7 Juin 2018 | Non classifié(e)
Le cours se tiendra du jeudi 14 juin au samedi 16 juin 2018 dans la grande salle de l’Institut Universitaire Sophia, dont le discours d’ouverture sera fait par le Prof. Romano Prodi, intitulé « L’Europe d’aujourd’hui. Quelle Europe demain ? ». Cofinancé par la Fondation pour Sophia, en partenariat avec le programme « Chaire Jean Monnet » de l’Union Européenne, elle se propose d’analyser le rôle des cités en tant que laboratoires d’intégration européenne et des citoyens en tant qu’acteurs. Les cours réfléchiront sur intégration, autonomie, citoyenneté européenne et introduiront au système de gouvernance européenne, avec une attention toute particulière sur la dimension locale et régionale. Les workshops auront le grand intérêt de permettre aux participants de confronter et de partager leurs compétences et leurs expériences sur le sujet. Les intervenants de premier plan seront Léonce Bekemans de l’Université de Padoue, titulaire de la Chaire Jean Monnet à Personam, et Luc Van den Brande, ex-président des Flandres et aujourd’hui consultant de confiance de la Présidence de la Commission Européenne, qui proposera le rapport « Reaching Out to Citizens » qui a été montré au président Junker en novembre 2017, un document qui reflète le travail d’analyse le plus récent et le plus digne de foi quant à la citoyenneté européenne. Le cursus s’ouvre sur “Europe in a Changing World”, préparé par le Centre de recherche et de formation Sophia Global Studies. « De nombreux événements confirment notre parcours – affirme Paolo Frizzi, coordinateur académique – et même la récente visite du pape François à Loppiano, où se trouve le siège de Sophia, a souligné l’urgence de ‘tracer de nouvelles routes à parcourir ensemble pour donner vie à une civilisation mondiale de l’alliance’. Notre jeune Institut est né pour former des leaders capables et compétents, pour affronter les défis mondiaux et faire avancer le dialogue et la paix. » Le cours s’adresse aux professionnels, chercheurs, administrateurs et opérateurs de la communication, y compris les directeurs des écoles primaires et secondaires et les encadreurs scolaires qui pourront bénéficier de la Carte de directeur (MIUR 170/2016). 15 bourses d’étude sont prévues pour des jeunes jusqu’à 30 ans. Sur www.sophiauniversity.org le programme complet.
31 Mai 2018 | Non classifié(e)
Le 19 mai dernier, veille de la Pentecôte, une rencontre entre mouvements de l’Eglise catholique s’est déroulée dans le diocèse de Stockholm. Y ont participé entre autres le mouvement des Focolari, le Chemin Néo-catéchuménat et le mouvement Charismatique. Une centaine de participants. Au cours de la journée une présentation de l’exhortation apostolique du pape François « Gaudete et exsultate » a été offerte, suivie d’un intense moment d’échanges. Dans ses paroles de salutation, durant la messe de conclusion, le cardinal de Stockholm, Anders Arborelius a souligné l’importance pour lui de la présence des mouvements dans l’Eglise locale. La communauté des Focolari écrit : « Nous nous sommes tous sentis responsables de l’événement. A la fin de la journée on pouvait remarquer une grande joie et de la gratitude, signes, nous semblait-il, de la présence tangible de Jésus à la tête de son petit troupeau. On a eu l’impression que ce moment était chaque année plus attendu, et que la communion entre tous grandissait ».
