5 Août 2013 | Non classifié(e)

Chiara les appelait « popetti », c’est-à-dire « enfants » en dialecte trentin. C’étaient les jeunes qui, en contact avec le Mouvement des Focolari naissant au début des années 50, entrèrent dans l’orbite de la première communauté, suivirent de près les événements, partagèrent en tant que protagonistes joies et souffrances et aussi de grands moments comme les Mariapolis, durant la période estivale dans les Dolomites, autour du premier groupe de focolarini et focolarines.
Luigi Liberati, romain, a connu la spiritualité de l’Unité fin 1953. « Toute personne qui a reçu le cadeau de se trouver près de Chiara a la certitude qu’elle l’a aimée en exclusivité. J’ai toujours dans l’esprit et dans l’âme l’expérience forte de me sentir toujours aimé et mis à la première place », commence-t-il. Son récit offre un cadre tant inédit et vivant qu’intense et profond. « En août 1954, j’ai participé à ma première Mariapolis. Puisque nous n’étions pas nombreux, le contact avec Chiara était très facile. » Luigi se souvient d’une petite anecdote: « L’Évangile de la messe disait « …qui accueille un de ces petits… » et, aussitôt, à la sortie, Chiara déclare: « Popetti, tous en voiture! On va au refuge pour manger des fraises à la crème ». Immédiatement, nous nous serrons tous dans la Fiat 103. Chiara portait les plus petits sur ses genoux et, ensuite, en route pour nous régaler de crème et de fraises! ».
Durant ces premières Mariapolis, Chiara a confié le groupe de jeunes constamment en augmentation à Vincenzo Folonari, familièrement appelé Eletto: « Là ressort toute la valeur spirituelle d’Eletto. Avec lui, j’ai expérimenté des grâces jamais vécues auparavant: il a ouvert avec nous un dialogue qui était complémentaire à celui de Chiara. Elle nous aimait, nous formait et enseignait, et Eletto nous aidait à traduire tout cela en action ».
Au fil du temps, le groupe de jeunes augmentait, et Chiara a créé un petit centre pour qu’ils restent liés: « Presque chaque jour, certains d’entre nous se rencontraient là après l’école. Nous maintenions la correspondance avec d’autres jeunes de différentes parties de l’Italie. Chiara venait souvent, nous donnait des conseils et nous encourageait. » Le rapport avec elle était direct et filial: « Lorsqu’en 1957 elle a eu un accident de voiture et s’est cassé l’épaule, Paolo Carta et moi allions presque tous les jours à la clinique où elle était hospitalisée et nous laissions un billet sur sa voiture parquée pour lui faire parvenir tout notre amour ».
« À un certain moment, nous avons senti le besoin d’organiser une rencontre nationale, tellement nous avions grandi. Ce jour-là, nous avons ressenti une responsabilité qui faisait nous sentir complètement à égalité avec les adultes, et nous avons vécu le tout avec sacralité. » Les bases de la diffusion de la spiritualité de l’Unité dans les nouvelles générations étaient donc jetées: « Malgré tout – conclut Luigi – Dieu nous préparait pour ce qui allait ensuite sortir de manière explosive avec les “Gen” durant la décennie suivante ». Mais c’est un autre chapitre.

2 Août 2013 | Non classifié(e)

Une caricature
Un des copains a fait circuler dans toute l’école une caricature de moi (j’ai un petit défaut physique à une oreille et je souffre quand quelqu’un se moque de moi). Au lieu de le frapper, en me souvenant de l’invitation de Jésus à pardonner, je lui ai parlé calmement. Par la suite je l’ai invité chez moi, je lui ai proposé de m’aider à faire un devoir, d’aller ensemble dans un supermarché et d’aller voir un film. Il a accepté, même s’il se méfiait. Quand il m’a demandé pourquoi je ne l’avais pas frappé, j’ai pu lui expliquer que j’essayais de voir Jésus en chaque prochain, sachant qu’on pouvait tous se tromper. Maintenant, lui aussi s’engage à mettre en pratique les paroles de l’évangile. (Daniel – Brésil)
Le cinquième enfant
Il y a quelques jours, K., une amie tunisienne, m’a confié qu’elle était enceinte mais qu’elle voulait avorter : elle avait honte d’attendre son cinquième enfant dans un pays comme le nôtre où il n’y en a qu’un ou deux par famille. Nous lui avons assuré toute notre assistance possible en nous engageant à le prendre en charge nous, si elle avait décidé de garder l’enfant. Après quelques jours elle et le mari se sont décidés pour la vie du nouveau né. Le même jour est arrivée une belle somme d’argent pour eux ; de son côté le Centre d’aide pour la vie assure un pécule mensuel. (F.T. – Italie)
Aux urgences
En vacances à l’étranger, à cause d’une mauvaise chute, j’ai dû accompagner mon enfant aux urgences. Je souffrais doublement, aussi bien parce que Lion pleurait à chaudes larmes, que parce que je continuais à me répéter que je devais faire plus attention. A l’hôpital, mettant de côté mon anxiété, j’ai pris sur moi celle de la dame allemande qui avait son fils hospitalisé à côté du mien : elle parlait uniquement anglais et j’ai pu faire l’interprète avec le médecin et l’infirmière. Lorsque mon mari est arrivé et que je le lui ai présenté, elle m’a remercié pour ma proximité à un moment difficile pour elle. Si je ne perds pas de temps en pensant à mes limites, je suis en paix et je construis de nouveaux rapports. (B.F. –Angleterre)
Source: l’évangile du jour, Ed. Città Nuova, aout 2013
31 Juil 2013 | Non classifié(e)
« L’espace des workshops nous a fait faire l’expérience d’un échange très enrichissant… J’ai eu une vision générale avec beaucoup d’aspects pratiques pour la formation sacerdotale éclairés par la spiritualité de l’unité. J’ai trouvé une vision intégrale de la personne à la lumière du mystère trinitaire… l’endroit a grandement favorisé la vie ensemble dans un style de communion et de dialogue… J’ai apprécié les nombreux moments de prière et de méditation communes. Les textes ont été vraiment beaux de même que l’échange autant sur l’expérience que sur la vie ».
