25 Août 2014 | Non classifié(e)

Photo: S. Baldwin/UNHCR
«Quelques membres de l’Eglise évangélique – explique V. – travaillent pour distribuer la nourriture de première nécessité aux gens. Comme nous avons vu qu’ils avaient besoin d’aide, nous nous sommes mis à leur disposition. Le pasteur évangélique était très reconnaissant et nous heureux de nous sentir plus unis. Pour bien des motifs je n’arrive pas toujours à sortir avec d’autres jeunes afin d’aider les personnes en difficulté. Un jour, pendant que je faisais un tour dans l’école où se trouvent les familles réfugiées, j’ai vu deux nouveau-nés allongés sur un matelas par terre. Il faisait nuit et chaud. J’ai pris l’un d’eux dans mes bras. Quand la maman est arrivée nous avons commencé à parler et je lui ai demandé si elle avait besoin de quelque chose. Elle, en me remerciant, m’a dit, un peu honteuse, qu’elle avait besoin d’un pyjama. Cela faisait plusieurs jours qu’elle dormait avec les mêmes habits. De retour chez moi j’en ai parlé à ma famille et nous lui en avons trouvé un. Une autre fois j’ai rencontré une petite fille toute seule dont je connaissais la famille, elle pleurait. Je l’ai invitée dans ma chambre et nous avons joué ensemble toute la matinée. Nous avons aussi apporté des crayons et des cahiers pour les nombreux enfants qui sont là. Ils se sont amusés à dessiner et à colorier, nous avons fait des jeux avec eux et prié ensemble. Nous voulions leur faire sentir que le “Bien” existe encore dans le monde et qu’ils ne doivent pas avoir peur. Je sens que c’est notre rôle : rester solides dans un profond rapport avec Dieu pour pouvoir encourager les autres, donner joie, amour et paix”. “A Qaraqosh, petit village du nord – dit L. – je vois un prêtre qui nettoie les rues avec une sœur, après plusieurs jours où la saleté s’est accumulée, parce que les services publiques n’en assuraient plus le ramassage. J’ai appelé mes amis et nous nous sommes mis à les aider”. “Même à Erbil – ajoute A. – où se trouve la majorité des familles déplacées, nous avons fait une rencontre avec les jeunes de Qaraosh pour voir comme nous organiser afin d’aider qui est dans le besoin. Nous sommes entrés en contact avec quelques prêtres et nous avons commencé à distribuer nourriture et eau à beaucoup de gens”.
Certains voudraient quitter le pays pour rejoindre leurs familles qui ont décidé de partir. “La souffrance est grande – dit Aziz – mais nous avons dans le cœur un grand désir de continuer à aimer partout où nous serons appelés à vivre”. “C’était émouvant – raconte R. – de voir certaines familles du mouvement qui, malgré la perte de leur maison et de tout ce qu’ils possédaient, voulaient participer avec tous les membres des Focolari dans le monde à l’initiative des Jeunes Pour un Monde Uni “Débloquer le dialogue”. Eux aussi ont posté leurs photos dans le site réservé pour ça, comme engagement à vivre pour la paix, même au milieu de la tragédie”. “Ceux de Baghdâd à Bassora n’ont pas souffert de la situation actuelle – conclut R. – même s’ils craignent de subir le même sort si les mouvements politiques ne font rien au niveau mondial. Dans cette situation très douloureuse nous nous confions à Dieu pour qu’Il donne espoir et réconfort à ces milliers de personnes qui ont pratiquement tout perdu même l’espoir d’un futur sûr et serein ». Pour ceux qui souhaitent aider les chrétiens d’Irak: IBAN JO09 ARAB 1110 0000 0011 1210 9985 98 Account: 0111 210998 0 598 Swiftcode: ARABJOAX100 Mention: Aide aux chrétiens en Irak ARAB Bank – Amman branch Amman – Jordan
24 Août 2014 | Non classifié(e)
« Les mots ne peuvent exprimer le grand bonheur et le changement que je ressens… », « Ces jours ont laissé des traces. » Les impressions à chaud de deux jeunes, Eduardo, de Abaetetuba, et Leticia, de Curupaiti (État du Parà, Nord du Brésil), après une intense semaine passée dans le cadre du « Projet Amazonie« . Lancé par le Mouvement des Focolari, le projet veut être une réponse à l’appel lancé par les évêques brésiliens aux différentes expressions de l’Église pour l’évangélisation de cette grande région, où les catholiques diminuent, les prêtres manquent, alors que l’adhésion aux sectes augmente. Abaetetuba est une des villes au centre de ce projet. En pleine forêt, elle borde les rives du Rio Maratauira. Elle est répartie sur 72 îles, sur lesquelles vit la moitié des 150 000 habitants. La grande majorité de la population affronte chaque jour beaucoup de souffrances en raison de la grande pauvreté, mais a un caractère batailleur et joyeux, toujours prêt à donner aux autres ce qu’elle a de mieux. Les 45 « missionnaires » des Focolari, provenant de tout le Brésil, avec les membres du Mouvement local et les paroissiens de trois communautés, ont fait du porte à porte (environ 1900 personnes), rencontrant partout un accueil chaleureux.
