Mouvement des Focolari
Un week-end avec Chiara Luce Badano

Un week-end avec Chiara Luce Badano

ChiaraLuce_30Oct2017_02Que peut avoir de si particulier l’histoire d’une adolescente et pourquoi sa vie continue-t-elle  d’éclairer ceux qui la rencontrent, ne serait-ce qu’un instant? C’est le récit d’un groupe international de jeunes, très dynamique, présent à Loppiano  (Florence, Italie) lors de  l’événement “24 heures de Lumière”, du samedi 28 octobre à 12h au jour suivant à la même heure. Une expérience de fraternité, qui a été marquée par la rencontre avec Dieu. C’est la même expérience qu’a vécue  Chiara Luce Badano. Elle avait à peine dix-huit ans lorsque, frappée par un cancer sans espoir de guérison, elle a témoigné jusqu’à son dernier souffle qu’on ne peut trouver la plénitude de la joie qu’en Dieu Amour,  le sens et la saveur de la vie qu’en se donnant aux autres. Elle a été proclamée Bienheureuse le 25 septembre 2010. Au cours de ce mois où la liturgie fait mémoire d’elle, de nombreux rendez-vous ont eu lieu dans le monde entier pour faire connaître sa vie. “Un rayon d’une lumière très brillante nous a aussi éclairés aujourd’hui – disent les jeunes présents à Loppiano –  et continue d’en éclairer beaucoup. Avec Chiara Luce, en regardant Jésus Crucifié et abandonné, nous trouverons la possibilité de ne pas trembler en face des situations, quelles qu’elles soient. Bien plus, nous deviendrons des rayons de lumière là où nous vivons, pour guider notre humanité vers la fraternité universelle ». Un programme riche : chansons, textes récités, danses, partages d’expériences, sous le signe de l’insouciance propre à cet âge et en même temps ChiaraLuce_30Oct2017de l’engagement, avec la conscience de n’avoir qu’une seule vie. Ils prennent au sérieux les paroles de Chiara Lubich, qui s’adressait toujours aux jeunes avec une grande franchise : « Vivre une vie “comme ci comme ça”  c’est trop peu pour un jeune. Il faut vivre pour quelque chose de grand. L’Amour, donc, l’amour semé partout, une invasion d’amour afin que se réalise, aussi à travers notre contribution, la civilisation de l’amour que tout le monde attend ». Le soir du premier jour, tandis qu’à l’extérieur la lueur des étoiles et les étincelles d’un grand feu de joie semblent se toucher, une foule de personnes de tous âges  se presse vers l’intérieur d’une salle qu’on s’apprête à dédier à Chiara Luce. Une fois enlevé le voile qui le recouvrait, le visage de la bienheureuse invite les participants à devenir à leur tour “Lumière”, pour former, aussi sur la terre, des constellations nouvelles et variées, faites de personnes qui s’aiment réciproquement. ChiaraLuce_30Oct2017_04Le dimanche 29 octobre au matin, l’Auditorium de la Cité Pilote de Loppiano est bondé de jeunes. Grâce à une liaison directe en streaming le message de Chiara Luce parcourt des milliers de kilomètres et rejoint même un groupe au Népal. La messe de clôture est célébrée au sanctuaire dédié à Marie Théotokos (Mère de Dieu) qui ne réussit pas à contenir la foule, en mémoire de la jeune bienheureuse,  proposée comme témoin pour le prochain synode des jeunes en 2018. “Que nous reste-t-il après ces 24 heures? Amour, plénitude, joie, confiance, certitude que la vie peut changer. Mais aussi la nécessité de faire un travail d’équipe, d’unité, de sacrifice aux dépens de notre orgueil. Chiara Luce répétait souvent que celui qui aime n’est pas petit. De fait sa grandeur s’est clairement manifestée lorsqu’elle a dit aussi oui à la douleur incompréhensible de sa maladie. Dans cette douleur elle a trouvé Jésus, une personne comme elle, un homme qui crie son abandon sur la croix. A Son exemple, nous pourrons devenir nous aussi un rayon de lumière, prêts à illuminer l’obscurité dans la quelle le monde est plongé ». Source: Loppiano online: http://www.loppiano.it/ Fotogallery – Flickr 2017 10 29 EVENTO CHIARA LUCE BADANO


