26 Juil 2017 | Non classifié(e)
À l’école maternelle « Sonia a cinq ans. Un jour, elle déclare à sa maman: ‘Je ne veux plus aller à l’école, je n’ai pas d’amies.’ Quelques jours plus tard, son attitude change et elle va volontiers à l’école. ‘Qu’est-ce qui a changé?’, lui demande sa maman. ‘J’ai vu qu’il y avait une fille toujours à l’écart et silencieuse. Personne ne voulait jouer avec elle. Alors je suis allée vers elle et lui ai dit que je l’aime bien. Elle m’a souri et on a ensuite commencé à jouer. Tu sais, maman, l’amour réchauffe tout le monde.’ » (Sonia – Slovaquie) L’ami plus pauvre « En partant de Rome, j’ai quitté Nicu, mon ami le plus pauvre, contraint de mendier en attente d’une transplantation de rein. Nous sommes restés en contact par téléphone. Souvent, je me demandais comment continuer à l’aider, vu que je ne peux compter que sur mon ‘argent de poche’ mensuel de 20 euros. En me rappelant l’épisode de Zachée, qui a donné la moitié de ses biens aux pauvres, j’ai commencé à mettre de côté chaque mois 10 euros pour Nicu. Après en avoir rassemblé 70, je les lui ai fait parvenir par un ami. J’ai su ensuite qu’il avait été plus content par le fait que je m’étais souvenu de lui, que par la somme reçue. » (Angiolino – Italie) Compétition de générosité « Depuis longtemps, la situation économique ne va pas très bien. Durant une assemblée des copropriétaires, après des heures de plaintes, j’ai proposé de mettre en place, dans notre immeuble, une ‘communion de biens’. Une dame restée seule a proposé son appartement pour récolter produits alimentaires et vêtements, et tous nous contribuons avec ce que nous pensons superflu ou nous prélevons ce qui nous est utile. Une véritable compétition de générosité est née et un souffle d’optimisme est entré dans nos maisons. » (L.D.C. – Argentine) Travail et maison « Avec ma femme, nous avons rencontré une famille d’immigrants. Le mari avait perdu son travail et en a trouvé un autre ensuite, mais qui était précaire. Ils avaient besoin d’être aidés matériellement et financièrement. Il y a trois mois, j’ai eu l’occasion de lui trouver un meilleur travail. Quelque temps après, cette famille m’a rappelé: la maison d’une sœur avait été touchée par des pluies torrentielles. Je suis allé immédiatement voir comment apporter une première aide et ce dont ils avaient besoin. Les propriétaires de la nouvelle habitation n’avaient pas confiance et demandaient deux mois de loyer en avance et un mois de garantie. Seul, je ne pouvais pas les aider, mais, avec la communauté du Mouvement, nous avons pu récolter l’argent nécessaire en trois jours. » (Juan Ignacio – Espagne)
24 Juil 2017 | Non classifié(e)
Donner à tous, enfants et jeunes, l’éducation nécessaire à réhabiliter la propre dignité et construire son propre futur. C’est l’engagement qui rapproche les nombreuses activités de Scholas Occurentes (écoles de dialogue) et AFNonlus des Focolari, avec des activités et des interventions adressées à des jeunes du monde entier et une méthodologie basée sur des valeurs. Les racines de Scholas, organisation internationale qui le 9 juin dernier a initié ses activités aussi en Italie, avec une cérémonie d’inauguration officielle du nouveau siège dans le ‘Palazzo San Calisto’ à Rome remontent à presque vingt ans. Jorge Mario Bergoglio était l’archevêque de la ville de Buenos Aires et avait ressenti la valeur de ces ‘’escuelas de vecinos’’, comme on les appelle. En 2013, le Pape François a transformé ces écoles de quartier en une Fondation Pontificale afin de promouvoir le paradigme au niveau mondial. Le réseau comprend actuellement plus de 400 mille écoles en lien entre elles sur les cinq continents, de toutes les confessions religieuses et aussi laïques, publiques et privées, présentes dans 190 pays. A la cérémonie conduite par Lorena Bianchetti de Rai1 à laquelle nous avons participé, le Pape a désiré être présent et, face à de nombreuses autorités