29 Sep 2019 | Non classifié(e)
Cette année encore, dans le monde entier, le Mouvement des Focolari a invité aux Mariapolis, hommes et femmes, petits et grands, personnes de tous milieux, à vivre l’expérience d’une ville basée sur la loi de la fraternité.
L’expérience est identique même si les chemins sont différents: la Mariapolis est l’expression typique des Focolari. Pendant plusieurs jours, les participants à ces rencontres généralement estivales, sont invités à réaliser l’utopie d’une société fondée sur l’amour mutuel de l’Evangile. Avec la grande Mariapolis européenne qui s’est déroulée en quatre étapes d’une semaine chacune, sur son lieu d’origine, à Fiera di Primiero, cette expérience a célébré en cet été 2019 ses 70 ans de vie. Dans de nombreuses autres parties du monde, la Mariapolis a attiré des personnes de tous milieux. Ils étaient 46.000 à participer aux 235 Mariapolis en 2019. Notre rédaction a reçu des lettres et des articles du Pays de Galles, du Vietnam, du Pérou, du Canada, de Finlande, d’Italie, de Bulgarie et du Brésil.
En Turquie, la Mariapolis a eu lieu à Şile, une petite ville au bord de la mer Noire près d’Istanbul qui a donné une touche de vacances appréciée de tous. Les 70 participants venaient d’Ankara, Iskenderun, Izmir et de l’étranger. Le thème central, la sainteté personnelle et communautaire, a été abordé, entre autres, par la présentation de quelques-uns des saints de cette terre : saint Jean Chrysostome, saint Ephrem, sainte Hélène et sainte Thècle dont l’histoire a manifesté un regard de gratitude pour l’Église des premiers temps. A Kerrville, Texas (USA), les participants ont approfondi le thème l’Esprit Saint et l’Eglise, thème qui a guidé cette année la vie des Focolari dans le monde. Sur les 350 présents, 100 participaient pour la première fois, peut-être parce que l’étude de l’Église, dans un contexte marqué par tant de scandales et de souffrances, suscitait un intérêt particulier. Le même sujet, approfondi d’un point de vue œcuménique, était au centre de la Mariapolis de la Suède tenue à Marielund-Stockholm avec la participation de luthériens et de catholiques, ainsi que deux personnes de religion bouddhiste et quelques non-croyants. Les participants venaient de différentes villes de Suède avec une bonne délégation de la Norvège.
Malgré cette diversité, il a été possible d’approfondir « l’Esprit Saint comme Celui qui est l’énergie vitale de l’Église – écrivent-ils – et qui donne à chacun une grâce particulière pour réaliser son propre appel en fonction de l’unité de tous les membres du corps mystique du Christ ». Les nouvelles générations ont donné une touche joyeuse au programme de la Mariapolis de Lviv, en Ukraine. Les jeunes et les enfants avaient en main la préparation et la gestion d’une journée entière. Ils l’ont gérée avec dynamisme et contagion. Au début de chaque journée, les enfants « enseignaient » aux adultes en leur racontant comment ils avaient vécu la veille les paroles de l’Evangile. La Mariapolis organisée à Penang, en Malaisie, était caractérisée par la diversité des langues, des cultures, des origines ethniques et même des grandes distances. Les participants arrivés de Singapour, par exemple, avaient affronté un voyage de 700 km. « L’effort pour maintenir vivant l’amour réciproque entre nous – écrivent-ils – et ainsi donner de l’espace à la présence de Jésus au milieu de nous, l’engagement pour affronter et surmonter les difficultés et la disponibilité de perdre nos propres opinions, a rendu cette expédition possible ».
A la Mariapolis de Boconó à l’ouest du Venezuela, la rencontre a voulu offrir aux participants l’occasion de se reposer, étant donné les difficultés d’une vie quotidienne fatigante due aux périodes prolongées sans électricité, aux files interminables pour l’essence et aux contraintes économiques. Plus du double de personnes prévues ont participé à cette offre attractive, y compris sur le plan économique. Mais, la première nuit, un ouragan avec grêle, pluie, arbres déracinés et vents violents, a causé une panne d’électricité qui a duré jusqu’à la fin de la Mariapolis. La conséquence en a été un effondrement total : plus d’eau dans les toilettes, impossibilité de cuisiner et problèmes pour conserver les aliments. Par l’approfondissement de la spiritualité, l’amour invincible de Dieu est devenu une expérience existentielle ; ils ont trouvé le moyen de cuisiner avec du bois, un voisin a offert un générateur, l’attention de tous pour les besoins des autres a grandi. « Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité », écrivent-ils à l’issue de cette merveilleuse expérience.
