28 Avr 2021 | Non classifié(e)
La 25e édition de la Semaine du Monde Uni (1-9 mai 2021), promue par les jeunes du Mouvement des Focolari, démarre. Événement central à Bruxelles (Belgique). David Sassoli, président du Parlement Européen, prendra la parole. Le vaccin anti Covid comme bien commun universel, l’adhésion au traité de l’ONU pour l’interdiction des armes nucléaires, la mise en place de stratégies mondiales pour l’accueil des migrants. La légalité, l’économie civile et l’écologie intégrale seront au centre de la 25e édition de la « Semaine Monde Uni » (1-9 mai 2021), un événement international promu par les jeunes du mouvement des Focolari et retransmis par la plateforme multilingue www.unitedworldproject.org. L’événement central international aura lieu à Bruxelles, du 7 au 9 mai, lors d’une Convention internationale où David Sassoli, Président du Parlement Européen, prendra la parole. Le souci des autres comme action politique et réponse aux défis écologiques Au cœur de cette édition se trouve la « culture du souci de l’autre », exprimée par le slogan #DARETOCARE, (oser se soucier des autres). Il s’agit d’une campagne de sensibilisation et d’action dans laquelle les jeunes ont identifié dans la capacité et le courage d’adopter le souci d’autrui un paradigme politique compris comme un service à chaque personne et à la sphère sociale, la voie à suivre pour construire un avenir meilleur. La première phase de la campagne visait à orienter nos actions citoyennes et politiques au « souci de l’autre » ; la deuxième phase, qui débutera avec la Semaine Monde Uni 2021, sera axée sur le « souci » de la planète et les défis de l’écologie intégrale. Parmi les événements de cette année : Le 2 mai, le Mouvement Politique pour l’Unité, à l’occasion du 25e anniversaire de sa naissance, proposera un événement en ligne avec le lancement d’un « Appel pour une nouvelle qualité de la politique ». Du 7 au 9 mai, une Convention internationale en streaming aura lieu depuis Bruxelles (Belgique), où citoyens et politiques, comme dans une agora en ligne, pourront réfléchir, se confronter et travailler ensemble. David Sassoli, Président du Parlement Européen, participera à un face-à-face avec plusieurs jeunes sur les thèmes de la paix, de la politique, de l’accueil des migrants et de l’écologie. Voici les personnes qui participeront aux événements de la Semaine Monde Uni : les économistes Jeffrey Sachs, Sir Partha Dasgupta et Luigino Bruni ; Simone Borg, professeure de droit de l’environnement et des ressources à l’Université de Malte ; Lorna Gold, professeure d’environnement, de durabilité et de justice sociale, à la National University of Ireland Maynooth (Irlande) ; Catherine Belzung, professeure de neurosciences à l’université de Tour (France) ; Pasquale Ferrara, ambassadeur et diplomate ; Giuseppe Gatti, magistrat à la Direction nationale anti-mafia et anti-terrorisme ; Margaret Karram et Jesús Morán, Présidente et Coprésident du mouvement des Focolari ; Don Luigi Ciotti, fondateur de Libera. La Semaine Monde Uni est un événement international promu par les jeunes du mouvement des Focolari. Depuis 1996, elle implique jeunes et adultes, institutions et associations pour sensibiliser le monde entier aux thèmes de la paix et de la fraternité et promeut des actions et des engagements concrets. Info et contacts: Tamara Pastorelli (+39) 347 0064403 Bureau de Communication des Focolari – Stefania Tanesini – (+39) 338 5658244 ————————————————————————————————————–
PROGRAMME
1er mai À 15h00 : spectacle du « Premier Mai à Loppiano », en direct de la Mariapolis permanente des Focolari, un rendez-vous annuel pour des milliers de jeunes des diverses régions d’Italie et du globe. À 21h00 : concert du groupe international Gen Verde. 2 mai De 11h00 à 12h00, dans chaque fuseau horaire, se tiendra une Run4unity virtuelle, une course relais sportive non-stop avec des jeux, des défis, des témoignages et des engagements, pour créer symboliquement un arc-en-ciel d’unité et de paix sur terre. À 14h00 : le Mouvement Politique pour l’Unité, à l’occasion du 25e anniversaire de sa naissance, propose un événement en ligne avec le lancement d’un « Appel pour une nouvelle qualité de la politique ». 