Mouvement des Focolari
A partir de l’Amour, un nouvel ordre économique

A partir de l’Amour, un nouvel ordre économique

“Le monde est la parole de ce Dieu qui l’a créé. Et quel est le ton d’une telle parole ? Le voilà : je t’aime. Et à qui est destinée cette parole ? Elle est destinée au monde lui-même, qui est justement cette parole : elle est destinée à tout individu qui se rend compte d’en être une minuscule partie et qui est pourtant capable de se dépasser pour aller vers le tout ; c’est une parole destinée à tout homme. Le monde est la parole de l’amour de Dieu adressée à tout un chacun en lui : c’est le regard de l’amour divin pour lui. Et ce que le monde est dans son ensemble, il l’est de même en chacune de ses parties : chaque élément particulier du monde est un regard de l’amour de Dieu ». (Cosmologie, anthropologie, sociologie et religion) “Je peux me dédier complètement à ce monde parce que je suis chrétien ; de fait, tout ce que nous investissons en amour dans ce monde, aura un impact sur lui pour toujours, notre amour s’imprimera en caractère indélébile sur chacun des fragments de la création ». « Le premier intérêt du chrétien doit être de développer, non seulement avec ceux qui partagent ses idéaux, mais avec tous ceux qui portent une responsabilité dans le monde, la construction d’un monde humain ». (novembre 1978). “La vie et l’unité des hommes ne peuvent être considérées ni comme la simple somme des individus ni comme un système collectif où chacun est absorbé et disparaît. L’alternative est la communion. Je suis moi-même, mais dans la mesure où je suis toi et avec toi et dans la mesure où je me fais hôte de toi. C’est uniquement dans cette relation qu’il est possible de définir le Moi de l’homme. Uniquement dans cette relation trinitaire que  le collectivisme n’est pas une dissolution de l’individu. Uniquement dans cette relation trinitaire que la personne singulière n’est pas un moyen qu’on sacrifie à la structure communautaire. De là, j’en suis certain, s’ouvriront aussi de nouvelles perspectives pour un ordre économique universel ». (Dreifaltigkeit, p. 131)   Source : Klaus Hemmerle, La lumière au dedans des choses, Méditations pour chaque jour, Città Nuova Ed, 1998, p. 287-293.

Cultures en dialogue

Cultures en dialogue

Quelle culture? Quelle unité? La nouvelle newsletter se propose de  répondre au désir de relater le parcours engagé au sein de  douze sphères culturelles qui s’interrogent, font des recherches et affrontent les défis posés par la perspective de  l’unité, dans le sillage du Charisme de Chiara Lubich.   Art, Pédagogie, Droit, Écologie, Sport, Économie, Sociologie, Médecine, Architecture, Politique, Psychologie, Communication.   Si notre planète vit un changement d’époque”, comme l’a aussi affirmé récemment la Pape François, la perspective de l’unité ouvre aux divers mondes de la culture un horizon nouveau, à bien des égards encore inexploré et passionnant.   Le premier numéro relate quelques initiatives et les événements les plus significatifs de chacun de ces mondes en dialogue.   Pour plus d’informations:   Centre pour le dialogue avec la Culture (Mouvement des Focolari) centrodialogo.cultura@focolare.org tél. +39.06.945407201 – Via Piave, 15 – 00049 Grottaferrata (Rome – Italie)   CONTACTS Communion et Droit Économie de Communion Social-One Eco-One Dialogues en Architecture NetOne Mouvement Politique pour l’Unité Psychologie et communion Health Dialogue Culture Clarté Sportmeet EDU  

Les transformations mondiales et l’Europe

Les transformations mondiales et l’Europe

Le cours se tiendra du jeudi 14 juin au samedi 16 juin 2018 dans la grande salle de l’Institut Universitaire Sophia, dont le discours d’ouverture sera fait par le Prof. Romano Prodi, intitulé « L’Europe d’aujourd’hui. Quelle Europe demain ? ». Cofinancé par la Fondation pour Sophia, en partenariat avec le programme « Chaire Jean Monnet » de l’Union Européenne, elle se propose d’analyser le rôle des cités en tant que laboratoires d’intégration européenne et des citoyens en tant qu’acteurs. Les cours réfléchiront sur intégration, autonomie, citoyenneté européenne et introduiront au système de gouvernance européenne, avec une attention toute particulière sur la dimension locale et régionale. Les workshops auront le grand intérêt de permettre aux participants de confronter et de partager leurs compétences et leurs expériences sur le sujet. Les intervenants de premier plan seront Léonce Bekemans de l’Université de Padoue, titulaire de la Chaire Jean Monnet à Personam, et Luc Van den Brande, ex-président des Flandres et aujourd’hui consultant de confiance de la Présidence de la Commission Européenne, qui proposera le rapport « Reaching Out to Citizens » qui a été montré au président Junker en novembre 2017, un document qui reflète le travail d’analyse le plus récent et le plus digne de foi quant à la citoyenneté européenne. Le cursus s’ouvre sur “Europe in a Changing World”, préparé par le Centre de recherche et de formation Sophia Global Studies. « De nombreux événements confirment notre parcours – affirme Paolo Frizzi, coordinateur académique – et même la récente visite du pape François à Loppiano, où se trouve le siège de Sophia, a souligné l’urgence de ‘tracer de nouvelles routes à parcourir ensemble pour donner vie à une civilisation mondiale de l’alliance’. Notre jeune Institut est né pour former des leaders capables et compétents, pour affronter les défis mondiaux et faire avancer le dialogue et la paix. » Le cours s’adresse aux professionnels, chercheurs, administrateurs et opérateurs de la communication, y compris les directeurs des écoles primaires et secondaires et les encadreurs scolaires qui pourront bénéficier de la Carte de directeur (MIUR 170/2016). 15 bourses d’étude sont prévues pour des jeunes jusqu’à 30 ans. Sur www.sophiauniversity.org le programme complet.

