12 Nov 2013 | Focolare Worldwide
La grande salle de l’Institut Universitaire Sophia (IUS), le matin du 28 octobre dernier, était pleine et en fête comme pour les grandes occasions. De fait se déroulait le premier doctorat remis conjointement par deux universités académiques : l’Université Pontificale du Latran et la IUS.
Il s’agissait du doctorat en vertu de laquelle Don Stefano Mazzez, salésien, a obtenu en même temps le doctorat en Théologie conféré pas l’université du Latran et celui en Culture de l’unité conféré par la IUS. Il a proposé avec passion la soutenance de sa thèse : « Il les aima jusqu’au bout ». Pour une phénoménologie théologique du non de l’amour : parcours historique et perspectives systématiques ».
En passant par une rigoureuse et passionnante suite historique qui repropose les empreintes de la pensée philosophique occidentale depuis Parménide à Schelling et celles de la mystique chrétienne de François d’Assise à Chiara Lubich, Mazzer arrive à illustrer la nouveauté de l’amour vécu par Jésus dans son abandon sur la croix en tant qu’ouverture d’un espace nouveau de rapport entre le moi et son autre, en Dieu et dans le monde. Il s’agit – dit-il – de cette “trinitisation” (c’est le terme utilisé par Chiara Lubich) des liens qui, en même temps, sont “un don venant de la Trinité en vertu de l’incarnation du Fils et de sa mort et résurrection” et “réelle expérience de la participation à la vie même de Dieu” répandue sur les relations interpersonnelles.
Pour souligner la valence académique de l’événement, le Coprésident du mouvement des Focolari était présent, D Giancarlo Faletti, ainsi que l’évêque de Limerick (Irlande) Brendan Leahy, professeur d’Ecclésiologie auprès de la IUS, le professeur Andrea Bozzolo, président de la section turinoise de la faculté de théologie de l’UPS, parmi d’autres.
Comme l’a souligné le Recteur de l’IUS, Mgr Piero Coda, l’épaisseur de la recherche et sa qualité existentielle et interdisciplinaire en plus de celle théologique font de la thèse de Mazzer, qui sera bientôt publiée, le début le plus heureux et le plus approprié des doctorats en théologie en synergie avec la IUS et la Faculté de théologie comme celle du Latran.
De semblables accords de doctorats conjoints se trouvent déjà en vigueur, avec la Faculté théologique de l’Italie centrale (Florence), la Faculté théologique des Pouilles (Bari), et la Faculté de théologie de San Miguel (Buenos Aires, Argentine).
Source: Institut universitaire Sophia online
11 Nov 2013 | Focolare Worldwide
« Nous avons besoin de tout, parce que la ville de Tacloban n’existe pratiquement plus. » C’est la nouvelle qui nous arrive directement de la communauté des Focolari aux Philippines, durant ces heures dramatiques, après le passage du typhon Haiyan et la destruction qu’il a apporté le 9 novembre dernier, en particulier dans les îles de Leyte et Samar. C’est un des plus violents typhons de l’histoire: les communications et l’électricité sont interrompues dans de nombreuses zones et le bilan s’aggrave au fil des heures.
Chef-lieu de la province de Leyte, île au centre sud-ouest, Tacloban est la ville la plus touchée. Sur 200 000 habitants, plus de 10 000 morts sont estimés et le nombre risque d’augmenter. Dans cette ville, comme dans tant d’autres îles, une communauté des Focolari est présente. Beaucoup de centres habités sont inatteignables: « Depuis les autres îles, nous essayons de nous mettre en contact et d’apporter les secours, mais les communications sont encore difficiles », écrivent Carlo Gentile et Ding Dalisay, de Cebu. « Une focolarine médecin, Himmel, avec Rey et Ladyliz, a tenté de rejoindre Tacloban à travers le port d’Ormoc, toujours sur l’île de Leyte, mais cette ville aussi est complètement détruite et toutes les routes sont impraticables. »
« La soirée du 10 novembre, quelques jeunes gen de Tacloban, qui se trouvaient à Cebu au moment du typhon, sont partis avec un bateau des gardes-côtes, pour aller vérifier comment vont leurs proches et se rendre compte de la situation. La doctoresse Himmel est partie avec un autre bateau. » « Aussi d’autres proches de personnes avec lesquelles nous sommes en contact sur l’île de Panay, toujours sur la trajectoire du typhon, ont vu leur maison détruite ou fortement endommagée. »
La région centrale des Philippines, avec le groupe des grandes îles « Visayas », est parmi les plus à risque, tant pour la fréquence des tempêtes tropicales, que pour la structure des habitations. Le typhon dévastateur a justement touché les îles les plus pauvres de cette zone, celles moins atteignables logistiquement aussi. Conscient du risque, le gouvernement – comme ils l’écrivent encore depuis Cebu – « avait fait son possible pour faire prendre conscience aux personnes et coopérer au maximum à la préparation des réfugiés. L’archevêque de Cebu, Mgr Palma, avait invité tout le monde à prier, pour demander de l’aide à Dieu. Grâce à tout cela, il semble que les dommages aux personnes soient moins importants que d’autres fois, même si le nombre de morts est destiné à augmenter. »
Et, dans le monde entier, la solidarité s’active, sollicitée aussi par la prière du Pape François à l’Angélus de dimanche. « À Cebu, de l’aide de toutes les parties des Philippines arrive déjà, et aussi de l’extérieur (Hong Kong, Jordanie…). »
Il est possible de faire parvenir les aides pour l’urgence Philippines sur le compte courant de l’AMU (ONG Action pour un Monde Uni) ou sur le compte du centre des Focolari à Cebu.
