Mouvement des Focolari
Congrès intercontinental des évêques

Congrès intercontinental des évêques

Parmi les interventions, il y aura celles du cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, du cardinal Gianfranco Ravasi, préfet du Conseil pontifical pour la culture, et du cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Outre les interventions de plusieurs évêques vivant dans les régions les plus éprouvées dans le monde actuellement, il y aura un exposé de Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari, sur l’adhésion à la volonté de Dieu dans la vie du chrétien. C’est le thème qui se trouve au cœur du cheminement spirituel des Focolari cette année, et qui amène à dire un « oui » libre et responsable au dessein de Dieu.

Le congrès comportera un moment spécial : l’audience avec Benoît XVI, prévue dans le cadre de l’audience du mercredi, qui sera l’occasion d’exprimer cette communion « effective et affective » qui lie les évêques au Pape.

Il y aura également divers moments de réflexion théologique et philosophique, de mise au courant de l’actualité de l’Église (comme l’année sacerdotale et la formation des prêtres) et de présentation de faits de vie évangélique. Le tout alternera avec des moments de méditation, de célébration, de prière en commun, de promenade. Ce seront des journées tonifiantes pour le corps et l’âme.

À l’issue du congrès, un groupe important d’évêques visitera la cité-pilote de Loppiano, près de Florence, où se trouve également l’Institut universitaire Sophia (IUS), qui cherche à promouvoir une culture d’unité, ressentie comme nécessaire aujourd’hui plus que jamais.

Cette année, des rencontres entre évêques se dérouleront dans différents pays d’Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du Sud, dans le même esprit.

Congrès intercontinental des évêques

Économie de communion en Afrique : espoir d’un avenir

« Un vrai développement pour l’Afrique doit sous-entendre la spiritualité de communion, le souci des autres et la solidarité envers les nécessiteux », a affirmé le vice-président de la CUEA, le Pr. Maviiri, en ouverture. « Les idées novatrices présentées au cours de cette conférence suscitent de grandes espérances et offrent de grandes opportunités de développement humain, dans un continent où environ 60% de la population continue de vivre sous le seuil de pauvreté », a conclu Kiflemariam Abraham, professeur de la même université. Le nonce apostolique du Kenya, l’archevêque Paul Alain Lebeaupin, était également présent. « Je suis très heureux que le mouvement des Focolari ait pu délivrer ce message de l’ÉdeC, que le Pape apprécie beaucoup », a-t-il déclaré.

Les défis que l’Afrique doit relever ont été abordés avec une rationalité lucide par Geneviève A. Sanze, experte en éthique des affaires et en développement durable.

L’accent a été mis sur les expériences concrètes d’entrepreneurs et économistes du monde entier. Par exemple, celle de Teresa Ganzon, administrateur délégué de Banko Kabayan (Philippines) dans le secteur de la micro-finance, une réalité qui éveille beaucoup d’intérêt en Afrique, ou de John Mundell, des États-Unis, président de Mundell & Associates, qui évolue quotidiennement dans un environnement fortement compétitif.

Au cours des jours précédents, du 23 au 25 janvier, la « mariapolis Piero », cité-pilote des Focolari située à Kalimoni (Nairobi), a accueilli la première « Economy of Communion School » pour les jeunes se destinant à devenir entrepreneurs et dont la plupart venaient d’Afrique. « C’est un des événements les plus intenses que j’aie vécus avec l’ÉdeC », a affirmé le Pr. Bruni en concluant son intervention. Citons quelques-uns des résultats de l’école panafricaine :

–          Elle a jeté les bases du futur pôle industriel à la mariapolis Piero, qui compte déjà 15 associés et a obtenu ses premiers fonds. Les pôles d’entreprises figurent parmi les éléments fondamentaux pour l’intuition sur l’ÉdeC. Ils sont construits près des cités pilotes du mouvement, afin que l’esprit du projet reste toujours vivant. Il s’agit d’une concentration d’entreprises, d’un laboratoire visible et d’un point de référence, idéal mais aussi opérationnel, pour les autres entreprises de l’ÉdeC. Actuellement, il existe 7 pôles : en Argentine, en Italie, au Brésil (2), en Croatie, en Belgique et au Portugal, et 3 pôles sont en cours de réalisation : au Brésil (Benevides, État de Pará), aux Philippines et en Allemagne.

–          Une dizaine d’entrepreneurs africains ont adhéré à l’Économie de communion avec leur entreprise.

–          Des projets concrets ont vu le jour. Par exemple, le Bangco Kabayan est entré au Burundi comme partenaire dans le cadre d’un programme de microcrédit et a ainsi débuté ses activités hors des Philippines.

« Ici, les gens veulent vivre », déclare Luigino Bruni, le coordinateur, au terme de cette école. « J’ai été touché de voir combien les jeunes ici aiment étudier. Pour eux, intégrer une université, c’est l’entreprise de leur vie, parce que c’est synonyme d’avenir. On voit des jeunes étudier la nuit à la lumière des lampadaires parce qu’ils n’ont pas tous l’électricité chez eux… Sans ce désir et cette soif d’avenir, notre mouvement ne peut pas grandir. »

Site de l’Économie de communion (francophone) : www.economie-de-communion.org

Voir une vidéo de l’événement : http://vimeo.com/19533079

Congrès intercontinental des évêques

La Spagna saluta Maria Voce

Une journée entière a été consacrée à la visite d’Avila et de Ségovie, les villes de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de saint Jean de la Croix, les grands mystiques espagnols que Chiara Lubich aimait tant. Sur le livre d’or du couvent de Ségovie, Maria Voce a écrit : « Merci, saint Jean, de l’attrait de la sainteté que tu continues à répandre et qui ne cesse de nous enchanter. Aide-nous à gravir la Montagne avec toi et à diffuser la lumière autour de nous, comme tu l’as fait. Attire surtout les jeunes ! »

Il y a eu ensuite des rencontres cordiales avec le nonce, Mgr Frattini, avec l’évêque de Pampelune, Mgr Francisco Pérez, avec celui d’Alcalá de Henares, Mgr Juan Antonio Reig, la visite du siège de la maison d’édition Ciudad Nueva et, enfin, le rendez-vous le plus attendu : Positive Revolution ! Protagonistas de nuestro mundo. Cette rencontre avec des centaines de jeunes, riche en émotions et caractérisée par une profonde écoute, a montré comment les jeunes peuvent être et sont déjà les protagonistes de ce monde pour le changer en mieux.

