8 Août 2018 | Non classifié(e)
Instituée par l’ONU en 1994, la Journée rappelle le droit pour tous les hommes à vivre selon les traditions et les coutumes du propre environnement d’origine, avec une référence toute spéciale aux peuples indigènes : environ 370 millions de personnes qui vivent dans 90 pays différents du monde, et représentent les 5 % de la population mondiale, mais les 15 % de la partie la plus pauvre. Le document de l’ONU veut signifier ‘’incarner le consensus global sur les droits des peuples indigènes et établir un cadre de normes minimales pour leur survie, dignité et leur bien-être’’. Au cours des dix dernières années rappelle l’ONU sur le propre portail – l’actualisation de la Déclaration a obtenu plusieurs succès au niveau international, national et régional, mais malgré tout cela, elle continue à être en décalage entre la reconnaissance formelle des peuples indigènes et l’actualisation des politiques sur place.
7 Août 2018 | Focolare Worldwide
Edgar et Maquency, avec leurs trois enfants, vivent depuis quatre ans à ’’El Diamante’’, à 50 km de Puebla et environ 170 de la Ville de Mexico. Quelques dizaines à peine sont les habitants mais plusieurs milliers chaque année sont les visiteurs, dans une terre riche en cultures différentes et possédant de forts contrastes, avec des métropoles surpeuplées et des quartiers marginaux très étendus. La cité-pilote est une réelle ‘’pointe de diamant’’, cœur battant du Mouvement des Focolari, fondée en 1990 par Chiara Lubich. Un lieu qui témoigne comment l’inculturation de la vie de l’Évangile peut être possible si elle est basée sur le dialogue et sur l’échange réciproque entre les différentes cultures. « Nous avons décidé de nous transférer dans la cité-pilote avec nos trois enfants afin de donner une contribution concrète. Nous sommes arrivés ici en répondant à un réel appel de Dieu à construire, avec d’autres personnes, la cité-pilote » raconte Edgar. « Pour nous, le fait de donner notre disponibilité, était aussi une manière de donner à notre tour tout l’amour qu’Il nous avait donné, depuis que nous avons connu l’idéal de l’unité » ajoute Maquency. « Pendant cette période – raconte Edgar – je me suis retrouvé avec la difficulté de ne pas avoir de travail fixe. Au cours de la première année passée dans la petite ville, j’avais fait plusieurs travaux de menuiserie et de plomberie, puis j’avais travaillé comme peintre en bâtiment, toujours pour soutenir l’ économie familiale. Ensuite, en parlant avec Maquency, et avec les autres focolarini, nous avons décidé que je cherche une autre source de revenus dans le cadre de ma profession d’ingénieur. A un certain moment, j’ai trouvé un travail dans une ville distante de 90 km de la cité-pilote. Le travail était bien et j’étais content, mais j’avais en moi toujours la nostalgie d’être loin de la maison, de ma famille, de la citadelle ». Et donc, une autre opportunité, dans une ville plus proche. « En en parlant en famille, nous avons pris la décision d’accepter. Cela paraissait une bonne option à première vue, mais après quelques mois de travail dans cette entreprise, je me suis rendu compte que les choses n’étaient pas comme elles semblaient être au départ et j’ai dû renoncer. Je suis donc retourné à la citadelle et me suis consacré au travail de sérigraphie. J’avais l’impression d’être retourné en arrière, mais au contraire, peu à peu m’est arrivée une offre de travail inattendue comme consultant d’un projet. J’ai tout de suite été engagé. Le travail me plaisait beaucoup et le salaire était bon. Finalement, en famille, nous avions réussi à avoir une économie stable ».