Revoir le streaming https://www.youtube.com/watch?v=1XbJVCElU_o&feature=youtu.be  

Sengsoury Francesca Cheangsavang

Sengsoury Francesca Cheangsavang

Sengsoury Francesca CheangsavangSon histoire est passionnante. Elle commence lorsque ses parents, très jeunes, traversent le fleuve Mékong à la nage, laissant derrière eux le régime de leur pays, le Laos, pour rejoindre la Thaïlande. Après d’innombrables péripéties, ils arrivent en Italie et sont accueillis chez une famille qu’ils ne connaissent pas, qui réside à Loppiano, la cité-pilote internationale des Focolari. C’est justement dans la maison de Raffaella et Roberto Cardinali que Sengsoury (« rayon de soleil » en laotien) et sa sœur jumelle Sourinia viennent au monde le 12 septembre 1979. Depuis petite, Senny est très attirée par l’esprit évangélique d’unité et d’amour qui anime la cité-pilote de Loppiano et, à neuf ans, elle demande le baptême, prenant le nom de Francesca. Adolescente, engagée avec enthousiasme dans le Mouvement Gen, elle est au premier plan, avec Sourinia, dans la préparation du Supercongrès 1997. A 23 ans, son rêve se réalise: passer une année entière à la Mariapolis Lia, la coté-pilote argentine des Focolari où convergent des jeunes du monde entier. Une expérience qui la poussera à faire un choix encore plus radical de Dieu et à un amour toujours plus concret et raffiné envers les personnes qu’elle rencontre. Sengsoury aime composer des poésies et des textes de chansons qu’elle chante de sa belle voix, avec sa sœur, en s’accompagnant avec la guitare. Elle s’inscrit dans une école pour esthéticiennes à Florence. Qui la connaît parle d’elle comme d’une jeune fille qui fascine par sa sensibilité particulière, son élégance naturelle, ses yeux pleins de lumière. Mais aussi d’une personne qui, par sa détermination à suivre Jésus, étonne. Elle est fiancée à Marco et, ensemble, ils font des projets pour l’avenir. En 2004, à 25 ans, une grave et fulgurante maladie auto-immune bouleverse son existence. Quatre ans plus tard, elle dicte à une amie une lettre pour Chiara Lubich dans laquelle elle décrit sa situation: « J’ai une maladie rare qui provoque des dysfonctions motrices, des difficultés d’élocution et de fortes douleurs – parfois lancinantes – aux os et aux muscles. Ces dernières années, grâce au soutien de mes ‘grands-parents’ Raffaella et Roberto, à celui des jeunes du focolare et de nombreux membres du Mouvement, j’ai essayé de transformer les moments de douleur en ‘gouttes’ d’amour pour Jésus: les longs séjours à l’hôpital, les soins, les contrôles. Durant la période de Noël, j’ai été accueillie dans une structure proche de Florence pour la réhabilitation. Mais une pneumopathie d’inhalation m’a contrainte à une nouvelle hospitalisation. J’ai beaucoup souffert, pas uniquement physiquement. Je me demandais: pourquoi moi? Je suis la plus jeune du service, je dois être alimentée au moyen d’une sonde, garder le masque à oxygène. J’ai vu beaucoup de rêves se briser: le mariage, le travail, le souhait de voyager, jouer de la guitare, chanter. Parfois, je sens Jésus loin de moi; je m’adresse à Marie, mais elle n’est pas non plus à mes côtés. Toutefois, la réponse arrive toujours: par une réflexion, un écrit spirituel, une parole qu’un visiteur m’a dite. Alors la paix revient, et avec elle la force de dire ‘pour toi Jésus’ dans chaque situation, comme passer une nuit blanche à cause des fortes douleurs. Je ne veux pas abandonner. Je demande à Jésus de m’aider à y arriver et à réaliser le dessein que Dieu a pour moi. J’aimerais tellement devenir sainte! » Sengsoury Francesca Cheangsavang-01La communauté du Mouvement s’active de mille manières: du soutien économique et moral à ses parents, aux visites à l’hôpital, aussi avec des moments de fête et de partage; pendant que, de son lit, Sengsoury diffuse un amour unique. Elle confie à un gen: « Seul le présent compte! » et, d’une voix faible, elle se met à chanter, s’adressant à Jésus, « O’ sole mio ».  Elle est toujours plus déterminée à lui offrir sa souffrance et de la transformer – comme elle aime dire – en « pépites d’or ». Le 16 septembre 2008, elle entre aux soins intensifs. Durant les jours qui précèdent sa disparition, le 24 septembre, elle devient plus que jamais ce « rayon de soleil » qui vainc les ténèbres en répétant souvent « oui » à Jésus. Les personnes proches d’elle le perçoivent lorsqu’elle cligne des yeux ou serre la main. Pour elles, pour le personnel du service et pour tous les jeunes du Mouvement, même éloignés, qui l’accompagnent par la prière, Sengsoury est – comme l’indique son nom – un véritable « rayon de soleil », un exemple lumineux, témoin authentique de l’Évangile réalisé.