La consigne de Maria Voce avant de repartir : « Chaque communauté, chaque peuple qui compose l’Espagne a quelque chose à donner à tous les autres. L’unité, ce n’est pas l’égalité. Elle consiste à être conscient des fruits de l’amour réciproque ; l’unité, c’est le fruit d’une grâce que Jésus nous envoie quand il y a l’amour réciproque. Ce qui signifie prendre conscience que l’on a un don à offrir aux autres, que les autres aussi ont un don à nous offrir, et mettre ce don à disposition. »

Congrès intercontinental des évêques

Communion et droit à Saint-Domingue

Le programme de la rencontre était axé sur l’exposé de Mme le Pr Amy Uelmen de la Fordham University de New York, qui avait pour thème « Valeurs chrétiennes et pratique juridique ».

Mme Uelmen a montré comment toute personne peut « mettre en corrélation » ses propres valeurs et principes avec sa vie personnelle et professionnelle et trouver des solutions aux problèmes quotidiens, même lorsqu’ils sont épineux.
L’intervention de l’avocat Angel Cano a abordé les situations concrètes de la vie professionnelle.

Sa réflexion a fait apparaître comment, dans certains cas, les professions libérales obéissent à une mentalité commerciale qui envisage le client comme quelqu’un à exploiter pour en tirer un maximum de profit, au lieu de le considérer comme une personne dont les droits et intérêts doivent être défendus.

Communion et droit s’est révélé être un moyen de soigner cette plaie.

Les questions et les remarques des participants exprimaient le besoin de trouver des lieux pour développer ces réflexions et de prendre l’engagement éthique d’agir en faveur de la justice dans son travail : « Les mots qui viennent du cœur vont droit au cœur », a commenté un haut magistrat à l’issue de la rencontre.

Beaucoup avaient l’impression d’avoir trouvé « les instruments dont nous avons besoin pour défendre cette vision ».

Le lendemain a eu lieu un rendez-vous important : le groupe d’acteurs de CetD a rencontré Lino Vásquez Samuel, responsable auprès de la Commission pour la réforme et la modernisation de la justice. Le haut fonctionnaire a manifesté un grand intérêt pour les projets concrets de Communion et droit et s’est déclaré prêt à y collaborer. Le dialogue a révélé comment les valeurs incarnées par Communion et droit peuvent renforcer l’intégrité du système juridique.

Gennaio 2011

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme et nul ne considérait comme sa propriété l’un quelconque de ses biens ; au contraire, ils mettaient tout en commun ». (Ac. 4,32)

Examinons maintenant les aspects de cette unité. Avant tout, l’Esprit Saint réalisait entre les croyants l’unité des cœurs et des esprits. Il les aidait, dans la dynamique de la communion fraternelle, à surmonter les obstacles s’opposant à l’unité. En fait, le plus grand tient à notre individualisme, l’attachement à nos idées, à nos convictions, à nos goûts personnels. Ce sont nos égoïsmes qui édifient les barrières derrière lesquelles nous nous retranchons en rejetant ceux qui sont différents de nous.

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme et nul ne considérait comme sa propriété l’un quelconque de ses biens ; au contraire, ils mettaient tout en commun ». (Ac. 4,32)

L’unité réalisée par l’Esprit Saint se manifestait ensuite nécessairement dans la vie des croyants. L’unité d’esprit et de cœur s’incarnait dans une solidarité concrète, rendue visible par le partage des biens personnels avec les frères et les sœurs dans le besoin. Justement parce qu’elle était authentique, elle ne tolérait pas que, dans la communauté, certains vivent dans l’abondance et que d’autres soient privés du nécessaire.

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme et nul ne considérait comme sa propriété l’un quelconque de ses biens ; au contraire, ils mettaient tout en commun ». (Ac. 4,32)

Alors, comment vivre la Parole de Vie de ce mois ? Elle souligne la communion, l’unité que Jésus a tant recommandée et pour laquelle il nous a donné son Esprit. Ecoutant la voix de l’Esprit Saint, nous essaierons de faire grandir cette communion dans tous les domaines. Avant tout, dans le domaine spirituel, en surmontant les germes de division que nous portons en nous. Par exemple, ne serait-ce pas un contresens que de nous  prétendre unis à Jésus tout en restant divisés par notre individualisme, avançant chacun de notre coté, nous jugeant, voire nous excluant les uns les autres. Cela nous appelle à une nouvelle conversion à Dieu qui nous veut unis. En outre, cette Parole nous aidera à mieux saisir la contradiction entre notre foi chrétienne et l’usage égoïste des biens matériels. Elle nous encouragera à réaliser, dans la mesure de nos moyens, une solidarité authentique avec nos frères dans le besoin. Enfin, dans ce mois de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, cette Parole nous poussera à prier en vue de renforcer nos liens d’unité et d’amour avec nos frères et sœurs des différentes Eglises. Ne partageons-nous pas avec eux l’unique foi et l’unique Esprit du Christ, reçu à notre baptême !   Chiara Lubich