10 Avr 2008 | Non classifié(e)
Voici la dernière pensée que Chiara a préparée pour le Mouvement, de son lit à l’hôpital Gemelli, peu de temps avant son « départ » et qui vient d’être communiquée ces jours-ci. « Cette fois-ci, j’aimerais souligner la valeur de la relation, la valeur des relations entre nous. En vivant la Parole, aux touts débuts, à Trente, notre relation avec Dieu aussi bien que notre relation avec les frères s’est complètement transformée. C’est ainsi qu’est née ce que nous appelions alors une « communauté chrétienne ». N’oublions pas ces origines. Construisons notre Œuvre sur ces fondations-là ». Nous reportons ici quelques lignes, tirées du premier commentaire à la Parole de Vie que Chiara a écrit il y a plus de 50 ans et qui garde encore aujourd’hui toute son actualité. Elles peuvent s’appliquer à la pensée citée plus haut pour en pénétrer plus profondément le sens et pour la traduire en vie. « Les paroles de l’Evangile peuvent sembler simples, mais quelle transformation elles demandent ! Comme elles sont éloignées de notre façon habituelle de penser et d’agir ! Cependant courage ! Essayons. Une journée ainsi vécue vaut toute une vie. Et le soir, nous ne nous reconnaîtrons plus. Une joie encore jamais éprouvée nous envahira. Une force nous habitera. Dieu sera avec nous, parce qu’il est avec ceux qui l’aiment. Les journées se succèderont dans la plénitude. Il nous arrivera peut-être parfois de ralentir, et nous serons tentés de nous décourager, de nous arrêter. Nous souhaiterons revenir à la vie d’avant… Mais non ! Courage ! Dieu nous donne la grâce. Recommençons, remettons-nous toujours en route. Si nous persévérons, nous verrons lentement le monde changer autour de nous. Nous comprendrons que l’Evangile présente la vie la plus fascinante, allume la lumière dans le monde, donne sa saveur à notre existence, contient le principe qui peut résoudre tous les problèmes. Et nous n’aurons pas de trêve, tant que nous n’aurons pas communiqué aux autres notre extraordinaire expérience : aux amis qui peuvent nous comprendre, aux parents, à tous ceux à qui nous nous sentons poussés à la donner. Et l’espérance renaîtra ».
9 Avr 2008 | Focolare Worldwide
Le formulaire pour la demande d’enseignement que j’ai devant moi me confirme que ma vie d’étudiant est désormais révolue. Arrivé sur la case où indiquer la province choisie, le doute me tenaille. Est-il mieux de rester dans ma ville du Sud ou d’aller ailleurs ? Il m’est demandé là de faire un choix de vie. Beaucoup de mes collègues choisissent le Nord pour avoir de plus grandes possibilités de travail et pour s’éloigner de cette réalité souvent portée sur le devant de la scène dans l’actualité : illégalité, déviances, criminalité. Et pourtant, beaucoup de choses me lient à ma ville ! Et pas seulement la famille, les affections, les amis, les intérêts, mais également l’espérance de pouvoir faire quelque chose pour elle, de remonter le courant, et cela malgré mes limites. Il me revient à l’esprit l’exhortation de Chiara Lubich aux jeunes : « Donner sa vie pour son peuple… » L’idée de rester, au risque de me heurter à des chances de travail moindres ou à des « écoles difficiles » fait son chemin en moi, avec une part d’inconscience. J’en parle chez moi, à ma fiancée, aux collègues. Il est tard et demain marque la date limite pour l’expédition du formulaire. Mon choix est fait : je reste. A la périphérie de la ville et dans les zones défavorisées il y a plus de possibilités de travail, les postes n’étant pas convoités. Et je pense au fond de moi : « Qu’est-ce que je peux faire, moi, dans ce quartier, lieu de luttes d’influence de la Camorra – ndlr la mafia – , où on se tire dessus et où l’on se tue ? Je peux aimer ! Que Dieu me vienne en aide ! » Et ainsi, j’indique quelques écoles un peu « en marge », à côté d’écoles d’ « élite ». Dieu me fera comprendre où il me veut. Quelque temps plus tard, je reçois ma nomination pour l’année qui vient. Incroyable, j’entre dans le monde de l’école par la porte principale, avec le meilleur contrat ! Le jour où je me présente à l’école, les cours sont suspendus à cause d’actes de vandalisme commis la veille. Je comprends tout de suite que Dieu m’a pris au mot : le moment de l’épreuve est arrivé. Le contexte est particulier, le malaise social se fait sentir. Les journées se succèdent entre moments difficiles, où tout semble aller de travers, et d’autres moments où les yeux des jeunes s’éclairent, cherchent à me rencontrer car ils veulent s’en sortir et se préparer un avenir meilleur. Je m’accroche à cet espoir, et ma souffrance trouve son sens. Je ne sais pas si je tiendrai le coup, car c’est parfois très dur d’affronter la situation, d’obtenir le respect et de parler de maths dans ce contexte . mais je sais qu’instant après instant, je peux chercher à faire entrer Dieu dans les salles de classe ; le rendre présent dans les réprimandes, dans les notes, les entretiens, dans les disputes, les explications, dans les silences, les annotations sur les carnets de classe. Si Dieu m’a voulu là, il sait certainement pourquoi… (D.P. – Italie)
2 Avr 2008 | Senza categoria
1 Avr 2008 | Non classifié(e)
Un sport crédible et beau, loin des menaces générées par la violence, le racisme, le doping, la commercialisation à outrance… Tels sont les horizons ouverts par le Congrès Sportmeett 2008 qui a eu lieu à Castelgandolfo (Rome) du 28 au 30 mars dernier.
