25 Oct 2011 | Focolare Worldwide
« Une inspiration – affirme la présidente des Focolari, Maria Voce, dans ‘l’Osservatore Romano’ – qui, sans aucun doute, donnera une nouvelle profondeur et une accélération nouvelle afin de vivre ses propres convictions religieuses au service de la paix. C’est vraiment urgent aujourd’hui alors que de façon absurde, se diffuse la peur de la religion. La religion qui, par nature, est source vitale de paix, est maintenant accusée d’être la première cause de nombreux conflits, de nombreuses tensions, phobies, intolérances et persécutions qui pullulent dans le monde.». Les nombreuses délégations, de haut niveau, partiront de Rome, en train, le matin du 27 octobre, avec le Pape. Sur le train ‘Frecciargento’, avec les leaders de toutes les principales religions du monde, sera également présente Maria Voce en tant que représentante d’un mouvement qui – fondé sur le charisme de l’unité de Chiara Lubich – s’est fortement et de façon naturelle, engagé dans le dialogue depuis ses origines. Grâce à son expansion universelle, le dialogue est aujourd’hui ouvert avec toutes les principales religions du monde, non seulement avec de simples disciples ou des leaders religieux mais aussi avec des leaders et des disciples de vastes mouvements tels que le mouvement bouddhiste de la Rissho Kosei-kai qui compte six millions d’adhérents (Japon), avec le mouvement des musulmans afro-américains (USA) et avec différents mouvements d’inspiration gandhienne du sud de l’Inde. Ce sont des millions de disciples d’autres religions qui vivent, dans la mesure du possible, l’esprit du mouvement et qui s’engagent à collaborer à ses objectifs. Le dialogue a également été ouvert avec des personnes qui n’ont pas de foi religieuse tels que des agnostiques, des personnes indifférentes et athées. Ce dialogue naît de la rencontre entre des croyants et des personnes ne faisant pas référence à une foi religieuse, unies cependant par le désir de collaborer ensemble à donner notre contribution pour composer la famille humaine dans la fraternité. Emblématique, de ce point de vue, le fait qu’à Assise, Benoît XVI ait souhaité aussi la présence d’un groupe de non-croyants qui « tout en ne se déclarant pas ‘religieux’, se sentent engagés sur le chemin de la recherche de la vérité et ressentent cette responsabilité, qui appartient à tous, de s’engager pour la cause de la justice et de la paix dans notre monde. » Quatre personnes ont ainsi accepté l’invitation de Benoît XVI. Ils sont philosophes, historiens, professeurs de différents pays du monde. Parmi eux, Walter Baier : économiste autrichien, Coordinateur du Réseau « Transform ! », forum de recherche européenne qui regroupe des revues et « think tanks » de gauche. Il est membre du Parti Communiste Autrichien mais aussi collaborateur du « Centre international pour le dialogue avec des personnes de convictions non-religieuses » du mouvement des Focolari. « Une ville-monde sans mur, se profile en fait à l’horizon, chargée d’espérance ». Voici l’événement d’Assise 2011 ainsi préfiguré. « Aujourd’hui – affirme Maria Voce – le dialogue entre les religions ne peut se limiter aux leaders, aux intellectuels et aux spécialistes. Il doit devenir dialogue de la vie, dialogue qui se révèle de plus en plus indispensable pour la coexistence pacifique dans nos villes et dans nos pays étant donné que nous sommes maintenant au coude à coude avec musulmans et bouddhistes, indous et sikhs. C’est une histoire à découvrir et peut-être à inventer sans se faire prendre par la peur au vue de l’intolérance et de la violence. C’est le témoignage quotidien qui ouvre des chemins ». « Suivons et prions dès à présent pour le grand rendez-vous d’Assise du mois d’octobre… dans l’attente des nouvelles surprises que nous réservera l’Esprit-Saint ».
