18 Nov 2017 | Non classifié(e)
Le 20 novembre est le jour où l’Assemblée Générale des Notions Unies adopta en 1959, la Déclaration des Droits de l’enfant et approuva en 1989, la Convention internationale sur les droits de l’enfance et de l’adolescence. Construite en harmonisant différentes expériences culturelles et juridiques, la Convention énonce pour la première fois, en forme cohérente, les droits fondamentaux à reconnaître et à garantir à tous les enfants du monde. Ils sont au nombre de quatre, les droits fondamentaux explicités dans le document : manque de discrimination, intérêt supérieur, vie, survie et développement et enfin, écoute dans tous les processus décisionnels. La Convention prévoit aussi un mécanisme de contrôle sur l’action des États, qui doivent présenter un rapport périodique sur son actualisation sur son propre territoire. Selon l’Unicef, chaque année, des millions d’enfants continuent à être victimes de violence : abus, abandon, exploitation, guerres, discriminations. Beaucoup a déjà été fait, mais il y a encore beaucoup à faire pour une réelle application de ces principes.
18 Nov 2017 | Non classifié(e)
A côté de la caisse du supermarché se trouve un landau ; dedans, un nouveau-né. Dans la cohue personne ne s’occupe des autres, chacun cherche à faire valoir son tour, à l’emporter sur les autres et à finir vite. Mais devant l’enfant nombreux sont ceux qui s’arrêtent, lui sourient, lui disent quelques petits mots gentils. Les enfants ont le pouvoir spécial de rompre ce qui est étrange ainsi que le mutisme de notre société. Ils créent un lien simplement par leur présence. Les enfants appartiennent à leurs parents, à leur famille, mais en même temps ils appartiennent à nous tous. Ils sont pour ainsi dire un « bien commun ». D’une certaine manière ce qu’annonça le prophète à propos d’un enfant, vaut pour les enfants en général, c’est-à-dire pour tout enfant : « Un enfant nous est né, un enfant nous a été donné » (Is 9,5). Les enfants sont des cadeaux, des cadeaux qui nous sont offerts,offerts à tout le monde. Qu’est-ce qui nous est donné à travers eux ? Réponse : le futur. C’est évident : si les enfants n’étaient pas là l’humanité n’aurait pas d’avenir. Mais notre réponse a un sens profond. Instinctivement nous faisons l’expérience de l’enfant, nous la vivons comme une promesse, comme l’aurore de ce futur meilleur que nous souhaitons. A un enfant on ne demande pas seulement: quel est ton avenir ? Mais aussi: quel futur nous réserves-tu ? En effet, la tournure que prendra l’avenir, ce qui arrivera ou n’arrivera pas, dépend de ceux qui sont enfants aujourd’hui. Le futur est déjà né, dans les enfants qui naissent. (p. 39-40) Devenir un homme veut dire devenir enfant. Depuis Adam et Eve il n’y a pas d’exception à cela. Le chemin pour devenir un homme passe par l’enfant. C’est vraiment le chemin de Dieu : le Fils de Dieu s’est fait homme, en devenant enfant. Nous lui appartenons si nous accueillons ses amis, les enfants, et si nous l’accueillons lui-même comme des enfants. Seuls ceux qui deviennent comme un enfant entrent dans le Royaume. Devenir simples, purs, partager la souffrance, partager la joie. Accepter qu’on nous offre un don et le rendre. L’enfant nous demande de pouvoir vivre, d’avoir son espace vital. L’Enfant dans la mangeoire est celui qui nous invite à être homme comme lui et à recevoir de lui une vie divine. (p. 34) Klaus Hemmerle, tiré de » Dio si è fatto bambino” (“Dieu s’est fait enfant”) – Ed. Città Nuova, Rome 1994.