Hemmerle: chemins de sainteté

Hemmerle: chemins de sainteté

585399_1280-aLa sainteté des grands est presque toujours née d’un mouvement vers Dieu et vers les petits et les pauvres, de manière non conventionnelle. Ils ont laissé leur propre place. Ils sont allés vers les pauvres, non pas pour leur faire l’aumône, mais pour partager leur quotidien, pour les accueillir au sein de leur propre vie, de façon telle que leurs vies s’en trouvaient totalement changées. Le choix radical de Dieu seul est, dans la plupart des cas de l’histoire du salut, un choix en faveur des pauvres, en faveur des petits, en faveur de ceux qui sont sans pouvoir. C’est une décision qui n’entend pas seulement améliorer leur situation, qui ne se limite pas au simple soutien matériel, qui ne consiste pas à partager une petite partie de leur vie de temps en temps, pour ensuite retrouver sa propre condition. Ce choix résulte d’une métanoia, d’une conversion intérieure de la mentalité, de la sensibilité, de l’être : je leur appartiens, je suis comme eux, exactement comme eux devant Dieu, je ne suis pas meilleur qu’eux. Non, je suis au même niveau qu’eux, et, en effet, le Saint par excellence, l’unique, est descendu à ce niveau. (Extrait d’une homélie, 1er novembre 1993) Klaus Hemmerle, La Lumière au dedans des choses “La Luce dentro le cose”, Ed. Città Nuova, Rome, 1998, p. 340.    