Quand tout semblait s’être normalisé du point de vue financier, Edgar a eu la proposition dont il ne s’attendait pas, de s’occuper de la gestion des travaux d’entretien de la cité-pilote, nécessaires après tant d’années depuis ma construction. « Avec mon épouse, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de discernement, en essayant de comprendre quelle était la décision juste à prendre. Les moments d’incertitude et d’appréhension n’ont pas manqué, surtout en pensant au futur de nos enfants. ». « Nous nous sommes souvenus – intervient Maquency – de l’expérience initiale de l’appel que Dieu nous avait fait. Nous nous sommes à nouveau sentis interpellés, car lorsque Dieu appelle, il te demande de tout quitter et il exige un amour exclusif. Il veut que nous quittions nos sécurités, pour nous mettre au service. Mais il nous offre aussi tout comme le dit l’Évangile :’’Il n’ y a personne qui ait quitté maison ou frères ou sœurs ou mère ou père ou fils ou champs pour ma cause et celle de l’Évangile qui ne reçoive pas déjà, maintenant, cent fois autant’’ ». « Nous avons ainsi décidé que je me mette au service de la citadelle. Lorsque j’en ai parlé au responsable de l’entreprise au sein de laquelle je travaillais, il s’est exclamé :’’S’il pouvait y avoir beaucoup de gens comme toi !’’ et il m’a fait la proposition de travailler dans l’entreprise à horaire réduit, plus adapté aux nouvelles exigences. J’ai touché du doigt l’intervention de la Providence et de la vérité de l’Évangile ».
6 Août 2018 | Focolare Worldwide
Il y a 73 ans, l’horreur d’ Hiroshima, le 6 août 1945, et de Nagasaki, trois jours après, se présente sous la forme d’un immense éclair, comme un soleil aveuglant, qui apporta la mort immédiate de centaines de milliers de personnes, presque toutes civiles, et énormément d’autres, les années qui suivirent, à cause des radiations. De ces deux explosions, non seulement le Japon, mais aussi l’humanité tout entière furent dévastés, livrant au monde la conscience que plus rien n’allait être comme avant. ‘’Plus jamais’’ est non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité absolue, si nous voulons que la planète ait un futur de paix et qu’un monde dans lequel le soleil soit seulement symbole de vie, se réalise.
5 Août 2018 | Focolare Worldwide
« Cette lettre, pour moi, est précieuse comme les paroles écrites par Chiara Lubich : ‘’Je peux m’imaginer que vous tous…vous sentiez le poids de la violence et du terrorisme présents dans de nombreux pays. Des jeunes, à peine plus âgés que vous croient pouvoir changer la société avec des enlèvements, des meurtres et en commettant les crimes les plus variés. Sans aucun doute, ceux-ci n’ont pas trouvé d’idéaux plus positifs et se sont laissés aller par des chemins extrêmement dangereux. Beaucoup de gens ont peur et ne peuvent plus vivre en paix. Que pouvons – nous faire ? Quelle contribution pouvons-nous apporter ? Ces mots résument parfaitement ce que je suis en train de vivre pour le moment. Je voudrais partager ce que je vis et combien je me sens abandonné en cet instant ; peut-être un peu comme Jésus s’est senti lorsqu’il était abandonné sur la croix. Ce sens d’abandon est quelque chose que j’ai expérimenté dans les quatre centres de détention où je suis passé et où je me suis retrouvé avec des jeunes qui étaient pour la plus grande partie, plus jeunes que moi. Au début, ces jeunes me faisaient peur, ils étaient contre moi et voulaient même aller jusqu’à me tuer. Mais j’ai essayé de les approcher et je me suis rendu compte que ce qui leur manquait c’était d’être compris, un manque d’opportunité et par conséquent, un manque d’amour. Je n’essaie pas de les justifier, mais eux aussi ont besoin d’amour et d’aide, seulement qu’ils l’ont demandé en réclamant de l’attention sur eux d’une manière erronée, mais c’était l’unique manière qu’ils connaissaient. Mes parents veulent vivre pour un monde uni et, depuis que je suis tout petit, moi aussi. C’est plus facile lorsque tu fais partie d’une communauté dans laquelle on essaie de vivre de cette façon-là. Alors que pour les personnes qui ont peur de se laisser aimer, c’est plus difficile, surtout lorsque tu vois que cet amour est à sens unique et que tu es entouré de voleurs et d’assassins. De toute manière, l’amour traverse toutes les limites, et c’est la vérité la plus précieuse malgré ce que je vis ici. Maintenant ces jeunes viennent dans ma cellule pour me demander aide et conseils. En particulier lorsqu’ils passent un moment très dur ; quelqu’un veut parfois même en savoir plus sur les Jeunes pour un Monde Uni dont je fais partie, malgré ma situation. Beaucoup me demandent comment je vais, si j’ai besoin de quelque chose, l’un ou l’autre m’appelle même, frère. Ce que je vis en prison peut devenir une invasion d’amour qui se diffuse petit-à-petit là où règne la violence. Ainsi, comme la pluie légère qui pénètre doucement dans la profondeur de la terre… »