31 Mar 2009 | Non classifié(e), Parole di vie
As-tu remarqué qu’en général, tu ne vis pas ta vie ? Tu la subis plutôt, dans l’attente d’un « après » qui devrait être « meilleur » ?
C’est vrai : un « après-meilleur » doit arriver, mais pas celui auquel tu t’attends.
D’instinct – et c’est Dieu qui l’a mis en toi – tu es porté à attendre quelqu’un ou quelque chose qui puisse te satisfaire pleinement : un jour de fête par exemple, ou des vacances, ou une certaine rencontre. Et lorsque ces moments sont passés, tu n’es pourtant pas satisfait, tout au moins pas entièrement. Et tu reprends le train-train d’une existence vécue sans conviction, et toujours en attente de quelque chose.
En réalité, parmi les facteurs qui composent ta vie, il en est un auquel personne ne peut échapper : la rencontre face à face avec le Seigneur. Voilà le « meilleur » auquel tu aspires inconsciemment, parce que tu es fait pour le bonheur. Et la plénitude du bonheur, lui seul peut la donner.
Sachant combien toi, comme moi, nous recherchons aveuglément cette plénitude, Jésus nous recommande :
« Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va venir. »
Veillez. Soyez sur vos gardes. Restez éveillés.
Car s’il existe une certitude, c’est bien qu’un jour nous devrons mourir. Ce qui, pour un chrétien, signifie se présenter devant le Christ.
Peut-être appartiens-tu, toi aussi, à la majorité de ceux qui oublient intentionnellement et délibérément la mort. Et, redoutant ce moment, tu vis comme s’il n’existait pas. Et ta façon de vivre toujours plus enracinée sur la terre, revient à dire : comme la mort me fait peur, donc, pour moi, elle n’existe pas. Or, elle viendra. Car le Christ vient. Soyons-en certains.
« Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va venir. »
Dans cette phrase, Jésus veut parler de sa venue au dernier jour. De même qu’il a quitté les apôtres pour monter au ciel, ainsi reviendra-t-il.
Mais il s’agit aussi de la venue du Seigneur au terme de la vie de chaque homme. (…)
Et puisque tu ne sais pas si le Christ viendra aujourd’hui, ce soir, demain, dans un an ou plus tard, il te faut veiller. Comme ceux qui restent éveillés dans l’attente des cambrioleurs, mais sans en connaître l’heure.
Et si Jésus vient, cela signifie que la vie ici-bas est un passage. Alors s’il en est ainsi, plutôt que de dévaloriser ta vie, accorde-lui l’importance qu’elle mérite et prépare-toi à cette rencontre par une vie digne de ce nom.
(…)
« Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va venir. »
Une chose est sûre : tu dois veiller toi aussi. Ta vie ne comprend pas uniquement des actes se succédant sans heurts. Elle est aussi une lutte. Et les tentations les plus variées : orgueil, attachement à l’argent, impureté, violence, en sont les premiers ennemis.
Si tu restes toujours éveillé, tu ne te laisseras pas surprendre.
Et celui qui aime veille toujours. Veiller est une des caractéristiques de l’amour.
Lorsqu’on aime une personne, le cœur veille toujours lorsqu’on l’attend et chaque minute passée en son absence est vécue en fonction d’elle.
C’est ce que fait une femme qui met le meilleur d’elle-même pour préparer ce dont son mari absent aura besoin : elle fait tout en fonction de lui. Et à son arrivée, son accueil plein d’entrain contient tout son travail joyeux de la journée.
C’est ce que fait une maman, quand elle prend un court moment de repos auprès de son enfant malade. Elle dort, mais son cœur veille.
C’est ce que fait celui qui aime Jésus. Il fait tout en fonction de lui. Il le rencontre ainsi à chaque instant dans l’observation toute simple de sa volonté, et l’accueillera solennellement le jour de sa venue.
Je me souviens qu’à Santa Maria, au sud du Brésil, une rencontre de 250 jeunes chrétiens venait de se terminer. La majeure partie venant de la ville de Pelotas.