Du conflit à la communion

Du conflit à la communion

2017-08-24-Erfurt cella del monastero di Lutero (66)31 octobre 1517. Il y a cinq siècles, le moine augustinien Martin Luther, professeur de théologie à l’Université de Wittenberg, adressait à l’archevêque de Brandebourg et puis à un certain nombre de collègues théologien, une lettre de présentation de ses 95 Thèses, afin qu’elles deviennent objet de discussion académique. Il écrivait : « Par amour et désir d’élucider la vérité, les thèses soussignées  seront discutées à Wittenberg, sous la présidence du R .P. Martin Luther ». 31 octobre 2017. Cinq siècles sont passés depuis lors. Mais aujourd’hui, grâce au dialogue théologique commencé par le Concile Vatican II, pour les catholiques et les luthériens, il est possible de revoir le passé et, de ces blessures, demander réciproquement pardon. Le 31 octobre d’il y a un an, la prière commune prononcée à Lund en Suède, avec la présence du Pape François et de l’Évêque Younan, alors président de la Fédération mondiale luthérienne, ouvrait l’année de commémoration commune de la Réforme protestante. « Alors que nous surmontons ces épisodes de l’histoire qui pèsent sur nous – peut-on lire dans la déclaration – nous nous engageons à témoigner ensemble la grâce miséricordieuse de Dieu et à grandir ultérieurement dans la communion enracinée dans le Baptême, en essayant d’éliminer les derniers obstacles qui nous empêchent de rejoindre la pleine unité. Christ désire que nous soyons un, afin que le monde croie (cfr Jn 17,2) ». Il conclut avec un appel, adressé à tous, à progresser dans la communion vers la pleine et visible unité : « Nous invitons nos compagnons de route sur le chemin œcuménique à nous rappeler nos engagements et à nous encourager. Nous leur demandons de continuer à prier pour nous, de cheminer avec nous ». 2017-08-23-WittenbergLe Mouvement des Focolari ne pouvait pas ne pas sentir sien cet appel. Avec la Déclaration de Ottmaring, du nom de la citadelle œcuménique où elle a été signée, Maria Voce et Jesús Morán, au nom du Mouvement tout entier, ont souscrit à la pleine adhésion à l’invitation de Lund. Pendant toute l’année, de nombreuses rencontres, congrès, journées œcuméniques et moments de prière commune, réalisés en différents lieux et contextes et organisés presque toujours avec les églises locales, ont été l’occasion d’approfondir les trésors des différentes traditions chrétiennes, non seulement catholique et luthérienne, dans une réelle atmosphère de famille. Au cours du mois de mai, durant la semaine œcuménique, En cheminant ensemble, qui s’est déroulée au Centre Mariapolis de Castel Gandolfo (Rome) avec la présence de presque 700 personnes issues de 42 pays et 69 églises différentes, Maria Voce, a reconnu dans les ‘’cinq impératifs’’ du document catholique et luthérien  ‘’Du conflit à la communion’’, la base de tout engagement œcuménique fructueux. Les présentations de la biographie Luther furent aussi nombreuses. L’homme de la révolution signé par Mario Dal Bello, par l’éditrice Città Nuova, En Italie, à Turin et Bra, la communauté des Focolari a organisé deux soirées avec les interventions d’Hubertus Blaumeiser, expert catholique de Luther et du Prof. Paolo Ricca, vaudois. 2017-giornata OlandaEn Hollande, les leaders des principales églises chrétiennes ont lancé au mois de mars, la journée : L’unité en chemin. Au Brésil, après un symposium organisé par la commission œcuménique nationale sur le Commentaire de Luther au Magnificat, à la Mariapolis Ginetta, une soirée sur le thème a été  suivie via streaming, en 650 points d’écoute, aussi par de nombreux jeunes. Au Venezuela, différentes rencontres et moments de prière ont été soutenus par les Focolari. A la Mariapolis Fiore de la Pologne, au cours du mois de septembre, la journée à l’occasion du cinquième centenaire a été l’occasion d’un témoignage particulier, celui des quinze années de pèlerinage œcuménique entre le peuple polonais et allemand. En Irlande, à l’initiative du Mouvement des Focolari et de l’Église luthérienne, on a réalisé des études, des conférences et une Semaine œcuménique de la Bible, qui a aussi impliqué les églises anglicane et presbytérienne. Des voyages vers des lieux significatifs de la Réforme et de la vie de Luther n’ont pas manqué. Au cours du mois d’août, un séminaire sur Luther à Zwochau (Allemagne centrale), avec une cinquantaine de catholiques, luthériens, vaudois et une copte-orthodoxe, tous originaires de différents pays européens, mais aussi de l’Égypte et de l’Argentine.  Au programme également, la visite du château Wartburg et de la ville de Wittenberg, d’Erfurt (où le jeune Luther entra au monastère des augustiniens) et de Leipzig, dans laquelle son héritage s’est rencontré avec le génie musical de J.S.Bach. Un groupe italien s’est rendu dans un autre lieu significatif, la ville d’Augusta, afin de connaître aussi la citadelle œcuménique de Ottmaring. Un pèlerinage semblable s’est déroulé en juin, organisé par la commission œcuménique de Hong Kong, avec l’accompagnement de quelques focolarini. En Suède, la communauté du Focolare a signé solennellement ‘’les impératifs’’ et consigné les signatures à l’archevêque luthérien. Le groupe musical Gen Verde a aussi contribué, avec le spectacle On the other side, à la célébration de l’année de commémoration à Stadthagen (Allemagne). Ce sont quelques pas sur une route encore longue, qui s’ajoutent à beaucoup d’autres mais qui indiquent déjà la direction du chemin vers la recherche commune de vérité et de salut, avec un regard tourné vers toutes les églises. Début d’une nouvelle page d’histoire.

Pas de tranchées, mais un désir de paix

Pas de tranchées, mais un désir de paix

logo_definitivoAu Vatican, du 27 au 29 octobre dernier s’est tenu le congrès “(Re)Thinking Europe. Une aide chrétienne au Projet Europe du futur », organisé par la Commission des conférences épiscopales de la Communauté européenne (Comece) en collaboration avec le Secrétariat d’État. « L’engagement des chrétiens doit engendrer une promesse de paix » a dit le pape François, en conclusion des travaux. Nous ne sommes plus au « temps des tranchées à creuser, mais bien à travailler pour réaliser pleinement le rêve des Pères fondateurs d’une Europe unie et bien “accordée”, communauté de peuples désireux de partager un destin de développement et de paix ».

