle délègue à d’autres la résolution de ses propres problèmes. En revanche, ma communauté de Foi (ma Ummah) doit d’abord résoudre le problème en son sein, avant de pouvoir résoudre ceux qui sont autour d’elle ». Il y en a qui affirment, soutient Ceric, que les attaques contre les civils innocents de Manchester ou de Londres sont plus importantes que celles de Palestine, de Kaboul, Mossoul, Sa’n et Misurata. « Elles ne sont pas plus importantes, mais certainement plus dangereuses pour les musulmans qui vivent en Europe, dont la majorité a fui les Pays musulmans pour chercher en Europe la paix et la sécurité pour leurs enfants. La paix et la sécurité qu’ils ont expérimentées jusqu’ici sont désormais menacées ». Après Manchester, Londres, mais encore avant Berlin et Zurich “les musulmans européens doivent faire preuve de force et de clarté en condamnant la violence « au nom d’Allah », mais aussi en adoptant des mesures concrètes contre les abus de l’Islam sous toutes leurs formes. Ils doivent parler d’une seule voix, claire et sans équivoque, en luttant contre la violence soutenue « au nom d’Allah ». Ce n’est plus une question de bonne volonté venant d’individus ou de groupes qui travaillent pour le dialogue interreligieux. C’est une question existentielle pour l’Islam et les musulmans qui vivent en Europe ». Le Grand Mufti lance donc un appel aux musulmans d’Europe à “se rassembler immédiatement autour d’une “parole commune” entre nous et avec nos voisins, indépendamment de leur foi, de leur race ou nationalité, pour faire un serment devant Dieu, soi-même et ses propres voisins en Europe, celui d’aimer et de promouvoir la paix, la sécurité et la coopération auxquelles nous sommes obligés en raison de notre culture et de notre foi musulmane. Nous devons jurer que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour combattre ensemble la violence contre des êtres innocents. Nous qui sommes la génération actuelle des musulmans en Europe, nous avons ce devoir à l’égard de nos descendants. Nous ne devons pas leur laisser nos dettes qui n’en portent pas la faute ». « Le temps des hésitations est fini ! » – le Grand Mufti, à la fin de son appel, exprime avec véhémence toute son espérance et son désir de changement. « Il n’y a plus d’espace pour les calculs ! Il n’y a plus d’excuses pour renvoyer à plus tard, ni de justifications pour attendre ! Il n’y a pas de salut dans le silence ! Il n’y a pas d’avenir pour l’Islam ni pour les musulmans qui vivent en Europe si ce n’est dans la coexistence et dans la tolérance envers nos voisins européens ! ».
14 Juin 2017 | Non classifié(e)
«Dès le début de notre chemin ensemble nous avons voulu mettre Dieu à la première place. Pratiquement, chaque jour nous décidons de choisir le pardon, de recommencer, d’aimer en premier, d’aimer tout le monde, même lorsque cela coûte et que peut-être nous sommes fatigués. Nous essayons de ne rien prétendre de l’autre mais avant tout de nous-même et en conséquence, nous pouvons toujours compter l’un sur l’autre. Nous essayons de transmettre aux enfants de solides valeurs pour leur vie, explique Damijan. Cela demande patience et persévérance dans l’amour : et pas seulement des caresses ! Quelquefois, de fait, l’amour envers eux nous pousse aussi à montrer clairement notre ligne ou à décider ce qui est blanc et ce qui est noir, même si cela peut les mener à être insatisfaits ou à se révolter. Il nous semble important que nos enfants soient le plus possible autonomes et indépendants. Voilà pourquoi nous les associons à tous les travaux de la maison (cuisine, nettoyage, repassage, rangement du linge etc.). Au début tout paraît très intéressant mais ensuite, lorsque le travail doit se faire régulièrement et soigneusement, il y a blocage. C’est alors que nous nous encourageons à vivre les points de l’art d’aimer, si nous voulons que règne l’harmonie entre nous. Maintenant les enfants savent que, si nous nous aidons, nous finissons avant et nous avons plus de temps pour jouer et faire un tas d’autres choses ».
“ Il y a environ un an – continue Natalija – nous avons vécu une épreuve particulière. Durant l’été, le plus jeune de nos enfants, a subi un examen chez le psychologue, qui se fait à l’âge de trois ans. Son avis et le diagnostic qu’il a ensuite rédigé, nous a vraiment surpris : Syndrome de déficit d’attention. En tant que pédagogue et ex-enseignante, tous les enfants présentant ce genre de problème et les grandes difficultés qui accompagnent ce diagnostic, ont défilé devant mes yeux. Épouvantée, je suis retournée au travail, à la maternelle Rayon de Soleil, où, à ce moment-là, nous travaillions tous les deux Damijam et moi. Nous avons parlé longuement et nous avons compris que, pour bien nous occuper de notre fils, un de nous deux devait laisser son travail ». “Afin de l’aider correctement – continue Damijan – il fallait lui consacrer temps et énergie. Nous étions conscients que nous devions rembourser le prêt, être six en famille et que le salaire ne suffisait pas. Nous avons exploré toutes les possibilités financières et, malgré l’incertitude, j’ai quitté mon travail dans la confiance que Dieu ne nous abandonnerait pas. Nous avons expliqué la situation à nos collègues de travail ainsi que notre décision. Nous leur sommes reconnaissants de l’avoir acceptée et de nous avoir soutenus. Dès la semaine suivante notre choix s’est avéré le bon. Ma mère, la nuit, a eu un ictus qui l’a paralysée. Ce fut un choc pour tout le monde. Les deux premiers mois elle réussissait à manger toute seule. Mais un deuxième ictus a suivi qui l’a rendue aveugle et par la suite lui a fait perdre la tête. Elle avait donc toujours plus besoin d’attention. Même si cela nous engageait, nous avons respecté son désir de rester chez nous. Et nous l’avons fait. Entre temps la situation de notre fils s’améliorait sensiblement. L’atmosphère était désormais plus calme, parce que, lorsque les enfants rentraient de l’école, quelqu’un les attendait et leur préparait le déjeuner. De même pour Natalija : au retour du travail, elle pouvait s’occuper des enfants et de moi. Durant toute cette période, même avec un seul salaire, nous pouvons dire que nous n’avons manqué de rien, et si nous avons dû renoncer à quelque chose nous ne l’avons pas vécu comme une privation. Nous remercions Dieu de nous avoir soutenus et appris à goûter les effets de l’art d’aimer, qui est pleinement entré en nous. »
14 Juin 2017 | Non classifié(e)
Pour ‘’ votre engagement pour la paix, organisant une série d’initiatives, destinées à convertir une usine d’armes qui existe sur le territoire d’ Iglesias’’ (Sardaigne, Italie). La missive, datée du 3 juin, est adressée à la communauté locale du Mouvement des Focolari (section Humanité Nouvelle) , pour les efforts fournis avec Amnesty International, Oxfam, Fondation Banque Éthique, Opal Brescia et Rete italiana pour le Désarmement , pour la ‘’Reconversion RWM’’ (multinationale de production d’armes). Le Saint Père se dit ‘’heureux de savoir que vous vous êtes concrètement intéressés à l’organisation d’un travail digne, alternatif à la construction d’armes, sur un territoire encore traversé par une grave crise de l’emploi’’. Et pour terminer, il exprime sa ‘’proximité pour l’engagement pris dans la diffusion de la culture de la paix’’.
13 Juin 2017 | Non classifié(e)
Le Patriarche Athénagoras et Chiara Lubich, promoteurs d’unité. Le fait de recommencer n’est pas facile et ne l’a jamais été surtout si le temps a creusé des fossés, si certaines diversités sont devenues culture et si, pour compliquer les choses, il y a aussi la conviction d’être dans le vrai. Nous ne sommes pas loin de la vérité si nous disons que c’était plus ou moins la situation vers la moitié du 20° siècle, entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe : des siècles durant, pendant tout un millénaire, la séparation avait été entretenue. Les célèbres et inoubliables acteurs et initiateurs du « Dialogue de la Charité », les grands penseurs du dialogue du peuple, ce sont Athénagoras, Patriarche œcuménique et Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement de l’unité. Par leur vie humble, sérieuse, disponible, par leur dévouement, leur amour et leur prière, ils ont été les acteurs et les promoteurs d’une ère œcuménique nouvelle ; ils ont instruit les peuples et leur ont donné courage, force, patience, fidélité, disponibilité, amour et unité. Au fond, la solution était simple et le Patriarche l’exprimait par ces mots : « Nous avons vécu isolés, sans avoir de frères, sans avoir de sœurs, pendant de longs siècles, comme des orphelins. Pourquoi ? Le frère est la porte. Voilà le secret ! » Les inoubliables acteurs du « Dialogue de la charité », les grands innovateurs du dialogue du peuple, se sont rencontrés bien 27 fois, de 1997 à 1972, (date de la mort du Patriarche). C’est au 13 juin 1967 que remonte la première rencontre historique de Chiara Lubich au Patriarcat œcuménique de Constantinople même si, jusqu’à nos jours, ce moment n’a pas été apprécié dans toute sa portée. Le Patriarche approuva et accueillit avec amour et sérieux le charisme de Chiara, une spiritualité mystique, qui est la spiritualité de l’Église, au point de considérer cette rencontre « comme une extase ». Dans son cœur, la conviction qu’en vivant les paroles du Testament de Jésus on pourrait bientôt parvenir à l’unique calice a fait de plus en plus son chemin. Avec des paroles émouvantes, il disait : « Ce serait pour moi, un jour de paradis. »
Le Patriarche s’est très vite déclaré « focolarino ». Il commença à appeler Chiara Lubich du nom de ‘Tecla’. Il avait en effet découvert en elle le même zèle que cette sainte qui était l’égale des apôtres et il continuait à dire : « Nous avons soif de la spiritualité. » En même temps, Chiara elle-même fut tout autant touchée. Le Patriarche lui « apparaissait comme un Archange qui lutte et luttera jusqu’au bout pour son Idéal : un homme de Dieu, éprouvé dans la charité héroïque et la patience héroïque ». Avec sa spiritualité et sa merveilleuse personnalité, Chiara n’a pas seulement préparé les deux précieux Ponts principaux. Dans ces rencontres entre orthodoxes et catholiques, le lien de l’amour réciproque adoucissait la souffrance de ne pas pouvoir partager l’Eucharistie. Il rendait même aimable cette croix comme la contribution du peuple chrétien à l’Unique Calice. « Le Pape est notre leader – confia en confidence le Patriarche à Chiara ; je vois parfois le Pape ‘à l’agonie’, car il connaît tout ce qu’il y a de négatif dans le monde. C’est pour cela que je me suis mis à son service, à cent pour cent. Je le suis, je le comprends, je l’aime, je le respecte, je l’admire. » À la suite de ce parcours qui a duré cinquante ans, j’ai fait personnellement la proposition au prof. Piero Coda, Président de l’Institut Universitaire “Sophia”, d’instituer une Chaire Œcuménique comme signe de reconnaissance envers ces deux extraordinaires acteurs et initiateurs de la fraternité entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique. Cette proposition a reçu une grande et cordiale approbation avec la bénédiction du Patriarche Bartholomée et l’adhésion convaincue de Maria Voce, la Présidente des Focolari. Nous offrons de tout notre cœur un « grand merci », comme de très belles fleurs, à Athénagoras et à Chiara, envoyés par Dieu ; ils ont donné leur vie avant tout pour la réalisation de la volonté de Dieu : « Que tous soient un », qui se réalisera comme don de l’Esprit Saint. Métropolite Gennadios Zervos, archevêque orthodoxe d’Italie et Malte du Patriarcat œcuménique de Constantinople.