Voilà comment s’expriment quelques uns des participants à la huitième édition du Cours de formation pour éducateurs dans les séminaires, promu par le Centre de spiritualité de communion pour prêtres et séminaristes diocésains de Loppiano (Fi), en collaboration avec l’Institut Universitaire Sophia (IUS), Loppiano (Florence) et avec le mouvement Sacerdotal du mouvement des Focolari.
Ils sont une vingtaine de formateurs venant de 11 pays: Argentine, Autriche, Brésil, Allemagne, Italie, Malte, Pologne, Portugal, Ukraine, Hongrie et Venezuela. Leurs impressions montrent l’importance de ce service à l’un des devoirs les plus engageants de l’Eglise, à savoir la formation des futurs ministres.
Le cours s’est adressé à des recteurs, directeurs spirituels et formateurs qui travaillent à plein temps au séminaire. Il est né de la nécessité de trouver « des parcours et des paradigmes pour le discernement et la formation des vocations au ministère presbytéral, adéquats pour répondre aux défis des mutations sociaux-culturels et de leur incidence sur la condition des jeunes ». Il s’étend sur un parcours biennal : deux semaines pour chaque année, avec des exposés d’experts, des groupes de travail et des sessions plénières de partage, unies à la célébration eucharistique et la prière liturgique quotidienne.
La première partie veut donner des fondements théologiques, anthropologiques, ecclésiologiques et pédagogiques, en les appliquant aux étapes de la formation presbytérale; la seconde, à la lumière des quatre dimensions fondamentales de la Pastores dabo vobis (humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale), elle approfondit les domaines spécifiques pour une formation intégrale des presbytes dans une optique de communion ; Ouverture à l’autre : dialogue et corporéité ; Harmonie de la personne et édification de la communauté ; Sagesse, étude et culture ; Communication et media au service de la communion.
Après la première partie du cours l’année dernière dans les murs de l’abbaye de Vallombrosa (Florence), la seconde partie du 15 au 17 juillet 2013, s’est déroulée pour la première fois dans les locaux restaurés du Centre de spiritualité de communion à Loppiano.
A ce parcours d’étude, qui a le consentement de la Congrégation pour l’Education Catholique, sont attribués des crédits de formation conférés à l’Institut Universitaire Sophia. A l’ouverture du cours étaient présents Mgr Piero Coda, président de l’IUS et Mgr Vincent Zani, au nom de la Congrégation pour l’Education catholique.
Un événement particulièrement significatif lorsque aux mois d’avril-mai derniers le cours s’est déroulé à Bangkok pour 60 formateurs des pays d’Asie, au sud de la Chine.
29 Juil 2013 | Non classifié(e), Parole di vie
« Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. »
La première caractéristique de l’amour de Dieu le Père, c’est sa gratuité absolue, s’opposant en cela à l’amour tel que le connaît le monde. Alors que ce dernier se fonde sur l’échange et la sympathie (aimer ceux qui nous aiment ou qui nous sont sympathiques), l’amour du Père du ciel est totalement désintéressé. Il se donne à ses créatures indépendamment de la réponse qui peut lui arriver.
C’est un amour dont la nature est de prendre l’initiative, en communiquant tout ce qu’il possède. C’est donc un amour qui construit et qui transforme. Le Père du ciel nous aime non pas parce que nous sommes bons, beaux spirituellement et donc dignes d’attention et de bienveillance. Au contraire, en nous aimant il crée en nous la bonté et la beauté spirituelle de la grâce, en nous faisant devenir ses amis et ses enfants.
« Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. »
Autre caractéristique de l’amour de Dieu le Père : son universalité. Dieu aime tout le monde indistinctement. Il a comme mesure l’absence de toute limite et de toute mesure.
