31 Déc 2012 | Non classifié(e)
« La guerre est un homicide à grande échelle. »
« Comme la peste sert à empester et la faim à affamer, la guerre sert à tuer. »
« Si tu veux la paix, prépare la paix. »
« Seuls les fous et les incurables désirent la mort. Et la guerre est mort. »
« Je crois qu’aucun chef d’état n’a jamais admis qu’il faisait la guerre dans le but de dépouiller l’autre partie. Il déclare toujours la faire dans un but plus noble, plus altruiste ou plus idéal que l’autre. Et – puérilité de la haine – la rapacité est toujours attribuée à l’ennemi et l’idéalisme à l’ami. »
« Les ennemis s’aiment : telle est la position du christianisme. Si on entamait une politique de la charité, on s’apercevrait qu’elle correspond au raisonnement le plus éclairé et que, sur le plan économique et social, elle s’avère être une bonne affaire. »
« Pour mériter le nom de fils de Dieu, les chrétiens doivent travailler à la paix. »
« Nous devons organiser la paix comme d’autres ont organisé la guerre. »
« Le travail de pacification commence entre toi et moi… »
Igino Giordani, L’inutilità della guerra, publié par Città Nuova, Roma 2003
28 Déc 2012 | Non classifié(e)

C’est la proposition que vient de faire Maria Voce aux 350 jeunes des Focolari venus de divers pays et réunis à Castel Gandolfo, près de Rome, pour qu’ils soient les premiers à la porter dans le monde entier. Les nouvelles envoyées par des membres des Focolari au Moyen Orient ont incité Maria Voce à exprimer ce désir aux participants.
Face à « ces guerres absurdes, seul Dieu peut apporter une réponse au besoin de paix éprouvé par l’humanité. Il faudrait vraiment une prière forte, puissante », « avec la foi renouvelée que Dieu peut le faire, parce que si on demande en unité, Dieu vient à notre aide ».
Vient alors cette proposition : « Pourquoi ne pas reprendre le time-out, tous les midis ? ». En langage sportif, c’est une suspension de jeu temporaire. « Chiara Lubich – continue Maria Voce – l’avait lancé pendant la guerre du Golfe en 1991, et à ce moment-là, Dieu a écouté les prières de tous ».
Recommençons donc à faire le time-out, en commençant par les jeunes. « Jésus est appelé Prince de la Paix », conclut Maria Voce en demandant qu’Il fasse don à l’humanité de « cette paix juste, qui permette à tous, quels que soient leur religion, leur condition, leur pays, de vivre leur vie sereinement ; qu’Il partage ce don de la Paix à tous les hommes ».
En envoyant des messages sur les réseaux sociaux, les jeunes ont tout de suite commencé à répandre la nouvelle en créant l’événement Time Out for peace.
Pour tous, rendez-vous tous les midis, dans nos villes, pour demander, tous unis, le don de la paix.
23 Déc 2012 | Non classifié(e)
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C’est Noël !
Le Verbe s’est fait homme et il a allumé l’amour sur la terre.
C’est Noël !
Et nous voudrions que le soleil, ce jour, jamais ne se couche.
Enseigne-nous, Seigneur, comment perpétuer ta présence parmi les hommes.
C’est Noël !
Que ton Amour, allumé sur la terre, brûle nos cœurs et que nous nous aimions comme toi, tu le veux !
Tu seras alors parmi nous.
Et si nous nous aimons, ce peut être Noël tous les jours .
Chiara Lubich
da E torna Natale, Città Nuova Editrice 2007, p. 78/79 |
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22 Déc 2012 | Non classifié(e)
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«Il me semble que Dieu nous offre cette nouvelle année comme une année jubilaire, non seulement au sens de la joie, mais au sens d’une année au cours de laquelle on recommence, on remet toutes les dettes. Nous voulons repartir de zéro, avec un pacte de miséricorde, concret, vrai, profond.
Une année où nous accordons notre pardon et où nous demandons pardon. Et nous déclarons officiellement que nous ferons tout notre possible pour améliorer les relations entre nous. Nous sommes soutenus en cela par notre engagement à vivre l’amour envers le frère avec une intensité renouvelée.
Avec une miséricorde qui espère tout, couvre toujours, donne confiance, croit, nous ferons l’expérience d’une amnistie complète dans notre cœur, d’un pardon réciproque universel.
Bon Noël à tous ! En ”enfants de Dieu” (*), ces enfants de Dieu que Jésus nous donne le pouvoir de devenir. »
* cf. Jn 1,12
Maria Voce
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21 Déc 2012 | Non classifié(e)

Chiara Lubich – Noël 1955
« Il est entré dans l’histoire il y a deux mille ans, et il veut entrer dans notre vie aujourd’hui. Mais en nous, la voie est hérissée d’obstacles. Il faut aplanir les collines, déplacer les montagnes.
Quels sont donc ces obstacles qui peuvent obstruer la route à Jésus ?