17 Nov 2017 | Non classifié(e)
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17 Nov 2017 | Non classifié(e)
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17 Nov 2017 | Non classifié(e)
A mi-chemin entre deux journées internationales, celle du 17 octobre dernier, dédiée par l’ONU à l’éradication de la pauvreté, et celle du 19 novembre prochain, lancée par le Pape François pour approcher les pauvres du monde entier, une question revient avec insistance : sera-t-il possible de réduire, jusqu’à les éliminer, les inégalités ? Économistes, ONG, associations, institutions nationales et internationales discutent et cherchent des voies pour réduire les poches de pauvreté et leurs conséquences. Un débat organisé à Bruxelles, au cours du mois d’octobre, par l’Intergroupe européen pour la lutte contre la pauvreté et la défense des droits humains et par ATD Quart Monde a accueilli l’apport de diverses organisations qui expérimentent des méthodes alternatives pour aider les personnes en difficulté à sortir de leur condition. Leur méthode consiste non pas à parachuter des subventions, mais à activer des parcours en réseau. Parmi les interventions, celle de l’argentine Florencia Locascio, à cette occasion porte-parole du projet Economie de Communion. “L’Économie de Communion – explique-t-elle – est un mouvement de personnes, d’entrepreneurs, de travailleurs, d’usagers, d’étudiants et de citoyens engagés pour donner une réponse inspirée par la fraternité au problème de la pauvreté, à promouvoir une culture économique et citoyenne qui donne une place centrale à la personne et aux relations humaines. L’EdC conçoit le profit comme un moyen en vue d’un développement durable, inclusif et solidaire de l’homme et de la société ». Depuis 26 ans qu’elle existe (c’était en 1991 lorsque Chiara Lubich eut l’intuition de ce nouveau modèle économique au cours d’une visite à São Paolo au Brésil), l’EdC propose aux entreprises qui adhèrent à cet esprit de travailler en poursuivant trois objectifs: réduire la pauvreté et l’exclusion, former de nouveaux entrepreneurs à une culture de communion et développer les entreprises en créant de nouveaux emplois.
Quelques exemples parmi beaucoup d’autres. A la Banque Kobayan – banque de développement aux Philippines -, 85% des clients sont des micro-entrepreneurs, en majorité des femmes, auxquelles sont proposés des prêts, des fonds, des micro-assurances, mais aussi des cours de gestion d’entreprise pour promouvoir leurs activités. La startup « Project Lia », aux États-Unis, qui a pour objectif de réinsérer dans le monde du travail des femmes sorties de prison grâce au recyclage des vieux meubles. La Dimaco est une entreprise argentine qui distribue des matériaux de construction. Avec d’autres entrepreneurs de la région et en lien avec les institutions publiques, le groupe a réussi à assurer un travail durable à plus de mille petits producteurs régionaux. “Nous sommes convaincus, expériences à l’appui – poursuit Florencia Locascio – qu’on ne peut remédier à aucune forme de pauvreté subie sans inclure les personnes en situation de précarité au sein de communautés vivantes et fraternelles et, là où cela est possible, sur des lieux de travail. Il ne suffit pas de distribuer les richesses d’une autre manière. Il faut associer les pauvres à la création des richesses ».
Pour accompagner et diffuser les effets de l’Économie de Communion en vue de combattre la pauvreté et les inégalités, en 2017 a été créé OPLA – Observatoire de la pauvreté, un centre de recherche international en mémoire de Léo Andringa, un économiste hollandais qui fut l’un des pionniers de l’Économie de Communion. Les recherches de OPLA visent en particulier à mettre en valeur la production des « biens relationnels » liés aux actions de l’EdC. « Mais comme nous voulons travailler à réduire la pauvreté non seulement aujourd’hui, mais aussi demain – conclut la jeune argentine – le dernier projet de l’Economie de Communion est la création du réseau EoC-IIN (Economy of Communion International Incubating Network), pour contribuer à susciter la naissance de nouvelles entreprises à fort impact social. Ce ne sont là que quelques exemples significatifs qui portent en eux la semence d’une proposition économique inclusive. Nous sommes conscients que pour déloger la pauvreté il faut changer les règles d’un système qui engendre toujours plus d’inégalité. C’est un défi que nous voulons et que nous devons relever avec tous les acteurs de la société, à commencer par les engagés politiques ».
