10 Mar 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria

Ce jour anniversaire a donné lieu à un moment de réflexion sur la vie chrétienne et sur l’aspiration à porter partout la paix et la joie du Christ. Au cœur de l’événement, la célébration Eucharistique dans le Sanctuaire de Maria Théotokos (Loppiano, Italie) “La joie de l’Evangile – comme l’affirme le Pape François dans Evangelii gaudium – comble le cœur et remplit complètement la vie de ceux qui rencontrent Jésus » Il en a été ainsi de Renata.
Une joie qui jaillit d’une âme qui dès l’adolescence s’est mise à la recherche de Dieu et de la beauté de sa création. Dès qu’elle a rencontré le mouvement des focolari, Renta n’a pas ménagé ses forces ni son enthousiasme pour témoigner chaque jour de l’amour et pour contribuer à construire cette unité de la famille humaine demandée par Jésus à son Père avant d’entrer dans sa passion.
“La joie – écrivait Renata dans son journal – coïncide avec Dieu… l’avoir toujours en soi signifie qu’on est habité par Dieu » ; et plus loin : « La joie de vivre pour les autres », une joie « qui ne peut être conditionnée par rien ni par personne » parce que « Dieu m’aime, même si je suis incapable, même si j’ai fait de nombreuses bêtises au cours de ma vie et que je continue à en faire », une joie qui, paradoxalement, est passée par le pressoir de la souffrance et le creuset de la douleur.

Pendant vingt-trois ans Renata Borlone a partagé la responsabilité de la cité-pilote de Loppiano qui porte aujourd’hui son nom. Elle a témoigné avec cohérence et humilité de la joie de l’Evangile vécu auprès des milliers de personnes venues dans ce lieu pour se former ou seulement pour un bref séjour. Elle a ainsi donné une contribution essentielle au renouvellement social que la cité-pilote s’engage à promouvoir, en étant toujours au service des autres et en vivant avec une foi exceptionnelle la maladie qui l’a emportée. « Je suis heureuse, je, suis trop heureuse – répétait-elle à ses derniers instants – Je veux témoigner que la mort est Vie »
Pour continuer le rapprochement entre les propos du Pape et ceux de Renata, on est frappé de voir à quel point la joie peut être non seulement un fruit mais encore la cause des changements du monde, des difficultés surmontées. Récemment le pape François disait au cours d’une homélie à Sainte Marthe : « On ne peut pas avancer sans la joie, même au milieu des difficultés et des problèmes, même dans nos propres erreurs ou péchés il y a la joie de Jésus qui pardonne et qui nous aide » Et Renata écrivait : « Si je devais dire quelque chose, je soulignerais le fait que la joie que l’on trouve à Loppiano naît de la décision prise par chacun de vouloir mourir à soi-même. Et j’ajouterais que, de cette manière, l’unité des peuples est déjà faite, parce que l’huile qui sort du pressoir est de l’huile, on n’y distingue plus une olive d’une autre… »

Douleur et joie donc, tel est le défi de cette conquête toujours à refaire, sans tomber dans le repli sur soi : « Fais que les autres soient heureux, que notre ciel ici-bas soit de leur procurer la joie », « Je ne me suis pas donnée à Jésus pour mon bonheur personnel, mais pour que ma donation trouve sons sens dans la joie, dans le bonheur de tous les autres, de tous ceux que Dieu met à mes côtés » .