22 Oct 2011 | Focolare Worldwide
Glolé est un village de la Côte d’Ivoire d’environ 1000 habitants, situé à 30 km de Man. La population est composée principalement de cultivateurs, souvent sans instruction. La communauté du Mouvement est née à partir de la Parole de vie mise en pratique, d’abord par une personne, puis par un groupe toujours croissant. Actuellement, une soixantaine de personnes du village forment des groupes pour entreprendre beaucoup d’actions en vue du bien commun. Gilbert raconte: “Les initiatives concrètes naissent de la Parole de vie vécue. Nous ne pouvions pas seulement l’écouter et rester les bras croisés. Chaque fois qu’un hôte arrivait au village, l’un de nous cédait son propre lit et dormait par terre. Un jour, nous avons décidé ensemble de construire des studios d’accueil. Nous avons fabriqué nous-même les briques et érigé les murs en chantant des chants joyeux. Aujourd’hui, nous en avons 12. Un autre studio est en voie de construction près de la route goudronnée, pour la nuit de ceux qui ne réussissent pas à faire tout le trajet jusqu’à Man dans la journée (7 km à pied et 30 km en voiture), pour se rendre à l’hôpital le plus proche. Il s’agit de constructions très simples. Une fois, nous avons dû transporter une femme enceinte à l’hôpital dans une brouette. Cela nous a poussé à faire quelque chose de nouveau: un petit « service de maternité » avec l’indispensable en cas d’urgence et avec quelques sages-femmes, utiles aussi pour la campagne de vaccinations. Le personnel y travaille gratuitement et en échange, il reçoit des dons de la communauté. Nous avions également un grave problème de mortalité infantile en raison de la malnutrition, non pas par négligence, mais plutôt à cause du manque d’instruction des mères. Un proverbe de notre tradition dit que “l’enfant appartient à la communauté”. Ainsi, avec l’aide du “Centre de la Nutrition” que nous poursuivons à Man, nous nous sommes organisés pour former les mères. Quand un groupe d’entre elles est formé, il s’occupe de la formation d’autres mamans. Nous nous sommes rendus compte que si nous sommes unis, nous pouvons faire beaucoup. Nous avons même pu changer certaines pratiques culturelles du village qui n’étaient pas en conformité avec la dignité humaine.
Dans le domaine agricole, nous avons instauré une “Banque du riz” qui est un grenier de réserve au service de tous en cas de pénurie. Plus de 100 familles collaborent et jouissent de la banque. Plusieurs villages aux alentours ont voulu adopter cette pratique. Grâce au don d’un hectare de terre marécageuse, offert par une personne de la communauté, nous avons cultivé une rizière qui aide 12 villages. C’est un champ communautaire. Le gain sert aussi pour soutenir la formation sanitaire, les dépenses pour transporter les enfants à l’hôpital et pour d’autres projets comme la scolarisation des enfants qui guérissent de la malnutrition. Nous produisons, en plus, l’huile rouge de palme pour subvenir à nos besoins. Ce qui reste, nous le gardons en cas de périodes difficiles ou bien nous le vendons quand le prix est intéressant. Il nous a été donné un panneau solaire, très utile pour le “petit service de maternité” et un motoculteur qui, en plus de servir pour certains travaux agricoles, sert aussi à transporter les malades jusqu’à la route goudronnée. Tous ces dons sont acceptés seulement à condition qu’ils contribuent à faire grandir la fraternité entre nous. La communauté de Glolé a fait de la fraternité sa force et elle ne veut pas la perdre. De fait, elle a été capable de refuser un don considérable en argent qui risquait d’amener la division. Durant une récente visite pastorale de l’Evêque, nous nous sommes présentés à lui de cette façon: “Ici à Glolé, grâce à l’esprit de fraternité, chrétiens, animistes et musulmans, vivent tous en harmonie.” [nggallery id=75]
21 Oct 2011 | Non classifié(e)