13 Juin 2017 | Focolare Worldwide
http://vimeo.com/95726095
13 Juin 2017 | Non classifié(e)
Que pouvez-vous faire? Donnez du sang. Donnez maintenant. Donnez souvent. C’est le slogan choisi par l’Organisation Mondiale de la Santé pour fêter le 14 juin, la Journée Mondiale du Don du Sang 2017. Quelques objectifs : encourager tous les citoyens à renforcer l’efficacité des services de santé ; associer les autorités à la création de programmes nationaux pour répondre à l’accroissement des besoins ; favoriser la présence des services de transfusion sanguine dans les situations d’urgence ; assurer l’approvisionnement et atteindre l’autosuffisance au plan national ; remercier les personnes qui donnent régulièrement leur sang ; promouvoir la coopération internationale pour encourager les donneurs volontaires non rémunérés, pour améliorer la sécurité transfusionnelle et garantir un approvisionnement et une disponibilité suffisante de sang.
12 Juin 2017 | Non classifié(e)
Dans la Serbie centrale, Belgrade (‘’La ville blanche’’) est une des plus antiques villes d’Europe, au confluent entre les fleuves de la Save et du Danube. ‘’Porte des Balkans’’ ou ‘’Porte de l’Europe’’ (définie ainsi par sa position à la frontière entre Orient et Occident d’Europe), renée aussi après un passé de guerres, est aujourd’hui une capitale à l’avant-garde, où de nouvelles idées, ferment et vitalité, circulent dans les domaines de l’art, de l’économie, de l’architecture. Et du sport. A l’occasion du vingtième anniversaire de sa fondation, le College of Sport and Health, institut de formation reconnu avec 600 étudiants, a organisé, les 12 et 13 mai derniers, une conférence internationale ayant pour titre ‘’Sport, récréation , santé’’. Parmi les hôtes, à l’invitation du professeur Alexander Ivanovski, également Sportmeet, expression du monde du sport de ce renouvellement social et spirituel ayant son origine à partir de l’expérience des Focolari : un réseau mondial de sportifs agonistes ou non, enseignants, instructeurs, journalistes, administrateurs et opérateurs du commerce dans le domaine sportif, qui vivent le sport comme une réalité positive de confrontation et d’échange, comme occasion pour faire bouger les muscles et les tendons, mais aussi les idées de fraternité universelle et d’inclusion. ‘’Sport moves people and moves ideas’’ voici comment est intitulée la relation de Paolo Cipolli, président de Sportmeet, présent à la conférence, avec une délégation serbo-croate. Le ‘’phénomène sport’’ est une des réalités les plus complexes, intéressantes et fascinantes de notre temps. 800 millions de pratiquants, 5 millions de sociétés sportives, 205 fédérations nationales adhérentes au Comité Olympique International, 208 à la FIFA. Si on pense qu’aux Nations Unies, n’adhèrent ‘’que’’ 192 nations, on comprend sa portée et son omniprésence, comme une sorte de nouveau pouvoir planétaire ou, d’après certains, de ‘’nouvelle religion’’. Terre d’intérêts économiques inépuisés, malheureusement aussi malhonnêtes, le sport peut devenir, dans la direction opposée, un véritable terrain de sport de fraternité, unité et intégration. Un ‘’langage des gestes’’ universel, qui abat des frontières, des obstacles, les différences.
A Belgrade, cette face propre du sport a été mise en exergue : parmi de nombreuses interventions, sur les différent aspects liés au rôle et au potentiel du sport dans la promotion de la santé, avec des experts et des professeurs originaires de Slovénie, Croatie, Macédoine, Bulgarie, une considération commune a émergé : la nécessité de définir des politiques nouvelles pour une pleine valorisation du sport dans la direction d’un style de vie correct et de toutes les formes possibles d’intégration, particulièrement parmi les jeunes. La conférence a été l’occasion d’établir de nouvelles relations et un protocole d’entente en vue de futures collaborations, en valorisant des expériences significatives déjà en route, comme l’utilisation du jeu dans quelques maisons d’accueil pour juniors. Après Belgrade, Sportmeet se tourne vers la prochaine étape. On parlera d’inclusion sociale, d’éducation sportive, d’intégration de personnes ayant différentes compétences et du rapport entre les générations, du 13 au 16 juillet en Espagne. Quatre jours au cours desquels témoins et opérateurs sportifs se confronteront, à partir du symposium international de Barcelone (au Palau Robert, le 13 juillet), organisé en collaboration avec d’autres partenaires locaux, parmi lesquels l’Universitat Autònoma de Barcelona, pour poursuivre avec la Summer School di Castel d’Aro, à une centaine de kilomètres de la capitale de la Catalogne, et un programme riche pour sensibiliser au sport inclusif et aux bonnes pratiques. Avec le rêve que le ‘’sport’’ devienne réellement et à tous les niveaux, synonyme de ‘’rencontre’’.
10 Juin 2017 | Non classifié(e)
L’archevêque de Trente de l’époque, Mgr Carlo de Ferrari, a assumé son rôle d’évaluer et d’être le premier à approuver – au niveau diocésain -, le mouvement des Focolari. Le titre du récent volume publié par les Éditions Città Nuova : “Qui c’è il dito di Dio” (Ici il y a le doigt de Dieu), rappelle une expression de l’archevêque concernant l’expérience évangélique qui prenait vie autour de Chiara Lubich. Nous sommes au début de 1951 et, dans l’Église, tout le monde ne partage pas la pensée de l’archevêque de Trente. Quelques ecclésiastiques sont même très perplexes : une jeune femme, laïque, suivie par des religieux, des prêtres, des hommes et des femmes, des jeunes et des adultes, dans cette période préconciliaire, éveille des soupçons. La prudence suggère de l’écarter et de la remplacer peut-être par un prêtre. C’est dans ce contexte que s’insère le rapport décisif de Chiara avec son évêque.
La lettre de Chiara Lubich à Mgr Carlo de Ferrari, est datée du 5 janvier 1951. Chiara l’écrit de Rome où elle se trouve. La missive laisse transparaître fortement le moment d’épreuve que traverse le Mouvement naissant et elle-même, personnellement ; mais également l’attitude filiale et obéissante de Chiara envers celui qui représente l’Église pour elle, et son abandon total aux projets de Dieu. La lettre introduit le volume qui vient de paraître. « Monseigneur, C’est vrai : la croix a été lourde à porter et elle l’est encore. Ces jours-ci, j’ai compris Jésus qui est tombé sous le poids de la croix. Cependant, Monseigneur, je suis heureuse, heureuse. Jésus m’a donné la grâce d’être prête à toute décision de l’Église. Et non seulement cela mais il m’a donné aussi la grâce de quitter « mes » (je peux encore le dire pendant quelque temps) cinquante Focolarini et Focolarines dans une unité si parfaite qu’ils pourront continuer leur chemin sans que personne ne s’aperçoive d’un changement quelconque. Je suis heureuse, Monseigneur, de pouvoir donner à Dieu tout ce qu’Il a fait, dans le domaine surnaturel, par mon intermédiaire. Je vous assure que, quoi qu’il arrive, vous saurez que je resterai toujours fidèle à mon Jésus abandonné et obéissante de façon absolue à l’Église. J’en suis arrivée là car, de mon côté, je n’ai jamais voulu rompre l’unité avec l’Église ou plutôt avec celui qui représentait pour moi l’Église. Si je ne l’avais pas fait, l’Œuvre n’existerait pas. Mais Dieu m’a donné de résister jusqu’à l’invraisemblable. Aujourd’hui l’Œuvre existe et elle ne mourra pas. Le fait que je devrai m’en éloigner démontrera peut-être qu’elle est une œuvre de Dieu. Si je dois en témoigner en m’anéantissant, après en avoir témoigné par l’Unité, j’en suis heureuse. Le sommet de la vie d’amour de Jésus, c’est la mort : et personne n’a de plus grande charité que celui qui donne sa vie pour ses amis. Vous, Père, vous avez vraiment été un Père pour moi et vous m’avez montré (ce que je ne croyais que par la foi) que l’Église est Mère. Je vous garderai toujours comme Père quelle que soit la Volonté de Dieu sur moi. Personne ne peut m’empêcher de vous obéir, c’est-à-dire d’obéir à l’Église. Et ce qui est important pour devenir saints c’est d’obéir : être un. Peu importe que l’on nous commande d’agir ou de ne pas agir d’une façon ou d’une autre. N’est-ce pas Père ? Le Père Tomasi est un saint homme. Il souffre beaucoup ces jours-ci et ne mange pas. Il souffre pour moi… Je n’aurais jamais imaginé que de tels sentiments l’habitaient. Cependant, ne soyez pas préoccupé, Monseigneur, car nous le soutenons et moi, en sa présence, je ris toujours. En fin de compte, je ne peux vous dire qu’une seule chose : je suis très, très heureuse, immensément. Et je peux vous assurer que Jésus abandonné me soutiendra toujours. Du reste : « Bienheureux quand on vous séparera et qu’on dira, en mentant, toutes sortes de maux contre vous. Réjouissez-vous et exultez car votre récompense sera grande dans les cieux. » Bénissez-moi toujours, votre fille Chiara. » Da “Qui c’è il dito di Dio”, Ed. Città Nuova, Roma 2017, pg 97-98.