religieuses et institutionnelles et à des représentants de la vie associative, il a dialogué en improvisant en espagnol avec les jeunes de différents pays du monde reliés via le web. ‘’Dans cette société’’, souvent ‘’instruire’’ devient ‘’sélectionner’’ a-t-il souligné, il faut au contraire ‘’se donner la main : embrasser, ne pas agresser et reconnaître que personne n’est un ‘non’, tous sont un ‘oui’ et ont une signification. Il arrive que dans l’éducation, ‘’nous sélectionnions mal, nous créions des groupes fermés’’. ‘’Nous sommes incapables – a dit le Pape – de penser avec un autre, incapables de travailler avec l’autre’’. L’éducation au contraire est la capacité de parler ‘’le langage de la tête (de l’esprit), du cœur, des mains’’. Il faut donc ‘’unité en chacun de nous’’ a encore dit François :’’Si je crois ce que je ressens, ce que je pense, ce que j’aime, alors, je communique’’. ‘’Nous sommes dans un monde dans lequel domine la globalisation et la globalisation est bonne – a expliqué le Pape – mais le danger est de concevoir la globalisation comme une balle de billard, toute égale : une sphère où tout est équidistant du centre mais dans laquelle les caractéristiques personnelles d’un garçon ou d’une fille s’annulent’’. Au contraire, ‘’l’authentique globalisation est un polyèdre ‘’ où nous cherchons l’unité, mais chacun maintient sa propre spécificité, sa propre richesse.
Le président de Scholas, José María Del Corral a expliqué combien ce pas ‘’soit fondamental dans le parcours de croissance internationale de la fondation’’. De plus, la proximité du Saint Père stimule à ‘’intensifier les efforts sur le front de l’éducation collégiale des jeunes’’. En Italie aussi, a-t-il ajouté, ‘’Scholas s’en réfère à toutes les forces saines de la société pour unir les efforts et collaborer d’une façon constructive’’. Ce défi de Scholas et le défi d’AFNonlus des Focolari, parmi les partenaires de l’initiative, avec presque une centaine d’interventions dans une cinquantaine de pays du monde et des programmes éducatifs en faveur des jeunes défavorisés. ‘’Il s’agit d’un projet engageant mais fascinant – a dit Andrea Turatti, président d’AFNonlus -. L’auditoire global à réaliser à travers le web aidera à développer des stratégies éducatives et une action de promotion humaine et sociale dans l’esprit de subsidiarité et dans la perspective de la fraternité universelle’’. Giovanna Pieroni Source : AFNonlus online
19 Juil 2017 | Non classifié(e)
Au cours de la première École des focolarini mariés, Chiara Lubich, reprenant une expression que le jour précédent, à l’audience générale, Paul VI avait adressée aux jeunes du Mouvement des Focolari, annonça que ce jour-là, le 19 juillet 1967, serait né au sein du Mouvement des Focolari « un Mouvement explosif, apostolique et rayonnant » pour le monde de la famille. Cinquante ans après on peut dire que les Familles Nouvelles ont vraiment concrétisé ces paroles grâce à leur vie. Au cours de ces années en effet, des couples, des fiancés, et tous ceux qui ont en quelque manière à faire avec le monde de la famille, ont vu, au contact du charisme de l’unité, leur amour réciproque être ravivé par cette flamme qui se nourrit de l’Évangile, en le transformant en un témoignage de l’amour de Dieu pour l’humanité. Un amour qui a eu pour effet de permettre la diffusion du Mouvement dans la majeure partie des Pays du monde, jusqu’aux îles Fidji (Océan Pacifique)
Les Familles Nouvelles sont engagées à répondre aux nécessités des familles d’aujourd’hui, dans la ligne proposée par l’exhortation apostolique “Amoris Laetitia”. Non par des paroles, mais grâce aux fruits de la vie d’une multitude de familles qui par leur témoignage d’unité au quotidien et la mise en œuvre d’une centaine de projets de coopération internationale et de parrainage à distance, contribuent au renouvellement de la société et à la réalisation du testament de Jésus : « Que tous soient Un ».