Joachim Schwind
27 Sep 2019 | Non classifié(e)
Douze chansons qui ont fait l’histoire de ce Groupe deviennent un recueil, tiré de leur tournée mondiale « Life » qui se poursuivra dans les mois à venir. Prochainement le Gen Rosso proposera aussi des cours, des projets éducatifs, des coproductions et la troisième édition du « Gen Rosso Music and Arts Village ».
Plus de cinquante ans de vie et une proposition artistique capable de renouvellement continu. Mais en gardant la boussole sur quelques points clés : une vie vécue sous le signe de la fraternité, une production résultant de la collaboration entre artistes de différentes nationalités qui met en valeur l’unité entre les hommes et les peuples, un message qui, attentif aux défis de notre planète, propose une culture du don et du partage. C’est le Groupe international Gen Rosso, composé de musiciens et techniciens de différentes vocations en provenance d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine. Récemment, leur tournée « Life » est devenue un album avec dix-huit titres choisis parmi les chansons qui ont fait l’histoire du Gen Rosso. Nous en parlons avec un de ses membres, Michele Sole. – Le 1er juillet, votre album live de la tournée « LIFE » est sorti. Comment ce nouveau travail a-t-il vu le jour et quelles sont ses caractéristiques ? De l’automne 2018 jusqu’à aujourd’hui nous avons réalisé de beaux concerts dans toute l’Italie avec notre tournée « LIFE », après quoi nous avons décidé de mettre sur CD cette œuvre « live » qui a fait vibrer le public, et nous aussi. Une fois que les enregistrements réalisés sur les scènes ont été recréés, nous avons procédé à leur mixage en essayant de garder toute l’énergie et l’émotion que nous respirons dans nos concerts. Vous pouvez entendre le public chanter avec nous, applaudir, ce qui donne à l’auditeur le sentiment d’être sur scène avec nous. Bref, un vrai disque live ! –
Récemment, vous avez créé, dans la cité-pilote internationale de Loppiano où vous avez votre siège, le « Gen Rosso Music and Village ». De quoi s’agit-il et quels sont ses objectifs ? Le « Gen Rosso Music and Arts Village » verra cette année (27 décembre 2019 – 5 janvier 2020) sa troisième édition : c’est une expérience d’approfondissement artistique et de partage de valeurs à la lumière du charisme de l’unité. Il implique de jeunes professionnels et étudiants âgés de plus de 18 ans, de différentes disciplines telles que la musique, la danse, le chant, le théâtre. La méthodologie d’enseignement est conçue par des tuteurs du Gen Rosso et des professeurs ayant des compétences et une expérience artistiques reconnues. Le programme comprend l’approfondissement de thèmes spécifiques au monde de l’art, l’échange d’expériences, des espaces créatifs et des ateliers pratiques qui convergeront dans un spectacle final. Vous pouvez vous inscrire à l’adresse village@genrosso.com Le programme débutera le 27 décembre 2019 et se terminera le 5 janvier 2020. –
Au cours de vos voyages, participez à des événements qui favorisent la paix, l’amitié entre les peuples et la fraternité universelle. Y en a-t-il un récent dont vous vous souvenez en particulier et pourquoi ? Oui, au printemps, nous avons eu la joie d’être en Jordanie, grâce à « Caritas Jordanie », pour réaliser le projet « Soyez le changement » avec des centaines d’étudiants de différentes classes sociales, religions et nationalités pour encourager le dialogue et promouvoir une culture de paix et d’amitié, pour les inviter à être eux-mêmes les promoteurs de changement dans leur vie et dans leur ville en vue d’un avenir meilleur. – Quels sont vos projets et vos prochains rendez-vous ? Tout d’abord, nous poursivons notre tour du monde avec le concert « Life » accompagné de projets éducatifs en intégrant sur scène des jeunes préparés dans différents ateliers. On commencera par l’Italie (28 septembre à Venosa ; 12 octobre à Piacenza ; 23 et 24 octobre à Acerra ; 26 octobre à Prato, 1er novembre à Teano), suivie d’ une tournée asiatique en Indonésie pendant presque tout le mois de novembre 2019.