Association Action pour un Monde Uni
Banca Popolare Etica, filiale de Rome.
IBAN: IT16G0501803200000000120434
SWIFT/BIC CCRTIT2184D
Motif: Urgence typhon Haiyan Philippines
Action pour FAMIGLIE NUOVE Onlus
Compte bancaire n° 1000/1060
BANCA PROSSIMA
Cod. IBAN: IT 55 K 03359 01600 100000001060
Cod. Bic – Swift: BCITITMX
MOVIMENTO DEI FOCOLARI A CEBU
Motif : Urgence typhon Haiyan Philippines
METROPOLITAN BANK & TRUST COMPANY
Cebu – Guadalupe Branch
6000 Cebu City – Cebu, Philippines
Tel: 0063-32-2533728 Account name bancaire: WORK OF MARY/FOCOLARE MOVEMENT FOR WOMEN
Intitulé du compte bancaire.: 398-2-39860031-7
SWIFT Code: MBTCPHMM
Motif: Help Philippines– Typhoon Haiyan
Email: focolaremovementcebf@gmail.com
Tel. 0063 (032) 345 1563 – 2537883 – 2536407
9 Nov 2013 | Focolare Worldwide

La ville de Liverpool, où s’est ouvert le premier centre des Focolari en Grande Bretagne, a vu réunies, à la Liverpool Hope University, 400 personnes de différentes Eglises, Confessions religieuses et non, provenant de Liverpool, Leeds, Newcastle et Galles, de tous âges, pour rappeler les 50 ans de présence du mouvement dans le pays.
Un peu d’histoire: Le Révérend Bernard Pawley, de retour du Concile Vatican II auquel il avait participé en tant qu’observateur, suggéra au Doyen de la Cathédrale anglicane de Liverpool d’inviter la fondatrice du mouvement des Focolari, Chiara Lubich, à parler dans la cathédrale à un groupe de prêtres anglicans. Lui-même en avait fait allusion précédemment dans une proposition à Paul VI qui l’avait approuvée au cours d’une audience privée.
Comme l’a rappelé aux personnes présentes, la révérende Kirsty Thorpe, modératrice de l’Eglise Réformée Unie, le contexte œcuménique qui accueillit Chiara en novembre 1965 dans une ville connue pour ses différences sectaires, était bien diverse de celle actuelle: “il est facile pour nous, de sous-évaluer ce qu’il y avait de radicalement insolite dans cet événement. Qu’une femme ait parlé à un groupe d’hommes était une chose déjà plutôt rare en ces temps-là, et partout. Mais en 1960 le clergé n’était pas habitué à s’asseoir pour écouter une personne laïque comme conférencière principale…”
Ce jour-là, 17 novembre, dans son journal Chiara a remarqué le sens du nom de la rue Hope Street, qui relie la cathédrale anglicane à la cathédrale catholique, elle a alors exprimé une prière qui lui sortit du cœur: “qu’à travers la foi, les ‘montagnes’ d’incompréhension entre les Eglises puissent se déplacer” (Mt 17,20)

Le professeur Gérard Pillay
Aujourd’hui encore, le mot “espérance” (hope) continue à relier les Focolari à Liverpool. Dans son discours pendant la célébration, le professeur Gérard Pillay, Vice-chancelier de la Liverpool Hope University, a rappelé que le dernier doctorat honoris causa a été conféré à Chiara deux mois avant sa mort, en mars 2008, par son Université, en Théologie, comme reconnaissance pour son travail dans le domaine du dialogue œcuménique, interreligieux et avec la culture contemporaine.