« Dans une famille – raconte Laiane (Maranhão, Nordest) – j’ai rencontré une femme qui vivait un grand drame: son voisin, un jeune qu’elle considérait comme son fils, venait d’être tué. Elle avait pris soin de lui depuis petit et avait tout fait pour le faire sortir de la drogue, sans réussir. Elle avait vraiment besoin d’être écoutée. Lorsque nous nous sommes quittées, elle n’arrêtait pas de me remercier: « Vous avez été un don de Dieu ». « Dans une autre famille, j’ai vu une personne âgée paralysée. Je lui ai donné la Parole de Vie de ce mois: ‘Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps’. J’ai croisé son regard: elle acquiesçait de tout son cœur ». « Parfois, je me laisse abattre par les difficultés, mais en écoutant ces personnes, j’ai été touché par la foi qui les aide à surmonter de gros problèmes », affirme encore Eduardo.
Le « Projet Amazonie » n’est pas seulement une évangélisation intense au sens spirituel, mais un service concret. « En partenariat avec les organismes publics – racontent Natalia (Rio de Janeiro) et Manuela (Sergipe, Nordest) – nous avons collaboré dans une action sociale pour répondre à la demande de documents pour la recherche de travail, pour favoriser l’accès aux services de santé et la participation aux programmes sociaux du gouvernement. » Ce projet a déjà huit ans. Les fruits sont nombreux: revitalisation des communautés, croissance des relations avec les institutions civiles, nouveau rôle de la population pour le développement social et spirituel de la ville.
23 Août 2014 | Non classifié(e)
«Après les élections de cette année – écrit R. – la situation du pays a empiré, parce qu’aucun gouvernement ne s’était formé jusqu’à ces jours derniers. Des groupes extrémistes des Djihadistes de l’Isis ont profité de cette situation pour commencer à avancer vers le nord. De nombreuses familles ont pris la fuite pour se réfugier dans des endroits plus sécurisés. Quelques familles du mouvement vivant dans des lieux plus protégés les ont accueillies chez elles. Alors que les médias transmettent des nouvelles tragiques, nous essayons de témoigner par des gestes concrets l’amour et la miséricorde envers tout le monde”. “Avant que la situation n’empire – raconte V. – je pensais, avec un ami, encourager et donner espoir aux habitants de notre ville. De fait beaucoup émigraient. Nous avons parlé avec quelques autorités de la ville pour demander de pouvoir afficher sur les murs des phrases d’encouragement, en essayant de mettre en évidence le positif étant donné que seules les nouvelles négatives circulaient. Un jour nous avons aidé une famille du mouvement qui s’était réfugiée dans notre ville. Elle avait besoin d’eau. Un de nos voisins, même s’il ne nous connaissait pas beaucoup, nous a fourni de l’eau qui était destinée à sa famille en voyant qu’ils avaient plus besoin qu’eux. D’autres familles nous demandent de leur trouver un toit pour loger. Nous prions Dieu qu’Il nous aide. Nous nous sommes souvenu d’une maison fermée qui appartient à des parents émigrés à l’étranger. Nous les contactons et ils nous la laissent tout de suite.” L’expérience de V. se réfère aux jours où les personnes étaient incertaines de leur futur parce qu’à 20 km les groupes extrémistes avaient chassé les chrétiens de Mosul. « Malheureusement par la suite ils ont même attaqué les petits villages, surtout de chrétiens – ajoute Rana – les obligeant à quitter leur maison pendant la nuit et tout ce qu’ils possédaient pour sauver leur vie : biens, maisons, travaux, vêtements et documents… Nombre d’entre eux sont maintenant