8 Juin 2017 | Non classifié(e)

Anne-Marie Pelletier
Treize théologiennes de neuf Pays (Brésil, Canada, Philippines, France, Allemagne, Italie, Kenya, Syrie, USA) ont donné vie au second Séminaire international pour initier et élaborer une “théologie intrinsèquement féminine”. Il s’est tenu à l’Université Urbanienne en réponse aux incitations du Pape François qui a souligné plusieurs fois la nécessité d’une « profonde théologie de la femme », pour ne pas laisser ce domaine privé d’une approche féminine. Après le thème “Heart” de l’an dernier, celui de cette seconde édition a été “Tears”. « Cœur « et « Larmes » : s’agit-il de deux réalités purement féminines ? Les larmes sont un don fait à tous, hommes et femmes ; et Jésus lui-même pleure après la mort de son cher ami Lazare. Les exposés mettent en valeur la manière féminine, “loin d’un dolorisme stéréotypé”, d’affronter “le malheur, le désespoir, et d’introduire dans l’enfer le baume de la compassion, ou mieux, de la consolation », a affirmé Anne-Marie Pelletier. .Ses propos mettent en relief la figure de Zabel Essayan, une femme arménienne de la fin du XIX ème siècle, diplômée de la Sorbonne, connue dans les milieux littéraires de la capitale turque aux débuts du XXème siècle. Elle va en Cilicie comme membre d’une commission de la Croix-Rouge, chargée par le Patriarche arménien d’enquêter sur les atrocités perpétrées et de mettre en œuvre une forme d’assistance auprès des innombrables orphelins qui vagabondent, ainsi que quelques femmes et vieillards, parmi les ruines d’Adana. Zabel, malgré son regard brouillé par les larmes, « voit » clairement le malheur sans fond, et à travers les yeux des survivants, rendus fous à cause de l’horreur, elle réussit à retracer l’histoire des morts, que leurs assassins et tortionnaires entendent faire disparaître dans le néant de l’oubli. « Que pouvions-nous donner en présence de cette misère vaste comme l’océan ? », se demande Zabel. A Adana il n’y a pas de place pour la consolation, mais seulement pour la compassion. Dans l’histoire, dans la vie du monde existent aussi les situations inconsolables. Mais l’exposé de la théologienne française fait ressortir une figure plus proche de nous dans le temps: Etty Hillesum. Elle aussi veut parcourir jusqu’au bout le chemin tragique de son peuple, non par désir de sacrifice, ni par altruisme, mais en raison de la conscience de l’histoire dans laquelle on est inséré et dont il faut accueillir les défis. Etty se sent impuissante, mais continue à croire que la vie, malgré tout, est bonne, belle et qu’il faut être à son écoute, sans jamais se laisser emporter par l’évidence du mal. Chez elle culmine le souci de l’autre qu’il faut aider par des gestes de compassion et de solidarité. Même lorsque cet autre est précisément Dieu : « Si Dieu cesse de m’aider, c’est à moi qu’il reviendra d’aider Dieu. Lui-même demande à être consolé ». Ce sont ses expressions, extrêmement audacieuses. Maria Clara Lucchetti Bingemer, grande personnalité de la culture brésilienne, nous plonge avec force et efficacité dans l’extraordinaire beauté du désert d’Atacama au Chili, où astronomes et archéologues enquêtent sur les mystères de la nature et les traces de l’histoire. Mais où circulent aussi les Mujeres de Calama, des femmes qui cherchent sans répit les restes des corps d’ êtres chers, torturés et tués au cours de la dictature militaire qui, à partir de 1973, a gouverné le Pays pendant 16 ans. Ce désert, unique au monde par ses conditions climatiques particulières, les a conservés et, grâce à ces femmes infatigables, il les restitue à l’affection des leurs et à l’histoire. L’Argentine aussi, où l’on compte trente-six mille personnes officiellement disparues, voit l’émergence de femmes audacieuses. Elles jouent un rôle fondamental pour déstabiliser l’impitoyable dictature militaire. « Las locas », les folles, c’est ainsi qu’on les appelait, dans un premier temps, à partir de 1977, lorsque chaque vendredi après-midi elles marchaient en cercle devant la Casa Rosada pour pleurer la mort de leurs propres enfants. Au fil des ans elles sont devenues les « Madres de la Plaza de Mayo ». Indomptables, elles ont donné vie à des symboles efficaces, comme le port d’un mouchoir blanc sur la tête et à un combat « pacifique » mais sans trêve. Se sont joint à elles d’autres femmes, des mères spirituelles, des sœurs, dont quelques unes ont payé de leur vie la lutte contre la dictature. Elles me font penser aux femmes descendues dans la rue au Venezuela… « Quel est le secret de l’extraordinaire fécondité de Chiara Lubich qui, en quelques décennies, a donné vie à une Œuvre aussi vaste et universelle ? Comment a-t-elle pu se frayer un chemin, âgée d’un peu plus de vingt ans, dans l’Eglise préconciliaire italienne, et résister avec une proposition de vie évangélique qui éveillait le soupçon de beaucoup parce qu’elle s’adressait à des personnes de tous les états de vie, laïcs et religieux, hommes et femmes ? Le secret réside en celui que Chiara Lubich appelle, en référence au cri de Jésus rapporté par Matthieu et Marc, “Jésus crucifié et abandonné” ». C’est ainsi que Florence Gillet commence son exposé sur « Jésus abandonné dans la pensée et l’expérience de Chiara Lubich ». Son intervention est suivie de la saisissante expérience de Mirvet Kelli, une syrienne qui a vécu en Irak pendant la guerre : c’est précisément son union avec Jésus Abandonné qui lui a donné la force de rester par amour auprès du peuple irakien. Au cours des rencontres par groupes on a souligné, non sans surprise, la nouveauté, la force, l’impact de ce point fondamental de la spiritualité de l’unité. Maria Rita Cerimele Source Città Nuova
7 Juin 2017 | Non classifié(e)
“Le rôle de la femme dans la formation à la fraternité universelle”, c’est le thème de la séance plénière du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, prévue à Rome du 7 au 9 juin. Au cœur de l’événement 4 conférences: sœur Nuria Calduch-Benages, bibliste espagnole, sur « La femme éduque à la fraternité universelle »; sœur Raffaella Petrini, experte en Doctrine Sociale de l’Église, développera le sujet « Les qualités féminines contre le paradigme technocratique : une perspective catholique et sociale sur la contribution des femmes à la fraternité » ; Marie Derain, juriste française et Défenseure des droits de l’enfant, abordera le thème « Construire la paix, la part des femmes » ; enfin Clare Amos, du Conseil Œcuménique des Églises : « Le rôle des femmes dans l’éducation à la fraternité universelle ». Les participants seront reçus en audience par le Pape.
7 Juin 2017 | Focolare Worldwide
« Ce n’est pas une simple rencontre d’éducateurs », affirme avec émotion une participante. « Je ne suis pas la même personne qui est arrivée ici. » « La fraternité, comme choix de l’être, est le sang qui doit couler dans mes veines. » Ce sont quelques impressions des nombreux participants provenant de plusieurs pays du Cône Sud qui se sont retrouvés du 12 au 14 mai 2017 à Rosario, en Argentine. En plus des participants, environ 500 éducateurs ont participé, grâce au streaming live, aux différents moments consacrés au thème du Congrès: « L’enseignement service », « Éduquer pour une économie fraternelle », « Le dialogue intergénérationnel », « Laboratoire d’empathie et d’interculture », pour en citer quelques-uns. La première journée a commencé par la visite du gouverneur de Santa Fe, Miguel Lifschitz, et d’autres autorités institutionnelles locales. L’Archevêque de Rosario, Monseigneur Martin, est intervenu le jour suivant et a commencé par affirmer que le mot fraternité nous dit que nous ne sommes pas seuls. « Dans cette patrie, Dieu nous a mis ensemble et le défi s’appelle cohabitation… Vous ne diffusez pas que des théories, mais tirées de la vie, de faits concrets. » Les expériences de fraternité ont été mises en évidence, non seulement celles des élèves entre eux et avec leurs professeurs, mais aussi les bonnes pratiques entre dirigeants et inspecteurs, proposant des politiques institutionnelles novatrices en faveur de toute la communauté éducative. Les institutions éducatives à orientation artistique, qui se sont approprié l’objectif de la fraternité, ont témoigné comment elles vivent l’interculturalité à travers l’art, en montrant comment une nouvelle manière d’être artiste est possible. Le workshop sur l’inclusion a donné sa contribution en clarifiant le concept pour lequel « l’autre, le différent, est un don ».
Le thème sur l’éducation et la formation en dehors de l’école, qui se réalise tout au long de notre vie, dont la fraternité est la méthodologie, a indiqué comme parcours celui de sortir vers les périphéries avec un programme centré sur les valeurs. Les expériences sur le rapport entre éducation et technologie ont été présentées comme une grande opportunité pour tous pour rejoindre la fraternité, en mettant en relation les élèves entre eux et avec leurs professeurs à égalité de conditions et aussi comme possibilité de sortir le meilleur de l’autre pour apprendre de tous. Beaucoup de pratiques éducatives, qui ont eu d’excellents résultats, ont été présentées: le potentiel du langage corporel et du décalogue de la règle d’or dans le cadre sportif pour construire des ponts dans ces domaines aussi importants.
Tout cela est résumé dans la proposition éducative de Chiara Lubich, un parcours appliqué dans beaucoup de réalités éducatives de la planète, inspiré par l’amour envers le plus vulnérable, l' »ignorant », l’abandonné, celui qui est exclu du système. Un chemin qui identifie en qui souffre la présence de Jésus crucifié et abandonné: un abandon qui a eu sa réponse d’amour dans la Résurrection; donc une clé pour construire la fraternité à partir de la « division ». « Je pars d’ici content, plein d’espérance, en sachant que ce paradigme existe, en sachant que beaucoup de personnes travaillent en combattant la verticalité, le manque d’écoute, la mentalité répandue que la connaissance est seulement entre les mains du professeur, de l’adulte – expliquait Enzo de Chacabuco, spécialisé en musicothérapie. C’est une route différente. Je m’en vais heureux et j’espère que ce Congrès aura bientôt une deuxième édition. » Source: Site Cône Sud
6 Juin 2017 | Focolare Worldwide
L’Université de Tübingen (Allemagne) a conféré, le 31 mai dernier, le doctorat honoris causa au Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée 1er, en raison de ses longues années de travail en faveur de la compréhension entre l’Église orthodoxe et les Églises protestantes, de son engagement pour la protection de la création, pour l’Europe et pour son dialogue avec les autres Religions. Cette Université, fondée en 1477, est l’une des plus anciennes de l’Allemagne et compte parmi les plus importantes au niveau international pour les études de médecine, sciences naturelles, sciences humaines et, en particulier, pour celles de la langue allemande. Actuellement elle est fréquentée par environ 28500 étudiants.
6 Juin 2017 | Non classifié(e)
5 Juin 2017 | Non classifié(e)
Le 5 juin on fêtera la Journée Mondiale de l’Environnement (W.E.D., World Enviroment Day). Cette date a été choisie par l’O.N.U pour rappeler la Conférence de Stockholm sur l’Environnement, en 1972, qui a élaboré le Programme Environnement des Nations Unies. La Journée est devenue une occasion d’encourager, au niveau mondial, l’attention à l’environnement et d’en connaître les problématiques. Une chance de plus pour réfléchir sur l’état de santé de la Terre, notre maison commune, mais aussi pour nous engager activement en faveur d’un « vivre ensemble » bénéfique pour tous ses habitants.