D’ailleurs son amour ne pourrait pas être gratuit et inventif s’il n’était pas totalement orienté vers tous les besoins ou les vides à combler.
Voilà pourquoi le Père du ciel aime aussi les fils ingrats, lointains ou rebelles ; plus encore, il se sent particulièrement attiré vers eux.
« Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance vous en a-t-on ? Car les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. »
Comment vivre la Parole de vie de ce mois ?
En nous comportant en vrais fils du Père, c’est-à-dire en imitant son amour, à la fois gratuit et universel. Nous chercherons à aimer en premier, d’un amour généreux, solidaire, ouvert à tous, et prêt à combler les manquements de tous genres que nous rencontrons. Nous chercherons à aimer d’un amour détaché de toute considération intéressée. Nous nous efforcerons de devenir des instruments de la libéralité de Dieu, en faisant aussi participer les autres aux dons de la nature et de la grâce que nous avons reçus de lui.
En nous laissant guider par cette Parole de Jésus, nous verrons avec un regard neuf et un cœur disponible chaque prochain qui passera près de nous, chaque occasion que nous offrira la vie quotidienne.
Et partout – famille, école, milieu de travail, hôpital, etc.- nous nous sentirons poussés à diffuser cet amour qui vient vraiment de Dieu et que Jésus a porté sur la terre, le seul amour capable de transformer le monde.
23 Juil 2013 | Non classifié(e)
Semaine de la Jeunesse, c’est ainsi qu’à Rome le Pape François a voulu l’appeler, à la conclusion de l’Angélus du dimanche 21 juillet. Voilà donc le début de la rencontre tant attendue des jeunes à Rio de Janeiro, qui verra se dérouler successivement des moments de rencontre, de fête, de prière, en un mot : de vie. Les jeunes attendent François, qui comme eux a voulu porter son propre sac dans l’avion. Mais cela commence par un programme jusqu’à maintenant inédit dans l’organisation de ces événements.
Dimanche 21, s’est tenue une “Rencontre interreligieuse entre catholiques, juifs et musulmans”. Organisée par le comité organisateur local, la rencontre a vu la participation de deux cents jeunes délégués à l’Université Pontificale Catholique (PUC) de Rio de Janeiro. « Nous avons commencé les JMJ en visant le centre : nous pouvons accueillir les différences », paroles de Josafà Siqueira, recteur de la PUC.
Les Focolari sont engagés dans le groupe de dialogue interreligieux qui chaque mois se rencontre à Rio et qui est à l’origine de l’initiative. Victor Gomes, en charge et un des délégués du congrès, nous dit comment ils ont travaillé : « On a fait de petits groupes pour parler de différentes questions. Certains n’avaient jamais fait ce genre d’expérience et sortaient de là avec une nouvelle espérance. Les leaders des différentes religions présents ont montré beaucoup d’intérêt et de fraternité. Ils se traitaient d’égal à égal, aucun ne se sentait supérieur aux autres. »
Focus : JMJ 2013: fête des jeunes à Rio de Janeiro
Mis à jour le 23 juillet 2013
BF – LH
SIF – Service de presse
18 Juil 2013 | Non classifié(e)

Homme d’une profonde humilité, Piergiorgio Colonnetti avait comme caractéristique la capacité de se mettre au service des autres avec une grande intelligence, une profonde écoute et compréhension.
Il est parti le matin du 17 juillet, suite à une courte, grave et soudaine maladie, entouré par sa famille et les focolarini.
Né à Turin en 1930, il avait connu les Focolari en 1956, en participant à une des premières Mariapolis à Fiera di Primiero. En 1957, il a épousé Simonetta. Ensemble, ils constituent une des premières « familles focolare« .
Ils ont déménagé à Rome en 1967, lorsque Pier Giorgio a accepté de travailler pour la fondation « Aide à l’Église en détresse ». Dès 1987, il a été appelé par Chiara Lubich pour occuper des postes à responsabilité dans différents domaines du Mouvement.
« Je remercie le Seigneur pour les immenses grâces reçues depuis que j’ai connu l’Idéal [de l’unité] jusqu’à aujourd’hui, pour le temps qu’il me restera et pour ‘comment’ je pourrai le vivre. Mais seule la volonté de Dieu est importante, alors je lui demande seulement, si possible, de pouvoir continuer à aimer jusqu’au dernier moment », écrivait-il au printemps de cette année. « Cette phase de ma vie, qu’elle soit courte ou longue, est pleine de lumière et de sérénité, et j’essaie de la vivre seulement pour Dieu, pour son Œuvre, pour toute l’Église universelle, en pleine unité avec le pape François. » « L’important est seulement de faire ce qu’Il a dans le cœur et L’atteindre. »
Les funérailles auront lieu le jeudi 18 juillet 2013, à 15 heures, au Centre international des Focolari, à Rocca di Papa.