obligés d’habiter au nord du pays avec d’autres familles même inconnues ; ceux qui ont le plus de chance chez des parents. Mais beaucoup dorment encore à la belle étoile, sur les places ou dans les églises et les écoles. D’autres vivent à 2 ou 3 familles dans une petite maison. Quelques-uns vivent d’aides qui arrivent d’ONG ou de l’Eglise, mais qui ne suffisent pas de toute façon pour une journée. Les espoirs de rentrer chez eux sont minimes et on parle de pas moins d’un ou deux ans. De nombreux enfants jouent sous le soleil brûlant avec des cailloux ou des bouteilles d’eau vides ! Ici l’été est très chaud, la température arrive à 45° le jour et descend la nuit à 25°. “Pratiquement – continue R. – tous les jeunes que nous connaissons ont dû tout laisser : maison, école, travaux… quelques-uns se sont réfugiés à Duhok, une ville plus au nord du pays, où ils ont été accueillis par une famille du mouvement. Ils se sont retrouvés à vivre ensemble dans une situation semblable à celle des premiers temps du mouvement durant la seconde guerre mondiale, où malgré les bombes incessantes, on continuait à aider tout le monde. Spontanément, familles et jeunes se sont souvent retrouvés ensemble pour réciter le chapelet. Chaque jour d’autres s’ajoutent pour arriver en ce moment à une soixantaine de personnes qui prient quotidiennement chaque fois dans une maison différente. Les familles déplacées ont trouvé refuge qui dans l’église, qui dans une école, d’autres encore dans un bâtiment en construction. La majorité est chrétienne et dernièrement des familles yazedites les ont rejoints. La récolte des fonds sur l’initiative des jeunes et du mouvement dans le monde nous donne la possibilité de les aider parce qu’ils n’ont rien. A Dohok nous avons pu acquérir de la nourriture, des matelas, des draps et des ventilateurs !”. “Avec un ami – raconte V. – ils avaient déjà acquis une bonne quantité de matelas, mais il en manquait encore beaucoup, nous sommes alors allés dans un autre village pour en prendre d’autres. Après avoir expliqué le motif de notre acquisition, le propriétaire du magasin a adhéré à notre initiative et nous a fait cadeau des matelas sans contrepartie. Ainsi nous avons pu acheter d’autres choses”. (à suivre) Pour ceux qui souhaitent aider les chrétiens d’Irak: IBAN JO09 ARAB 1110 0000 0011 1210 9985 98 Account: 0111 210998 0 598 Swiftcode: ARABJOAX100 Mention: Aide aux chrétiens en Irak ARAB Bank – Amman branch Amman – Jordan
22 Août 2014 | Non classifié(e)
Deux épisodes qui soulignent l’engagement de Felipe à vivre pour la fraternité, racontés directement par le protagoniste. « Lorsque j’étais à l’Internat naval, j’ai dormi dans un dortoir de 200 lits. Nous devions nous lever tôt, et rester immobiles pendant que le supérieur parlait. Je comprenais que je pouvais voir et aimer Jésus en beaucoup de collègues qui étaient loin de leurs familles et, dès que nous pouvions bouger, je faisais mon lit et aussi les lits des autres, et je disais ‘Bonjour!’ à tous ceux que je rencontrais dans les couloirs de l’école. Un soir, en disant bonne nuit avec un grand sourire à un ami, il m’a répondu: ‘Felipe, tu es heureux, et cela se voit que c’est à cause de Dieu! Je pense que je viendrai à la messe avec toi’. Pendant trois ans, j’ai essayé de saluer et aimer tous ainsi et j’ai expérimenté que cette phrase est vraie: où il n’y a pas d’amour, mets de l’amour et tu trouveras de l’amour. En effet, alors que j’étais en difficulté dans la finale d’un tournoi d’escrime, mes collègues ont tous commencé à m’encourager en répétant: ‘Bonjour Felipe! ‘Bonjour Felipe!’ Et j’ai gagné le tournoi. » Mettre de l’amour où il n’y en a pas est aussi le secret qui lui a permis de surmonter les inévitables difficultés de vivre l’Évangile: « Un soir, deux collègues, qui parfois se moquaient de moi en raison de ma façon de vivre, sont rentrés saouls dans le dortoir et m’ont réveillé en me frappant. Le matin suivant, alors qu’ils dormaient encore, quelques amis m’ont incité à me venger. Mais j’ai pensé: j’aurai un autre type de vengeance, une vengeance d’amour. Alors je suis allé à la cuisine et j’ai préparé un beau petit-déjeuner pour eux avec petits pains, lait, chocolat, fruits, jus et j’ai aussi écrit un billet qui disait: bonjour! Lorsqu’ils se sont réveillés, ils ne comprenaient pas pourquoi j’avais fait cela et ils m’ont pris dans leurs bras en me demandant pardon. Le jour suivant, lorsque je me suis réveillé, j’ai trouvé un morceau de gâteau devant mon lit, avec un billet qui disait: bonjour!! C’était cet ami qui m’avait frappé. Vraiment, l’amour vainc tout! » Source: www.loppiano.it
16 Août 2014 | Non classifié(e)
Abrigada (Portugal): ils sont trente, venus du Kenya, de l’Angola, du Congo, du Portugal, d’Espagne et d’Italie; Cary (Angola) étudie le droit à Lisbonne. C’est elle qui, au cours de la dernière matinée, a présenté une série d’impressions et de propositions : « Je voudrais demander à chacune et à chacun de rester à la hauteur. Si nous restons sains d’esprit, honnêtes et pleins d’amour envers ceux qui sont dans le besoin, alors nous pourrons porter de l’avant notre rêve » Federico, italien, a bien résumé ce qui est ressorti des travaux : « Après cette Summer School il apparaît clairement qu’on ne peut pas traiter ces questions de droit sans qu’il soit comparé ; affronter les problèmes de l’environnement exige une approche globale et pluridisciplinaire ». Les quatre jours de travail, du 26 au 29 juillet, ont essentiellement traité de la tutelle juridique de l’environnement naturel qui, de différentes manières, se trouve être menacé dans les diverses parties du monde. La réflexion commune, grâce à l’aide de personnes spécialisées dans les disciplines juridiques et environnementales, a mis en lumière et a permis que chacun sente, de façon vitale, la nécessité de vivre en communion avec son environnement et de susciter en chacun le besoin de le protéger. Cette prise de conscience a créé entre tous les participants, au-delà de leurs différentes origines, un désir commun de défendre l’intégrité de la nature. Elle a aussi suscité un lien de fraternité entre tous ainsi qu’ une conviction : contribuer tous ensemble à la protection de l’environnement sur l’ensemble de la planète est une voie concrète, sûre et efficace pour faire avancer la paix et la fraternité entre tous.
Marc’Angela du Congo sent qu’elle doit s’engager en personne:”Je ne peux plus rester à la traîne. J’ai pensé solliciter un groupe de jeunes de mon Pays, déjà engagés dans une ONG, pour pouvoir travailler ensemble à la sauvegarde de l’environnement. Ici j’ai compris les erreurs que nous sommes en train de faire dans mon Pays. En Italie elles ont été commises il y a de nombreuses années et aujourd’hui nous en voyons les conséquences. Nous devons apprendre à nous engager, quoi qu’il nous en coûte ». “Ce qui rend ces moments inoubliables, ce sont les liens qui se sont tissés: nous devons apprendre à les créer dans la vie de tous les jours. Ce n’est pas la première fois que je participe à une rencontre de ce genre, mais ce qui me frappe chaque fois, c’est l’amour universel qui se vit ici » dit Michela, italienne.
