Mouvement des Focolari

Première Conférence mondiale de jeunes pour la Paix

 500 jeunes du monde entier se donnent rendez-vous sur internet pour une Conférence mondiale de jeunes pour la Paix. L’idée était née de la synergie de Living Peace (à son actif des projets d’éducation à la paix pour enfants, adolescents et jeunes dans 113 pays) et de Peace Pals International (expression de WPPS, World Peace Prayer Society, un organisme associé à l’ONU), réalisée avec le soutien de la Déclaration de Fuji (Japon) et de quelques organisations internationales. https://www.youtube.com/watch?v=omANVR3qIDI S’inspirant de la Déclaration de Fuji, 14 jeunes intervenants – chrétiens et musulmans, de 14 pays différents – se sont alternés en ligne le 30 avril dernier pour exprimer leur point de vue en faveur de la paix, soutenu par des expériences concrètes d’accueil et de réconciliation, donnant ainsi de la crédibilité, au niveau planétaire, à leur conviction évidente qu’un monde de paix est possible. Des jeunes de différents pays sont ensuite intervenus: Chili, Russie, Guatemala, Népal, Japon, Turquie, Australie, Congo, Malte, etc. Certains avec des témoignages, d’autres avec de nombreuses questions pour mieux comprendre comment réussir à devenir des artisans de paix, là où chacun vit. L’intervention d’Edward, un jeune philippin des Focolari, qui s’est connecté depuis l’Équateur, était très significative. Il a raconté son expérience au contact des populations touchées par le séisme. Ensuite le témoignage de Sherook, une jeune syrienne à qui beaucoup avaient demandé des nouvelles sur ce qu’elle vit dans son pays. Sherook, après avoir raconté sa situation en Syrie, toujours aussi précaire et dramatique, n’a pas pu retenir ses larmes, qui ont produit une forte impression et une importante participation de la part de tous. Elles ont également suscité de touchantes expressions de partage de la part de deux jeunes musulmans, eux aussi en ligne: Omar de l’Égypte et Abir du Maroc. La Conférence a aussi été l’occasion de présenter United World Project et l’initiative qui est liée: SignUpForPeace. Jules Lamore, coordinatrice de Peace Pals International et membre du comité qui prépare les célébrations de la Journée internationale de la Paix aux Nations Unies, a téléphoné depuis New York pour féliciter l’organisation de cette Conférence en ligne. Deux jeunes ont aussi obtenu deux bourses d’étude à la Miami University au Luxembourg. Carlos Palma, coordinateur général de Living Peace, a été invité à présenter la Conférence au siège du Parlement européen à Luxembourg à l’occasion du World Peace Forum des 24-25 mai. En 2015, le Luxembourg Peace Prize avait été décerné à New humanity, ONG qui représente le Mouvement des Focolari. La Conférence mondiale des jeunes prévoit quatre éditions par année. Le prochain rendez-vous aura lieu le 25 juin avec des jeunes d’organisations et mouvements qui s’engagent pour la Paix. La troisième Conférence se tiendra à Florianopolis (Brésil) à l’occasion du Forum pour la Paix des Jeunes (22-25 septembre) durant lequel Peace Pals fera don d’un obélisque de paix à la ville. La quatrième Conférence, sur les perspectives et l’engagement pour l’année prochaine, est programmée pour décembre 2016.

Slovaquie – Ecole internationale post JMJ

En Slovaquie (Jasná – Demänovská Dolina) 550 jeunes venant de diverses parties du monde – parmi lesquels un groupe de 50 orthodoxes – se retrouveront pour approfondir les thèmes de la Journée Mondiale de la Jeunesse. Lieu : Hôtel Grand, Demänovská dolina 72, Liptovský Mikuláš, Slovaquie Arrivée : 31 juillet 2016 soir Départ : 5 aout 2016 après le petit déjeuner Participation : 180€ Age des participants : de 16 à 30 ans Info : postgmg2016@focolare.org    

JMJ Pologne – 31ème Journée Mondiale de la Jeunesse

JMJ Pologne – 31ème Journée Mondiale de la Jeunesse

logo_en« Lisez les Béatitudes, cela vous fera du bien », avait dit le pape François aux jeunes réunis à Rio de Janeiro en 2013, et c’est justement à partir de ce parcours des béatitudes que les participants sont en train de se préparer au rendez-vous de la JMJ, encastré dans le Jubilée de la Miséricorde, sur une terre qui – sous le regard de Sœur Faustine et de Jean Paul II – est très liée au culte de la Miséricorde Divine. Parmi les événements principaux : la messe d’ouverture (26.07), la Cérémonie d’Accueil qui sera la première rencontre avec le saint Père (28.07), le chemin de croix avec la croix des JMJ (29.07), pour ensuite arriver au cœur de la JMJ : la veillée avec le saint Père (30.07) et la messe finale (31.07). Mais les catéchèses en différentes langues et le Festival de la Jeunesse enrichiront le programme au cours de quatre soirées à dimension spirituelle qui se conjuguera avec l’aspect artistique et culturel. Les jeunes du mouvement des Focolari eux aussi aident à la préparation des JMJ, en particulier par un événement qui sera inséré dans la corniche du Festival le 27 juillet 2016 à Cracovie Club de Sport Plaszowianka, ul. Stroza-Rybna 19, (ligne des trams 50, 20, 11). Pour ceux qui désirent approfondir l’expérience des JMJ à la lumière de la spiritualité des Focolari, une « Ecole post JMJ » suivra en Slovaquie (Jasná – Demänovská Dolina) avec des jeunes venant de différentes parties du monde, dont un groupe de 50 orthodoxes.

