31 Déc 2012 | Non classifié(e), Parole di vie
De fait, Jésus est venu nous dire l’attitude que Dieu attend de nous : qu’envers toute personne, quelle qu’elle soit, nous demeurions avant tout dans l’amour. Et comme le montrent les paroles du prophète, cette volonté de Dieu était déjà annoncée dans les Ecritures.
L’amour est pour tout chrétien le programme de sa vie, sa loi fondamentale, le critère de son comportement. Il doit toujours l‘emporter sur tous les autres commandements.
L’amour des autres doit être pour le chrétien la base solide sur laquelle il peut légitimement appliquer toutes les autres règles.
«…C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. »
Jésus veut l’amour, dont la miséricorde est une expression. Il veut que le chrétien vive ainsi d’abord parce que tel est Dieu.
Pour Jésus, Dieu est avant tout le Miséricordieux, le Père qui aime tous les hommes, qui fait lever son soleil et pleuvoir sur les bons comme sur les méchants.
Parce qu’il aime tout le monde, Jésus ne craint pas de demeurer avec les pécheurs. Il nous révèle ainsi qui est Dieu.
Si tel est Dieu, si tel est Jésus, toi aussi tu dois nourrir des sentiments identiques.
«…C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. »
«… non le sacrifice. »
Sans l’amour pour ton frère, ton culte ne peut plaire à Jésus. Il n’accueille ni ta prière, ni ta participation à l’Eucharistie, ni tes offrandes, si elles ne jaillissent pas d’un cœur en paix avec tous, plein d’amour pour tous.
Te souviens-tu de ces si fortes paroles de Jésus, dans le discours sur la montagne ?
« Quand donc tu vas présenter ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; viens alors présenter ton offrande » (Mt 5,23-24).
Elles signifient que le culte qui plaît le plus à Dieu est l’amour du prochain qui est à considérer comme fondement même du culte envers Dieu.
Si tu souhaitais faire un cadeau à ton père alors que tu es en colère contre ton frère (ou ton frère contre toi), que te dirait ton père ? « Fais la paix, ensuite tu viendras m’offrir ce que tu veux. »
Il y a plus encore. L’amour n’est pas seulement le fondement de la vie chrétienne. C’est aussi la voie la plus directe pour être en communion avec Dieu. C’est ce que nous disent les saints, les témoins de l’Évangile qui nous ont précédés. C’est l’expérience des chrétiens qui vivent leur foi : s’ils viennent en aide à leurs frères, surtout à ceux qui sont dans le besoin, leur union à Dieu devient plus forte, leur amour pour lui augmente, ils découvrent qu’il existe un lien entre eux et le Seigneur. Et c’est ce qui leur donne le plus de joie dans leur vie.
«…C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. »
Alors, comment vivre cette nouvelle Parole de Vie ?
Ne fais aucune discrimination entre les personnes en contact avec toi, ne mets personne à l’écart, offre à tous ce que tu peux donner, imitant ainsi Dieu notre Père.
Vide les petites ou grandes querelles qui lui déplaisent et assombrissent ton existence. Comme le dit l’Écriture : « Que le soleil ne se couche pas sur votre ressentiment » (Eph 4, 26).
Si tu te comportes ainsi, tout ce que tu feras sera agréable à Dieu et demeurera dans l’Éternité. Que tu travailles ou te reposes, que tu joues ou étudies, que tu sois avec tes enfants ou te promènes avec ton épouse ou ton mari, que tu pries ou te sacrifies, ou que tu accomplisses les actes religieux correspondant à ta vocation chrétienne, tout, absolument tout, sera matière première pour le royaume des cieux.
Le Paradis est une maison que l’on construit ici-bas et que l’on habite dans l’au-delà. Et c’est avec l’amour qu’on la construit.
CHIARA LUBICH
* Du 18 au 25 janvier, on célèbre en de nombreux pays du monde la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ; en d’autres, elle est célébrée à la Pentecôte.
Cette année, la phrase choisie pour la Semaine de prière est : « Que nous demande le Seigneur ? » (Michée 6, 6-8).
De son vivant, Chiara Lubich commentait le verset biblique retenu. Pour maintenir cet apport, nous proposons un commentaire qu’elle a fait au verset de Mt 9,13, (écrit en juin 1996). Il peut être une contribution à l’approfondissement de la Parole choisie cette année.
