36ème Rencontre Œcuménique des Evêques amis des Focolari
Info: segves@focolare.org – tel. +39/06 947 98150
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La conviction de vouloir retracer une nouvelle géographie qui vise à abattre limites et fermetures personnelles et mondiales, voilà d’où est partie la marche mondiale des Gen et des Jeunes Pour un Monde Uni vers la onzième édition du Genfest qui se tiendra du 6 au 8 juillet 2018 à Manilles (Philippines). Le programme central se tiendra au World Trade Center Metro Manilles, alors que tous les workshops se dérouleront auprès de l’Université De La Salle et d’autres universités. Le titre sera « BEYOND ALL BORDERS » (au-delà de toute frontière). Ce sera donc l’Asie, le continent du futur et des jeunes, qui accueillera ce rassemblement. Selon les statistiques du bureau U.S. Census, le nombre de jeunes dans le monde de moins de 25 ans est de trois milliards dont 60% vivent en Asie. Donc, presque la moitié de la population asiatique (plus de 4 milliards de personnes) ont moins de 25 ans. « Il ne pouvait donc avoir lieu que dans notre continent », explique Kiara Cariaso philippine, membre de l’équipe d’organisation. « Nous voulons montrer au monde le réseau de projets, de campus, d’actions de solidarité, de soutien à la légalité, le non à la guerre et aux armements, mais aussi à la solitude, à l’abandon et aux rapports superficiels, que les milliers de jeunes répandus dans le monde sont en train de déployer ». Alep, Bethlehem, Turing, Mumbai : le Genfest repart des périphéries du monde. Cette fois-ci encore le Genfest sera une pierre d’angle, incontournable pour le chemin vers un monde uni – expliquent Maria Guaita et Marco De Salvo du secrétariat central JPMU – autant pour le partage des efforts de paix et l’unité en acte, que pour prendre des forces et le courage les uns des autres. Bon nombre de jeunes vivent en territoires de guerre, de conflits, de malaises sociaux. C’est sur cette ligne de front que beaucoup ont choisi de commencer à changer le monde ». « Nous nous débattons sur de nombreux fronts même différents : nous sommes dans les périphéries, mais nous nous occupons aussi de formation, de sport, de solidarité, précise Rafael Tronquini, brésilien, de l’équipe Marketing du Genfest, à Manilles depuis déjà 5 mois. Nous voulons être là où nous sentons les besoins et les appels à l’aide de nos contemporains, sous toutes les latitudes. Nous pourrions résumer le logo du Genfest par cette devise « less is more » (moins c’est plus) : les défis et les barrières sont infinis, ce qui compte c’est de les dépasser ensemble et avancer pas à pas vers l’unité ». https://youtu.be/C8NvjNYgNEc
https://vimeo.com/233856121 1. Ouverture et salutations ; 2.Entretien avec Maria Voce (Emmaüs) et Jesús %Maran ; 3. Breaking Rays ; 4. Inde : The Rainbow Kids ; 5. Devenir citoyens du monde ; 6. Au téléphone avec Marilia du Brésil (jeunes en Corée pour la paix) ; 7. Philippines : le rêve de Serafin ; 8. Turquie : la Mariapolis rencontre le Patriarche Bartholomée ; 9. Nigeria : Mariapolis de Lagos et Abuja ; 10. Italie : En famille à l’ère numérique ; 11. Roberto Cipollone – Ciro, artisan et artiste ; 12.Chiara Lubich : Rallumons l’amour ; 13. Conclusion. (2366M) Copyright 2017 © CSC Audiovisivi – All rights reserved
Cartagena de Indias, dans le Nord de la Colombie, tout au bord de la mer es Caraïbes abrite le sanctuaire de San Pietro Claver (1581-1654, canonisé en 1888), le jésuite espagnol qui s’est consacré aux victimes de la traite des esclaves. Sur proposition des jésuites, après l’accord de paix entre le gouvernement et les Farc, qui a mis fin à un conflit qui a duré plus de 50 ans (plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de disparus), c’est la capitale naturelle des droits humains. . Le pape a visité ses quartiers les plus défavorisés, en se rendant aussi chez une femme pauvre, Lorenza Perez, âgée de 77 ans, qui cuisine et distribue des repas à ceux qui en ont besoin. « Je suis la plus pauvre des pauvres – c’est elle-même qui le dit – mais le Pape a choisi précisément ma maison pour dire au monde entier d’aimer davantage les exclus ». Et Susanna Suin d’ajouter: « Les discours du Pape ont revêtu deux dimensions : l’une, conceptuelle, comporte des éclaircissements précis et forts; l’autre gestuelle, exprime sa proximité avec un peuple qui a beaucoup souffert. Son départ a laissé en nous une grande nostalgie, mais aussi un sentiment de plénitude. Sa visite a insufflé dans le cœur du peuple colombien une nouvelle manière de vivre, éloignée de la passivité et de l’attente d’une paix qui n’arrivera jamais si l’on s’accommode d’une polarisation qui empêche de vivre en paix ». Le rôle des jeunes, qui se sentent responsables de la mission qui leur a été confiée, a été fondamental. Yolanda Martinez évoque l’appel du Pape : « Vous les jeunes, vous avez une sensibilité particulière pour reconnaître la souffrance des autres ». Et Laura Isaza : « La paix est un parcours qui mobilise toutes les générations, mais la nôtre de façon particulière ». Manuel va dans le même sens : « La visite du Pape a éclairé les colombiens : la paix n’est pas un contenu politique, mais c’est une culture à construire. Comme membres des Focolari, nous nous sentons encore plus engagés à écouter le Pape François quand il parle d’une culture de la rencontre, que nous devons continuer à promouvoir et à bâtir ».