« Sport In – Croyable – Mets en route la fraternité. » La fraternité dans et par le sport : tel est le défi que se sont lancés les 420 sportifs de 38 nationalités qui ont pris part à l’événement. Trois jours émaillés de témoignages significatifs, d’interventions d’experts internationaux, de tables rondes, de workshop, se moments sportifs et d’animations.
Parmi les nombreux témoignages de sportifs de toutes catégories et tous niveaux, celui de Josefa Idem, plusieurs fois championne olympique de canoé ; celui de Ippolito Sanfratello, médaille d’or de patinage de vitesse à Turin en 2006 ; de Marco Pinotti, maillot rose du Tour 2007 ; celui de Karl Unterkicher alpiniste familier des sommets de 8000 mètres ; Nicolo Corradini, plusieurs fois champion du monde d’orienteering ; de la championne hongroise de marathon, Petra Teveli, troisième au dernier Marathon de Milan, etc.
A côté de ces sportifs, les promoteurs de projets sportifs à caractère social, dans des pays en voie de développement ou en proie à des tensions internes : en Colombie, au Brésil, en Argentine, en RDC (République Démocratique du Congo), au Burundi, au Liban, au Pakistan, aux Philippines, etc. Et les animateurs de projets d’éducation à la paix, anti mafia et anti camorra, en Sicile et en Campanie.
Des enseignants et des étudiants de 17 universités du monde entier, en lien avec Sportmeet, ont témoigné de leur engagement à élaborer et diffuser une culture sportive nouvelle, orientée vers la fraternité
31 Mar 2008 | Non classifié(e), Parole di vie
« En ce jour-là sera répandu sur nous l’Esprit qui vient d’en-haut. Alors le désert deviendra un verger, tandis que le verger sera pareil à une grande forêt. » Ainsi commence le texte d’où est tirée la Parole de vie de ce mois. Le prophète Isaïe, dans la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C., annonce un avenir d’espérance pour l’humanité, presque une nouvelle création, un nouveau « jardin », qu’habitent le droit et la justice, capables d’apporter paix et sécurité.
Cette nouvelle ère de paix (shalom) sera l’œuvre de l’Esprit Saint dont la force est capable de renouveler la création. Mais elle sera aussi le fruit du double respect d’un pacte : entre Dieu et son peuple ainsi qu’entre les membres du peuple lui-même. Car la communion avec Dieu comme celle dans la communauté des hommes sont indissociables.
« Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. »
Les paroles d’Isaïe invitent à s’engager sérieusement à suivre les règles du vivre-ensemble civique qui s’opposent à l’individualisme et à l’arbitraire aveugle. Elles favorisent la coexistence harmonieuse en coopérant au service du bien commun.
Vivre selon la justice et en pratiquant le droit, est-ce possible ? Oui, à la condition de reconnaître en tous des frères et des sœurs et de considérer l’humanité comme une famille, dans l’esprit de la fraternité universelle.
Considérer l’humanité dans cette optique n’est possible que si l’on reconnaît qu’il existe un Père pour tous, un Père qui a inscrit l’aspiration à la fraternité universelle dans le cœur de chacun. La première volonté d’un Père n’est-elle pas que ses enfants se comportent comme des frères et des sœurs et qu’ils s’aiment ?
C’est pour cette raison que le « Fils » du Père par excellence, le Frère universel, est venu parmi nous et nous a laissé l’amour réciproque comme règle de la vie en société. Respecter les règles du « vivre ensemble » et accomplir chacun son devoir sont une expression d’amour.
L’amour est la règle première de toute action, celle qui anime la véritable justice et porte la paix. Certes, les nations ont besoin de lois toujours plus appropriées aux nécessités de la vie sociale et internationale, mais elles ont surtout besoin d’hommes et de femmes qui se prédisposent à la charité au plus profond d’eux-mêmes. Cette disposition à la charité est justice et seulement ainsi les lois acquièrent toute leur valeur.
« Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. »
Alors, comment vivre la Parole de vie ce mois-ci ?
En nous engageant davantage à respecter l’éthique, l’honnêteté et la légalité dans nos tâches quotidiennes. En regardant les autres comme les membres de notre grande famille qui attendent de nous attention, respect, solidarité.
Si dans tes relations avec le prochain tu mets à la première place la charité mutuelle et continuelle, cette charité qui exprime ton amour envers Dieu, alors ta justice sera vraiment celle que Dieu attend de toi.
« Le fruit de la justice sera la paix : la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. »
Un agent de police de l’Italie du sud, prêt à partager la vie des personnes les plus défavorisées de la ville, est allé habiter avec sa famille dans un quartier nouvellement formé : routes non asphaltées, pas d’éclairage public ni eau courante, pas de tout-à-l’égout, ni de services sociaux, aucun transport en commun.
Il raconte : « Nous avons cherché à connaître chaque famille et chaque habitant du quartier et à établir un dialogue pour apaiser le conflit entre les citoyens et les pouvoirs publics. Peu à peu les trois mille habitants du quartier, regroupés dans un comité, se sont mis à dialoguer de façon positive avec les institutions de la ville. Ainsi avons-nous obtenu de l’administration régionale une grosse subvention pour l’assainissement du quartier. Celui-ci est maintenant un secteur-pilote. Un autre résultat a été la création d’activités de formation pour les représentants de tous les comités de quartier de la ville. »
Chiara LUBICH