Francesco Châtel
9 Mar 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria
En 1966, quelques médecins et infirmières des Focolari entre en contact avec le peuple Bangwa de Fontem, un village au cœur de la forêt occidentale du Cameroun. Le but est humanitaire : soulager une population touchée par la malaria et autres maladies tropicales, dont la mortalité infantile s’élevait à 90%. Avec l’aide de nombreuses personnes et avec les Bangwa, un hôpital est construit, une école, une église, beaucoup de maisons… et naît la première cité pilote des Focolari en Afrique. Chiara Lubich visite Fontem en juin 1966. Des années plus tard elle rappellera ce voyage devant 8.000 membres du mouvement réunis à Buenos Aires en avril 1998 : »Je me trouvais à Fontem, quand la cité-pilote n’existait pas encore, alors qu’elle est grande maintenant. Il y a, je ne sais plus combien de maisons… À l’époque il n’y avait encore rien, juste une forêt où vivait une tribu. Alors, dans une clairière la tribu a organisé une grande fête en mon honneur (…). naturellement une fête avec les caractéristiques du pays ; il y avait toutes les femmes du Fon, du roi, qui dansaient, etc. Et dans cette vallée en forme de cirque, au milieu de ce peuple venu me remercier de leur avoir envoyé les premiers focolarini médecins, j’ai eu la sensation que Dieu prenait cette foule dans une unique étreinte, même s’ils n’étaient pas chrétiens ; en effet la majeure partie était animiste. je me suis dit : “Ici, Dieu prend dans une unique étreinte tout le monde. “C’est un peu comme à Cova da Iria, au Portugal, où cette fois-là le soleil, qui semblait se précipiter sur la terre, enveloppait tous les témoins. Ici c’est Dieu qui enveloppe tout le monde ». De retour de ce premier voyage, Chiara répond ainsi aux jeunes focolarini de l’école de formation à Loppiano (Italie) : « Nous, Occidentaux, nous avons des idées absolument arriérées qui ne sont plus adaptées à notre temps si nous ne nous libérons pas de la mentalité occidentale car elle est la moitié, le tiers, le quart de la mentalité par rapport au monde. Il existe par exemple en Afrique, une culture sans pareil, splendide, d’une grande profondeur ! Il faudrait parvenir à une rencontre de cultures. Nous ne sommes pas complets si « nous ne sommes pas humanité ». Nous sommes humanité si « nous avons en nous » toutes les cultures ». À l’occasion d’un autre voyage en Afrique en 1992, en se référant à l’inculturation, Chiara affirme : « Avant tout, l’arme puissante est celle de « se faire un ». Cela signifie aborder l’autre en étant complètement vide de nous-mêmes pour entrer dans sa culture, le comprendre et le laisser s’exprimer jusqu’à le comprendre en toi. Lorsque tu l’as compris, c’est alors qu’un dialogue avec lui pourra commencer et tu pourras lui transmettre le message évangélique, à travers les richesses qu’il possède déjà. « Se faire un », que l’inculturation demande, consiste à entrer dans l’âme, dans la culture, dans la mentalité, dans la tradition, dans les coutumes [de l’autre, ndr], le comprendre et faire émerger les semences du Verbe ».
Un autre moment marque une étape importante pour le mouvement dans la marche vers le dialogue avec les autres croyances. Lorsqu’en 1977 on remet à Chiara le « Prix Templeton, pour le progrès de la religion ». Elle le raconte, toujours en 1998, à Buenos Aires : « Nous étions à Londres, à la Guildhall… et on m’avait demandé de tenir un discours dans cette grande salle ; il y avait là des gens de toutes les religions… Et là un phénomène du même genre s’est produit : j’ai eu l’impression que Dieu enveloppait, prenait dans une unique étreinte tout ce monde… ». En 2000 Chiara visite Fontem pour la dernière fois. Elle est intronisée “Mafua Ndem” (Reine au nom de Dieu) par les Fon au nom du peuple. C’est première fois qu’une femme étrangère et « blanche » fait partie du peuple Bangwa. A sa mort (2008), on célèbrera ses funérailles en tant que reine. Pendant l’école des religions traditionnelles organisée par le premier focolarino bangwa qui précède les funérailles, les focolarini sont introduits dans la « forêt sacrée » (lefem). C’est un signe fort d’appartenance à ce peuple. Ces jours-là, Maria Voce (actuelle présidente des Focolari), est reconnue « successeur du trône ».