4 mai À 17h00 : « Histoire du sport féminin », avec Lucia Castelli, Maddalena Musumeci, Dona Neide, Patricia Furtado, organisé par l’association Sportmeet. 5 mai À 16h00 : « L’économie de François », jeunes en dialogue avec l’économiste indien Sir Partha Sarathi Dasgupta. 6 mai À 19h00 : Città Nuova présente « La légalité du Nous au temps du COVID 19 », avec Giuseppe Gatti, magistrat à la Direction nationale anti-mafia et anti-terrorisme, l’économiste Luigino Bruni, le journaliste Gianni Bianco et Don Luigi Ciotti, fondateur de l’association Libera. 7 mai À 13h00 : Jeunes en dialogue avec David Sassoli, Président du Parlement Européen ; ——————————————————————————————-
7-9 mai de Bruxelles (Belgique) – Forum mondial #daretocare :
7 mai À 12h00 (UTC+1) : de Bruxelles, « Dare To Care International Convention, Opening show. En collaboration avec la société de production TV Sylvester Productions, avec des histoires, des actions positives, des idées, des inspirations pour « oser se soucier des autres » dans le monde entier. À 13h00 : Jeunes en dialogue avec David Sassoli, Président du Parlement Européen ; À 14h00 : The Economy of Francesco, Policies & Happiness and Care’s proposals 8 mai À 14h : « Un vaccin pour tous, un bien commun dont le monde entier a besoin », avec Jeffrey Sachs, économiste et essayiste (USA), et Catherine Belzung, psychologue et professeure de neurosciences à l’Université de Tours (France). À 21h00 : concert du groupe international Gen Rosso 9 mai À 12h00 (UTC+1) : depuis Bruxelles, l’émission « #daretocare for People and the Planet », en collaboration avec la société de production télévisuelle Sylvester Productions, pour lancer la deuxième phase de la campagne #daretocare, qui se concentrera sur les défis de l’écologie intégrale, avec des expériences et des actions inspirantes du monde entier. À 15h00 : « Care and COP26 » avec Simone Borg, professeure de droit de l’environnement et des ressources à l’Université de Malte ; Lorna Gold, professeure d’environnement, de durabilité et de justice sociale, à l’Université nationale d’Irlande Maynooth (Irlande) ; Pasquale Ferrara, diplomate et ambassadeur.
28 Avr 2021 | Non classifié(e)
La première offre académique de la branche latino-américaine de l’Institut Universitaire Sophia est un cours sanctionné par un diplôme dédié au leadership participatif, inclusif, attentif au groupe et à l’environnement : un leadership communautaire. Quels sont les thèmes et les exigences auxquels il vise à répondre ? Nous en parlons avec Lucas Cerviño, professeur de théologie, et Candela Fraccaro, étudiante argentine. Dans le monde d’aujourd’hui, marqué par de grands défis économiques et sociaux exacerbés par la pandémie, l’Institut Universitaire Sophia en Amérique latine et dans les Caraïbes répond à ces exigences par un nouveau cours de Diplôme en Leadership Communautaire. Nous en parlons avec Lucas Cerviño, professeur de théologie, membre de l’équipe qui coordonne le cours et coresponsable de l’école des jeunes à la cité pilote des Focolari, El Diamante (au Mexique). « Nous vivons un changement d’époque, dans lequel le Pape François (comme nous le lisons dans Evangelii Gaudium) y reconnait une « crise de l’engagement communautaire » – dit Cerviño -. Nous avons pensé que pour surmonter cette condition de manière positive, il est nécessaire de promouvoir un nouveau leadership, non plus personnaliste, qui centralise la gestion et la prise de décision. D’autre part, nous avons vu que dans de nombreux endroits, en Amérique latine, il existe des recherches, des expériences et des propositions d’engagement communautaire. Le cours est ainsi né du souhait d’unir l’exigence d’un leadership renouvelé avec ces germes de vie nouvelle ». Le monde est aujourd’hui aux prises avec le défi de la pandémie. Dans ce contexte, à quels besoins voulez-vous répondre ? Lucas Cerviño: « Nous pensons que pour vaincre la pandémie, il faut travailler ensemble au-delà des diversités, promouvoir la prise de conscience que nous avons une origine commune, une interdépendance dans le présent et un horizon commun. Notre cours veut apporter une contribution dans ce sens ».