5 Juin 2017 | Non classifié(e)
Un temps d’alerte pour des ‘’baleines bleues’’ que l’on craint virales, finalement un jeu contagieux…mais positif ! Sur le web, à la façon traditionnelle, avec du papier et des ciseaux, il y a un jeu qui contribue à garder saine et vivable la planète sur laquelle nous vivons. Voyons de quoi il s’agit. Premier lancement de Dé : cliquer ici ( un passage par le web est nécessaire également pour les plus traditionalistes). A ce moment-là, le ‘’Cube ‘’ , protagoniste indiscutable, nous rappellera toutes les fois que nous nous sommes ‘cimentés’ dans la course de probabilités plus connues au monde, faite de six possibilités et d’une pincée de chance. Qu’on le lance on line ou qu’on le découpe et on le construit de ses propres mains, (suggestion pour les plus petits) ce nouveau Dé vaut beaucoup plus. Chaque face est une petite (mais grande) invitation au respect du milieu ambiant, de la terre dans laquelle nous vivons et de ses habitants. Un mini- aperçu d’écologie et de relations sociales valables pour tous les âges, organisé par EcoOne initiative écologique/culturelle diffusée dans plus de 180 pays, qui a mis sur les réseaux sociaux, professeurs, académiciens, chercheurs et professionnels pour introduire les thématiques environnementales au niveau social, politique, économique. Avec la caractéristique : il ne s’agit pas d’un discours théorique mais d’une invitation immédiate à la pratique quotidienne. Un exemple ? « Découvre des choses incroyables ! » propose une face du dé. Le monde est plein de choses incroyables, des sommets majestueux des cimes enneigées aux abysses des océans, de l’immense variété d’espèces végétales à chaque être vivant, même minuscule, qui peuplent la planète : chaque détail de la nature nous remplit d’étonnement et d’émerveillement, il nous inspire respect et gratitude pour le créateur. Que puis-je faire aujourd’hui pour voir le monde avec ces yeux ?
Autre lancement de dé , une autre face. « Souris au monde ! » Rien d’autre que des actions positives ne peut faire du monde, un lieu meilleur à vivre. Que ce soit recycler les déchets ou réutiliser des objets dont on ne se sert plus, ne pas gaspiller l’eau ou éteindre les lampes, partager les trajets en voiture afin de réduire les émissions de gaz, ou cultiver un petit potager commun, il suffit de penser que chacune de nos actions a une conséquence. Le jeu continue et ne s’arrête jamais. « C’est le moment, maintenant ». Combien de fois n’avons -nous pas dit ‘’Je le ferai demain’’ mais ensuite, nous ne l’avons plus fait ? Le monde ne peut plus attendre pendant que nous remettons à plus tard ! Je dois agir maintenant et recommencer à chaque échec avec une nouvelle énergie. « Seulement ce qui est nécessaire ! ». Telle une plante qui n’extrait de la terre que les besoins nutritifs dont elle a besoin pour grandir, nous aussi devrions apprendre à discerner les désirs et les besoins, en réduisant au maximum l’impact négatif de nos actions et amplifiant l’impact positif. Et enfin la dernière face : « Chaque chose est un don ». Comment préserver tout ce qui m’entoure et le protéger pour que les générations futures puissent aussi en jouir ? Des joueurs invétérés, il y en a heureusement beaucoup. « Seulement ce qui est nécessaire ! était la suggestion du Dé de la Terre aujourd’hui. Tout a commencé avec une douche tempérée : « sortir de la douche avant que ne sonne le réveil », puis recyclage et réutilisation du papier au travail, suivi d’un repas plus léger qu’à l’habitude, ce sont, il est vrai, de petits pas, mais au moins j’y étais à 100 % (San Paolo Brésil). « Nous sommes tous reliés ! » ai-je lu sur le Dé aujourd’hui, après l’avoir lancé. Je me suis rendu compte que j’avais oublié d’éteindre les lampes à la maison, ainsi je suis revenu sur mes pas et les ai éteintes avant le soir. J’ai aussi éteint l’ordinateur. Ce que nous faisons a réellement une influence sur les autres. (Nairobi, Kenya) « C’est le moment maintenant ». Commençons à jouer ! Jamais le jeu n’a été aussi sérieux et fascinant en même temps.
3 Juin 2017 | Non classifié(e)
Le pape a exprimé ses remerciements, suivis d’une constatation et d’un souhait : « Merci pour ce que vous faites, merci de travailler pour l’unité des chrétiens, tous ensemble, comme le Seigneur le veut. Marchons ensemble, aidons les pauvres ensemble ; charité ensemble, éducation ensemble : tous ensemble ». Et d’ajouter : « Que les théologiens travaillent de leur côté et qu’ils nous aident. Mais nous, soyons toujours en chemin, jamais à l’arrêt, jamais à l’arrêt ; et ensemble. C’est ce que je souhaite et je vous remercie, car je sais que vous le faites ». Des mots que Maria Voce, invitée à prendre part à l’audience, commente ainsi : « Cela a été une rencontre très brève, mais personnelle ; le Pape a salué tout le monde, un par un, et il a voulu que nous soyons tous en cercle, dans la salle du Consistoire, justement pour pouvoir nous saluer personnellement. Ensuite, il est resté quelques minutes pour nous exprimer sa reconnaissance pour cette visite. Il l’a ressentie comme un signe d’estime, une marque d’affection envers lui et il en était très heureux. Il a surtout dit que le désir de son cœur est que l’on chemine ensemble. Pour lui, cet œcuménisme est celui du cheminement commun et il a remercié les participants en répétant ‘je sais que vous le faites’. Il faut continuer à marcher ensemble. Les théologiens nous aideront à comprendre les différences, à trouver la façon de les surmonter, mais l’important est que nous marchions ensemble, car la volonté de Dieu est que nous soyons tous un. Voilà son message. Il était très détendu, très content de rencontrer chacun ». L’après-midi, au Cirque Maxime, a eu lieu une veillée œcuménique avec le pape à l’occasion du Jubilé d’Or du Renouveau charismatique catholique. Communiqué de presse
3 Juin 2017 | Non classifié(e)
« Ce que fait l’Esprit Saint est incroyable ! L’Église avait été fondée par Jésus sur la Croix mais les Apôtres étaient pratiquement incapables de parler, timides, apeurés et ils n’osaient pas sortir. L’Esprit Saint descend sur eux et les voilà qui vont avec un immense courage dans les rues et sur les places, parler avec un tel feu qu’on les croit ivres. Intrépides, ils affrontent toutes les persécutions et se mettent en route vers le monde entier. Ceci n’est qu’un exemple, mais de première importance, de ce qu’opère cet Esprit divin, sans parler de tout ce qui s’est fait sous son impulsion dans l’Église au cours de vingt siècles de vie : miracles de lumière, de grâce, de retournements de situation, de renouveaux. Pensons au Concile, aux différents mouvements spirituels qu’il a toujours si opportunément suscités. […]. Pour nous, quel était l’horizon de notre vie avant que l’Esprit Saint ne se manifeste ? L’horizon de ceux qui ne voient pas au-delà de leur quartier, dont les pensées et l’affection se limitent presque exclusivement au cercle de leur famille […]. Si un renouveau s’est produit dans l’Église, n’est-ce pas par l’action de l’Esprit Saint qui sait renouveler la face de la terre ? Oui, c’est lui. C’est son rôle de mettre en nous force et courage. Et nous ne pouvons pas ne pas lui faire davantage de place dans notre vie spirituelle. […]. Aimons l’Esprit Saint, honorons-le, en aimant, en respectant, et en servant chaque prochain. » (15 septembre 1983) « Devenons des élèves attentifs et assidus de ce grand Maître : L’Esprit Saint, qui est en nous et qui parle à notre cœur. Soyons attentifs à ses impulsions mystérieuses et d’une grande délicatesse. […]. Les idées qui germent dans l’esprit d’une personne décidée à aimer sont souvent inspirations de l’Esprit Saint. En ce cas, toute idée est une responsabilité. Car si l’Esprit nous en donne, c’est pour nous « vivifier », nous et le monde à travers nous, pour que nous fassions avancer Sa révolution d’amour. Soyons attentifs à chaque idée, surtout si nous pensons qu’elle peut être une inspiration ; voyons-la comme une responsabilité à assumer et à mettre en pratique. Ainsi nous aurons trouvé le meilleur moyen d’aimer, d’honorer, de remercier l’Esprit Saint et de n’obéir qu’à un seul Maître. » (1er septembre 1983) Chiara Lubich, da LA VITA UN VIAGGIO – Città Nuova, 1984, pagg. 125-128 Traduction française : LA VIE EST UN VOYAGE – Nouvelle Cité, 1987, p. 127-132
2 Juin 2017 | Non classifié(e)
Ma feuille de route en Jordanie prévoit la visite au centre de détention féminin, à la périphérie d’Amman. C’est le dernier acte de mon séjour. Dans le couloir de contrôle, on demande à Omar, l’ami qui m’accompagne, de retirer sa montre et ses lunettes de soleil. Mes lunettes aussi risquent de disparaître, mais je les lui fais essayer et la jeune garde se rend compte que sans elles je vois mal. Nous arrivons à la première salle d’attente après avoir traversé une longue cour. C’est déjà une journée d’été. Nous dépassons le énième contrôle et nous déposons la feuille avec le nom de la personne que nous voulons rencontrer. Dans la salle d’attente, deux autres jeunes femmes attendent leur tour de visite. Qui veulent-elles rencontrer, une sœur ? Ou la mère ? Un homme sur la cinquantaine, physionomie de type arabe, a les yeux fixés sur ses chaussures usées. Lui aussi attend. Mon ami essaie de s’asseoir mais la chaise se casse. Devant pareille scène, où que ce soit, tout le monde aurait ri. Mais là, rien, dans cette salle personne n’ose le faire, chacun est absorbé par sa souffrance. Le climat qu’on respire est semblable à celui de l’attente du diagnostic d’un médecin sur la maladie grave d’une personne chère. Le bruit nasillard du haut-parleur et le sursaut de l’homme qui se lève me font comprendre que son tour est arrivé. Peu après c’est à nous. Un petit couloir, sur le côté droit chaque cellule a son hublot avec les vieux téléphones classiques de part et d’autre de la vitre. Notre amie, tout d’un coup joyeuse, s’agite et gesticule, elle nous dit par le combiné, que nous pouvons demander que la rencontre se fasse dans une autre salle, « face-à-face ». C’est Pâques et aujourd’hui pour les chrétiens une visite est permise. Nous sortons du bâtiment et nous rentrons par l’entrée officielle. Encore les passeports, les questions, et le nom de la personne que nous voulons rencontrer. Nous attendons dans une salle pendant que nous assistons au travail de plusieurs fonctionnaires affairés qui insèrent des documents dans des chemises numérotées. L’attente est longue. Peut-être que pour elle aussi la route est faite de portes qui s’ouvrent et se ferment. Mais la voilà qui arrive. Margari est une femme sur la quarantaine, d’Amérique du Sud, joyeuse. « Mes compagnes de cellule vont être jalouses ! ». C’est une femme douce, elle reconnaît s’être trompée, elle sortira dans quelques mois et compte les jours sur le calendrier qu’elle s’est fabriqué. Durant ces deux années, elle est devenue grand-mère et ne connaît pas encore son petit-fils. Sur ses quatre enfants, les deux premiers ont quitté l’école pour travailler, et elle n’a plus son mari. « Quand je rentrerai, ils vont me gronder, mais c’est normal qu’ils soient en colère contre moi. J’arrive à les joindre de temps en temps par téléphone. Mon désir – poursuit-elle – était d’ouvrir un orphelinat pour enfants de la rue. Ici, à l’intérieur, c’est dur, une fois j’ai pensé me suicider. On devient méchants. Mais je n’y arrive pas, si elles se fâchent ou me frappent je ne réagis pas, je n’y parviens pas. Mes amies sont ici, certaines depuis plusieurs années. Fernanda depuis huit ans, mais elle va bientôt sortir. A 29 ans une grave maladie est en train de l’emporter. Elle est entrée toute jeune, pour une stupidité plus grande que la mienne. Elle a avalé les rouleaux de cette saleté. Moi, je remercie Dieu, malgré tout, je le sens proche et c’est pour cela que je me sens privilégiée. » Elle me recommande ses enfants, me demande de leur écrire que je l’ai rencontrée et qu’elle a vraiment hâte de les revoir. Nous nous quittons en nous embrassant très fort ; difficile de décrire ce que j’éprouve en ce moment. Je voulais que ce soit un petit geste, afin de prendre sur moi sa souffrance. Au cours de cette journée si ensoleillée, peut-être qu’un rayon de Son amour a traversé les barreaux de ces murs gris. C’est un matin de Pâques spécial, je ne peux que remercier Dieu pour ce qu’Il m’a fait vivre : la résurrection est la vraie liberté. J’ai rencontré en prison une femme libre parce qu’elle est consciente d’être aimée de Dieu. (Ago Spolti, Italie)
1 Juin 2017 | Non classifié(e)
Le 1er juin, dans de nombreux Pays du monde, on fête la Journée Internationale de l’Enfant, instituée en 1925, à Genève (Suisse), au cours de la « Conférence Mondiale sur le Bien-être des Enfants », une façon de braquer les projecteurs sur les nombreuses violences que subit quotidiennement le monde des enfants. Une occasion pour réfléchir à la condition des enfants, trop souvent victimes des guerres, des violences, d’abus, d’exploitation, de discrimination en raison de leur foi religieuse, de leur appartenance ethnique ou de leur handicap. Mais aussi pour inviter le monde des adultes – familles, écoles, société et institutions – à s’engager sérieusement à les protéger et à contribuer à l’avènement d’une société plus juste, plus attentive et plus respectueuse de la dignité et des droits de l’Enfant.