Il a affirmé entre autre, que le mouvement: “n’est pas une institution qui travaille pour la construction d’un empire, mais qui fait partie de la diffusion du bien dans le monde entier. Chiara Lubich, depuis le début, a toujours regardé à l’extérieur”. Il a aussi rappelé les paroles du Patriarche œcuménique Bartholomée: “il y a certaines personnes dont la vie touche tellement la vie des autres de manière universelle que lorsqu’elles disparaissent, une inspiration indélébile de grâce reste. Une telle vie, une vie digne d’être imitée et qui vaut la peine de se souvenir, c’est celle de Chiara Lubich”.
Il a ensuite tracé les liens forts entre la Hope Universiy et le charisme des Focolari centrés sur: “nos engagements œcuméniques… C’est la caractéristique de l’université pour laquelle nous sommes tous reconnaissants … Chiara Lubich a cru que le dialogue est la voie privilégiée pour promouvoir l’unité de l’Eglise, entre les religions et les personnes sans référence religieuse, sans syncrétisme. Cela ne veut pas dire faire un mélange pour rendre la chose attrayante. C’est une ouverture vers toutes les personnes qui restent fidèles à leur propre identité. C’est la profonde sagesse de sa vision”.
7 Nov 2013 | Focolare Worldwide, Senza categoria
« Au moment de commencer le ‘Festival des jeunes’, dans le grand théâtre ouvert de Bobo-Dioulasso, moderne et beau, il n’y avait plus d’électricité…et nous étions 420. » C’est le récit du début difficile de la joyeuse manifestation du 19 octobre dernier, organisée par les Jeunes pour un Monde Uni du Burkina Faso.
En effet, dans la ville, l’électricité est distribuée par secteurs, et cette heure correspondait justement au black-out dans le lieu où se déroulait le spectacle. « Lorsque nous nous en sommes aperçu – racontent les jeunes – nous avons couru à la Société de distribution d’électricité dans pays et, heureusement, lorsqu’ils ont appris la raison, ils ont immédiatement accepté le changement de tour, évitant que l’électricité manque pour la totalité de l’événement. »
« C’était très beau – confie Omar, des Jeunes pour un Monde Uni musulman – le temps de préparation du Festival: quatre mois de travail ensemble, surmontant chaque fois nos diversités. »
Ensuite, est finalement arrivé le jour de la manifestation. « La surprise avait déjà commencé le matin à la conférence de presse – explique Liberata: nous nous sommes retrouvés avec environ 150 personnes, dont le vicaire général et le vice-maire d’un des cantons de Bobo-Dioulasso, et la couverture de la radio et la télévision. »
« Et aussi les 420 spectateurs – continue-t-elle – ont été une surprise, parce qu’en général, pour les concerts, même importants, on n’arrive presque jamais à ce nombre. »
Parmi les jeunes, il y avait des musulmans, membres de la Communauté Sant’Egidio, des chrétiens de différentes Églises et des représentants des religions traditionnelles. Étaient également présents le vicaire épiscopal, le vice-maire, le représentant du gouverneur, le pasteur président de l’association des Églises protestantes et celui des Églises des Assemblées de Dieu.
« En peu de temps s’est créé un beau dialogue entre les animateurs et le public; un climat de famille, aussi à travers les expériences racontées par les Jeunes pour un Monde uni », raconte Richard. Et il ajoute: « Nous avons lu ce que Maria Voce nous avait écrit dans son message avec l’invitation à diffuser autour de nous la culture de la paix et de l’unité, afin que l’amour triomphe sur la haine et afin que les guerres disparaissent. C’étaient des paroles écoutées avec beaucoup d’attention par les jeunes présents ».
Le programme s’est articulé autour de chansons, danses et belles chorégraphies réalisées, en plus des Jeunes pour un Monde Uni, par le groupe artistique « Titiama » et par les jeunes protestants. Mme Toussy, une chanteuse célèbre au Burkina Faso, a entonné la chanson « Aimons-nous »; ensuite, un chanteur du Togo a interprété une chanson sur la paix.