Quels sont les thèmes et les objectifs de formation du cours ? Lucas Cerviño : « Le cours s’adresse à tous ceux qui ont, ou sont candidats à un rôle de leadership dans le secteur économique, politique, religieux et tertiaire ; il leur offre la possibilité de repenser ou de structurer leur leadership dans la pratique. À cette fin, nous offrons des connaissances, des ressources, des stratégies et des compétences pour construire un leadership qui sait comment générer, préserver et améliorer les actifs relationnels ; faciliter les pratiques et les outils synergiques, relationnels et coopératifs pour engendrer des processus plus durables dans différentes sphères sociales. En ce qui concerne les contenus, nous étudions la relation entre la personne et la communauté et nous parlons de développement durable, de fraternité et de citoyenneté, de cohésion sociale dans la diversité, d’apprentissage communautaire, de gestion économique et de communion, de synodalité et d’expérience religieuse ». La méthode d’enseignement est également innovante…. Lucas Cerviño : « Il serait contradictoire de proposer un cours sur le leadership communautaire et de le gérer de manière unilatérale. Nous devons dépasser le concept traditionnel d’enseignement pour nous ouvrir à l’apprentissage communautaire et créatif qui centralise les relations interpersonnelles. Le cours est donc à la fois théorique et pratique. Il s’articule selon le principe des communautés d’apprentissage : en plus de suivre les cours, les participants se regroupent en groupes de six ou sept personnes et, accompagnés d’un tuteur, ils créent un espace de réflexion et de connaissance communautaire. Chaque participant est ensuite suivi par un tuteur pour développer un projet d’intervention concret qui applique le contenu du cours. Les caractéristiques du cours font que parmi les participants, qui viennent de neuf villes, il y a des jeunes d’une vingtaine d’années et des personnes presque retraitées ; des étudiants et des professionnels. Ils sont tous motivés pour apprendre ensemble ». Candela Fraccaro fait partie des plus jeunes étudiants. Nous lui avons demandé : qu’est-ce qui t’a poussé à suivre un cours sur le leadership communautaire ? Candela Fraccaro : « Ce qui m’a motivé est l’engagement que je mène depuis quelques années avec d’autres jeunes dans la banlieue de Piedras Blancas, dans la ville de Godoy Cruz, près de Mendoza (Argentine). Nous gérons une ludothèque pour éduquer les enfants par le jeu, nous organisons des ateliers pour les adolescents, nous aidons à fournir des repas aux enfants dans la précarité et, avec les Jeunes pour un Monde Uni du mouvement des Focolari, nous soutenons une école. Je dirige certaines de ces activités et je pense donc que le cours peut me donner des outils pour construire un projet qui nous aidera à diriger nos efforts ». La méthode du dialogue fait partie intégrante du cours. Quels sont les éléments positifs que tu retiens? Candela Fraccaro: « Cette méthode nous invite à valoriser la diversité, à la transformer en richesse et propose le dialogue comme instrument de construction commune. Elle est fondée sur le respect, l’écoute et l’ouverture, et elle offre la possibilité de s’exprimer librement sans imposer sa propre idée. De cette façon, le processus d’enseignement et d’apprentissage est plus enrichissant et chacun se sent partie prenante de ce processus ».
Claudia Di Lorenzi
26 Avr 2021 | Non classifié(e)
Comment l’idée du monde uni est-elle née ? Comment l’aventure de l’unité a-t-elle commencé ? Chiara Lubich répond aux jeunes du Mouvement des Focolari en 1999, à l’occasion de la Semaine Monde Uni, un laboratoire mondial pour présenter des histoires, des actions, des initiatives qui contribuent à réaliser la fraternité, l’unité et la paix. Comment l’aventure de l’unité a-t-elle commencé ? Chers jeunes, ce n’est pas moi qui en ai décidé le début, mais Quelqu’un d’autre. Savez-vous que certains dons, qu’on appelle « charismes » sont envoyés de temps en temps sur la terre ? Celui qui guide l’histoire envoie ces charismes dans un but bien précis : le bien de l’humanité, et il permet même que ce que nous, les hommes et les femmes, faisons de mal dans ce monde coopère au bien. Il est Dieu, Dieu-Amour, et en lui beaucoup d’entre nous placent toute leur foi. À nous aussi, il y a de nombreuses années, un charisme a été donné. Grâce à cela, nous avons compris que nous, tout jeunes à l’époque, nous faisions l’objet d’un dessein merveilleux, que nous avions une tâche à accomplir, une mission, si l’on peut dire : celle de travailler, dans la vie qui nous était donnée, afin que « tous soient un » et, pour cela, d’allumer dans nos cœurs et dans le cœur de beaucoup d’autres, la flamme de l’amour. Était-ce un rêve, une utopie ? Certainement pas, puisque Jésus a prié son Père du Ciel en ces termes : « Que tous soient un. » Était-il possible que Dieu le Père n’écoute pas la prière de son Fils, qui est un seul Dieu avec lui ? Nous nous sommes mis en marche avec assurance vers ce but, si bien qu’aujourd’hui nous sommes plusieurs millions dans presque tous les pays du monde, en comptant les enfants, les jeunes et les adultes. Nous ne pouvons pas compter combien nous sommes, c’est une entreprise impossible. Certains parmi nous, nous le savons, ne partagent pas notre foi, ou parce qu’ils en ont une autre, ou qu’ils n’en ont pas. Cependant ils ont en commun avec nous ce qu’on appelle la “ bienveillance ”, qui ne devrait jamais manquer dans le cœur de l’homme. Nous pouvons donc avancer ensemble vers notre but qui est de faire du monde une seule famille, d’édifier le monde uni. Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? […] Si j’étais à votre place, je voudrais surtout faire miennes les richesses accumulées dans le Mouvement. Je me sentirais solidaire de tous ceux qui sont en marche vers l’unité et je chercherais à servir cette cause de deux façons : tout en continuant fidèlement dans la ligne de ceux qui ont commencé, solidaire de ceux qui nous ont précédés, je chercherais à aimer d’un amour encore plus ardent — si possible — et à resserrer les mailles du filet de notre Mouvement qui s’étend désormais dans le monde entier. En d’autres termes, je m’efforcerais de grandir en profondeur et en expansion. Je resterais en outre attentive aux besoins qui se manifestent dans l’humanité pour tenter d’y apporter une réponse.