La tragédie du Volcan du Fuego

Ce sont des images impressionnantes, celles qui arrivent du Guatemala. Les dernières nouvelles parlent de presque 200 disparus, 3000 les personnes évacuées et au moins 75 personnes tuées par l’éruption du Volcan du Fuego, qui a surpris les habitants des villages limitrophes le 3 juin dernier. Un bilan destiné malheureusement à augmenter comme l’ont affirmé les autorités locales. La catastrophe, associée par beaucoup à celle de Pompéi en 79 après J.-C., rend très difficile le travail des sauveteurs. La recherche des corps se poursuit d’une façon ininterrompue sous de grandes quantités de lave et de cendres. Le Volcan du Fuego (à 3.763 mètres) se trouve à 40 kilomètres au sud ouest de Guatemala-City. Selon les vulcanologues, c’est l’éruption la plus grande enregistrée dans le pays depuis les 40 dernières années et fait partie d’une période de plus grande activité volcanique commencée les 15 dernières années. Le Pape François a exprimé sa ‘’proximité et consolation pour les familles des victimes, pour la douleur du désastre naturel imprévu, les prières pour tous ceux qui ont été dramatiquement touchés et la reconnaissance pour tous ceux qui travaillent à secourir les gens’’.

Parmi les enfants des rues

Dans le Focolare de la Ville de Mexico, ‘’ l’Église qui sort’’ du Pape François a la voix et le visage aussi de Reina Cruz, salvadorienne, animatrice d’une communauté qui partage la parole de Vie en situations difficiles, à quelques kilomètres de la capitale mexicaine. Dans le groupe que l’on a choisi d’accompagner il y a aussi celui qui vend et consomme de la drogue. Les focolarine apportent la voix du Pape dans les périphéries, comme il invite lui-même souvent à faire, dans des banlieues difficiles, pauvres, peuplées de millions de personnes qui, grâce à elles, pour la première fois, peuvent écouter une page de l’Évangile. Ce n’est pas facile, confesse Reina, mais « aller dans un contexte dans lequel des juniors de 13-14 ans vivent pratiquement sans famille, nous fait comprendre que nous devons au moins leur apporter notre présence. Un accompagnement qui s’accompagne dans les régions les plus reculées, comme la visite aux missionnaires xaviériens présents dans la forêt de Santa Cruz, intensifiée par la semaine sainte et Pâques. Catéchèses et aides matérielles ont créé un climat fécond communautaire dans les paroisses que nous avons connues ». Dans ces coins souvent oubliés, les filles ont présenté la spiritualité de l’unité du focolare, bien diffusée désormais dans cent quatre vingt deux pays du monde, avec des centres dans quatre vingt sept nations, aussi au Mexique, et cent dix mille membres. Avec l’optique d’accompagner frères et sœurs, caractéristique du mouvement fondé par Chiara Lubich (qui avec la visite du Pape François le 10 mai à Loppiano, se sent davantage encouragé à continuer le chemin commencé par la servante de Dieu), les groupes mexicains se sont insérés dans différentes expériences sociales. « Avec onze autres personnes – raconte Reina – nous allons visiter Santiago de Anaya, Actopan, dans l’état d’Hidalgo, au cœur du Mexique ». Sans rien attendre en échange, ni même l’intérêt pour leur spiritualité, elles ont commencé un cheminement avec les pères missionnaires du Verbe Divin. Unique objectif, offrir des points de réflexion communautaire dans le quotidien : la Parole de Dieu et ses conséquences dans la vie grâces aux couples de laïcs engagés. Le phénomène de la vente illégale et de la consommation de drogue parmi les adolescents a alerté les participants au Focolare, en les poussant à écouter les terribles expériences et en partageant le message évangélique aussi avec les juniors qui vivent seuls dans les rues. « Le 6 mai, par exemple, se sont approchées deux filles de 14 et 17 ans pour nous raconter, en pleurant, l’augmentation de la consommation de drogue parmi leurs amis ». La plus grande des deux avait été chassée par sa mère de la maison, se souvient Reina, et la fille était désespérée de la rupture du lien avec sa mère. Que faire ? Comment aider ? Accueillir les questions sur les blessures familiales fait partie de la tâche d’accompagnement que vivent celles et ceux qui ont suivi Chiara Lubich. Défis toujours plus grands qui décrivent une société avec des valeurs toujours plus fragiles, ou bien souvent absentes. Ainsi leur présence reste souvent l’unique point de référence pour des personnes qui, au moment de leur croissance, ont besoin d’un rocher auquel pouvoir s’agripper pour ne pas risquer de se noyer dans les drogues ou dans le désespoir. Voilà l’importance de l’écoute, expliquent-elles au Focolare de la Ville de Mexico, de proposer la prière, et des rencontres de spiritualité pour le renouvellement de leur vie en Dieu. L’objectif reste l’unité et le dialogue avec des prêtres sur place pour agir ensemble, en évitant les cassures et regarder vers des projets de développement comme l’économie de communion, occasions de sortir de la pauvreté et cheminer vers la dignité. Un voyage à faire en compagnie de la Vierge Marie, une mère qui n’abandonne pas ses propres enfants, ni mêmes ceux qui sont « les plus seuls ». Source : L ‘Observateur Romain (Italien)