En même temps, à la cité pilote de Loppiano, des stages comportant des temps de formation, des échanges d’expériences et des créations artistiques continueront d’avoir lieu. Du 15 au 17 octobre, nous approfondirons la conception de la lumière, destinée aux personnes désireuses d’ élargir leurs connaissances dans le domaine de l’étude de la lumière et de la couleur. Par ailleurs, pour soutenir les jeunes artistes émergents, nous avons lancé des coproductions. La première est Stabat in Silentium, la mise en scène de la pièce de théâtre du jeune écrivain Francesco Bertolini, fruit d’une profonde expérience de solidarité à la suite du séisme d’Amatrice (Italie). « Comment peut-on croire encore en Dieu après un tremblement de terre ? » C’est par cette question « embarrassante » que débute cette oeuvre, dont les protagonistes sont les jeunes victimes, mais aussi les bénévoles qui quittent leur vie tranquille pour se rendre sur les lieux de la tragédie.
Anna Lisa Innocenti
25 Sep 2019 | Non classifié(e)
Du 2 au 7 septembre s’est tenue à la Mariapolis d’Arny, à 35 km au sud de Paris (France), la première formation des « Ambassadeurs du Monde Uni », à laquelle ont participé 16 jeunes de 14 pays du monde.
Le slogan qui les a guidés était : « Ensemble, c’est mieux ». Le programme a été promu par l’Association internationale Humanité Nouvelle, une organisation non gouvernementale, expression du mouvement des Focolari, qui s’inspire de l’esprit et des valeurs qui l’animent. L’objectif était de renforcer les compétences d’un groupe de jeunes acteurs du changement, bâtisseurs de paix et leaders de communautés, en les formant à la culture de l’unité, de la paix et de la fraternité, pour en faire de véritables « ambassadeurs » d’un monde uni, capables de devenir les porte-paroles des ONG au niveau national et international. Les 16 jeunes participants venaient de Belgique, du Brésil, du Cameroun, de Corée du Sud, de Colombie, de l’Équateur, des Philippines, du Kenya, d’Irak, d’Italie, du Liban, du Mexique, du Nigeria, d’Espagne et des États-Unis. « Ce fut le premier stage de formation » pour l’humanité nouvelle » – note Chantal Grévin, principale Représentante d’Humanité Nouvelle auprès du siège de l’UNESCO à Paris -, une expérience efficace qui nous a permis, en une semaine, de leur transmettre les compétences nécessaires pour devenir des opérateurs actifs de notre ONG. »
« Nous avons parlé de ce que nous entendons par « monde uni », de ce que sont la paix et les droits de l’homme et par conséquent de ce à quoi renvoie le mot « personne »- explique Marco Desalvo, président de l’ONG -, nous avons essayé de traduire dans un langage qui puisse inspirer les institutions internationales, toutes les bonnes pratiques que nos jeunes favorisent quotidiennement dans le monde pour diffuser, dans tous les domaines sociaux et à tous les niveaux, l’esprit de fraternité universelle proclamé dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ». Les jeunes ambassadeurs ont été reçus par des responsables de l’UNESCO dans le domaine des Sciences humaines et sociales (section jeunesse) et celui de l’Éducation (citoyenneté mondiale et culture de la paix). « Ce fut l’occasion d’ un dialogue ouvert et libre qui a permis à ces représentants de mieux découvrir l’action d’ Humanité Nouvelle à travers le témoignage de ces jeunes ambassadeurs qui ont pu s’impliquer ensemble en mettant en pratique ce qu’ils avaient appris les jours précédents, tout en vivant une expérience positive de citoyenneté mondiale », a déclaré Chantal Grévin.