“C’est avec surprise et une grande joie en plus de la gratitude que nous avons accueilli l’annonce de la prochaine « année de la foi » proclamée par le Pape Benoit XVI. Encore plus sa lettre apostolique « Porta fidei », qui porte l’annonce de cette année, qui commencera à partir du 11 octobre 2012, à l’occasion du 50° anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Une fois de plus l’Esprit Saint nous donne une forte impulsion dans cette initiative qui arrive au bon moment en cette période de l’histoire. Les jeunes des JMJ, les familles, les travailleurs et les jeunes qui descendent sur les places, lancent de nouveaux printemps et demandent de profondes réformes sociales ; ce sont des signes qui disent combien l’humanité d’aujourd’hui est à la recherche de changement. J’en ai eu la confirmation moi aussi au cours de mes récents voyages aux Etats Unis, à Saint Domingue, en Russie, en Slovénie, en Grande Bretagne. « Nous ne pouvons accepter que le sel devienne insipide et la lumière soit gardée cachée »1, écrit le Pape. C’est une urgence que nous sentons profondément nous aussi et nous demande une profonde conversion : vivre avec une intensité particulière la Parole de Dieu. Relancés d’une nouvelle ardeur par le ‘mandat’ du Pape, nous nous sommes engagés à retourner à la radicalité des débuts du Mouvement, à nous ré-évangéliser surtout nous-mêmes, pour ensuite répandre l’évangile, avec sa force de transformation, sur l’humanité qui nous entoure. Encore aujourd’hui – comme l’écrivait déjà Chiara Lubich en 1948 – « le monde a besoin d’un cure d’évangile ». 2 En plus, l’invitation pressante du Pape a rencontré en nous un écho profond à témoigner publiquement de notre foi, de la Parole vécue « comme expérience d’un amour reçu », « communiqué comme expérience de grâce et de joie »3. Au cours des premières années du Mouvement des Focolari la communion des expériences de la vie de la Parole était une nouveauté. Celles-ci étaient irréfutables, parce qu’elles étaient « vie », et fécondes, capables de produire la rencontre vivante avec Jésus, de rassembler les personnes dispersées en une communauté. Benoit XVI nous a rappelé que l’on n’affronte pas cette entreprise tout seuls, mais en compagnie. Nous voulons intensifier cette expérience de communion et de fraternité dans nos milieux de vie : dans les parlements, dans les usines, dans les quartiers, les universités, les familles, parce que c’est dans la communion que le Ressuscité lui-même se rend spirituellement présent, touche les cœurs et transforme. Le Pape nous a renforcés dans notre conviction que c’est maintenant le moment d’une grâce spéciale pour l’Eglise, où l’esprit de renouvellement du Concile est en acte comme il ne l’a jamais été auparavant ». [1] Lettre apostolique “Porta Fidei”, n°3. [2]Lettres des premiers temps. Aux origines d’une nouvelle spiritualité, de F.Gillet et G. D’Alessandro – Città Nuova Editrice, 2010. [3]Lettre apostolique “Porta Fidei”, n°7.
18 Oct 2011 | Focolare Worldwide
C’est l’invitation qui a été lancée par les Jeunes pour un monde uni (JMU) du Japon dimanche 9 octobre à Tokyo dans le cadre du concert « The Power of Smile » (la force du sourire) en mémoire du terrible tsunami qui a frappé la côte du nord du pays. « L’idée d’un concert nous est venue, racontent-ils, quand nous avons constaté à quel point le séisme avait secoué et épouvanté les personnes. Avec « The Power of Smile », nous avons voulu donner à nos amis un moment de sérénité qui puisse être ensuite apportée à tous. Le message lancé aux 170 participants a été repris dans le refrain de la chanson finale disait : « Par la force de mon sourire, je veux croire en la possibilité d’aimer ce pays ». « Ces mois-ci, continuent-ils, de nombreux groupes de JMU du monde se sont dépensés de mille façons pour que leur solidarité nous touche et ces actions nous ont encouragés à faire nous-mêmes quelque chose de concret. » À peine le désastre fut-il avéré, le 11 mars, nous avons organisé une récolte de fonds dans la métropole de Tokyo, ce qui est inhabituel dans notre culture, mais qui a révélé un fort