Chiara Lubich
Rocca di Papa, 26 aprile 1999, extrait du message aux Jeunes pour un Monde Uni et les jeunes réunis à Loppiano (Italie) le 1er mai. Source : Centro Chiara Lubich
19 Avr 2021 | Non classifié(e)
Nous avons posé la question au professeur Alberto Lo Presti et à la doctoresse Elena Merli du Centre Igino Giordani qui a rédigé « Igino Giordani un eroe disarmato » (Città Nuova Ed.).
Il existe de nombreuses biographies sur Giordani. Pourquoi une autre ? Elena Merli : Les biographies écrites précédemment ont pris en considération une période limitée de la vie de Giordani. Après la première biographie de 1936, il y eut celle de Tommaso Sorgi, qui fut un ami et un profond connaisseur de Giordani. Il a écrit une biographie inspirée et détaillée de la première période de Giordani, c’est-à-dire de sa naissance à 1948. D’autres biographies ont analysé la figure de Giordani sous un angle particulier : historique, spirituel, politique… Elles sont toutes précieuses, d’une grande richesse, mais par rapport aux précédentes, cette biographie a pu considérer la vie de Giordani à 360 degrés. Et elle a pu approfondir des aspects de la vie de Giordani jusqu’à présent peu explorés : par exemple, sa vie familiale ; sa relation très profonde avec Chiara ; cette période de lumière particulière qu’a été le « Paradis de ‘49 ». Sa vie au sein du Tiers Ordre dominicain n’avait pas encore été explorée en profondeur ; certains aspects des coulisses de sa vie politique n’avaient pas été dévoilés ; de même que certains de ses choix intimes, certains passages délicats de sa vie personnelle. Je tiens à souligner en particulier la nouveauté du chapitre consacré à ce qu’il appelait en plaisantant « la Giordanie », c’est-à-dire sa famille. Je pense que beaucoup prendront plaisir à découvrir les secrets de la situation familiale animée d’Igino. La première chose qui attire l’attention dans ce volume est la prestigieuse préface signée par le Président de la République Italienne, Sergio Mattarella. Pourquoi lui ? Alberto Lo Presti : Vous devez connaître le contexte. La première est que Sergio Mattarella connaissait personnellement Igino Giordani et que dans la préface, il en dit quelque chose. Et puis, on se souvient que la première biographie de 1936 a été écrite par son père – Bernardo Mattarella. Donc, il y avait un lien intéressant pour lui demander d’écrire une préface. Il nous semble également que Sergio Mattarella interprète le rôle de Président de la République comme une source d’unité en Italie et dans le contexte international. Dans cette situation de crise sanitaire, il est une figure d’équilibre et de haute moralité. Giordani était un témoin de l’unité en politique et de l’harmonie entre les peuples. Les parties du livre consacrées à son engagement politique décrivent l’action de Giordani pendant la guerre et dans l’après-guerre, sous les bombes et sous le fascisme, parmi les décombres de la reconstruction et parmi les lacérations sociales. Ce n’était pas une époque plus calme ou plus paisible qu’aujourd’hui. La fermeté de Giordani peut encore être utile aujourd’hui pour comprendre où aller. Ce volume est le fruit d’un puissant travail de recherche archivistique. Est-ce qu’on sait déjà tout sur Giordani ? Elena Merli : Nous disposons d’une quantité impressionnante de matériel, de documents, de correspondance, et aussi d’enregistrements audio et vidéo de nombreuses conversations de Giordani, publiques et confidentielles, transcrites et ordonnées. Tout cela a été très utile pour révéler les détails de ses affaires personnelles. Combien de nouvelles et intéressantes découvertes nous faisons encore en explorant les archives ! Un grand nombre de ces nouvelles découvertes se trouvent maintenant à l’intérieur du volume. Je n’en citerai qu’une : les détails des dernières années de Giordani, lorsqu’il