Un premier car de 45 personnes est parti, au milieu des chants, dans la joie, exprimant tout leur amour pour Jésus. Pendant le voyage, quelques jeunes filles se sont mises à réciter le chapelet, les mystères douloureux, et elles ont prié, demandant d’être fidèles à Dieu, jusqu’à la mort.
Dans un virage, à cause d’un incident mécanique, le car tombe dans un ravin d’une cinquantaine de mètres, en se retournant trois fois. Six jeunes filles meurent.
Une survivante raconte : « J’ai vu la mort de près, mais je n’ai pas eu peur parce que Dieu était là. »
Une autre : « Quand j’ai constaté que je pouvais bouger, au milieu des débris, j’ai regardé le ciel étoilé et à genoux au milieu des corps de mes compagnes, j’ai prié. Dieu était là, à côté de nous. » Le père de Carmen Regina, une des victimes, a raconté que souvent sa fille répétait : « C’est beau de mourir, papa, on va demeurer avec Jésus. »
« Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va venir ».
Les jeunes filles de Pelotas veillaient parce qu’elles aimaient. Et quand le Seigneur vint, elles allèrent à sa rencontre avec joie.
Chiara Lubich
28 Fév 2009 | Non classifié(e), Parole di vie
N’est-ce pas absurde ? En ce monde, on voit d’une part des hommes qui errent, toujours en recherche, et qui, dans les inévitables épreuves de la vie, ressentent avec angoisse un manque, un besoin d’aide et se sentent orphelins et d’autre part, Dieu, Père de tous, qui ne demande qu’à user de sa toute-puissance pour exaucer les désirs et répondre aux besoins de ses enfants.
C’est comme un vide qui appelle un « plein », et un « plein » qui réclame un vide. Cependant, les deux ne se rencontrent pas.
La liberté donnée à l’homme peut en être la cause, Dieu ne cesse cependant pas d’être Amour pour ceux qui le reconnaissent.
Écoute ce que dit Jésus :
« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera ».
Nous sommes devant une de ces phrases riches de promesses que Jésus répète de temps à autre dans l’Évangile. A travers elles, avec des accents et sous des aspects différents, il nous enseigne comment obtenir ce dont nous avons besoin.
Seul Dieu peut parler ainsi. Ses possibilités sont illimitées. Toutes les grâces sont en son pouvoir qu’elles soient d’ordre spirituel ou matériel, de l’ordre du possible ou de l’impossible.
Mais écoute bien.
Il te suggère ‘comment’ te présenter au Père pour exprimer ta demande. « En mon nom » dit-il.
Si tu as un peu de foi, ces trois mots devraient te donner des ailes.
Vois-tu, Jésus qui a vécu parmi nous connaît les besoins infinis que nous avons et que tu as. Il en éprouve de la peine pour nous. Alors, il s’interpose dans notre prière. C’est comme s’il disait : « Va auprès du Père en mon nom et demande-lui ceci, et cela, et encore ceci.» Il sait que le Père ne peut pas lui refuser. Jésus est son fils, Jésus est Dieu.
Ne va pas en ton propre nom auprès du Père, va au nom du Christ. Connais-tu le proverbe (italien) qui dit : « Ambassadeur ne porte douleur » ? En allant auprès du Père au nom du Christ, tu agis en simple ambassadeur et les affaires se règlent entre les deux intéressés.
C’est ainsi que prient bien des chrétiens qui pourraient te témoigner de toutes les grâces qu’ils ont reçues. Elles sont la révélation quotidienne de la paternité aimante et attentive de Dieu qui veille sur eux.
« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera ».
A ce point, tu pourrais me rétorquer : « J’ai demandé, et redemandé, au nom du Christ, mais je n’ai rien obtenu ».
C’est possible. Il y a d’autres passages de l’Évangile où Jésus nous invite à demander, et où il donne d’autres explications qui, peut-être, t’ont échappé.
Il dit, par exemple, que l’on obtient si l’on « demeure » en lui, c’est-à-dire dans sa volonté.