31 Déc 2012 | Non classifié(e)
« La guerre est un homicide à grande échelle. »
« Comme la peste sert à empester et la faim à affamer, la guerre sert à tuer. »
« Si tu veux la paix, prépare la paix. »
« Seuls les fous et les incurables désirent la mort. Et la guerre est mort. »
« Je crois qu’aucun chef d’état n’a jamais admis qu’il faisait la guerre dans le but de dépouiller l’autre partie. Il déclare toujours la faire dans un but plus noble, plus altruiste ou plus idéal que l’autre. Et – puérilité de la haine – la rapacité est toujours attribuée à l’ennemi et l’idéalisme à l’ami. »
« Les ennemis s’aiment : telle est la position du christianisme. Si on entamait une politique de la charité, on s’apercevrait qu’elle correspond au raisonnement le plus éclairé et que, sur le plan économique et social, elle s’avère être une bonne affaire. »
« Pour mériter le nom de fils de Dieu, les chrétiens doivent travailler à la paix. »
« Nous devons organiser la paix comme d’autres ont organisé la guerre. »
« Le travail de pacification commence entre toi et moi… »
Igino Giordani, L’inutilità della guerra, publié par Città Nuova, Roma 2003
28 Déc 2012 | Non classifié(e)

C’est la proposition que vient de faire Maria Voce aux 350 jeunes des Focolari venus de divers pays et réunis à Castel Gandolfo, près de Rome, pour qu’ils soient les premiers à la porter dans le monde entier. Les nouvelles envoyées par des membres des Focolari au Moyen Orient ont incité Maria Voce à exprimer ce désir aux participants.
Face à « ces guerres absurdes, seul Dieu peut apporter une réponse au besoin de paix éprouvé par l’humanité. Il faudrait vraiment une prière forte, puissante », « avec la foi renouvelée que Dieu peut le faire, parce que si on demande en unité, Dieu vient à notre aide ».
Vient alors cette proposition : « Pourquoi ne pas reprendre le time-out, tous les midis ? ». En langage sportif, c’est une suspension de jeu temporaire. « Chiara Lubich – continue Maria Voce – l’avait lancé pendant la guerre du Golfe en 1991, et à ce moment-là, Dieu a écouté les prières de tous ».
Recommençons donc à faire le time-out, en commençant par les jeunes. « Jésus est appelé Prince de la Paix », conclut Maria Voce en demandant qu’Il fasse don à l’humanité de « cette paix juste, qui permette à tous, quels que soient leur religion, leur condition, leur pays, de vivre leur vie sereinement ; qu’Il partage ce don de la Paix à tous les hommes ».
En envoyant des messages sur les réseaux sociaux, les jeunes ont tout de suite commencé à répandre la nouvelle en créant l’événement Time Out for peace.
Pour tous, rendez-vous tous les midis, dans nos villes, pour demander, tous unis, le don de la paix.
21 Déc 2012 | Non classifié(e)

Chiara Lubich – Noël 1955
« Il est entré dans l’histoire il y a deux mille ans, et il veut entrer dans notre vie aujourd’hui. Mais en nous, la voie est hérissée d’obstacles. Il faut aplanir les collines, déplacer les montagnes.
Quels sont donc ces obstacles qui peuvent obstruer la route à Jésus ?
Ce sont tous les désirs qui surgissent en nous sans être conformes à la volonté de Dieu. Ce sont les attachements qui nous tenaillent, les moindres désirs de parler ou de se taire, quand on doit faire autrement ; désirs de s’affirmer, d’être estimé, aimé ; désir de posséder quelque chose alors que Dieu ne le veut pas. Désirs plus graves de rébellion, de jugement, de vengeance…
Quand ils surgissent dans notre âme, ils l’envahissent tout entière.
Il faut alors éteindre avec décision ces désirs, ôter ces obstacles, et nous remettre dans la volonté de Dieu. Ainsi nous préparerons le chemin du Seigneur.
La Parole dit qu’il faut redresser ses sentiers ; c’est bien « redresser » dont il s’agit. Les désirs font dévier notre route. En les maîtrisant, nous nous remettons dans la ligne du vouloir de Dieu et nous retrouvons le chemin.
Mais il y a un moyen typiquement évangélique d’être sûrs d’aller tout droit à Dieu, c’est d’emprunter la voie qui passe par l’amour du frère.
Aimons chaque frère que nous côtoyons pendantla journée. Allumonsen notre cœur ce désir cher au cœur de Dieu : aimer chaque prochain en nous « faisant un » avec lui en tout, avec un amour désintéressé et sans limites.
L’amour ravivera chacun et les rapports entre tous, il ne laissera pas surgir de désirs égoïstes, au contraire il en sera le meilleur antidote.
Nous pourrons alors, à Noël, offrir à Jésus qui vient un fruit riche, savoureux : notre cœur brûlant et plein d’amour ».
(La vie est un voyage, p. 94-95)