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Ilona Toth

Ilona Toth se trouvait parmi les participants à la rencontre, elle est chargée au nom du mouvement des Focolari du projet “Ensemble pour l’Europe” qui rassemble des communautés et mouvements chrétiens de différentes Églises – actuellement plus de 300, répandues sur tout le continent – pour agir en réseau sur des buts qu’on accepte tous, en apportant chacun l’aide de son propre charisme. Toth affirmait : « Le projet a attiré l’intérêt des gens. Nous avons été invités à Bruxelles pour démarrer une collaboration, considérant qu’il est important de responsabiliser les peuples de l’Europe dans la construction de leur histoire ». Lire le communiqué de presse  

Ecosse : Veillée pour la Paix et l’Espérance

Ecosse : Veillée pour la Paix et l’Espérance

Refusing-to-hate-300x298Une petite foule compacte malgré la pluie battante et un arbre aux branches stylisées sur lesquelles naissent, comme des feuilles, de nombreux messages de paix. Ce sont les flashes les plus récents d’une amitié de longue date, celle de la communauté des Focolari d’Ecosse et des musulmans de la Ahl Al Bait Society, fondée en 1991 dans le but de développer le patrimoine culturel et la foi religieuse de la minorité présente dans le pays, en aidant son intégration dans le contexte social. Les deux communautés organisent ensemble depuis longtemps des moments d’échange, des rencontres et des prières communes, où le dialogue interreligieux est proposé comme élément-clé pour affronter et soigner les nombreuses fractures qui minent dangereusement le tissu social, pas seulement en Europe. Le 19 septembre dernier, les parapluies ouverts sous un ciel de plomb sont le signe coloré de cet engagement. Parmi les personnes présentes à la Veillée de Paix et Espérance se trouvent même quelques personnalités civiles et religieuses, dont le Lord Provost, représentant le Conseil communal de la ville, l’archevêque métropolite émérite de Glasgow, Mario Conti, et quelques membres du conseil Musulman de l’Ecosse. 20171030-05Cette initiative, expliquent les organisateurs, s’inspire de l’appel à la solidarité avec les peuples de la Syrie lancé par le pape François. Liz Taite, du mouvement des Focolari, explique : « A une époque où les diverses circonstances sèment divisions et conflits, le mouvement des Focolari entend répandre publiquement un message de paix avec des personnes venant de fois différentes. Cet événement est le signe que Dieu est à l’œuvre et que la paix est possible ». Azzam Mohammad, directeur de la Société Ahl Al Bait : « Ensemble nous voulons abattre les barrières, éliminer la peur et la méfiance pour augmenter la compréhension et le respect réciproque. Nous avons travaillé avec sincérité et de tout cœur. Nous avons travaillé en équipe ; c’était un succès. C’est un pas qui marque l’histoire de notre œuvre commune et restera comme exemple pour les communautés des environs. Maintenant nous devons commencer à penser au prochain événement. » 20171030-04Daniel, de Glasgow, a participé en août à la Summer School Interfaith Engagement in Theory and Practice, un cours/laboratoire dédié au dialogue interreligieux lancé depuis quelques années par l’Institut Universitaire Sophia et par Risalat Institute de Qum (Iran) à Tonadico au Nord de l’Italie. Cette année les participants venaient du Canada, de l’Europe et des Etats Unis. « Je crois que ma ville peut comprendre les valeurs du multiculturalisme et de l’intégration. Lorsqu’on est unis et solidaires, lorsqu’on reconnait les mêmes valeurs que les tiennes en celui qui à première vue peut te sembler différent, alors on peut affronter différemment les batailles de chaque jour. Cette rencontre de fois et de cultures diverses est un témoignage que l’unité est possible même dans la diversité. La diversité même nous rend forts, nous rappelle que nous devons nous saluer comme frères et sœurs, de nous accueillir à bras ouverts et avec le sourire. Nous pouvons tous être des messagers de l’espérance et de paix et moteur de changements. »