esprit de solidarité et d’altruisme chez de nombreux passants. Ensuite, certains parmi nous se sont rendus pour quelques jours dans le district de Fukushima, réchauffant les réfugiés par une tasse de café et leur écoute pleine d’amour. Ensuite, avec au moins 4 groupes alternant sur scène, le concert attendu. Avant de commencer, nous nous sommes réunis en cercle et nous nous sommes promis que, même s’il restait beaucoup de « lacunes » dans notre organisation, ce que nous souhaitions, c’est que demeure en tous la lumière de notre unité. Au fur et à mesure que le spectacle avançait, j’ai vu devant moi les visages changer, raconte un présentateur. À la différence de nombreux autres concerts, celui que les JMU avaient préparé à Tokyo a été un café-concert, marqué par des interactions continues entre le public et la scène, avec la possibilité de se relaxer, de boire une tasse de café, de se rencontrer et de se .connaître en mangeant un morceau de tarte. À la fin du concert, certains participants ont écrit : « Je voulais partir pour être volontaire à Fukushima, mais je ne l’ai pas pu. Quelle joie alors pour moi, aujourd’hui, d’avoir découvert qu’en donnant mon sourire à tous, j’ai pu faire quelque chose pour apporter de la sérénité à notre société ». « Je ne m’attendais pas à tant de sourires ! Ils m’ont rempli d’amour. » « Un sourire donné, c’est une force qui vainc tout. » « Toi aussi, moi aussi, tous ensemble nous croyons en la possibilité d’aimer ce pays. [nggallery id=73]
18 Oct 2011 | Focolare Worldwide
«L’inauguration de la nouvelle année académique de l’institut universitaire Sophia, au seuil de sa quatrième année d’existence, constitue indubitablement une occasion opportune pour nous arrêter et jeter un regard rapide sur le chemin parcouru jusqu’ici, afin d’en tirer une motivation pour ce qui nous attend encore. Les résultats académiques obtenus sont un fait encourageant. Les travaux de thèse, qui ont marqué la fin du parcours d’un certain nombre d’étudiants, en sont un signe particulièrement éloquent. En effet, ces travaux sont le fruit d’un travail intellectuel conduit avec sérieux et compétence, mais ils sont aussi le fruit d’une expérience qui a des caractéristiques tout à fait uniques. Cette expérience, fidèle à l’esprit du charisme de l’unité qui anime l’institut, conjugue la pensée et la vie concrète, les études, qui ont une place centrale, et les rapports qui sont à construire et à alimenter quotidiennement au sein de l’ensemble de la communauté académique. Tout ceci nous permet d’envisager l’avenir de Sophia avec un optimisme réaliste, car, tout en étant conscients des difficultés qui ne pourront manquer sur le chemin, nous poursuivons avec conviction un projet lumineux qui s’est manifesté et dont nous voyons déjà en germe la réalisation. Et, pour que ce projet dont Sophia est la dépositaire aille vers sa pleine réalisation, je désire cette année attirer votre attention sur l’un des points fondamentaux autour desquels se développe l’expérience de Sophia, à savoir, la vie de la Parole. Je voudrais pour cela vous inviter à vous laisser imprégner profondément par la Parole, c’est-à-dire par la façon de penser de Jésus, par sa façon de vouloir et d’aimer. Vivre la Parole, laisser la Parole vivre en nous : c’est à cela que nous exhortait Chiara Lubich, qui voyait là une condition indispensable pour accéder à une nouvelle manière d’être et de connaître. En effet, seul un homme transformé par la Parole peut effectuer une vraie conversion de l’esprit. Cet homme peut alors devenir un transmetteur crédible de la vérité annoncée, mais aussi de la vérité vécue. Il peut avoir une incidence efficace dans les différents milieux sociaux et culturels où il agit, et y introduire le germe fécond de la vie de l’Évangile. C’est ce dont Sophia peut donner un témoignage authentique, grâce à l’apport de chacun de vous. C’est aussi le souhait que je vous adresse de tout cœur.» Maria Voce
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