vivait ici, dans cette structure du Centre international du Mouvement des Focolari, qui abritait à l’époque – au premier étage – le focolare d’Antonio Petrilli, où Igino s’était installé en 1974 après la mort de sa femme Mya. Il s’agit de détails inédits qui témoignent de la fidélité d’Igino à la vie communautaire et de la profondeur de son humanité. À qui s’adresse ce livre ? Alberto Lo Presti : À tous ceux qui veulent résoudre le mystère des mystères, c’est-à-dire comment avoir une vie de don total à Dieu tout en étant immergé dans le monde des choses les plus communes. Giordani a réussi à relever ce défi et a tracé une route que nous pouvons emprunter. Il avait toujours eu en lui la question de savoir comment faire… mais lorsqu’il a rencontré Chiara Lubich, il a également trouvé les réponses. Chiara était pour Igino la réponse à toutes ses questions existentielles. Il avait étudié la patristique, les théologiens médiévaux, les théologiens modernes, les grandes figures spirituelles, et pourtant il trouvait les réponses chez Chiara et dans la spiritualité de la communion. Et je voudrais ici raconter une anecdote peu connue, l’une des nombreuses qui sont rapportées dans le livre. Son désir de se donner à Dieu est si grand qu’il devient tertiaire dominicain à la fin des années 1920. Mais cela ne lui suffisait pas… la règle des tertiaires prévoyait au moins une messe par mois, un sermon par un frère prêcheur et rien de plus. Il voulait s’insérer davantage dans la vie religieuse. Il fit donc une proposition aux frères : louer un appartement, dans lequel ils pourraient se mettre d’accord : « vous en soutane (la soutane des frères) et nous en pantalon (les tertiaires laïcs). De cette manière, faisons un peu de vie ensemble, autant que nous le pouvons ». On lui a répondu que ce n’était pas dans les normes de l’Ordre dominicain et la question se termina ainsi. En pratique, à la fin des années vingt, Giordani avait dans son cœur quelque chose qui deviendrait plus tard pour lui, à travers Chiara, le focolare. Oui, il rêvait du focolare en 1928, quand ces épisodes se sont produits. Incroyable, n’est-ce pas ?
Édité par Lorenzo Russo Pour acheter le livre, visitez la page web de l’ « Editrice Città Nuova ».
19 Avr 2021 | Non classifié(e)
S’appuyant sur une phrase de l’Écriture, Chiara Lubich réfléchit sur le Saint Voyage de la vie, nous invitant à vérifier périodiquement devant Dieu à quel point nous en sommes dans notre cheminement. La raison qui me pousse à m’adresser à vous est le désir d’examiner ensemble à quel point nous en sommes [sur la voie] de notre sanctification. Récemment, une focolarine m’a signalé une très belle phrase des Psaumes, qui annonce une béatitude que je ne connaissais pas : « Heureux l’homme qui met sa confiance en toi et décide dans son cœur d’entreprendre le Saint Voyage*. » « Le Saint Voyage. » De quel voyage parle l’Écriture ? Certainement de l’itinéraire de l’homme vers Dieu, vers le Ciel. Du voyage de notre sanctification qui nous ouvre le Paradis. Et alors ? Sommes-nous vraiment engagés, en ce moment aussi, dans le Saint Voyage ? […] Arrêtons-nous un peu et faisons un bref bilan devant Dieu seul, et seulement pour sa gloire. Avons-nous obtenu des résultats ? Nous sommes-nous améliorés, par exemple, dans l’accomplissement de la volonté de Dieu ? Et dans l’amour, l’amour réciproque ? […] Si nous pouvons répondre oui, remercions Dieu et continuons à avancer. Si, au contraire, nous devons répondre non, remercions-le d’avoir encore la vie devant nous pour recommencer. Et allons de l’avant ! Nous voulons absolument goûter tous ensemble cette béatitude du Saint Voyage !
Chiara Lubich
(d’une conférence téléphonique, Rocca di Papa, 3 septembre 1981) Extrait de : Chiara Lubich, La vie est un voyage, Éditions Nouvelle Cité 1987, p. 4. * Ps 84, 6.