1 Juin 2017 | Non classifié(e)
Baptême « C’est presque l’heure du déjeuner, lorsqu’un homme frappe à la porte de la paroisse pour fixer la date d’un baptême. Ne s’agissant pas d’un paroissien, je lui demande des précisions. La situation est complexe: il a eu un garçon avec son amie, et sa sœur insiste pour que le bébé soit baptisé. J’essaye de récolter rapidement quelques données et je lui dis au revoir. En sortant, je repense à la manière expéditive dont je l’ai traité. Comme j’ai son adresse, sans y penser deux fois, je vais chez lui: un petit appartement très désordonné. Il est surpris et alarmé: il y a un problème avec le baptême? Je le rassure: c’est seulement pour vérifier que j’ai toutes les données. Son amie et lui s’ouvrent avec confiance et m’invitent à table avec eux pour un déjeuner frugal. Ainsi, j’apprends une situation de marginalisation, mais, surtout, je me rappelle mon unique droit: être au service des autres. » (K.L. – Pologne) Banc d’essai « Je gère une boutique de cadeaux dans un quartier populaire. Pour moi, chaque personne qui entre dans la boutique est plus qu’un client: je considère que la relation avec lui est importante, au-delà du fait que je dois vendre. Parfois, des personnes viennent simplement me confier leurs problèmes. Je les écoute et, si je peux, j’essaye de donner un conseil. Mon père se moque de moi: ‘Au lieu d’une boutique, on dirait un confessionnal.’ Le fait est que, pour moi, le travail est le banc d’essai de ma vie chrétienne. »(Rachele – Italie) Concierge « Je travaille comme concierge dans deux immeubles, où les personnes se connaissaient seulement de nom. En cherchant des occasions pour construire des relations, j’ai commencé à informer un couple sur la vie de la paroisse. Le mari, pourtant éloigné de l’Église, a apprécié mon geste. J’ai aussi sympathisé avec une Thaïlandaise qui, reconnaissante, m’a offert des chocolats. Je les ai tous invités pour une grillade: soirée très réussie, répétée plusieurs fois. De temps en temps, j’offrais une tasse de café à ceux qui rentraient du travail. Des gestes simples, mais, peu à peu, certains se sont sentis libres de me confier aussi des choses plus personnelles. Comme ce locataire qui considérait la prière comme une perte de temps. Lorsque je lui ai promis de prier pour lui, il m’a répondu: ‘Personne ne m’a jamais parlé ainsi jusqu’à maintenant. Je ne l’oublierai pas.’ Un couple d’Italiens, avant de rentrer dans leur pays, a invité tous les voisins à savourer leurs spécialités nationales. » (Maria Rosa – Suisse) Ordures « En sortant de l’école, j’ai aperçu sur le trottoir d’en face un chien qui, à la recherche de nourriture, détruisait et ouvrait des sacs-poubelle. J’ai continué à marcher sans y prêter attention, mais, au fond de moi, quelque chose me poussait à agir pour les autres. Même si j’avais honte, je suis retourné sur mes pas et j’ai remis les sacs en place. Je venais de tourner au coin de la rue, lorsque j’ai vu arriver le camion-poubelle au loin. J’étais content, parce qu’il arrive que, chez nous, s’il y a trop de désordre, les éboueurs ne ramassent pas tout. » (M.B. – Argentine)
31 Mai 2017 | Non classifié(e)
Du 31 mai au 4 juin, en divers lieux de Rome, se déroulent les célébrations du 50ème anniversaire de la naissance du Renouveau Charismatique, mouvement de l’Église catholique né en 1967 aux États-Unis pendant une retraite spirituelle d’une vingtaine d’étudiants de l’Université Duquesne de Pittsburgh en Pennsylvanie. Depuis lors, le mouvement s’est répandu dans les États-Unis, en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Inde et en Afrique. En Europe, il a une présence consistante en France et en Italie et récemment il se répand dans les pays d’Europe orientale. A travers des groupes hebdomadaires, des retraites, des rencontres de prières et des ’’séminaires de vie dans l’Esprit’’ le mouvement diffuse un style de vie de la Pentecôte centré sur les dons de l’Esprit Saint.
31 Mai 2017 | Focolare Worldwide
Le lac Rotorua est le deuxième plus grand lac de l’Ile du Nord de la Nouvelle Zélande, dans l’Océan Pacifique méridional. S’étant formé par le cratère d’un grand volcan, actif jusqu’il y a 240 mille ans, aujourd’hui, il est un splendide terrain de sport pour le canoë et le kayak. Là aussi, comme partout dans la région, but du tourisme depuis le début du 19ème siècle, une odeur forte de soufre rappelle l’intense activité thermale qui pousse l’eau bouillante à sortir du sous-sol en formant des mares de boue chaude de couleurs les plus incroyables, du vert pomme au jaune, lacs bleu cobalt et une myriade de fumerolles. Non loin de là, le geyser Lady Knox d’où l’éruption, une fois par jour, jaillit en un jet d’eau et de vapeur d’une hauteur de 20 mètres.
Identique chaleur pétillante parmi les 170 participants à la ‘’Mariapolis’’ accueillie du 26 au 29 avril dernier dans un ‘’camp’’ situé justement sue les rives du lac. Parmi les participants, il y a aussi des familles originaires des Philippines, de l’Inde et de la Corée, plus de 50 jeunes, juniors et enfants et quelques hôtes italiens, deux couples, Roberta et Stefano, Beatrice et Franco.
Ils racontent : « Nous sommes partis de Sydney et, après un vol d’environ 4 heures, nous sommes arrivés à Auckland où nous ont rejoints Yob et Bruno de Melbourne. Avec eux, après 4 heures de voiture, nous sommes arrivés à Rotorua. Trois jours très riches de rapports personnels et avec toutes les familles. Nombreuses expériences d’Évangile vécu et workshop sur l’écologie, thème fort apprécié ici, sur l’art d’aimer, avec quelques réflexions de Chiara Lubich, et puis encore sur la communication en famille et sur l’éducation des enfants. Et des promenades magnifiques le long du lac et dans la forêt ». Ce n’est pas par hasard si l’Ile du Nord a été choisie comme un des lieux pour tourner différentes scènes de la saga fantasy de Tolkien ‘’Le seigneur des Anneaux’’. Mais le territoire est particulièrement intéressant également d’un point de vue ethnologique. En effet, sur l’Ile habite la plus grande communauté Maoris de la Nouvelle Zélande. Si jusqu’il y a 40 ans, la langue de ce peuple était parlée par un nombre très restreint de personnes, aujourd’hui, grâce à un programme d’intégration voulu par le gouvernement, la culture et la langue des Maoris (environ les 20 % de la population) sont devenues part intégrante du pays. « Pendant la messe – expliquent Roberta et Stefano – nous récitons quelques prières dans la langue des Maoris, peuple dont la civilisation et la culture sont bien intégrées ». Après le repas du soir, le programme de la Mariapolis prévoit une soirée animée par les enfants et les juniors, avec une intéressante réflexion ‘’écologique’’ sur le respect de la création et de l’environnement.
Dans la simplicité d’une grande famille, on partage aussi à la Mariapolis les festivités pour un anniversaire, un anniversaire de mariage. « Trois journées très riches en colloques personnels et avec les familles, durant lesquelles nous avons pu partager les joies, accueillir et embrasser ensemble les souffrances, en affrontant les défis avec le soutien de la communauté, en restant fidèles à l’engagement à vivre l’Évangile avec cohérence et constance ». Le ‘’peuple de la Mariapolis ‘’ repart d’ici, afin de donner ce qui a été vécu, aux pays d’origine, en apportant l’énergie et la chaleur de Rotorua.
30 Mai 2017 | Focolare Worldwide
30 Mai 2017 | Non classifié(e)
L’année hébraïque est rythmée par différentes fêtes qui commémorent les événements qui se sont succédé depuis la Création et l’histoire du peuple hébreu. Elle commence le mardi 30 mai à l’heure du coucher du soleil et, (en dehors d’Israël) clôt au crépuscule du Ier juin l’importante fête qui rappelle le don de la Torah sur le mont Sinaï, le plus grand fait par Dieu au peuple hébreu, il ya plus de trois mille ans. Le mot « Shavuot » signifie « semaines », en lien avec les semaines d’attente qui ont précédé l’expérience du Sinaï, en commençant par la Pâque, la sortie d’Égypte et les miracles accomplis par le Seigneur pour libérer les fils d’Israël. Shavuot est certes la moins importante des trois fêtes de pèlerinage hébraïque (Pâque, Shavuot et Sukkot (Tabernacles), mais elle est plus importante que Hanukkah ou Purim.