Chaque jeune a eu l’occasion de rencontrer personnellement les représentants de la délégation de son propre Pays auprès de l’UNESCO et de présenter sa vision des grands défis concernant la paix, l’écologie et la fraternité. Au cours de cette session de formation (training school) , les jeunes ont également pu rencontrer et de dialoguer avec Mgr Follo, Observateur permanent du Saint-Siège, ainsi qu’avec Marie-Claude Machon, Philippe Beaussant et Patrick Gallaud, respectivement présidente, vice-président et ancien président du Comité de liaison ONG-UNESCO. « Grâce à ce cours, j’ai beaucoup appris sur le fonctionnement des Nations Unies et sur les activités des ONG à travers le monde – a déclaré Luciana, avocate italienne, à la fin de la session – mais surtout j’ai redécouvert les véritables motivations qui m’ont poussée à m’engager dans ce domaine . En tant qu’ambassadrice de New Humanity, j’aimerais promouvoir l’idée que s’entraider peut faire la grande différence pour construire un monde plus uni, j’ai compris que les petites actions peuvent avoir un grand impact sur le bien-être des gens. Voilà pourquoi je me sens très honorée d’être associée à ce projet fantastique ! »
Pascale, libanaise, a fait part de son vécu : « Quand je suis arrivée, j’étais découragée de ne pouvoir trouver de solutions pour mon Pays. Ici, j’ai trouvé courage et espoir, j’ai compris que nous pouvons nous soutenir mutuellement, que nous pouvons vraiment travailler en vue d’un monde uni. Je sais que cela arrivera ! Je suis très heureuse de retourner dans mon pays et de commencer à travailler dans ce sens! » Quant à Noé, du Mexique, il dit : « Je suis venu ici avec mon ami Josef des USA. Nous vivons à quelques kilomètres de la frontière qui sépare nos Pays. Nous travaillons déjà ensemble sur des projets en faveur des migrants. À notre retour, nous pourrons mettre en pratique ce que nous avons appris ici.»
Tamara Pastorelli
23 Sep 2019 | Non classifié(e)
Communication et évangélisation aujourd’hui – Séminaire d’études le 1er octobre à Rome promu par la Pontificia Università Salesiana de Rome et par sa Facoltà di Scienze della Comunicazione sociale, du Centro Chiara Lubich du Mouvement des Focolari et du Gruppo Editoriale Città Nuova. Intervenants: Mauro Mantovani, Recteur de l’Université Pontificale Salésienne; Paolo Ruffini, Préfet du Dicastère de la Communication du Saint-Siège; Fabio Pasqualetti, Doyen de la Faculté des Sciences de la Communication sociale; Giulia Paola Di Nicola, Sociologue, Université Leonardo da Vinci/Chieti ; Cesare Borin, Directeur informatique auprès du Mouvement des Focolari ; Michel Vandeleene, Directeur du livre; Cristiana Freni, Professeur de philosophie des langues à l’Université Salésienne ; Marco Aleotti, Directeur de la télévision RAI. Modérateur : Alessandro De Carolis de Radio Vatican. L’urgence de diffuser le message de la foi et de la Parole de Dieu a toujours caractérisé l’histoire de l’Église ; un engagement qui dans le temps a conduit l’Église à utiliser la tradition orale et écrite, les diverses expressions de l’art, la liturgie jusqu’aux mass media modernes. Face à l’évolution constante des médias, comment cet engagement évolue-t-il aujourd’hui ? C’est autour de cette question que s’articuleront les réflexions du Séminaire d’études. Le point de départ et le stimulant de la question seront l’expérience « mondiale » et la doctrine spirituelle recueillie et représentée dans le volume Conversazioni. In collegamento telefonico de Chiara Lubich (publié par Città Nuova, 2019). Dans le texte, en effet, à partir d’une conférence téléphonique limitée, Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, utilise le développement technologique des moyens de communication pour dialoguer, partager, encourager et inviter au bien un nombre croissant de personnes (on peut vraiment parler de quelques dizaines de milliers de personnes), bien consciente qu’une réponse concrète et positive aux questions urgentes de nos contemporains ne peut être donnée « qu’ensemble » en tant que personnes en lien étroit les unes avec les autres, personnes pour qui l’engagement à changer le monde commence par « se changer soi-même » mais non « pour soi ». A l’occasion de la publication du volume Opere di Chiara Lubich CONVERSAZIONI in collegamento telefonico Vol. 8.1 – a cura di Michel Vandeleene (Città Nuova, 2019) Depuis le début des années 80, grâce aux moyens de communication modernes, Chiara Lubich a donné vie à une conférence téléphonique mensuelle ou bimensuelle qui permettait de connecter simultanément depuis la Suisse (d’où le nom de nom de Liaison CH) les centres les plus importants du Mouvement des Focolari répartis sur les cinq continents. A cette occasion, elle communiquait une pensée spirituelle, fruit de sa vie et de son charisme. Une expérience très originale de vie communautaire chrétienne est née au niveau mondial et a vu une foule de personnes marcher ensemble, s’entraidant sur le chemin de la sainteté. Le livre rassemble 300 pensées spirituelles communiquées par Chiara Lubich entre 1981 et 2004 et quelques-unes sont inédites.