18 Juil 2017 | Non classifié(e)
Le maire « Mon mari avait accepté, contre ma volonté, d’être candidat à la mairie, pas par ambition, mais par pur désir de servir la communauté. Mon hostilité naissait de la crainte que, notre village étant très difficile, un engagement du genre puisse avoir des répercussions négatives sur la famille. Menaces et disputes n’avaient servi à rien. Lorsqu’un samedi matin, j’ai appris par le journal qu’il avait signé pour la candidature, j’ai commencé à être très mal. Le jour suivant, à la messe, l’Évangile parlait du figuier stérile. À ce moment-là, je me suis sentie comme ce figuier, incapable de donner des fruits. Pas seulement: par mon attitude, j’empêchais aussi mon mari de porter des fruits pour la communauté. J’ai compris que Jésus me demandait de lui donner aussi ma famille, malgré mes peurs. De retour à la maison, j’ai expliqué à mon mari et nos filles l’expérience faite et, d’un commun accord, nous avons décidé de le soutenir. À partir de ce moment, je l’ai accompagné dans tous les comités et assemblées. Maintenant qu’il est maire, je continue à l’accompagner dans toutes ses visites institutionnelles. » (F.D. – Italie) Tensions en famille « Mon mari et moi étions rentrés à la maison si fatigués et tendus que, ayant perdu le contrôle, nous nous étions violemment disputés, au point qu’il me semblait que notre mariage était terminé. J’ai ensuite essayé de ‘recoller les morceaux’, mais lui continuait à être très fâché par ma manière de faire. Le lendemain, je devais aller aider une famille très pauvre. Mais cela n’aurait pas été une échappatoire si avant je ne rétablissais pas l’harmonie et la paix avec mon mari. Même si toutes mes bonnes raisons me revenaient constamment à l’esprit, j’ai essayé de me dominer. De plus, ce jour-là, il devait avoir une rencontre importante: surmontant la crainte de sa réaction, je lui ai téléphoné et lui ai demandé pardon. Tout a été annulé, j’ai senti la liberté de me sentir aimée et cela a aussi donné du sens pour me consacrer aux autres. » (F. – Panama) Tessons « De la fenêtre de mon bureau, je peux voir la rue. Un jour, je vois passer Michele, un sans-abri qui, lorsqu’il est saoul, se dispute avec tout le monde. Il s’arrête, ramasse les tessons d’une bouteille et les dépose dans une poubelle. Puis il s’en va. Moi aussi je les avais remarqués, mais, pressé, je ne les avais pas ramassés. Quelle leçon, et justement de la part d’une personne classée ‘marginale’! J’ai imaginé Michele à l’examen final de l’Évangile, lorsque Jésus lui dira: ‘Entre dans mon royaume: tu as ramassé des verres qui pouvaient blesser mon frère. Tu l’as fait à moi!’ » (P.O. – Italie) Chaussettes sales « Dans les vestiaires de la piscine, une dame âgée peu soignée était assise sur un banc avec, à côté d’elle, une paire de chaussettes plutôt sales. Toutes les autres restaient à l’écart, y compris moi. Elle avait de la peine à enfiler son débardeur sur son dos encore humide. Je me suis alors approchée pour l’aider. Reconnaissante, elle m’a demandé si je pouvais aussi lui mettre ses chaussettes. Ah, les fameuses chaussettes! Et immédiatement une pensée: ‘Jésus, c’est toi qui veux me rencontrer en elle’. Je me suis agenouillée et lui ai enfilé ses chaussettes, puis ses chaussures. Encore aujourd’hui, je me souviens de la joie éprouvée. » (Rosemarie – Suisse)
15 Juil 2017 | Non classifié(e)