En Afrique les « écoles d’inculturation » surgissent pour approfondir la connaissance des diverses cultures. Mais aussi en Asie (aux Philippines), et en d’autres points de la planète se développent les contacts avec d’autres peuples liés aux religions traditionnelle : comme en Amérique Latine, où se déroulent les mariapolis avec des personnes du peuple Aymara (Bolivie et Pérou); et en Nouvelle Zélande avec les aborigènes maori. Une spiritualité en somme, qui vise non seulement à l’unité des chrétiens mais, par le dialogue, à celle de la famille humaine. Le 20 mars 2014, auprès de l’Université Urbaine de Rome, se déroulera un événement dédié à « Chiara et les religions : ensemble vers l’unité de la famille humaine ». Il voudrait mettre en évidence, après six ans de sa disparition, son engagement pour le dialogue interreligieux. La manifestation coïncide avec le 50° anniversaire de la déclaration conciliaire « Nostra Aetate » sur l’Eglise et les religions non chrétiennes
7 Mar 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria
«
Le 23 février dernier – écrivent les focolarini de Florianópolis – avec des représentants de la communauté et la présence de l’archevêque Mgr. Wilson Tadeu Jönck, nous avons organisé une cérémonie toute simple et fraternelle pour rendre officiel notre transfert du focolare masculin dans la favela du Morro (favela) Mont Serrat, à la périphérie de la ville ». Mgr. Wilson a béni le nouveau focolare puis a célébré la messe dans la chapelle de la communauté locale, Don Wilson Groh, prêtre volontaire du mouvement concélébrait. L’archevêque a souhaité que la vie des focolarini « soit un témoignage de sainteté comme Dieu est saint ». On sentait la joie de cheminer avec l’Eglise d’aujourd’hui, qui à travers les pape François « continue à nous inviter à aller à la rencontre de l’humanité – ajoute Keles Lima – à être proche des gens, spécialement des plus pauvres ».
«Pour nous qui avons le charisme de l’unité – affirme Lucival Silva– nous sentons l’importance d’être présents pour faire notre part, de concert avec les forces qui travaillent déjà dans l’Eglise locale et dans le Morro, en essayant d’être des constructeurs de « ponts » qui unissent les personnes de la ville, séparées souvent par des murs d’indifférence entre celles des classes moyennes, riches et celles plus pauvres ». La joie se lisait clairement dans les yeux des focolarini engagés dans cette aventure et de la communauté locale du mouvement. C’était comme si on reprenait un morceau d’histoire des Focolari lorsque Chiara Lubich avec le premier groupe à Trente a commencé par les pauvres, jusqu’à comprendre que « toutes les personnes sont candidates à l’unité ». Don Wilson Groh, prêtre volontaire du mouvement, depuis des années habite et travaille dans le Morro en réalisant beaucoup d’initiatives. Francisco Sebok, , un des focolarini, travaille avec lui dans un projet qui aide les jeunes et adolescents à sortir du trafic de drogue, dans un quartier dominé par les trafiquants. Fabrizio Lucisano travaille déjà depuis quelque temps comme médecin, dans l’unité de soins de la commune de Morro ; et Keles Lima a commencé un travail d’enseignant dans l’école pour enfants. L’équipe est complète avec Lucival Silva, Miguel Becker et Arion Góes, deux focolarini mariés de ces dernières années qui, même s’ils habitent dans leur famille respective, seront d’un grand soutien pour la nouvelle expérience.
La maison en location est modeste, elle ressemble aux autres du coin, même si elle garde la touche harmonieuse typique des focolari. « Elle a plu à tout le monde, dit Francisco avec le sourire ; de fait, même avec peu de moyens, nous avons essayé de la décorer avec goût. Pour l’instant elle a deux chambres, une salle, une cuisine et une salle de bain. Mais les propriétaires sont en train de construire une partie nouvelle, au dessus, et dans quelques mois on pourra la louer, nous aurons ainsi un endroit plus réservé pour la vie quotidienne de notre petite communauté, et nous pourrons laisser toute la partie du dessous publique,à la disposition et utilisation des gens ». « Nous sommes conscients que nous ne résoudrons pas le problème social du Brésil ni d’une ville – affirme Lucival – et même pas de cette favela ; mais cette expérience peut être un signe de notre mouvement pour l’Eglise et la société, pour dire que nous voulons cheminer avec tout le monde, riches et pauvres, pour contribuer à réaliser le testament de Jésus ‘que tous soient un’ ». « En 1993 – se souvient Fabrizio – Chiara Lubich avait donné au focolare masculin de Florianópolis le nom de ‘Emmaüs’, et elle écrivait : ‘Là où Jésus était entre les disciples, symbole de Jésus au milieu, expliquant les écritures… ». Nous avons voulu placer ce souhait de Chiara à l’entrée du focolare pour se le rappeler toujours ».