29 Mai 2017 | Non classifié(e)
“Hier le vent caressait la chevelure et le visage de jeunes et d’adultes venus de tous horizons pour dire oui à la vie et non au commerce de la mort : après des années d’isolement, de nombreux groupes et organisations de divers types, se sont retrouvés ensemble pour repartir avec l’espérance d’une fraternité visible ». C’est ce qu’on peut lire dans le communiqué transmis par les organisateurs au lendemain de la marche promue par les Focolari, Amnesty International, Oxfam, Fondation Banque Ethique, Opal Brescia, Réseau Italien pour le Désarmement, avec le soutien du missionnaire combonien Alex Zanotelli. La campagne contre la vente d’armes par l’Italie aux pays en guerre est partie de Sardaigne (Italie) le 7 mai 2017. Cette action figurait au rendez-vous mondial « Run 4 Unity », promu par les Juniors pour un Monde Uni : une manifestation qui a lieu chaque année le premier dimanche de mai, sur toute la planète, durant la Semaine Monde Uni. Arnaldo Scarpa, du Mouvement des Focolari à Iglésias, porte-parole du comité « Reconversion RWM » nous raconte, avec Cinzia Guaita, comment cette initiative est née : « Depuis plusieurs années il existe sur le territoire de Domusnovas et d’Iglésias une usine dont l’objectif initial était de produire des explosifs qui servaient aux mines de la région. Les mines ont hélas dû fermer et l’usine a été reconvertie pour produire du matériel de guerre, avec l’aide de fonds publics. Elle a été ensuite rachetée et transformée par la RWM, une multinationale allemande qui produit des armes à destination de l’Arabie Saoudite. De notre Pays, l’Italie, partent donc des armes qui alimentent « la troisième guerre mondiale menée par morceaux ». En Italie et en Allemagne, les lois sont très claires ; la loi 185/90 interdit en effet au gouvernement italien de vendre des armes à des pays en guerre ou qui ne respectent pas les droits humains. Il y a une hausse continuelle des exportations italiennes, en particulier vers le Maghreb et le Moyen-Orient (59%). En 2016 la production de la RWM a presque atteint 22000, avec un bon de 1466% ». Mais à Domusnovas, comme dans de nombreuses régions de l’île, le principal problème est celui de l’emploi. « Nous avons compris – poursuit Arnaldo – que nos consciences aussi peuvent s’endormir, abusées par le silence général, abruties par la tragédie du chômage. Mais nous, qui sommes engagés à vivre la fraternité, nous nous sentons proches des travailleurs, mais aussi des enfants, des jeunes et adultes du Yemen tués par cette production d’armes. Cette initiative est peut-être celle qui nous a demandé le plus de courage de toute notre vie, pour de nombreuses raisons, mais le fait que de nombreuses personnes, de formation et d’idées diverses, soient avec nous est déjà encourageant ».
Le fruit de cette initiative a été la création du comité “Reconversion RMW”, pour alerter l’opinion sur cette question et empêcher une extension de l’usine. Celle-ci est implantée dans une zone qui présente des richesses naturelles, environnementales et archéologiques. Le problème relève aussi de l’éthique : il y a ceux qui ont fait le choix, quitte à rester au chômage, de ne pas travailler dans cette usine, et ceux qui, tout en y travaillant, se posent de graves problèmes de conscience. La prochaine étape consistera donc à jeter les bases d’un travail commun sur le projet de reconversion de l’usine et d’un développement différent du territoire. D’importants contacts ont été engagés avec des entrepreneurs, des aménageurs, des universitaires, des juristes, des organismes et des associations, des représentants des travailleurs, mais il est essentiel qu’il y ait aussi un choix politique précis de la part de toutes les instances institutionnelles. Pour signer la pétition adressée au Président de la République Italienne, cliquer « qui »
29 Mai 2017 | Non classifié(e), Parole di vie
Après la crucifixion, les disciples, qui avaient suivi Jésus sur son chemin, alors qu’il annonçait à tous que Dieu est Père et aime tendrement chacun, sont restés enfermés, épouvantés et désorientés. Jésus avait été envoyé par le Père pour témoigner par sa vie de cette grande nouvelle, et pour ouvrir à l’humanité le chemin pour rencontrer Dieu. Au cours de sa mission, beaucoup ont vu sa bonté, les effets de ses gestes et de ses paroles d’accueil, de pardon, d’espérance, et en ont fait eux-mêmes l’expérience. Puis sont arrivées la condamnation et la crucifixion. C’est dans ce contexte que l’Évangile de Jean nous raconte comment Jésus, ressuscité le troisième jour, apparaît aux siens et les invite à continuer sa mission : « Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie » C’est comme s’il leur disait : « Vous rappelez-vous la façon dont j’ai partagé ma vie avec vous ? Comment j’ai étanché votre soif de justice et de paix ? Comment j’ai défendu la dignité des pauvres, des veuves et des étrangers ? À vous de poursuivre maintenant : annoncez l’Évangile que vous avez reçu, annoncez que Dieu désire rencontrer chacun et que vous êtes tous frères et sœurs. » Créé à l’image de Dieu Amour, chacun a déjà dans son cœur le désir de cette rencontre : toutes les cultures et toutes les sociétés tendent à construire des relations de convivialité. Mais quel travail, que de contradictions et difficultés pour y parvenir ! Cette aspiration se heurte à nos fragilités, nos portes fermées, notre méfiance, nos préjugés. Pourtant, avec confiance, le Seigneur continue à nous dire : « Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie » Comment vivre cette mission ? Seuls, nous n’y arriverons jamais. C’est pourquoi Jésus nous a donné l’Esprit Saint : « L’Esprit Saint, reçu au baptême, est un esprit d’amour et d’unité. Il unit au Ressuscité tous les croyants, surmontant ainsi les différences de races, de cultures et de classes sociales […]. C’est notre égoïsme qui élève des barrières qui nous isolent et excluent ceux qui sont différents de nous […]. Efforçons-nous donc d’écouter l’Esprit Saint pour grandir dans cette communion et surmonter les germes de division que nous portons en nous 1. » Avec l’Esprit Saint, vivons, ce mois-ci, les paroles de l’amour : accueillir, écouter, compatir, dialoguer, encourager, inclure, soigner, pardonner, valoriser. Ainsi nous vivrons l’invitation de Jésus à continuer sa mission. Pendant leur séjour dans la cité-pilote internationale de Loppiano, dont les 800 habitants s’efforcent de vivre l’Évangile, un groupe de moines bouddhistes, invité par Chiara Lubich, qui était allée leur rendre visite en Asie, a été profondément touché par l’amour évangélique, nouveau pour eux. L’un d’eux raconte : « Comme tous les autres, je mettais mes chaussures devant la porte de ma chambre au moment d’aller dormir ; et, quand elles étaient sales, au matin, je les retrouvais toutes propres. Même chose pour les vêtements ! Se rendant compte que nos vêtements de moines étaient trop légers en hiver, ils augmentaient le chauffage… Un jour, je leur ai demandé : « Pourquoi agissez-vous ainsi ? » Ils m’ont répondu : « Parce que nous t’aimons 2.» Cette expérience a ouvert un chemin pour un vrai dialogue entre bouddhistes et chrétiens. Commission Parole de vie (La Commission Parole de vie est composée de deux biblistes, de représentants d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine, des jeunes, du monde de la communication et de l’œcuménisme). __________________
- D’après Chiara LUBICH, Parole de vie de janvier 1994 – Un seul coeur et une seule âme, in Città Nuova, XXXVII, [1993/24], p. 34.
- 2. Cf. Chiara LUBICH, Mon expérience dans le domaine interreligieux, Aix-la-Chapelle, 13 novembre 1998, p.3
28 Mai 2017 | Non classifié(e)
“Tandis qu’ils le regardaient, il fut élevé au ciel et une nuée le déroba à leurs yeux » (Actes des Apôtres, I, 9). Cet événement, connu sous le nom d’Ascension, c’est-à-dire la transfiguration et le passage de Jésus dans le monde de la gloire, conclut le séjour de Dieu parmi les hommes. C’est le prélude à la Pentecôte et il indique le début de l’histoire de l’Église. L’épisode, décrit par les Évangiles de Marc et de Luc et dans les Actes des Apôtres, est une fête très ancienne, déjà attestée au IVème siècle. Pour l’Église catholique et les Églises protestantes, l’Ascension se situe normalement quarante jours après Pâques (dans le calendrier grégorien on la célèbre le jeudi 25 mai). Dans l’Église orthodoxe c’est l’une des douze grandes fêtes, cette année sa date coïncide avec celle du calendrier catholique.