Ce sont tous les désirs qui surgissent en nous sans être conformes à la volonté de Dieu. Ce sont les attachements qui nous tenaillent, les moindres désirs de parler ou de se taire, quand on doit faire autrement ; désirs de s’affirmer, d’être estimé, aimé ; désir de posséder quelque chose alors que Dieu ne le veut pas. Désirs plus graves de rébellion, de jugement, de vengeance…
Quand ils surgissent dans notre âme, ils l’envahissent tout entière.
Il faut alors éteindre avec décision ces désirs, ôter ces obstacles, et nous remettre dans la volonté de Dieu. Ainsi nous préparerons le chemin du Seigneur.
La Parole dit qu’il faut redresser ses sentiers ; c’est bien « redresser » dont il s’agit. Les désirs font dévier notre route. En les maîtrisant, nous nous remettons dans la ligne du vouloir de Dieu et nous retrouvons le chemin.
Mais il y a un moyen typiquement évangélique d’être sûrs d’aller tout droit à Dieu, c’est d’emprunter la voie qui passe par l’amour du frère.
Aimons chaque frère que nous côtoyons pendantla journée. Allumonsen notre cœur ce désir cher au cœur de Dieu : aimer chaque prochain en nous « faisant un » avec lui en tout, avec un amour désintéressé et sans limites.
L’amour ravivera chacun et les rapports entre tous, il ne laissera pas surgir de désirs égoïstes, au contraire il en sera le meilleur antidote.
Nous pourrons alors, à Noël, offrir à Jésus qui vient un fruit riche, savoureux : notre cœur brûlant et plein d’amour ».
(La vie est un voyage, p. 94-95)
15 Déc 2012 | Non classifié(e)
« Dans la situation où se trouve la Syrie – déchirée par un conflit nourri d’ignorance, de divisions, de sectarisme confessionnel, – en tant que père et mari j’ai dû décider si je restais dans ce Pays que j’aime ou si je devais émigrer pour le bien de ma famille.
Il y a quelques mois j’ai acheté les billets d’avion et commencé les démarches nécessaires pour le départ, mais, au fond de moi, je n’étais pas tranquille, même si j’avais une opportunité de travail à Beyrouth. Je sentais avoir une mission à offrir à mon peuple et à mon Pays.
A ce moment, la situation à Alep, ma ville, n’était pas aussi grave, mais nous sentions tous que le pire allait arriver. Et en fait, la situation s’est dégradée rapidement.
J’avais décidé au début que ma femme et mes filles partiraient pour Beyrouth tandis que je resterais à Alep. Ma femme n’était pas d’accord : « Ou nous partons tous ou nous restons tous, ensemble ! » Ainsi, plutôt que de fuir le Pays pour nous protéger du chaos et de la mort, nous avons choisi ensemble, comme famille, de rester.
Je ne suis pas une personne habituée à prier, mais j’ai senti en ce moment que Dieu me demandait quelque chose. Je suis allé à l’église et je Lui ai offert ma vie et la vie de ma famille : « Notre avenir est entre Tes mains. » Une grande paix intérieure m’a envahi malgré la tension ambiante.
Avec des amis chrétiens nous avons cherché à comprendre les besoins de notre communauté en essayant de répondre à travers des aides, même toutes simples. Un jour, pendant que je travaillais à la restauration de l’église, je me suis trouvé à parler avec le curé des conditions de vie difficiles de nombreuses familles et des problèmes pour trouver du lait pour les enfants. Nous nous sommes tout de suite mis à la recherche de cette nourriture de base, mais il n’y en avait plus dans les magasins. A la fin nous avons quand même réussi à en avoir seulement 4 boîtes. Comment faire pour assurer le lait aux enfants de ces familles appartenant à la classe moyenne mais qui maintenant, n’avaient plus aucune ressource ? Sans programme en tête, nous avons commencé à noter les nécessités. Au début, sur la liste figuraient bien 300 familles ! Nous avons demandé des dons à de nombreuses personnes, en recevant seulement 300 L. S. (4 dollars). Impossible de faire quelque chose avec une somme aussi dérisoire, mais ce fut juste à ce moment qu’une personne, ayant appris la situation, est intervenue en couvrant tous les besoins immédiats par l’intermédiaire de la Caritas de la Syrie !
Un jour j’ai préparé un panier de produits alimentaires, comme si c’était pour ma famille. Puis je l’ai porté à une personne qui, surprise, ne le voulait pas. Mais quand je lui ai dit : « Ceci je l’ai préparé pour moi et ce qui est mien est tien », émue elle l’a accepté.
Entre temps, les familles dans le besoin avaient augmenté, passant de 300 à 1.500, et donc nous n’arrivions plus à assurer même les produits de première nécessité. Nous avons alors pensé à demander de l’aide à l’organisation humanitaire ‘’Mezzaluna Rossa’’ (Croissant Rouge). Lorsqu’ils ont demandé si nous offrions le soutien aux personnes de toutes les confessions, était présente une personne qui connaissait le Centre pour les enfants sourds et muets qui parlaient le langage des signes avec ma femme et elle savait que nous nous occupions des musulmans et des chrétiens de la même façon. Elle a fait un signe d’assentiment à la responsable de l’Association qui nous a donné accès à leurs magasins, leurs entrepôts. Grande a été la surprise pour la quantité des aides reçues ! » Jean – Alep