5 Mar 2014 | Focolare Worldwide
«La situation paraît relativement calme à Kiev, les violences se sont déplacées en Crimée, où la Russie a d’énormes intérêts économico-militaires… il existe une grande incertitude à Kiev et dans toute l’Ukraine. On sent l’émotion fracassante d’un moment historique pour l’Europe, même si l’on ne sait pas bien ce qui pourra arriver durant les prochains mois… les gens ont de la difficulté à mettre de côté ce qui sert pour survivre.
… Les factions présentes dans le pays ne sont pas si uniformes qu’on pourrait le penser – russes, cosaques, tatares, slaves ukrainiens, polonais… – et en plus divisés en cultes multiples et souvent en conflit entre eux. Il ne faut pas s’étonner alors des récents embrasements nationalistes et de filon russe qui trouvent leur origine dans des répressions brutales et de violentes représailles qui se succèdent tous les dix ou vingt ans.
Une nuit place Maidan. Malgré le froid, les milliers de jeunes révolutionnaires n’ont pas abandonné leur tente. Un mausolée à ciel ouvert, désormais.
J’arrive sur la place lorsque le soir est déjà tombé. Dans les rues on vit dans une atmosphère surréelle de silence, les voitures sont presque absentes, on ne voyait même pas l’ombre d’un policier…
Voilà l’endroit où ont été tués les premiers jeunes, frappés par des tireurs cachés sur les toits des bâtiments du gouvernement plus que par les forces de l’ordre. Partout des bougies allumées et des fleurs déposées là…
De là les jeunes, avec leur détermination, ont provoqué la chute du président. Le pays est en tout cas divisé en deux, cependant cette foule – fertilisée par le sang des martyrs – ne semble pas décidée à reculer d’un centimètre.
Il fait froid, on se serre autour du feu, on boit quelque chose de chaud offert par les chevaliers de Malte, la Croix Rouge, des volontaires de toute sorte…
Maidan vibre pour la Crimée. Le calme du centre de Kiev est ébranlé par les nouvelles inquiétantes venant de la Crimée. Les opinions sont diverses mais l’espoir d’une Ukraine libre et indépendante ne meurt pas… après un appel lancé sur le réseau social network, la population s’est mise à nettoyer le grand parc devant le parlement, comme la place Maidan et ses alentours. Hommes, femmes, personnes âgées et enfants se sont engagés à effacer les traces de la longue bataille de Kiev. Une journée passée à suivre les nouvelles provenant de la Crimée…
Actuellement la diplomatie est à l’œuvre : on met son espoir dans la médiation de l’Union européenne et de l’ONU. « Est-ce possible qu’on ne puisse pas imaginer une Ukraine qui ne soit ni russe ni américaine, mais uniquement elle-même ? » me dit une des doctoresses qui depuis une semaine prodigue des soins aux blessés et malades de la place Maidan, à l’hôpital de campagne improvisé dans l’hôtel Ukraine.
Evidemment la situation est grave, et on a conscience, peut-être plus encore qu’hier, que sur cette place symbolique est en train de se jouer d’une certaine manière le futur de l’Europe…
Mais les gens de Maidan restent dans le cœur, avec ses limites et ses fleurs. Les gens normaux, ceux qui aujourd’hui, par centaines de milliers, ont voulu voir l’endroit du martyr d’une centaine de ses fils. C’est pour ces gens-là que l’Europe doit intervenir. Avec la diplomatie. Les armes ont fait leur temps dans la solution des conflits».