28 Mai 2017 | Non classifié(e)
Impôts à crédit « Nous attendions notre troisième enfant. Le peu d’économies que nous avions avait disparu dans les placements bancaires défavorables et les banques commençaient à ne plus octroyer de prêts. Un jour, comme un coup de tonnerre, nous apprenons que nous devons payer une importante somme pour les impôts. Où prendre l’argent qui nous suffisait à peine pour survivre? Dans cette situation difficile, nous nous sommes confiés à Dieu, au Père qui n’abandonne pas ses enfants. Ensuite, nous sommes allés demander à la commune de pouvoir payer en plusieurs fois et… surprise! Nous avons été les seuls auxquels cette possibilité a été accordée. » X.A. – Croatie Représentante de livres
« Je travaillais comme représentante de livres. À ma première exposition, je n’ai rien vendu. Tout comme la deuxième fois. La troisième a été encore plus difficile: il n’y avait pas de place dans la salle de la rencontre et j’ai dû me contenter d’un endroit triste à l’étage inférieur, loin du passage des personnes durant les pauses. Il n’y avait pas d’ascenseur, et j’ai dû transporter les cartons à la main, suant en raison de la chaleur accablante. Pendant ce temps, je me disais: ‘Mais qui te le fais faire?’ En passant devant la chapelle, je suis entrée pour m’en prendre à Jésus, qui semblait me dire depuis le tabernacle: ‘Que fais-tu?’ ‘La volonté de Dieu – ai-je répondu – je m’efforce de travailler.’ ‘Alors sois tranquille, maintenant je m’en occupe.’ Pour l’exposition, j’ai dû utiliser des chaises, faute de tables. Un prêtre est passé, a repéré le volume d’une grande encyclopédie des saints et s’est exclamé: « Incroyable! Je le cherche depuis des années! » Il l’a acheté et, depuis lors, j’ai toujours vendu. » Marta – Italie Être père « Mon père a abandonné ma mère avant ma naissance. Je souffrais de cette absence et je ne lui pardonnais pas d’être parti. Vers mes 17 ans, je l’ai retrouvé, espérant créer un rapport inexistant. Malheureusement, je n’ai trouvé qu’indifférence auprès de lui et la cohabitation avec sa femme était difficile. Durant la même période, j’ai rencontré quelques jeunes qui vivaient l’Évangile et, à travers eux, j’ai mieux connu Dieu. Plus tard, durant mes études universitaires, j’ai commencé à travailler pour un projet social avec des enfants abandonnés. La douleur vécue m’avait rendu plus sensible à celle des autres, dans lesquels je cherchais désormais à aimer Jésus souffrant. Peu à peu, je suis devenu un point de repère pour beaucoup de ces petits, au point qu’ils m’appelaient papa. Quant au rapport avec mon père, il est, encore aujourd’hui, un défi: je m’efforce de le voir avec des yeux nouveaux, en prenant moi-même l’initiative. » J.L. – Brésil
27 Mai 2017 | Non classifié(e)
Au cours de la dernière année, les États-Unis ont vécu un affrontement idéologique sans précédents. Avant les élections de novembre, il y avait une grande préoccupation à propos de la direction que le pays allait prendre. Une vague d’émotions contrastées a parcouru les États du Nord au Sud, générant des divisions entre tous, également dans les communautés des Focolari, présentes en différents lieux des États-Unis. Pour beaucoup, il s’agissait de prendre une décision déchirante, difficile. Les opinions étaient très fortes, et divergentes. Voici déjà un an que le Mouvement des Focolari a organisé des workshop basés sur le livre‘’ 5 étapes pour un dialogue politique positif’’, afin de présenter une procédure positive de confrontation. Les voici :
- Croire qu’une vision positive de la politique soit possible
- Pratiquer et perfectionner une communication basée sur l’amour
- Comprendre s’il s’agit de faire ou non un compromis
- Reconnaître la souffrance comme un tremplin pour aimer
- Edifier la ville avec des actions constructives
John Chesser (Iowa) : « Par groupes de deux, nous choisissions un sujet sur lequel nous avions des avis opposés. Un des deux partageait sa propre opinion et l’autre devait la répéter avant de donner à son tour son avis. Les résultats étaient intéressants. Les personnes commençaient non seulement à apprécier le point de vue de l’autre, mais aussi allaient jusqu’à reconsidérer le propre avis. Nous n’avons pas résolu les problèmes du monde mais nous avons acquis les outils pour pouvoir dialoguer entre nous ». A l’approche des élections de novembre 2016, la tension entre les partis opposés, augmentait de jour en jour, dans la vie quotidienne, dans les milieux de travail et dans les réseaux sociaux. Marilyn Boesch (Maryland) : « J’étais agitée. Je me suis fait un examen de conscience. Je voulais être une personne qui a à cœur l’unité et construit des ponts et non qui accepte passivement les divisions qui se présentent ». Marijo Dulay (New York) : « Après quelques erreurs, j’ai fait plus attention aux commentaires que je mettais sur Facebook, afin de ne pas heurter ceux qui pensaient différemment de moi ». Simona Lucchi (Géorgie) : « Mes sermons et mes cris n’aboutissaient à rien de bon. Et certainement, ils ne changeaient pas l’avis des autres. Je me suis alors arrêtée et j’ai commencé à écouter les raisons des autres. J’ai compris qu’avec celui qui ne pense pas comme moi, il y a toujours quelque chose de commun ».
Dans ce moment de confusion, cette procédure de dialogue trouve une application également dans le milieu académique. A New York, La Fordham Law School, au cœur de Manhattan, est un Institut qui vise à promouvoir un dialogue ouvert, positif et constructif sur des thèmes liés à la religion et au droit. Dans ce contexte, Anna Dias, directrice de l’Institut, présente le workshop. Beaucoup étaient là pour comprendre si, au milieu d’une telle polarisation, un dialogue était encore possible ». Après la présentation des ‘’5 points’’, les participants travaillent sur ce qu’ils ont appris, en découvrant pouvoir parler de thèmes brûlants sans pour autant dégénérer en discussions enflammées. Les plus radicaux font également leur part. Après deux mois, l’incendie de la nouvelle présidence rallume les esprits. Aussi à la Georgetown Law School de Washington, les étudiants se divisent en factions opposées. Amy Uelmen, auteure du livre ‘’Five steps to Positive Dialogue : Insights and exemples’’, propose la méthode à des collègues et à des étudiants. Suscitant ainsi en chacun une grande surprise. « Nous nous sommes rendu compte que bien souvent dans les conversations, il y a des stéréotypes, incompréhensions, fausses informations : nous avons décidé d’être ouverts et prêts à se corriger l’un l’autre ainsi qu’à résoudre les difficultés qui naissent du heurt entre des idées opposées.
Ces efforts se poursuivent en Arkansas, un état traditionnellement conservateur. Là aussi l’élection du nouveau Président provoque enthousiasme d’une part et rage de l’autre. Austin Kellerman dirige un journal télévisé dans la capitale. Avec d’autres collègues, il lance à la TV un appel à la ville pour retrouver l’unité. « Nous voulions offrir à notre communauté, une occasion de se retrouver plus unie. Un de nos journalistes les plus experts a préparé un approfondissement dans l’édition principale. ‘’There is no them, no us. There is we’’. Il n’y a pas eux et nous. Nous sommes un seul peuple. Cela n’a clairement pas résolu les choses, ni même changé les opinions des gens. Mais cela a offert la possibilité de réfléchir plus loin que le propre point de vue. Nous essayons de garder le dialogue ouvert et de représenter toutes les positions avec honnêteté ». New City Press.
26 Mai 2017 | Non classifié(e)
La 59ème édition de la Semaine Œcuménique organisée par le Mouvement des Focolari à Castelgandolfo (Rome), du 9 au 13 mai, “se situe – souligne le Patriarche œcuménique Bartholomée 1er dans son message d’ouverture – au carrefour de l’histoire, au croisement des mémoires, au point de rencontre de l’œcuménisme et de l’engagement social de l’Église ». C’est depuis 1962 que Chiara Lubich, après ses premiers contacts avec des chrétiens de diverses Églises, les invitait à se connaître, en leur proposant la Spiritualité de l’Unité comme base commune, afin de se reconnaître frères et sœurs en Christ. C’est ce que souligne Maria Voce, qui relit les cinq « impératifs » formulés dans le document catholico-luthérien intitulé « Du conflit à la communion », élaboré en vue des 500 ans de la Réforme. « Ce sont des impératifs – dit-elle – qui à mon avis ne concernent pas seulement les luthériens et les catholiques, mais qui peuvent être vécus par des chrétiens de toutes les Églises… en vue d’un engagement œcuménique bénéfique ». Un souhait partagé, lors de son intervention, par l’évêque émérite Christian Krause, qui fut Président de la fédération luthérienne mondiale.
Parmi les messages de salutation, celui du Président du Conseil Pontifical pour l’unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch: « L’expérience de l’œcuménisme de la vie nous montre que l’unité grandit “en cheminant ensemble” et que cheminer ensemble signifie qu’on vit et qu’on réalise déjà l’unité ». Ces journées se sont déroulées dans un climat de dialogue, de connaissance et d’accueil réciproques, de prière, de partage d’expériences de l’Évangile vécu dans la perspective de l’unité et de l’ouverture à l’autre, en expérimentant la beauté de l’Église du Christ où des chrétiens mettent en pratique le cœur de l’Évangile : l’amour réciproque. Un moment attendu : celui de la prière pour l’unité, dans les catacombes de Saint Sébastien à Rome, où l’on prononce le «Pacte d’amour réciproque » (Jn 13, 34) pour « porter ce témoignage vécu entre nous dans nos communautés, dans nos pays, dans nos sociétés ». Beaucoup évoquent la Pentecôte. Mais tout cela a un fondement: Jésus en croix qui crie “pourquoi”. Jésus crucifié et abandonné qui a pris sur lui toute division, s’il est reconnu et aimé – selon les intuitions et les expériences vécues de Chiara Lubich – est la clé qui ouvre l’unité avec Dieu et avec les frères.

Rév. Professeur Martin Robra (CEC)
De touchantes expériences de vie en témoignent. Comme l’exprime dans son message vidéo le Révérend Olaf Fykse Tveit, Secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises de Genève (CEC). Entre autres, il rappelle tout ce qui avait déjà été dit dès 1925 : « Plus nous nous rapprochons de la croix, plus nous nous rapprochons entre nous chrétiens ». Les interventions de quelques théologiens de diverses Églises ont aidé à comprendre cette réalité, parmi eux le Rév. Professeur Martin Robra (du CEC) : « Si nous gardons Jésus abandonné au milieu de nous tandis que nous marchons ensemble tout au long de notre pèlerinage, nous apprendrons ensemble à revisiter le passé qui nous sépare et voir plus clairement où Dieu veut nous conduire comme disciples du Christ ». D’autres exposés à caractère théologique, ainsi que des expériences vécues, ont permis d’approfondir le lien entre l’unité et Jésus abandonné dans la spiritualité de l’unité et de partager les fruits de ce style de vie œcuménique. Le mot “dialogue” a été décliné à plusieurs voix comme un puissant instrument d’unité par Jesús Morán, coprésident des Focolari et par le rév. Vasile Stanciu, roumain orthodoxe.
Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité entre les chrétiens, met en valeur l’apport et la fidélité de Chiara Lubich et des Focolari à l’Église Communion. Sans oublier l’encouragement du Pape François qui, au cours de l’audience générale du 10 mai, exhorte publiquement les participants à la semaine œcuménique « à poursuivre sur la voie commune de l’unité, du dialogue et de l’amitié entre les religions et les peuples ». En conclusion, le Métropolite Gennadios Zervos d’Italie et de Malte, du Patriarcat œcuménique, a fait participer l’assemblée à l’expérience de communion vécue entre le Patriarche Athénagoras et Chiara Lubich : « Ils ont ouvert la porte de la réconciliation entre les Églises d’Orient et d’Occident et personne ne peut plus la fermer », a-t-il affirmé.
Dans ce contexte Gennadios a offert à la Présidente du Mouvement des Focolari, une « Médaille historique », en signe de gratitude pour tout ce que « le charisme d’amour et d’unité de Chiara a fait dans l’histoire et continue de faire encore aujourd’hui pour ouvrir des chemins de réconciliation et de dialogue entre les Églises et dans le monde ». “Nous avons beaucoup construit ensemble. Maintenant il s’agit d’accélérer le pas, afin que la communion soit pleine et visible ». C’est ainsi que Maria Voce exprime la vitalité et l’engagement d’un cheminement qui se poursuit ». Lire aussi: Intervista a Maria Voce
26 Mai 2017 | Non classifié(e)
Le 26 mai commence, pour les musulmans, le Mois Sacré du Ramadan. C’est le neuvième mois de l’année islamique et le plus important. C’est un temps sacré parce que l’on commémore la révélation du Coran au Prophète Mohammed et parce que, à travers le jeûne (quatrième pilier de la foi musulmane) on espère obtenir une purification spéciale. Au cours de ce mois on pratique un jeûne complet depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil.