Source : Bureau de communication des Focolari
23 Sep 2019 | Non classifié(e)
L’anniversaire du Centenaire de la naissance de Chiara Lubich devient pour les étudiants italiens une première occasion d’approfondir sa pensée à la lumière des événements nationaux et internationaux qui ont caractérisé l’histoire du XXème siècle.
Sur le site du Ministère de l’Instruction, de l’Université et Recherche en Italie (https://www.miur.gov.it/competizioni-e-concorsi-per-studenti) a été publié l’avis du Concours National pour les écoles secondaires des collèges et lycées sur le thème : « Une ville ne suffit pas ». Chiara Lubich, citoyenne du monde. Connaître sa figure marquante, son engagement, et son témoignage dans le CENTENAIRE DE SA NAISSANCE pour la construction de la Fraternité et de l’Unité entre les peuples. Le concours est organisé par le Centre Chiara Lubich/New Humanity et par la Fondation du Musée historique du Trentin, en collaboration avec le Ministère de l’Instruction, de l’Université et Recherche, pour le Centenaire de la naissance de Chiara Lubich. A qui est-il adressé ? Il est adressé aux étudiantes et aux étudiants de toutes les écoles italiennes du secondaire, du collège au lycée, qui pourront participer avec la réalisation d’un travail élaboré (sous forme d’un texte écrit ou multimédia) en choisissant un des domaines thématiques suivants : – Chiara Lubich dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale – Chiara et l’effondrement et la destruction du mur de Berlin – Chiara « citoyenne du monde », en dialogue avec les peuples et les cultures Les étudiantes et étudiants peuvent en outre – et c’est un quatrième domaine thématique – raconter des expériences positives vécues, en produisant des textes de «faits divers positifs », inspirés par le message des écrits de Chiara Lubich. Quels sont les objectifs du Concours ? Le concours se donne comme objectif celui de développer l’esprit d’initiative en créant des situations de comparaison didactique entre auteures et auteurs encore inexplorés; il veut faire connaître Chiara Lubich en tant que protagoniste significative du XXème siècle en approfondissant son rêve d’ « un monde uni » ; il veut aussi accompagner les nouvelles générations lors de parcours actifs de paix et de fraternité entre cultures, langues, religions et peuples différents.
A quelles sources peuvent-ils puiser pour affronter les thèmes proposés ? Chiara Lubich est une figure marquante déjà bien connue. Toutefois, aussi bien les professeurs que les étudiants pourront contacter, s’ils le désirent, le Centre Chiara Lubich, par le biais de son propre site ou en écrivant à : concorso.studenti@centrochiaralubich.org La Fondation Musée historique du Trentin inaugurera aussi une Exposition internationale multimédia sur « Chiara Lubich Ville Monde » (ouverture du 7 décembre 2019 jusque fin novembre 2020), qui prévoit des parcours spécifiques adressés aux écoles. Quels sont les délais de participation au concours ? Les textes, rigoureusement inédits, devront être envoyés avant le 31 mars 2020. L’avis du concours donne des indications précises sur les modalités de transmission des travaux. La commission d’évaluation sera composée de membres du MIUR, du Centre Chiara Lubich/New Humanity et de la Fondation du Musée historique du Trentin. Et la remise des prix ? Les prix seront remis aux écoles gagnantes au cours d’une cérémonie officielle qui se tiendra avant la fin de l’année scolaire 2019/2020, vraisemblablement à Rome.
Maria Caterina Atzori (Professeure référente du projet – Centre Chiara Lubich/New Humanity)
20 Sep 2019 | Non classifié(e)
Koen Vanreusel, entrepreneur belge de l’ÉdC, dit : « Nous avons besoin d’une alliance entre les générations d’entrepreneurs ».
