14 Sep 2012 | Non classifié(e)
La rencontre annuelle des Délégués du Mouvement des Focolari a commencé par le message introductif de la présidente, Maria Voce. Ils sont environ 300 participants, entre les responsables du Centre et ceux provenant des différents pays du monde où le Mouvement est présent.
Le congrès se poursuivra jusqu’au 6 octobre et il est prévu trois jours de ‘’retraite spirituelle’’, centrée sur un des points de la spiritualité de l’unité : l’amour pour le frère. Le thème sera approfondi en puisant aux textes et aux discours de Chiara Lubich, avec une réflexion de Maria Voce et les témoignages des participants. Ces derniers donneront les expériences de la vie de l’Evangile approfondie et vécue durant l’année qui se termine. Est prévue aussi une réflexion sur l’année de la foi – fixée par Benoît XVI pour le mois d’octobre prochain – faite par le théologien irlandais d. Brendan Leahy et Lida Ceccarelli, focolarina. La première phase de la rencontre se terminera avec une liaison par internet qui sera suivie par les nombreuses communautés éparpillées dans de nombreux pays.
Lundi 17 septembre commenceront les travaux centrés sur les différents sujets et en particulier : les New Medias et la transformation de la société, l’identité du ‘focolarino’ et sa contribution spécifique – à la lumière du charisme de l’unité – à l’Eglise et à la société, la présentation du développement du Mouvement dans quelques pays (Canada, USA, Amérique Latine…). Le bilan sur le Genfest qui vient de se terminer en Hongrie avec les jeunes comme protagonistes sera aussi évoqué. C’est le signe de l’importance avec laquelle les Focolari regardent les nouvelles générations comme un futur déjà présent et stimulant pour tout le Mouvement. La célébration de l’Eucharistie du 26 septembre sera présidée par l’évêque de Frascati, Mons. Raffaello Martinelli.
En concomitance avec cette rencontre, sortie à Citta Nuova du livre ‘’Le pari d’Emmaus, ce que font et ce que pensent les focolarini dans ‘l’après Chiara’. Nous en aurons un aperçu ces jours.
11 Sep 2012 | Non classifié(e)

« Si chacun d’entre nous s’engageait à communiquer à au moins cinq jeunes ce que nous avons vécu ces jours-ci à Budapest, alors peut-être que nous pourrions vraiment changer le monde. » C’est ce qu’a déclaré avec courage et détermination un jeune musulman palestinien de Jérusalem, qui a conclu : « N’oubliez pas de prier pour la situation en Palestine ». Un Algérien, lui aussi musulman, lui a fait écho : « S’il a été possible de vivre ces jours avec des jeunes d’ethnies, de cultures, de langues et de religions différentes, alors cela peut aussi être possible là où nous vivons ». Ce sont quelques-unes des réactions à chaud, lors de la conclusion de la dernière matinée du Genfest, consacrée au monde du dialogue interreligieux.
Parmi les protagonistes de l’événement Genfest qui s’est déroulé à la SportArena, étaient en effet présents des jeunes musulmans, bouddhistes et hindous qui se sont engagés, personnellement, dans le déroulement de la manifestation.
Dimanche matin, alors que les jeunes catholiques participaient à la messe sur la grande Place Saint-Etienne, les jeunes d’autres dénominations chrétiennes ont pu participer à différents services selon l’Église à laquelle ils appartiennent : orthodoxes – de 8 Patriarcats et Églises – coptes-orthodoxes, anglicans, méthodistes, baptistes et pentecôtistes. La sainte-cène, que luthériens et réformés ont souhaité célébrer ensemble, était présidée par le secrétaire général du synode de l’Église réformée hongroise, le pasteur Zoltan Tarr.
Pour les fidèles d’autres religions, un programme alternatif, qui leur permettait de se rencontrer pour échanger des expériences de vie vécue et d’engagement dans le dialogue, leur a été proposé.