25 Mai 2017 | Non classifié(e)
La rencontre, organisée par le Mouvement des Focolari, sera centrée sur la Synodalité. Sont invités des prêtres, des diacres, des religieux, des religieuses, des ministres de différentes Églises et des laïcs jeunes ou adultes, sensibles à cet argument dans la vie des paroisses. Infos et Inscription : Par l’intermédiaire des Focolari les plus proches ou bien par l’intermédiaire de l’adresse mail : netwalking2017@focolare.org Lettre-invitation
25 Mai 2017 | Focolare Worldwide, Senza categoria
C’est « avec une vive joie » que Maria Voce a appris le choix du Cardinal Bassetti comme nouveau Président de la Conférence Épiscopale Italienne (CEI), le 23 mai 2017. Dans une lettre de compliments la Présidente du Mouvement des Focolari exprime « ses plus sincères félicitations pour cette honorable charge, signe évident de la confiance du Saint-Père ». « Le sens inné de la collégialité et l’amour qui vous caractérisent – poursuit la Présidente – seront un précieux don pour toute la communauté ecclésiale et civile italienne, en particulier pour les personnes et les milieux qui ressemblent le plus au Christ Crucifié et Abandonné ». Le Mouvement des Focolari s’est lui aussi réjoui de cette nomination qui est pour lui un « motif de grande joie ». Dans un communiqué de presse, il souligne « le choix fidèle et constant d’un style de vie proche des personnes, des ouvriers, des migrants, des familles, dans les situations concrètes de crise et dans la recherche de la vérité ». Il vous souhaite « de vivre, dans l’exercice de cette nouvelle charge, avec un courage sans cesse ravivé pour affronter les nouveaux défis, conforté par cette collégialité qui témoigne du visage fraternel de l’Église ». Né en 1942 à Marradi, près de Florence, Gualtiero Bassetti a été ordonné prêtre en 1966. En 1994 il est nommé évêque de Massa Marittima, puis d’Arezzo (1998) et en 2009, archevêque de Pérouse. En 2014 le Pape François l’accueille au sein du Collège des Cardinaux.
25 Mai 2017 | Focolare Worldwide
«Nous sommes allées à Mocoa, avec don Juan Carlos Almario, prêtre focolarino, pour apporter l’aide financière recueillie par les communautés de toute la Colombie, écrivent Elisabeth et Alejandra du focolare de Bogota. Nous nous étions rendues là au nom de toute la famille du mouvement, pour y apporter l’amour, les prières de nombreuses personnes, et l’aide concrète, non seulement en provenance de Colombie mais aussi de beaucoup d’autres parties du monde qui ont vécu et vivent avec nous cette tragédie ». “Quelques prêtres du mouvement, curés à Mocoa (36.000 habitants), nous ont accueillies avec des chants et une grande joie. Puis nous avons rencontré les gens. Chacun avait une histoire difficile à raconter, liée à la catastrophe subie. Nous avons pleuré avec eux ». Ils faisaient le récit de cette nuit du 1er avril, la coulée de boue, et « la course à celui qui, parmi eux, aimerait le plus » pour aller à la rencontre des victimes. Les prêtres, avec leur évêque, Mgr Maldonado et les autres curés, se sont organisés pour accompagner les blessés jusqu’aux hôpitaux, pour accueillir les familles à la recherche de leurs proches disparus, pour ensevelir les morts… Puis, avec leurs paroissiens, ils ont improvisé une cantine pour donner à manger à beaucoup de ceux qui étaient restés sans eau ni lumière pendant plusieurs jours, quelques plats pour les médecins et fonctionnaires engagés dans les secours ; ils ont trié les aides qui arrivaient pour les distribuer aux personnes les plus touchées, ainsi que les masques pour se protéger des fortes odeurs. « Une ‘présence mariale’ semblait ressortir de leurs récits. Elle était silencieuse mais concrète et arrivait – par leur intermédiaire – à couvrir les nombreuses nécessités résultant de la tragédie.
“ Nous avons voulu méditer ensemble le thème de l’année vécu par tout le mouvement et qui nous semblait tout à fait adapté à la situation dans laquelle nous nous trouvions : Jésus abandonné ». Dans le partage spontané qui a suivi, chacun a essayé de regarder la souffrance qu’il avait vécue, y découvrant un visage de celle, infinie, éprouvée par Jésus sur la croix, dans laquelle il trouvait le sens de si nombreux malheurs. « Certains mettaient en évidence qu’il est plus facile de découvrir le visage de l’abandon de Jésus dans les grandes tragédies, que dans les souffrances de la vie quotidienne. D’autres renouvelaient leur engagement à rester toujours dans la radicalité et la fidélité de leur choix Dieu-Amour ». L’un des curés disait, pendant le repas, que ces heures passées ensemble « ont été comme une oasis » qui lui a permis de sortir de ce cauchemar. « Puis, avec Don Omar, nous avons fait le tour des endroits où l’avalanche était passée : un panorama de destruction et de mort totales ; certains quartiers rayés de la carte par la boue ; d’autres, au contraire, devenus comme des cimetières encombrés de maisons écrasées par de gros rochers, d’arbres déracinés et partout de décombres ». Dans cet enfer, l’amour, les prières et les aides de tout le monde sont arrivés jusqu’à Mocoa, procurant un peu de réconfort aux victimes de cette tragédie. Le voyage nous a conduites aussi à la ville de Neiva, toujours dans le sud de la Colombie. « Nous voulions rencontrer notre communauté locale et, avec elle, préparer la prochaine mariapolis qui se déroulera en juillet, dans un parc archéologique où l’on trouve encore des vestiges intacts d’une des plus antiques cultures autochtones de la Colombie ». Forts de ce passé ancestral et affrontés à la souffrance des catastrophes naturelles, les Focolari, présents en Colombie, se projettent vers le futur.
Lois aussi: Nouvelles de Colombie
24 Mai 2017 | Non classifié(e)
Le samedi 20 mai, à Pesaro (Italie), l’école élémentaire du Largo Baccelli a été dédiée à Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari. Au cours de la cérémonie sont intervenus le Maire, son Adjoint en charge de l’Education et celui en charge du Dialogue qui a précisé : « Des rues, des places, des crèches ont été dédiées à Chiara Lubich, mais c’est la première fois qu’en Italie on donne son nom à une école élémentaire. Justement à elle, qui était institutrice ». Les enfants et leurs familles étaient ont participé à l’événement, mais aussi le professeur Giuseppe Milan, titulaire de la chaire de Pédagogie et des Relations Interculturelles à l’Université de Padoue qui a fait un exposé sur « Chiara Lubich et la relation éducative ». Source: www.comune.pesaro.pu.it
24 Mai 2017 | Focolare Worldwide
“Qu’abrite notre cœur? Vers quoi s’oriente-t-il ? Comment apprendre à mieux le connaître ? Les voies du cœur ne seraient-elles pas de véritables montagnes russes ? ». Ces questions ont nourri leur dialogue, symbole manifeste d’un désir de partage entre chrétiens et musulmans. Ils ont participé, fin avril, à une rencontre qui a débuté au centre culturel musulman et s’est terminée à la paroisse protestante, Les apports théologiques du pasteur protestant Martin Hoegger et de l’Imam Djalel Meskaldji ont introduit la session. Tous deux ont constaté que la Bible, tout comme le Coran, élargissent le champ de signification du mot « cœur ». Celui-ci n’est pas seulement le siège des sentiments, mais plutôt le centre de notre être, le lieu du dialogue avec soi-même, avec les autres et avec Dieu. “La maladie la plus répandue n’est pas la grippe, mais la sclérocardie”, c’est à dire l’endurcissement du cœur”, a ironisé M. Hoegger. Et Djalel Meskaldji d’ajouter : « Selon le Coran, le cœur peut devenir encore plus dur que les pierres. Couvert de rouille ». Le cœur, a-t-on souligné, est la chose la plus précieuse que nous ayons, mais l’expérience nous dit que souvent il peut s’endurcir. D’où la constatation que « la préservation du cœur » est un thème récurrent dans la Bible et chez les Pères de l’Église, les théologiens des premiers siècles. Aussi, le maintien de notre cœur en bonne forme nécessite « une vrai combat spirituel ». Tel serait, selon Meskaldji, le vrai sens du mot « Jihad » dans la tradition musulmane. Le pasteur Hoegger a rappelé que les prophètes bibliques “annoncent que Dieu imprimera un jour sa loi d’amour dans nos cœurs et mettra en nous un cœur nouveau, un cœur de chair”. Et encore: « Les chrétiens sont tournés vers Jésus, en qui cette promesse se réalise ». De son côté l’Imam a souligné que: « Le Coran affirme à plusieurs reprises que notre cœur a besoin d’être purifié par l’eau limpide de la Parole de Dieu. C’est elle qui réveille mon cœur, le guérit, brise sa dureté et le débarrasse de la rouille qui résulte le plus souvent de l’orgueil ». Reliés par internet depuis l’Algérie, Sheherazad et Farouk, musulmans, ont raconté comment la découverte de Dieu amour, à travers la spiritualité du Mouvement des Focolari, a révolutionné leur vie de couple: « Nous avons appris à aimer l’autre pour lui-même, à laisser agir Dieu présent dans le cœur de chacun pour être un témoignage vivant de l’unité de Dieu. Mais surtout nous faisons l’expérience de la grâce de Dieu qui enveloppe notre cœur de Sa miséricorde ». Ensuite Anne Catherine Reymond et Fabien, chrétiens de la Communauté Sant’Egidio, ont partagé leur cheminement en racontant comment la présence de Dieu a transformé leur cœur à travers la prière et la vie fraternelle, mais aussi grâce à leur proximité avec des pauvres. « La foi en Dieu est une boussole indispensable pour relever les défis que le couple doit affronter, particulièrement dans l’éducation des enfants. Ceux-ci nous poussent à nous placer en second plan pour mettre Dieu à la première place ». Au sein des groupes les échanges ont mis en valeur ce que chrétiens et musulmans ont en commun. Une musulmane de Lyon a conclu : « A une époque où beaucoup cherchent à diviser nos communautés, qu’il est bon de nous rencontrer dans un climat d’estime réciproque ! ». Les participants à cette rencontre vécue dans la joie ont exprimé à l’unanimité leur désir de poursuivre ce dialogue, en suscitant aussi de nouvelles initiatives.
23 Mai 2017 | Non classifié(e)
21 Mai 2017 | Non classifié(e)
Le 21 mai est une date importante pour ceux qui œuvrent en faveur du dialogue et de la coopération internationale, interculturelle et interreligieuse: le monde entier célèbre en effet la Journée Mondiale de la Diversité culturelle pour le Dialogue et le Développement, instituée par L’ONU en 2002, après l’adoption par l’UNESCO de la déclaration Universelle sur la Diversité Culturelle, qui a eu lieu en 2001. Cette Journée s’adresse à tous – société civile, organisations, individus, associations – et invite à promouvoir la collaboration et la rencontre entre peuples et cultures, dans un esprit de soutien, d’estime et de respect réciproques.
20 Mai 2017 | Non classifié(e)