Michele Zanzucchi
Source : Città Nuova
28 Fév 2014 | Focolare Worldwide
Des mélodies orientales, les versets du Coran et le Notre Père chantés, une traduction en turc…Tout contribuait, au cours de la rencontre qui s’est déroulée le 9 février au Centre Eckstein (Baar, Suisse), à créer une atmosphère chaleureuse et accueillante. Les 90 participants, chrétiens et musulmans, ont répondu à l’invitation du Mouvement des Focolari pour approfondir ensemble les valeurs de la famille, en tant que cellule sur laquelle repose la société.
Même si elles habitent en Suisse, plusieurs, parmi les personnes présentes, ont leurs racines ailleurs: Tunisie, Maroc, Algérie, Madagascar, Albanie, Kosovo, Iran, Syrie, Somalie, Turquie, Egypte, Sénégal et Sri Lanka.
La projection de quelques extraits d’une conférence de Chiara Lubich introduit le sujet : elle y raconte les origines du Mouvement durant la Seconde Guerre mondiale et précise le lien qui existe, dans la langue italienne, entre les mots “focolare” et “famille ». En s’ouvrant aux différentes religions et cultures, la « famille » des Focolari a créé un espace d’unité et de dialogue entre personnes de diverses confessions chrétiennes et fidèles d’autres religions.
Les témoignages, parfois douloureux, des personnes présentes, ont exprimé des difficultés : celle de l’intégration dans un pays étranger, comme cette jeune algérienne abandonnée par son mari après deux ans de mariage; ou bien, dans un autre domaine, celle de ce couple suisse dont l’un des trois fils est tombé dans les filets de la drogue, ou celle de ces jeunes parents qui perdent leur premier enfant… ou encore celle de ce jeune égyptien qui a dû quitter son pays d’origine et sa famille. Tous ont souligné la force que procurent la Foi en Dieu et le soutien de la communauté, deux points essentiels pour surmonter les épreuves.
“ La famille ne se limite pas aux liens de parenté: même le prochain peut devenir notre frère ou notre sœur », c’est ce que soulignait Chiara lors de son intervention au Congrès International sur la famille à Lucerne (1999), retransmise par vidéo. Et elle ajoutait que tout ce qui arrive en son sein peut être vécu comme attente et grâce de Dieu : de même qu’un édifice a besoin de fondations pour s’élever, la famille se consolide à travers les épreuves mais aussi grâce au partage des joies. Elle est en fait une école d’amour qui comporte de nombreux aspects qui vont du pardon réciproque à l’invitation à toujours recommencer. Il faut en somme considérer la famille comme une source de sollicitations positives et de vitalité, en vue du bien de chacun mais aussi de la communauté.
Très intense la liaison internet avec un couple musulman du Mouvement en Algérie, qui s’est présenté avec une expérience personnelle sur le pardon: “ Un soir je n’étais pas d’accord avec ma femme au sujet d’une décision à prendre le lendemain. Mais, le matin, la voix de Dieu dans ma conscience me dit: « Pourquoi es-tu en colère contre elle ? Moi je ne suis pas en colère contre toi et pourtant cela fait une semaine que tu ne récites pas la prière » Alors, plutôt que de m’en prendre à ma femme, je me suis mis à l’aider »
Ils ont aussi parlé des nombreuses autres familles musulmanes qui s’engagent avec eux à vivre la spiritualité de l’Unité.