29 Mai 2018 | Non classifié(e)

Beatriz Sarkis
Un espace de rencontre entre chrétiens, où les préjugés disparaissent et où l’on peut établir des rapports d’estime réciproque ». C’est ainsi que Beatriz Sarkis définit la 3ième Assemblée du Global Christian Forum (24-27 avril 2018) qui a rassemblé plus de 250 chrétiens d’Eglises, organisations, et mouvement chrétiens du monde entier. La théologienne brésilienne, diplômée en Angleterre et avec un master d’une Université luthérienne de son pays sur la contribution du mouvement des Focolari pour l’œcuménisme, assistait en tant que représentante de Maria Voce, présidente des Focolari. Au cours d’une interview, Sarkis, unique femme laïque à avoir participé de 2009 à 2016 à la consultation entre le Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens et la World Evangelical Alliance, nous explique les buts du GCF. « L’idée de créer un Forum était née en 1998, fruit d’un profond échange entre l’Alliance Evangélique Mondiale, le Conseil Œcuménique des Eglises, la Fraternité Mondiale Pentecôtiste et le Conseil Pontifical pour l’unité des Chrétiens. Ces quatre institutions continuent ensemble à le soutenir en tant qu’espace ouvert à tous. Après une première rencontre au niveau mondial, au Kenya (2007), une autre a suivi en Indonésie (2011). Venant de 55 pays, nous étions à Bogota anglicans, adventistes, baptistes, catholiques, quakers, disciples du Christ, membres de l’armée du salut, évangéliques, pentecôtistes, réformés/presbytériens, membres du mouvement de sainteté, des African Instituted Churches Valdès, catholiques antiques et une représentante des juifs mexicains ». 
Foto © Albin Hillert/WCC
Le Global Christian Forum poursuit son objectif de mettre en position de dialogue des chrétiens entre eux et des Eglises de traditions même très différentes. « Le Forum ne se substitue pas au travail précieux et irremplaçable des théologiens, dans les différentes commissions – explique Sarkis – mais c’est une des voies que l’on suit aujourd’hui pour rassembler le peuple de Dieu et de le mettre en marche, dès maintenant, sur la route vers l’unité. Si l’amour fraternel est actif, on affrontera les questions théologiques plus facilement. Pendant l’Assemblée il y eut des moments d’échanges et de réflexions communs sur le futur et les défis auxquels tous les chrétiens aujourd’hui font face. Les espaces de prières communes n’ont pas manqué non plus au début et en conclusion de chaque journée. Ensuite, personnellement, je participais à la messe avec les autres catholiques au monastère de la Visitation tout proche. Le thème choisi, « Persévérez dans l’amour fraternel » (Hb 13,1), nous a ramenés tous au cœur du christianisme. Partagés en petits groupes, nous nous sommes fait cadeau, réciproquement, de l’expérience de notre rencontre personnelle avec Jésus. Cette pratique, qui caractérise le Forum dès son début, trouve un écho tout particulier dans la spiritualité du Focolare, parce que la communion des expériences est pratique habituelle au sein du mouvement. Un échange profond qui a ouvert nos yeux et nous a fait découvrir le travail de Dieu dans la vie de chacun, en faisant tomber beaucoup de préjugés. Nous nous sommes découverts simplement tous chrétiens. 
Foto © Albin Hillert/WCC
En plus de cela, j’ai éprouvé la grande joie de pouvoir partager cette expérience, même brièvement, avec la communauté des Focolari du lieu, qui m’a accueillie après que certains contretemps m’aient empêchée de retourner tout de suite en Italie. Le message final de l’Assemblée contient une invitation à nous unir dans l’amour réciproque en Christ pour continuer à cheminer ensemble, parce que les divisions entre les chrétiens contredisent la volonté de Jésus. Elles scandalisent le monde et endommagent la mission commune d’annoncer l’évangile à toutes les nations. Nous devons continuer, tous ensemble, à construire ou à renforcer ces liens. C’est aussi le but du « Centre Un » pour l’unité des chrétiens (Rome), fondé par Chiara Lubich en 1961 pour promouvoir, à l’aide de la spiritualité de l’unité, la communion pleine et visible entre les Eglises ».