Cette rencontre interreligieuse a pris le cœur et l’esprit de toutes les personnes présentes. Un moment spécial qui a renforcé les ponts entre les diversités religieuses et culturelles. Les modérateurs étaient un musulman algérien, un bouddhiste japonais et une chrétienne jordanienne.
La salle était un kaléidoscope vivant : les participants provenaient des États-Unis, Uruguay, Japon, Thaïlande, Inde, Algérie, Liban, Israël et Territoires palestiniens, Macédoine, Bosnie, Bulgarie, France, Italie et d’autres pays encore. Parmi eux, il y avait des juifs, musulmans, bouddhistes mahayana et theravada, hindous, une jaïniste et des représentants de Tenrikyo, une des religions nées dans le Japon du XIXe siècle. Quelques jeunes catholiques souhaitant partager ce moment avec leurs amis étaient aussi présents.
Les représentants des différentes traditions religieuses racontent ce qu’ils font déjà pour construire la paix et la fraternité universelle : le travail pour les droits humains d’organisations juives de jeunes en Uruguay laïc, l’engagement de jeunes musulmans algériens et macédoniens qui vivent la fraternité au quotidien au travail et à l’université ; des actions sociales avec les organisations gandhienne dans le sud de l’Inde. Il y a les jeunes de Tenrikyo, qui expliquent comment ils essayent d’apporter la joie dans le monde, les bouddhistes Myochikai, avec une proposition pour l’éducation étique des jeunes à travers un réseau interreligieux, et les jeunes de la Rissho Kosei-Kai, avec leurs activités pour la paix, dont la campagne « offre un repas ».

Après presque deux heures, le programme s’est conclu par une minute de profond silence durant laquelle chacun a prié au fond de son cœur avec les mots et la sensibilité de sa foi pour la paix dans le monde et l’engagement en faveur de la fraternité, pour vraiment être des constructeurs de ponts. En sortant, deux jeunes juifs de l’Uruguay ont commenté : « Une expérience incroyable ! Nous devons travailler ensemble pour amener cet esprit où nous nous trouvons ». Deux jeunes hindous ont expliqué : « Il n’existe pas de mots pour exprimer ce que nous avons vécu ces derniers jours ». Une bouddhiste japonaise a confié : « J’ai trouvé la force d’affronter les situations difficiles avec amour ». Et elle a crié avec les autres : “Let’s bridge !”
8 Sep 2012 | Non classifié(e)

Transmission de Telepace – Salut en anglais
Ils étaient 1.700 jeunes de 41 Pays du monde à l’audience du mercredi pour représenter les 12.000 qui, du 31 août au 2 septembre, ont participé au Genfest, manifestation promue à Budapest par le Mouvement des Focolari avec pour titre ‘’Let’s Bridge’’, soit ‘’construisons des ponts’’. Dans ses mots de bienvenue, en langue anglaise, faisant référence au titre du Genfest, le Pape a adressé aux jeunes l’appel à « promouvoir l’unité de la famille humaine, en construisant des ponts avec courage ». « Puissent – a ajouté le Saint-Père – la joie simple, l’amour pur et la paix profonde qui proviennent de la rencontre avec Jésus, faire de vous des témoins radieux de la Bonne Nouvelle aux jeunes de vos Pays. » Aux paroles du Pape – qui durant le Genfest leur avait déjà envoyé un message – les jeunes de Budapest ont répondu en agitant les mêmes écharpes et banderoles qu’ils avaient au défilé du samedi dans les rues de la capitale hongroise avec un flashmob sur le pont des Catene. Ensuite à la fin de l’audience, une petite délégation de 4 jeunes – de Mexico, Iraq et Pakistan – a pu saluer personnellement le Saint Père au nom des 12.000 jeunes du Genfest. Ils ont offert à Benoît XVI le CD du Genfest avec les chants de leur ensemble musical international. Les jeunes des Focolari ont poursuivi avec une école de formation au centre Mariapolis de Castel Gandolfo et à Sassone qui s’est terminée le dimanche 9 septembre. Au programme étaient approfondis les thèmes de la ‘’fraternité ‘’ qui ont servi de toile de fond à la manifestation de Budapest. En particulier les jeunes ont cherché comment porter de l’avant le projet ‘’United World Project que prévoit la constitution d’un Observatoire international permanent pour prendre en examen les actions et les initiatives qui ont, de fait, produit ou engendré un développement, un accroissement de fraternité. L’Observatoire devra en outre promouvoir la ‘catégorie de la fraternité’ à travers des initiatives culturelles spécifiques. Il restera ensuite à faire la demande à l’ONU pour que soit reconnu l’intérêt international de la Semaine Monde Uni, confirmant et élargissant encore davantage ce rendez-vous annuel. Rendez-vous qui voit depuis plus de quinze ans les jeunes des Focolari – avec beaucoup d’autres – engagés à donner leur voix ‘’à la fraternité universelle’’. (Source Sir). Pour adhérer au projet on peut signer la pétition online sur http://www.unitedworldproject.it/2/i_commit_myself_329906.html. Regarde la vidéo de l’audience.
6 Sep 2012 | Non classifié(e)