“ Entre les jeux, à l’ombre des conifères, au pied des rochers, à ses amis, Chiara (Lubich) parlait toujours de Dieu, de la Vierge, de la vie surnaturelle : la surnature était sa nature. Elle vivait toujours en symbiose avec le Seigneur : effet de la charité, dont elle était pétrie molécule sur molécule. Alors, quand on allait à la campagne, ces forêts alpines se transfiguraient en cathédrales, des villes saintes semblaient perchées sur leurs cimes, fleurs et herbes se coloraient de la présence d’anges et de saints : tout s’animait en Dieu. Les barrières de la matière s’écoulaient. Cela aussi contribuait à la réconciliation entre le sacré et le profane, alors, une fois éliminés le laid, le mal, et la déformation, de toute part l’on retrouvait les valeurs de beauté et de vie de la nature, sous tous ses aspects. Ce qu’elle communiquait, de même que ses œuvres, faisaient disparaitre les détritus appelés à mourir, pour rétablir la communication, en soi si simple, entre la nature et le surnaturel, la matière et l’esprit, la terre et le ciel. Une duplication des valeurs de l’existence sur terre ; une ouverture du passage vers le paradis. C’était l’été 1949. Ce bonheur fut facilité par un chalet que Lia Brunet reçut en héritage à Tonadico de Primiero. Pour y passer quelque vacance en juillet, Chiara (Lubich) y monta avec Foco (Igino Giordani) et les focolarines pour rester un peu seuls dans le but de s’y reposer physiquement, à cause de leur travail durant l’année pour les pauvres et pour elles-mêmes. Le chalet se composait au-dessus d’un grenier, où l’on accédait par une échelle à partir du rez-de-chaussée où se trouvait une pièce avec une petite cuisine. En haut donc quelques matelas par terre et une armoire manœuvrée par une poulie : c’était leur dortoir. Foco logeait à l’hôtel et eut l’occasion de parler dans la salle des Capucins. Dans leur église il désira se lier “étroitement” par un vœu d’obéissance qui, pour Chiara, cependant ne semblait pas conforme aux habitudes du focolare. Elle proposa plutôt un pacte d’unité, dans le sens qu’à la communion eucharistique suivante, sur le néant de nos âmes, Jésus en elle fasse le pacte avec Jésus en lui. A la messe du lendemain matin, à la communion les deux firent faire le pacte à Jésus avec Jésus. Ce fut pour elle le début d’une série d’illuminations ». Igino Giordani. Histoire du mouvement des Focolari, écrits inédits.
14 Juil 2017 | Non classifié(e)
Le 12 juillet dernier les évêques vénézuéliens ont adressé un message urgent aux catholiques et aux « personnes de bonne volonté”. Ils demandent au Gouvernement « de retirer la proposition d’une Assemblée constituante, de rendre possible le déroulement des élections prévues par la Constitution » et de « reconnaître l’autonomie des Pouvoirs publics, en abandonnant la répression inhumaine de ceux qui manifestent un désaccord, de démanteler les groupes armés » et de libérer « les personnes qui ont été privées de liberté pour des raisons politiques ». Et aussi de s’engager « à résoudre les très graves problèmes de la population, de permettre l’ouverture d’un canal humanitaire afin que puissent arriver des médicaments et de la nourriture aux personnes les plus démunies ». Aux Forces Armées Nationales ils demandent « d’accomplir leur propre devoir de service envers le peuple dans le respect et la garantie de l’ordre constitutionnel ». Les évêques exigent que les dirigeants politiques s’engagent “seulement pour le peuple et jamais pour leurs propres intérêts », en respectant « la volonté démocratique du peuple vénézuélien ». Aux institutions éducatives et culturelles, ils demandent de travailler ensemble « pour faire s’écrouler les murs qui divisent le Pays », en encourageant « chaque effort en faveur de la paix et du vivre ensemble, fondés sur la loi de l’amour fraternel ». Le message se termine par une invitation adressée « à nos frères dans la foi et aux autres croyants, à faire un Jour de Prière et de Jeûne le 21 juillet prochain, pour demander à Dieu qu’Il bénisse les efforts faits par les vénézuéliens en faveur de la liberté, de la justice et de la paix ».