« Nous avons besoin que les jeunes ouvrent de nouvelles voies et nous sommes heureux de les aider par notre travail et le partage de biens et de connaissances ». Koen Vanreusel, 4 enfants et 9 petits-enfants, directeur général de « Easykit », une entreprise de 100 employés en Belgique, parle de son engagement envers les jeunes entrepreneurs dans différentes parties du monde. Un choix basé sur l’adhésion aux principes de l’Économie de Communion (ÉdC) et qui l’emmènera à Assise, où se tiendra du 26 au 28 mars 2020 l’événement « L’Économie de François », voulu par le Pape pour les jeunes économistes et entrepreneurs du monde entier. Koen, comment les principes de l’Économie de Communion inspirent-ils ton travail ? L’économie de communion est le fruit de la « culture du donner » née au sein du mouvement des Focolari. Une culture qui trouve ses racines dans l’Évangile, où il est dit « Donnez et on vous donnera » (Lc 6,36-38). Elle conduit au partage des biens, matériels et immatériels, et engendre une nouvelle économie, une économie de communion. Dans le contexte du travail dans mon entreprise, cela signifie mettre la personne au centre du travail et respecter sa dignité : avec nos employés, nous essayons de créer une famille, une communauté ; nous avons 9 magasins dans différents endroits et nous veillons toujours à créer une bonne relation avec les employés. Adhérer à l’ÉdC, c’est aussi pour nous donner chaque année une partie des bénéfices de l’entreprise et contribuer ainsi à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Quelles difficultés rencontres-tu en vivant l’Économie de communion dans ton travail et comment les surmontes-tu ? Notre entreprise est comme toutes les autres sur le marché et nous rencontrons les mêmes difficultés que les autres entreprises. Mais lorsque nous avons des problèmes, nous essayons de créer une atmosphère dans laquelle nous pouvons parler entre collègues et avec la direction. Pour moi, il est très important de pouvoir partager ces expériences avec d’autres entrepreneurs qui essaient eux-aussi de vivre l’ÉdC : nous nous rencontrons dans un climat de confiance, nous parlons des difficultés et nous essayons ensemble de voir les opportunités qui existent. Comment essayes-tu d’intéresser tes employés à vivre la « culture du donner » ? Nos employés savent que nous partageons les bénéfices de l’entreprise avec les pauvres et nous leur montrons les projets que nous soutenons afin qu’ils puissent les partager. En outre, à la fin de l’année, lors du calcul des bénéfices, ils en reçoivent eux aussi une partie et peuvent décider à quelle œuvre les donner ; ils participent ainsi en partie à l’affectation des bénéfices de l’entreprise. En même temps, nous essayons d’être un exemple pour eux en donnant quelque chose en plus dans le travail, en réalisant quelque chose de gratuit pour un collègue ou un fournisseur, et en leur montrant que cela aussi procure une grande joie. Comment t’es venue l’idée de soutenir les entreprises des jeunes dans les pays d’Europe et d’autres continents ?
Lors d’une des réunions annuelles d’entrepreneurs européens de l’ÉdC, nous avons rencontré des jeunes de Serbie et d’Hongrie qui ont beaucoup apprécié notre modèle d’entreprise et nous avons décidé de le partager avec eux. Nous les avons aidés à créer une entreprise dans leur pays et nous avons vécu ce parcours avec eux : nous sommes heureux de voir qu’à travers notre entreprise nous pouvons partager notre savoir et notre modèle de travail. Puis, à l’occasion de la rencontre internationale de l’ÉdC à Nairobi, au Kenya, nous avons rencontré un groupe de jeunes entrepreneurs congolais déterminés à ne pas quitter leur pays en guerre mais à rester et à aider les gens dans le besoin en créant une entreprise. Nous voulions rester aux côtés de ces jeunes en leur offrant nos compétences. Nous souhaitons que de nouvelles générations d’entrepreneurs rejoignent l’Économie de communion. Quels effets à grande échelle peut avoir l’application du paradigme de l’EdC ? Elle peut contribuer à construire une société plus juste et avec moins de déséquilibres, avec un écart moins important entre riches et pauvres et un taux de pauvreté plus faible. En travaillant ensemble, nous pouvons découvrir qu’un monde meilleur est possible. Nous en parlerons en octobre, à Bruxelles, lors d’une journée consacrée à ces questions.
Claudia Di Lorenzi