Depuis ce lundì 3 septembre, au Caire en Egypte, se déroule la rencontre annuelle des évêques de différentes Eglises, animée par la spiritualité de communion du Mouvement des focolari. La rencontre, qui en est cette année à sa 31ème édition, a rassemblé, dans la mégapole égyptienne, des évêques provenent de 22 Eglises chrétiennes et de tous les continents. Le choix du siège au Caire représente, en ce moment de transformation tumultueuse et de conséquences souvent incertaines, une signification toute particulière. En effets, les évêques ont souhaité témoigner leur solidarité et leur proximité aux frères chrétiens de tout le Moyen Orient, et particulièrement à l’Eglise copte d’Egypte, donnant, par leur présence, un signe qui, face aux difficultés extérieures, concrétise une plus grande unité et un impératif incontournable.
Le programme est marqué par des moments de réflexion sur le “rapport fraternel entre des personnes diverses” préconisé par l’Evangile dans l’amour du prochain, par des moments de partage ecclésial et personnel et par des célébrations liturgiques avec les différentes communautés chrétiennes. Lors de la journée de jeudi, a eu lieu la présentation de Maria Voce, présidente du Mouvement des focolari, et de Giancarlo Faletti, coprésident. La présidente des Focolari a développé en particulier une réflexion sur le thème du congrès – “Rencontrer le prochain dans l’amour” – répondant ensuite aux questions des participants.

Lors de la première journée du congrès, le petit groupe des évêques animateurs de l’initiative a rendu visite au patriarcat copte orthodoxe, où il a rencontré Anba Bakhomios, administrateur actuel de l’Eglise, en attente de l’élection du successeur du pape Shenouda III. La rencontre, en la cathédrale Saint-Marc, a été chaleureuse. En effet, Anba Bakhomios a parlé de l’importance de l’unité et de la centralité de la croix dans la vie chrétienne, en particulier de la communauté copte. Bien que cela soit souvent passé sous silence, la vie de la communauté chrétienne en Egypte a fait l’objet, au cours des siècles, de différentes formes de discrimination et de persécution. Aujourd’hui, il y a une pression sociale souvent subtile mais insupportable étant donné les injustices qui conduisent à même des meurtres de chrétiens en différents cas de violence qui se sont produits dans diverse parties du pays. Les évêques des différentes Eglises ont saisi l’occasion pour remercier l’Eglise copte orthodoxe pour sa fidélité à la tradition qui remonte à l’évangéliste Marc et pour son engagement et son courage dans le maintien de l’intégrité de la foi. Eglises d’Orient et d’Occident se sont embrassées, dans la prière et dans l’amour: d’une part l’estime et la reconnaissance pour une foi défendue au cours des millénaires face aux erreurs doctrinales, aux persécutions et, d’autre part, la gratitude pour la prière, le soutien et la proximité au moment de l’épreuve et de la souffrance.