Or, il se peut que ta demande ne corresponde pas au plan de Dieu sur toi, et qu’il la juge inutile ou même néfaste pour ton existence sur cette terre ou pour l’autre vie.
Lui qui est un père pour toi, comment pourrait-il alors t’exaucer? II te tromperait, ce qui est impensable.
Avant de prier, mets-toi donc d’accord avec lui en lui disant : « Père, si cette prière te convient, voici ce que je désire te demander au nom de Jésus. »
Et si la grâce demandée correspond au plan que Dieu, dans son amour, a pensé pour toi, alors se réalisera la parole :
« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera ».
Il se peut également que tu sollicites des grâces, sans avoir aucune intention de conformer ta vie à ce que Dieu demande.
En ce cas encore, te semblerait-il juste que Dieu t’exauce ? Car il ne veut pas seulement te faire un cadeau, il veut te donner la plénitude du bonheur. Et on l’obtient en s’efforçant de vivre les commandements et les paroles de Dieu. Il ne suffit pas d’y penser, ni seulement de les méditer, il faut les vivre.
Si tu agis ainsi, tu recevras tout.
En conclusion : veux-tu recevoir des grâces ?
Demande tout ce que tu veux, au nom du Christ, en cherchant d’abord sa volonté, décidé à suivre la loi de Dieu.
Dieu est très heureux de donner des grâces. Malheureusement, le plus souvent, c’est nous qui lui lions les mains.
Chiara Lubich
(suite…)
25 Fév 2009 | Focolare Worldwide
Les initiatives dans le monde pour se souvenir de Chiara Lubich et continuer à vivre son héritage sont multiples. Ici nous ouvrons un zoom sur le Mexique. Le souvenir de la visite que Chiara avait faite au Mexique en juin 1997 est encore bien vivant. De manière toute particulière sa rencontre au sanctuaire de Mexico où est vénérée Notre-Dame de Guadalupe, “la Vierge noire”, comme la nomme la majorité de la population. A Guadalajara, une messe solennelle sera célébrée le 14 mars, retransmise en direct par le réseau satellite Mariavision. A Santa Cruz, région à majorité indigène, la communauté sera réunie en prière pour Chiara pendant 9 jours, selon les rites ancestraux. Le dixième jour, une messe sera célébrée en langue Náhuatl, la langue parlée par les Aztèques, très ancienne civilisation mexicaine, et par la Vierge de Guadalupe quand elle est apparue à Juan Diego. Les adhérents du Mouvement des 32 communautés indigènes de la zone y participeront. Le canal Mariavision, en plus de la messe dans la cathédrale de Guadalajara, transmettra un programme sur la vie, le charisme et l’œuvre de Chiara. Autres rendez-vous au Mexique PUEBLA -26/3 Evénement culturel, avec la participation de divers représentants de la culture, des autres religions et du monde de l’art – à 19 heures – Hôtel de ville. PUEBLA – 28/3 Messe dans la cathédrale, à 18 heures ; présidée par Mgr J.Trinidad Medel, vicaire de l’Archidiocèse de Puebla pour les Laïcs. NETZAHUALCOYOTL – 20/3 Messe dans la cathédrale – à 19 heures ; présidée par Mgr Carlos Garfias MEXICO – 26/3 Hommage à Chiara, à l’Institut Mexicain de Doctrine Sociale de l’Eglise – à 19 heures – témoignages de différentes personnes du monde politique, religieux et culturel. SANTA CRUZ – 6-15/3 Rites traditionnels – 9 jours de prière pour Chiara ; le dixième jour, Messe en langue Náhuatl avec les membres des 32 communautés indigènes de la zone. (Note : Le Náhuatl est la langue parlée par les Aztèques et par la Vierge de Guadalupe à Juan Diego). CITÉ PILOTE LE DIAMANT – 22/3 Après-midi consacré à Chiara – Bénédiction de la Croix – à 13 heures ; selon la coutume du lieu, la Croix, soulevée de terre comme un symbole de la résurrection, sera portée en procession, tandis que des pétales de fleurs seront répandus le long de la route, pour signifier le chemin définitif vers le Paradis. La croix sera plantée dans le cimetière de la cité pilote : “Résurrection”, nom donné encore par Chiara .