Le discours d’un musulman, fils d’un Imam ancien président des communautés musulmanes du Burkina, a ému, et a encouragé les personnes présentes à ne pas faiblir face aux difficultés qui peuvent naître dans les rapports entre chrétiens et musulmans. Et il a conclu en disant que « le Mouvement des Focolari est un courant d’amour sans prosélytisme, mais qui désire créer un monde de fraternité ».
« Je me trouve face à quelque chose qui dépasse ma pensée: je n’imaginais pas que ce serait si beau, autrement j’aurais invité tous les jeunes de mon Église », a déclaré un des pasteurs présents. En effet, les participants sont tous repartis dans la joie, désirant poursuivre l’idéal de la fraternité qui mène à la paix et à l’unité. « En travaillant ensemble, nous nous sommes aperçu que cette fraternité est trop belle pour rester seulement entre nous », a commenté un jeune de la Communauté Sant’Egidio.
La télévision nationale a diffusé plusieurs fois des parties de l’événement, durant le journal télévisé; la radio a continué deux jours de suite à transmettre des extraits du concert.
« Maintenant – expliquent avec enthousiasme les Jeunes pour un Monde Uni – nous voulons nous engager à continuer la collaboration et le dialogue entre nous, dans ce climat d’ouverture réciproque. Et pour la prochaine édition, nous voulons remplir le stade. »
5 Nov 2013 | Focolare Worldwide
“Périphéries existentielles”, les deux paroles qui ont le plus résonné ces jours-ci au séminaire qui du 21 au 24 octobre a rassemblé à la réunion du
Brésil et 12 autres pays d’Amérique latine, des représentants de plus de 40 organisations sociales nées du
charisme de l’unité des Focolari.
A partir de l’échange d’expériences, la rencontre avec les périphéries, continuellement sollicitée par le
Pape François, paraissait déjà réalisée depuis des années là où le trafique de drogue sème la mort surtout parmi les jeunes; où les enfants dès leur âge tendre vivent dans la rue; là où les paysans par manque de subsistance émigrent dans les villes, en multipliant ainsi les favelas. Et l’on pourrait continuer. Touchantes les histoires de ceux qui travaillent dans les organisations les plus diverses de récupération sociale, non sans énormes difficultés à cause du peu de ressources matérielles et humaines qu’ils ont.
D’où l’exigence de se mettre en ligne, pour un échange permanent d’expériences, de problématiques, de ressources. Les organisations sociales des pays de langue espagnole ont lancé
le site www.sumafraternidad.org pour tisser un réseau qui tend à s’étendre; cela aussi dans les autres expressions des Focolari nées dans l’économie, la politique, l’éducation, le droit, la famille, les jeunes. “Sumatraternidad.org est beaucoup plus qu’une simple plateforme crowdfunding – disent les créateurs du support digital – ce que nous visons est d’engendrer, à travers cet instrument, des liens qui nous transforment”. Avec l’objectif d’avoir une plus grande incidence dans la transformation sociale.
Le séminaire “
La fraternité en action: fondement pour la cohésion sociale au XXI° siècle”, s’est placé face au panorama sociopolitique du contient encore aujourd’hui blessé par le déficit de cohésion sociale qui provoque exclusion et profondes inégalités, comme l’a soutenu le politologue argentin Juan Esteban Belderrain. Avec l’uruguayenne Susana Nuin, de la commission des communications du
Celam, les aspects de la doctrine sociale de l’Eglise ont été approfondis en lien avec la problématique latino-américaine.

La comparaison avec les potentialités de transformation du charisme de l’unité enraciné dans la pensée de
Chiara Lubich, a focalisé le “se faire un”, défini par la sociologue brésilienne
Vera Araujo comme méthode évangélique indispensable pour construire des relations; l’horizon de la fraternité qui impose la destruction des inégalités; Jésus crucifié et abandonné, “qui s’est identifié avec tous les crucifiés de la terre” et “ouvre de nouveaux espaces de résurrection”. “C’est ce cri – avait dit le Père
Vilson Groh, depuis des années engagé dans le rachat des jeunes des périphéries – qui nous fait entrer dans l’abandon des exclus, nous rend capables d’entrer en communion avec eux et ne permet pas que nous nous habituions aux injustices sociales”.
Du chœur de ces voix ont surgi d’inquiétantes interrogations: “Ne pensons-nous pas normal peut-être que dans le continent, continuent à subsister de forts déséquilibres sociaux? N’avons-nous pas fait taire notre conscience, parce qu’il existe déjà qui est engagé à la première personne à apporter des solutions à ces drames? C’était un rappel très fort à assumer de nouveau des responsabilités collectives.