C’est l’Esprit Saint qui crée l’unité

C’est l’Esprit Saint qui crée l’unité

S-Pietro

Centro Ave Loppiano: Copyright Marika Tassi, ‘L’Eglise’ – Roma 1962

Jésus, lors de la dernière Cène, nous laissa son merveilleux testament en disant: “Que tous soient une seule chose”. Unité assurément dans la vérité, unité dans l’amour; mais que voulait-il dire exactement en prononçant ces paroles? Aujourd’hui, après une expérience de  vingt siècles d’Eglise, c’est plus clair pour nous (…) Le fait de considérer la révélation et la foi chrétienne surtout et presque exclusivement sous l’angle de la vérité s’est trouvé  un peu en difficulté précisément parce que les personnes qui entendent cette vérité ne l’acceptent plus comme autrefois. (…) Alors que faut-il ? Il faut la charité Par charité on peut entendre celle qui se traduit en actes, qui est concrète, celle qui se réfère un peu à la pratique des commandements, à la théologie de la libération, à la réforme sociale ou aux oeuvres de miséricorde; cependant nous voyons qu’elle ne suffit même pas pour créer l’unité, souvent c’est la division. Il y a aussi, au contraire, la charité comprise comme la réalité spirituelle des âmes de bonne volonté qui, sous l’inspiration de la grâce de Dieu, s’aiment et s’unissent (…) Mais par elle-même, cette  charité, considérée comme réalité humaine divinisée par l’action de la grâce de Dieu, je ne crois pas qu’elle soit suffisante pour créer l’unité. Celui qui crée l’unité c’est l’Esprit Saint! Celui qui donne vie à l’esprit, en reprenant tout le patrimoine de l’Eglise Catholique, tout ce qui est au coeur de l’Eglise Orthodoxe et de la charité vécue, c’est l’Esprit Saint qui renouvelle la face de la terre. C’est l’Esprit Saint qui fait l’unité de l’Eglise. Et nous voyons que l’Esprit Saint doit renouveler, aujourd’hui aussi, l’Eglise, nous le voyons concrètement à travers le charisme qui a été envoyé sur notre Mouvement – comme d’autres charismes l’ont été sur d’autres Mouvements – qui renouvelle l’Eglise. Qu’est-ce qu’un charisme? C’est l’action de l’Esprit Saint reçue par une ou plusieurs personnes. Nous, nous n’avons pas le charisme des apôtres, nous avons le charisme de porter l’unité, mais ce charisme vaut pour autant qu’il est l’Esprit Saint même qui crée l’unité”. (1980) Extrait de:  Pasquale Foresi – Luce che si incarna (Lumière qui s’incarne) – Città Nuova 2014 – pag. 211-12-13

Maria Voce : valoriser les femmes veut dire valoriser la communion

Maria Voce : valoriser les femmes veut dire valoriser la communion

(C) CSC Media

(C) Centro Santa Chiara Audiovisivi

Quels sentiments ont suscité en vous les paroles du pape sur la possibilité de réactiver l’antique tradition des femmes diaconesses ? « Toute attitude d’ouverture de ce pape pour une plus grande implication des femmes dans la vie de l’Église, y compris dans les rôles de « direction », me semble une bénédiction. Cela ne signifie pas que personnellement je suis, a priori, favorable ou non, au diaconat des femmes. Toutefois, je suis favorable à une étude approfondie de la question pour essayer de mieux comprendre quels peuvent être le rôle et la fonction des diacres en général et si, dans un tel ministère, les femmes peuvent avoir également leur place. Pour l’instant, il me semble que la fonction du diacre, telle qu’elle est vécue dans la pratique, semble être davantage au service du prêtre que de la communauté. En revanche, si un tel ministère était vécu et reconnu plus explicitement comme service à la communauté, en ayant aussi la possibilité de proclamer l’Évangile, d’administrer les sacrements qui ne sont pas réservés au presbytérat ou à l’évêque, avec la possibilité d’administrer une communauté paroissiale, je crois que tout cela serait, en soi, le signe important d’une plus grande ouverture. Je ne vois pas pourquoi une femme, a priori, devrait être exclue de ces fonctions ». L’horizon d’une Eglise-communion peut-il aider au discernement sur cette question ? « Je pense que oui. Je suis très favorable à l’étude du diaconat de la part d’une commission ad hoc. Je crois en effet que – justement parce que les décisions relatives à cette question seraient importantes – le fait d’instituer un groupe de travail irait dans le sens de ce heminement synodal que le pape a entrepris pour toutes les questions les plus importantes de l’Église. Cela signifie faire confiance non seulement – mais pas seulement – à ce qui peut sembler bien au pape, mais surtout faire confiance à l’expérience de l’Esprit Saint que l’on expérimente en abordant un problème ensemble, en communion ». En réalité, les femmes font déjà beaucoup dans les communautés chrétiennes… « Depuis toujours, d’innombrables femmes soutiennent des communautés ecclésiales en assumant des fonctions très variées : distribuer l’Eucharistie là où les prêtres ne peuvent pas le faire, commenter l’Évangile, présider des “liturgies en l’absence de prêtre”, suivre l’administration de paroisses et même de diocèses, sans qu’il soit besoin pour tout cela d’avoir un titre spécial… Si tout ce que font déjà ces femmes dans les Églises locales était reconnu officiellement, je pense que ce serait une ouverture et que cela indiquerait une gestion plus communautaire de l’Église. En plus d’être favorable à une étude sur le diaconat, je suis reconnaissante envers un pape qui, de plus en plus, et toujours plus fortement, veut insérer les femmes dans le cheminement de réforme de l’Église catholique. Il le fait avancer en reconnaissant aux femmes leur spécificité et en permettant que, justement de par cette spécificité, elles puissent pleinement servir l’Église et l’humanité ». Source : Città Nuova online