31 Jan 2009 | Non classifié(e), Parole di vie
Que dis-tu de cela ?
Voilà une phrase terriblement exigeante, qui exprime quelque chose de radical, de jamais vu ! Jésus – qui a affirmé que le mariage était indissoluble et laissé comme commandement d’aimer tout le monde et donc particulièrement les parents – demande ici de mettre au second plan toutes les affections légitimes de cette terre, si elles risquent d’empêcher qu’on lui porte un amour sans réserve. Seul Dieu pouvait en demander autant.
De fait, Jésus arrache les hommes à leur façon de vivre naturelle ; il veut qu’ils soient reliés à lui avant tout, afin de former sur terre la fraternité universelle.
Pour ce faire, lorsqu’il trouve un obstacle à son projet, il « tranche » et dans l’Évangile il va jusqu’à parler de « glaive », au sens spirituel, évidemment.
Il qualifie de « morts » ceux qui n’ont pas su l’aimer plus que leur mère, leur épouse, ou leur propre vie. Tu te souviens de cet homme qui a demandé d’aller enterrer son père avant de le suivre ? C’est à lui que Jésus a répondu : « Laisse les morts enterrer leurs morts » .
Face à une attitude aussi exigeante tu as peut-être pris peur ; tu as peut-être pensé réduire cette phrase de Jésus au contexte de son époque, ou éventuellement la destiner à ceux qui ont choisi de suivre le Christ d’une manière particulière.
Eh bien, tu te trompes. Cette phrase vaut pour tous les temps, y compris le nôtre ; elle est valable pour tous les chrétiens, y compris pour toi.
A notre époque, tu peux avoir bien des occasions de mettre en pratique cette invitation de Jésus.
Dans ta famille, quelqu’un conteste-t-il la foi chrétienne ? Jésus veut que tu lui rendes témoignage par ta vie et « au moment opportun » par tes paroles, même au prix d’être tourné en dérision ou calomnié.
Tu attends un enfant et ton mari t’invite à interrompre la grossesse ? Obéis à Dieu et non aux hommes.
Un frère veut t’embarquer dans une association dont les objectifs ne sont pas très clairs ou mêmes répréhensibles ? Romps les liens avec ces gens-là.
Un des tiens t’incite à accepter de l’argent d’origine douteuse ? Reste honnête.
Toute ta famille veut te pousser au laxisme du monde ? Tranche, pour que le Christ ne s’éloigne pas de toi.
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »
Au sein de ta famille non croyante ta conversion a provoqué la division ? Ne t’inquiète pas. C’est un effet de l’Évangile. Offre à Dieu, pour ceux que tu aimes, le déchirement de ton cœur, mais tiens bon.
Le Christ t’a appelé pour lui appartenir d’une manière toute particulière, et le moment est venu où le don total de toi-même te demande de quitter père et mère, ou peut-être de renoncer à ta fiancée ? Va jusqu’au bout de ton choix.
Sans lutte, il n’y a pas de victoire.
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »
«… et même à sa propre vie ».
Tu habites un pays où sévit la persécution et te montrer chrétien met ta vie en danger ? Garde courage. Parfois notre foi peut nous demander aussi cela. Dans l’Église, l’époque des martyrs n’est jamais complètement révolue.
Pour demeurer un chrétien authentique, chacun de nous devra un jour ou l’autre (…) choisir entre le Christ et une vie sans lui. Tu connaîtras cela toi aussi.
N’aie pas peur. Ne crains pas pour ta vie : mieux vaut la perdre maintenant pour Dieu plutôt que ne plus la retrouver. Car la vie éternelle est une réalité.
Ne crains pas pour les tiens. Dieu les aime. Un jour – si tu sais mettre cette affection de côté pour donner à Dieu la première place – il passera près d’eux et les appellera avec la force des paroles de son amour. Et tu les aideras à devenir avec toi de vrais disciples du Christ.
Chiara Lubich
9 Jan 2009 | Focolare Worldwide