Des milliers de jeunes se préparent au Genfest en récoltant des semences de fraternité disséminées sur toute la planète. Elles font moins de rumeur que les guerres et les attentats, attirent moins les moyens de communication que les récits de « chiens écrasés », mais elles sont efficaces et concrètes en vue de construire un monde sans frontières de barbelés, sans haine ni indifférence. Mille projets sociaux développés dans le monde, un seul réseau de communication. C’est le projet Milonga. Pas la célèbre danse au rythme très soutenu, même s’il conserve les traits du peuple de l’Amérique du Sud, sa chaleur et sa générosité. Mais c’est un programme de volontariat international pour les jeunes. Milonga veut dire Mille Organisations Non Gouvernementales en Action (www.milongaprojet.org), acronyme qui contient l’immense réalité de tant d’organisations sociales qui s’inspirent du charisme de l’unité. Elles ont toutes pour but de favoriser le désir – de plus en plus répandu chez les jeunes, qui ne laissent pas leur passeport moisir dans un tiroir – de faire une expérience de bénévolat, en se donnant eux-mêmes, en ouvrant tout grand leur cœur aux richesses d’autres cultures. Le projet, lancé par l’Association internationale New Humanity et par les Jeunes pour un monde uni, après une phase d’essai en Amérique Latine (Argentine, Bolivie, Brésil, Mexique, Paraguay, Venezuela t Uruguay), est adopté actuellement aussi en Europe (Italie, Croatie) en Jordanie, dans les Philippines et le continent africain (Kenya, Tanzanie).
Du 5 au 11 août dernier, des représentants de 8 cités-pilotes internationales des Focolari et de différentes ONG se sont rencontrés à la Mariapolis Ginetta au Brésil pour échanger sur les stratégies de développement des réseaux sociaux. Ils veulent approfondir la stratégie et la gestion du programme, la sélection et l’accompagnement, le contrôle, la communication, et offrir ainsi une proposition de formation de qualité avec des retombées positives, aussi bien au niveau individuel que vis-à-vis de la communauté d’accueil. 60 jeunes ont déjà profité de cette possibilité dans sa phase pilote, en réalisant leur désir de faire une expérience de bénévolat à l’étranger. Le programme Milonga fournit des modules de préparation au départ, avec proposition de formation personnalisée sur les besoins du bénévole et du groupe qui reçoit ; il prévoit que le jeune soit accompagné d’un tuteur pour toutes les phases (de la préparation à la permanence, jusqu’au retour dans le pays d’origine) et soit accueilli par les cités-pilotes et les communautés des Focolari, afin de leur permettre de vivre une expérience d’immersion dans le contexte local. Chaque participant a la possibilité d’une interaction avec les jeunes de son âge du monde entier, en se reliant à United World Project.
Le rapport avec Milonga naît de l’expérience qui a muri depuis quelques années et de l’impact que les expériences de volontariat sont en train de produire dans différents milieux. C’est une forme particulière d’action sociale dont la clé est le lien fraternel entre les divers acteurs. Et c’est justement l’esprit de fraternité qui motive la rencontre avec les différentes communautés en situation de vulnérabilité, pour réaliser avec elles une expérience de communion, de dialogue et de véritable échange interculturel. A partir de là on peut trouver ensemble des solutions qui ne « tombent pas du ciel », mais qui sont le plus possible partagées, dans une optique de réciprocité. “Il n’est pas facile d’exprimer en peu de mots ce que j’ai vécu dans la “Casa de los Niños” dans la ville de Cochabamba durant un mois, raconte une jeune uruguayenne qui a été bénévole auprès d’une ONG en Bolivie. Après le jour de l’an je me suis engagée dans une aventure que j’avais en tête depuis quelque temps, avec mes économies et en me préparant. Je voulais aller dans une ONG où l’esprit des Focolari soit présent, et j’ai été surprise par la fraternité qui se vit à tout instant ». « J’ai connu une réalité sociale très différente de celle que nous vivons nous – c’est la réflexion d’une jeune espagnole – une réalité forte, qui m’a aidée non pas tellement à rencontrer certaines problématiques, que je connaissais peut-être déjà, mais à reconnaître et à accepter que, au-delà de notre origine, de la quantité d’argent que nous possédons, de l’endroit où nous habitons , nous sommes tous égaux ». https://www.focolare.org/es/news/2016/05/16/volontariato-giovani-progetto-milonga