Dans son message de salutation, l’Imam Mustapha Baztami de Teramo (Italie) s’est dit convaincu que les chrétiens et les musulmans peuvent rendre un immense service à l’humanité s’ils s’engagent ensemble pour promouvoir les valeurs de la famille »
A la fin, une des participantes s’est exprimée ainsi: “En raison de mon éducation, il était clair pour moi que nous possédions la vérité et que les autres étaient dans l’erreur. Aujourd’hui, ici, j’ai appris à m’ouvrir ; j’ai découvert qu’il faut faire tomber les murs et les préjugés »
27 Fév 2014 | Focolare Worldwide
«Ce matin nous avons prié le Notre Père pour la paix au Venezuela et dans le monde – écrit C., enseignant dans une maternelle. Lorsque nous avons fini, une enfant s’approche de moi et me raconte : « Maîtresse, j’étais à la maison avec ma maman qui, dans le jardin, tapait sur une casserole (la fameuse « cacerolazo », qu’on utilise comme instrument de protestation), quand des personnes sur de grosses motos sont arrivées ; nous avons fui à toute vitesse parce qu’elles nous tiraient dessus ». Mes yeux se sont remplis de larmes : ceci n’est pas le pays où je suis née, où j’ai grandi et me suis formée ! »
De fait, le Venezuela est traditionnellement un peuple de frères. Sur cette terre sud-américaine, ils ont trouvé une maison avec de nombreux immigrants de toutes les latitudes, formant un peuple multiethnique, ouvert, accueillant et fraternel. « Au-delà de tout – essaie d’expliquer C. à ses propres élèves – notre pays est très beau, c’est une maison gigantesque où nous sommes tous frères ».
C’est pour cela que ces scènes d’affrontement et de violence qu’on voit depuis quelques années, est “antinaturel”. Le malaise populaire a augmenté ainsi que la détérioration socio-économique grandissante du pays qui, ces derniers mois, est arrivé à des niveaux jamais vus.
Ils écrivent de Caracas : « le 12 février, à l’occasion de la journée nationale de la jeunesse, dans tout le pays des manifestations d’étudiants pour protester pacifiquement ont eu lieu, à cause des graves problèmes sociaux et économiques : insécurité, manque de denrées alimentaires et médicaments, répression. Malheureusement ils n’ont pas été entendus et la situation a dégénéré en violence avec quelques morts, beaucoup de blessés, même graves à cause des coups reçus ».
Dans ce contexte la communauté des Focolari est consciente de pouvoir s’offrir comme espoir de pacification. Ils écrivent : « Notre regard se tourne idéalement vers les débuts du mouvement, vers Chiara Lubich et le premier groupe durant la seconde guerre mondiale, quand tout s’écroulait et seul Dieu restait. (…) La situation dans laquelle nous vivons ne peut pas être un obstacle au témoignage de notre idéal évangélique, nous avons un cœur qui peut encore aimer, pardonner, recommencer. C’est avec cette certitude que nous avons commémoré les 10 ans de « L’Association La Perle », une initiative d’éducation alternative qui veut donner une réponse concrète au besoin de former les enfants selon les principes d’une « pédagogie de la réciprocité ». Nous nous sommes demandé s’il est juste de faire des célébrations en ces moments si délicats mais la communauté a répondu par l’affirmative. Nous avons réalisé des activités sportives et récréatives dans les rues, avec les familles, dans un climat de joie et d’espoir. « Ce fut comme un rayon de soleil au milieu de la tempête », a dit un des participants ».
N., depuis de nombreuses années limitée physiquement par une grave maladie, raconte comment elle vit cette période : « Je prie pour tous les manifestants, sans distinction de tranchée, en particulier pour ceux qui meurent. Je disais à Jésus : « Je n’ai pas de forces physiques, ni d’armes, mais je possède la prière et j’offre ma vie pour qu’ils puissent Te rencontrer avant de mourir ». Il y a deux soirs, devant chez moi, il y a eu une grande manifestation, avec les « cacerolas », cries, slogans ; ils ont allumé le feu dans la rue et la fumée a pénétré chez nous. Alors ma sœur a transporté notre neveu – lui aussi malade – dans ma chambre. J’ai inventé quelque chose pour le faire rire, et il s’est un peu détendu ».
Nous vivons des moments très délicats. Le Pape François a invité tous les fidèles à « prier et œuvrer en faveur de la réconciliation et la paix ».