15 Nov 2017 | Non classifié(e)
« Je n’ai jamais écrit un livre, même si beaucoup portent mon nom – dit Chiara Lubich lorsqu’en 1995 elle reçoit le Prix UELCI (Union des Éditeurs et des Libraires Catholiques Italiens) en tant qu’auteur de l’année ». Il existe de nombreuses façons d’écrire un livre, et celle de Chiara Lubich est assurément un cas littéraire. Sa bibliographie en langue italienne compte 58 titres. D’autres existent uniquement en langues étrangères. A cette somme considérable d’écrits s’ajoutent des centaines d’articles et des milliers de lettres, conservés, ainsi qu’un vaste matériel de documentation, par le Centro Chiara Lubich créé après sa mort afin que son message reste toujours vivant et actuel. Une production littéraire qui embrasse donc toute sa vie (Trente, 1920 – Rocca di Papa, 2008), à partir de la publication du bestseller « Méditations » qui compte 27 éditions en italien, 28 traductions et un million d’exemplaires imprimés. C’est à Rome, en 1959, qu’à l’occasion de cette publication la maison d’édition Città Nuova voit le jour. Donato Falmi, directeur de la collection Opere di Chiara Lubich , explique: “Pour permettre un regroupement de ses œuvres inscrites au catalogue de Città Nuova, à partir de 2102 nous avons commencé à travailler à un projet méthodique de publication”. Ce sera pas une Œuvre complète, mais ses écrits seront classés par “genres littéraires” et répartis en trois volets : la personne (l’élément autobiographique qu’on peut retrouver, non seulement dans ses journaux et ses lettres, mais aussi dans ses écrits mystiques), la voie spirituelle (présente spécialement dans les textes de méditation, dans les Paroles de Vie et dans les pages qui présentent sa pensée spirituelle, théologique et culturelle), enfin ce qui concerne l’œuvre (ses discours adressés à la société civile et religieuse, les Statuts et Règlements). L’ensemble sera constitué de 14 volumes, chacun précédé d’une ample introduction, qui fournira une clé de lecture pour la tous les écrits, pour l’héritage spirituel et les œuvres laissées par la fondatrice des Focolari.
“Il s’agit d’un message toujours actuel” commente Piero Coda, Recteur de l’Institut Universitaire Sophia et membre du comité scientifique de la collection : « Il n’y a pas de secteur de la vie ni de Pays où le levain de ce charisme ne soit présent. Et pourtant- affirme-t-il – la figure de Chiara Lubich est encore peu connue », elle reste à découvrir et à mettre en valeur, bien que son histoire et sa spiritualité aient annoncé de nombreux paradigmes culturels qui se sont réalisés par la suite. « J’étais moi aussi à New-York avec elle, à la Mosquée de Malcolm X (à l’occasion de sa rencontre avec l’Imam W.D. Mohammed). Un rabbin était assis à côté de moi, tout cela semblait impossible. Mais elle a réussi à le faire ». Une production littéraire toute particulière est celle qui concerne les “Paroles de Vie” rassemblées dans le premier volume, confié à Fabio Ciardi, professeur ordinaire à l’Institut de Théologie de la Vie Consacrée “Claretianum” de Rome. Il s’agit de commentaires, accessibles à tous, portant sur des phrases tirées régulièrement de l’Évangile, en vue de les vivre. En se présentant d’abord sous la forme de simples feuilles transcrites à la main, puis ronéotypées, enfin imprimées en un nombre d’exemplaires toujours plus grand, les « Paroles de Vie », rédigées dans un langage simple et direct, ont permis une redécouverte de la Parole de Dieu dans le monde chrétien du XXème siècle. Elles ont facilité une très large diffusion des fruits qu’apporte l’Évangile vécu. Dans l’expérience de Chiara Lubich et de ses premières compagnes, les Ecritures redevenaient accessibles à tous, aux personnes modestes et simples tout comme aux notables et aux gens de culture, aux enfants comme aux adultes, aux laïcs comme aux moines et aux personnes consacrées. Dans les « paroles de Vie » on peut aussi trouver les signes prophétiques de la vocation universelle à la sainteté, proclamée de nombreuses années plus tard par le Concile Vatican II. L’édition confiée à Fabio Ciardi en restitue la quasi totalité, sur une période qui va de 1943 à 2006. C’est donc un fort engagement de Città Nuova et du Centre Chiara Lubich dans un projet dont on espère qu’il puisse rapidement trouver un écho dans d’autres langues et contextes culturels.
Video Rome Reports https://youtu.be/8RWX3ugmnh8