28 Mai 2018 | Non classifié(e)
« ‘C’est toi qui nous a fait comprendre que le mariage veut dire ouverture, réalisation du projet que Dieu a sur nous. Nous ferons tout notre possible pour que la famille et le monde deviennent ce qu’ils doivent être ». Maria da Conceição, que tous appellent simplement São, avait écrit ces quelques mots à Chiara Lubich, à peine avions-nous commencé notre aventure. Nous nous sommes mariés à Braga en 1981 – raconte Zé Maia – et de notre union sont nés six enfants. Puis les petits-enfants sont arrivés, ils sont déjà neuf. Chiara Lubich elle-même, il y a quelque temps, lui avait indiqué une phrase de l’évangile comme programme de vie : ‘Il doit grandir et moi diminuer » (Jn 3,30). Combien de fois me l’avait-elle répétée ! » Zé et São, tous deux portugais, avaient déménagé en 2002 avec leurs enfants dans la cité-pilote « Arco Iris » des Focolari, à 50 kilomètres de Lisbonne, pour aider concrètement à sa construction. En novembre 2016, São participait à la rencontre « Ensemble pour l’Europe », au centre Mariapolis de Castelgandolfo (Rome). « Avant de partir – continue Zé – elle m’avait confié : « je suis contente d’y participer, je crois que ce sera celui-là le chemin que nous devrons entreprendre ». Ce fut son dernier acte d’amour, dans la joie de donner sa vie pour les autres. Le 11, Dieu l’a rappelée à Lui à l’improviste, à cause d’un infarctus.
Et maintenant ? Je fais l’expérience de la vivre elle, qui est en moi, en cette « chair unique », entre ciel et terre. Non seulement je ne peux pas perdre la fraîcheur de ses dernières paroles, ce défi d’ « aller de l’avant ensemble et courageusement ». Je recommence chaque jour, stimulé et aidé par la vie du focolare. Chez nous, en famille, nous découvrons un nouveau « nous » et nous faisons l’expérience que ce que nous avons construit avec l’amour, reste. Et cela continue, parce que l’éternité est l’amour parfait. Je vis en cherchant continuellement à devenir à la fois père et mère. Je vis comme si São était ici avec moi en faisant famille pour les autres ou quand je fais les courses. Avec elle je prends des fleurs, je prépare un bon repas pour les enfants ou ce qui plait aux petits-enfants. Avec elle, je dis deux mots pour encourager, construire, ou conseiller. C’est un dialogue continuel, entre terre et ciel. J’ai fait une nouvelle découverte, Jésus Eucharistie. C’est là le moment de « notre » rencontre. Les instants de souffrance existent, mis ils me font dilater le cœur pour le prochain. J’éprouve aussi la solitude, c’est une ombre réelle. Il faut lui tourner le dos et regarder la lumière. À la fin de chaque journée je découvre la gratitude, lorsque je lève le regard pour réussir à voir l’invisible, même si la peur arrive comme un voleur, en cachette, pour nous dérober la paix. Quelquefois l’âme désir s’envoler, partir ailleurs. Mais je laisse ce rayon de lumière me parler, il me salue et m’accompagne ». « Il m’arrive d’écrire deux lignes aux enfants, pour leur raconter ce que je suis en train de vivre avec leur mère : ‘chaque jour, dans le caléidoscope du cœur, elle se dévoile sous une nouvelle beauté, avec toutes les nuances du ciel bleu. Alors je la contemple dans son mystère ». La vie continue, faite de moments de famille et de vie de communion avec tout le monde. Oui, c’est vrai, je sens le besoin de sa présence, de sa compagnie, de sa complicité, du partage avec elle. On n’est jamais prêt à voir partir son propre compagnon, à rester seul, sans sa parole ou son regard, sous toutes ses facettes, affective, psychologique, relationnelle. Mais aussi dans le concret, avec les enfants, la famille, le travail. En 67, Chiara Lubich s’était adressée aux familles avec cette phrase : lorsque l’une des deux parties « s’en va » pour le ciel, « il arrive que le mariage, qui avait fait de ceux créatures une seule chose, non seulement physiquement mais spirituellement, par le sacrement du mariage, se rompt, par volonté de Dieu. C’est quelque chose de divin – si l’on peut s’exprimer ainsi – comme une petite Trinité qui se casse ». On vit alors une véritable purification, à laquelle on fait face en se mettant à aimer ceux qui sont autour de soi. Cette année j’ai découvert ce que signifie Dieu-Amour, l’Amour : plus que ce qui concerne Dieu, mais Dieu Lui-même. Seul l’amour reste. Nous avons retrouvé une courte prière écrite par São : ‘Aide-nous à devenir la famille à laquelle tu as pensée. Donne-moi la grâce de dépasser les difficultés avec sagesse, simplicité, intelligence et bonté. Aide-nous à tout voir avec ta lumière’ ». Gustavo Clariá