“A mon retour je veux m’engager et changer les choses autour de moi. Je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais cette goutte peut faire la différence ! », explique Eva Maria, venue du Kenya. “Je repars avec de fortes résolutions: participer activement et vivre pour les autres. Je viens volontiers ici parce qu’à la fin de ces rencontres je ne suis plus napolitaine ni italienne, mais citoyenne du monde. Ici je vis avec vous tous la fraternité » (Maria) Le prochain rendez-vous sera le Congrès International, à Castelgandolfo du 13 au 15 novembre 2015, mais, concluent tous ces jeunes, « nous voulons en être les protagonistes et le préparer ensemble »
15 Août 2014 | Non classifié(e)
Dans le contexte de la situation actuelle du Moyen-Orient, le Mouvement des Focolari en Jordanie rend publique une déclaration – partagée par l’ensemble du Mouvement des Focolari – dans laquelle il lance un appel à la paix et manifeste son engagement à venir en aide à tous ceux qui sont victimes de la violence. “Nous, chrétiens et musulmans du Mouvement des Focolari en Jordanie, nous voulons exprimer notre profonde indignation au regard de tout ce qui est en train d’arriver ces jours-ci et au cours de ces dernières heures au Moyen-Orient : en Syrie une guerre qui dure depuis plus de trois ans est en train de détruire une nation en contraignant des millions de personnes à s’exiler pour survivre. Le conflit de Gaza qui n’épargne ni les civils ni les enfant innocents, fait ressortir une situation non résolue entre deux peuples, ainsi que le manque d’engagement sérieux et coordonné de la part de la communauté internationale pour contribuer à le résoudre. Dernièrement l’avancée d’une milice d’extrémistes au Nord de l’Irak est en train de semer la terreur parmi des populations appartenant à diverses religions, en les contraignant à vivre comme des exilés au sein de leur propre Pays. Parmi eux plus de cent mille chrétiens, présents sur ces terres depuis presque deux mille ans, ont été contraints d’abandonner leurs maisons en pleine nuit. Une véritable catastrophe ! A cela vient s’ajouter la destruction délibérée de leur patrimoine religieux et culturel, qui est aussi celui de toute l’humanité.
Nous menons des actions et faisons tout notre possible pour alléger les souffrances de ces personnes (nous en connaissons personnellement un grand nombre), avant tout en priant pour elles, mais aussi en recueillant des fonds pour subvenir à leurs besoins les plus urgents, prêts à les accueillir dans nos maisons si nécessaire. En même temps nous exhortons la communauté internationale à mettre immédiatement tout en œuvre pour faire en sorte que ces communautés irakiennes prises pour cibles puissent rentrer chez elles au plus vite ! Nous condamnons tout acte de violence commis à l’encontre de la personne humaine! Nous condamnons la production et la monstrueuse vente d’armes de guerre, quelle que soit l’institution qui les finance, ainsi que tous ceux qui les mettent aux mains de groupes terroristes et subversifs ! Nous voulons souligner, surtout en ce qui concerne les événements qui se déroulent en Irak, que ceux qui s’adonnent à ces actes abominables n’ont pas de religion et que, s’ils déclarent l’avoir, ils ne font que la pervertir. En réalité l’essence de la religion consiste précisément dans la rencontre avec Dieu, l’homme et la création toute entière. Nous sommes las de voir la religion instrumentalisée dans le but de diviser l’humanité et de susciter l’affrontement. Nous sommes indignés de ce que des groupes, des personnes ou des Etats puissent nourrir des plans et des stratégies en vue de nous diviser et de créer des ghettos en des lieux où depuis des centaines d’années on vit en bon voisinage. Nous sommes conscients que le dialogue entre membres appartenant à des communautés chrétiennes et musulmanes n’est pas toujours facile ; nous voulons cependant rappeler que depuis déjà un certain temps de remarquables efforts sont accomplis pour remédier aux incompréhensions, et cela dans un esprit de respect mutuel, en sachant que le Dieu Unique a suscité différents chemins qui vont dans la même direction : la miséricorde, l’amour, la compassion et toutes les vertus que Lui seul possède en plénitude. Il nous a créés à Son image pour que nous les vivions entre nous et en harmonie, aussi voulons-nous suivre Ses enseignements pour construire nos sociétés sur la base du pluralisme qui permet le respect du droit de chaque citoyen ou communauté à professer sa propre foi en toute liberté. La Jordanie témoigne d’une longue et durable entente entre chrétiens et musulmans : la dernière visite du Pape François, invité par notre cher Roi Abdallah Ibn Al-Hussein l’a renforcée en nous incitant à travailler ensemble, avec encore plus de détermination, pour le bien de la société. Nous voulons nous aussi, membres des Focolari en Jordanie, confirmer notre engagement à travailler coude à coude pour construire une société harmonieuse fondée sur la paix, où soit défendue la dignité de chaque être humain – quelles que soient ses convictions religieuses, son ethnie ou ses traditions – en continuant à promouvoir avec tous des actions concrètes en faveur de la paix, de la fraternité et de la protection de la nature. Nous sommes certains qu’en agissant de la sorte nous pouvons susciter le Bien, l’encourager et permettre qu’il se répande encore plus là où il est déjà présent. Nous avançons avec confiance, sûrs que le mal ne pourra jamais avoir le dernier mot. C’est notre foi en Dieu qui nous le garantit, tout comme le lien très fort qui nous unit » Amman, le 13 août 2014.