27 Mai 2018 | Non classifié(e), Parole di vie
L’Évangile de Matthieu commence le récit de la prédication de Jésus par l’annonce surprenante des Béatitudes. Jésus y proclame pleinement heureux tous ceux qui, aux yeux du monde, sont considérés perdants et malheureux. Dieu leur fait une grande promesse : c’est lui-même qui les rassasiera et les consolera, ils seront les héritiers de son royaume. C’est donc une véritable révolution culturelle, qui bouleverse notre façon de voir, où ces catégories de personnes sont marginales et sans intérêt dans la lutte pour pouvoir et le succès. « Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » Dans la Bible, la paix est le fruit du salut que Dieu opère. Elle est avant tout le don de Dieu, une caractéristique de Dieu, qui aime l’humanité et la création avec un cœur de Père, dans un projet de concorde et d’harmonie pour tous. Pour cette raison, ceux qui se prodiguent pour la paix ont une certaine « ressemblance » avec lui, comme un enfant avec ses parents. Chiara Lubich écrit : « Pour porter la paix, il faut la posséder en soi. Il faut être porteur de paix avant tout à travers son comportement personnel de chaque instant, en vivant en accord avec Dieu et sa volonté. […]. « Ils seront appelés fils de Dieu ». Recevoir un nom signifie devenir ce que ce nom exprime. Paul appelait Dieu « le Dieu de la paix » et, quand il saluait les chrétiens, il leur disait : « Le Dieu de la paix soit avec vous tous ». Ceux qui font œuvre de paix manifestent leur parenté avec Dieu, ils agissent en enfants de Dieu et témoignent que Dieu […] a imprimé dans la société humaine l’ordre qui a pour fruit la paix . » Vivre en paix ne signifie pas seulement absence de conflit. Ce n’est pas non plus vivre tranquille, en choisissant le compromis sur les valeurs, afin d’être toujours acceptés. C’est, au contraire, un style de vie évangélique, qui demande du courage pour faire des choix à contre-courant. Faire œuvre de paix, c’est surtout créer des occasions de réconciliation dans sa vie et dans celle des autres : avec Dieu, puis avec ceux qui nous sont proches, en famille, au travail, à l’école, dans les associations, dans les relations sociales et internationales. C’est donc une forme d’amour pour le prochain, une œuvre de miséricorde qui assainit toutes les relations. C’est ce que Jorge, adolescent vénézuélien, a décidé de faire dans son école : « Un jour, à la fin des cours, je me suis aperçu que mes copains préparaient une manifestation de protestation. Ils prévoyaient violence et incendie de voitures. J’ai vu tout de suite que ce projet ne correspondait pas à mon choix de vie et j’ai proposé à mes copains l’envoi d’une lettre à la direction de l’école. Nous y demanderions ce qu’ils pensaient obtenir par la violence. Avec certains d’entre eux nous l’avons fait et avons remis la lettre au directeur. » « Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » À notre époque, ne serait-il pas particulièrement urgent de privilégier, malgré les différences, le dialogue et la rencontre entre personnes et groupes tentés par la violence ? Ainsi pourrait-on découvrir la variété et la richesse de ce qui reste si souvent cause d’opposition. Comme le disait récemment le pape François , la paix se construit dans les différences ; c’est à partir de ces différences que l’on apprend des autres, comme frères ; nous avons un Père, nous sommes frères ; et, si nous discutons entre nous, que ce soit comme des frères, qui se réconcilient tout de suite et se retrouvent toujours frères. Engageons-nous à faire grandir cette paix et cette fraternité. Nous contribuerons ainsi à la guérison des fractures et des conflits qui les traversent. Commission Parole de Vie