Par cette expérience de communion interecclésiale, la journée du mardi 4 septembre, les évêques ont visité deux monastères situés à quelque trois heures du Caire pour découvrir le patrimoine du monachisme copte, qui remonte au troisième siècle. C’est justement du style de vie monastique, si typique, que provenait le pape Shenouda III, très aimé de son peuple. «Toute l’expérience de ces jours entre les évêques a été celle d’une solidarité active» a affirmé Anba Thomas, collaborateur de l’administrateur de l’Eglise. «Les chrétiens d’Egypte ont senti l’unité des chrétiens du monde. Et l’Esprit vit en nous, démontrant que, si nous nous engageons et si nous avons confiance dans les autres, l’unité entre les Eglises est réellement possible». Il es apparu clairement que l’expérience de l’unité comme réalité spiritue prime toujours ses aspects institutionnel et théologique. En effet, l’aspect spirituel reste essentiel et, sans cet aspect, rien n’est possible.
En sortant du grand complexe de la cathédrale Saint-Marc et du patriarcat, on ne peut ne pas penser au proverbe arabe: «Celui qui boit l’eau du Nil retournera en Egypte». Et c’est précisément ce qu’a voulu exprimer Anba Bhakomios en prenant congé de Giancarlo Faletti, qui l’assurait de la prière des Focolari pour l’élection du nouveau pape copte:«nous vous inviterons, nous vous inviterons», a répondu l’administrateur de l’Eglise copte, confirmant que le lien né est réellement celui de frères et soeurs, membres de l’unique Eglise du Christ.
de Roberto Catalano
6 Sep 2012 | Non classifié(e)

Ces dernières années, Hurgada, surla MerRouge, Luxor et les alentours d’Alexandrie ont accueilli les Mariapolis du Mouvement des Focolari en Egypte. Ce sont des lieux présentant des richesses artistiques et naturelles, symboles du peuple égyptien profondément religieux, ouvert, joyeux, hospitalier, doté d’un équilibre fondé sur une grande capacité de souffrir et de supporter l’adversité. Il l’a montré au monde par ce qui est arrivé depuis décembre 2011.
L’histoire de la spiritualité de l’unité en Egypte remonde à la fin des années ‘50 quand Marco Tecilla, le premier focolarino, débarque à Alexandrie pour rencontrer l’un des premiers franciscains qui avait connu le Mouvement, le père Nazareno Beghetto. A la fin des abbées ’60, les focolarines venues d’Algérie viennent en Egypte, pour quelques jours seulement; mais en ‘75, Aletta Salizzoni, une des premières focolarines, se rend sur la terre des pharaons, accompaggnée des époux Matta, du Liban, invités par les religieuses du Bon Pasteur. Après avoir participé à une Mariapoli dans ce pays, elles ont commencé une communauté focolarine.
Vers la fin des années, les “groupes de Parole de Vie” se répandent. Et c’est justement grâce à cette vie que, en 1980, un groupe de gen a partecipé à un congrès international à Rome. Rentrant dans leur patrie, elles ont demandé l’ouverture d’un focolare. Leur rêve devint réalité le 26 janvier 1981: Aletta arrive au Caire avec deux focolarines et trouve une maison à Shoubra. Le 13 octobre 1983 voit aussi l’ouverture d’un focolare masculin.
En 1982, le père Morcos Hakim est élu évêque de Sohag (Haute Egypte). Cela donnera vie à une communauté florissante de jeunes et adultes dans la ville et les villages aux alentours, qui accueillent et vivent la Parole de Vie dans sa totalité. Pendant ce temps, les voyages des focolarines et des focolarini se multiplient, dans différentes régions du pays. Des Mariapolis se déroulent au Caire et à Sohag. Quelques étudiants se mettent aussi à diffuser l’idéal de l’unité à Assiut et, observant cette floraison de vie inattendue, Monseigneur Morcos demande l’ouverture d’un focolare également dans le sud. En 1995, trois focolarines, au nombre desquelles figure la première focolarine égyptienne, s’établissent à Sohag. De là, par des voyages réguliers, elles transmettent à de nombreuses personnes la spiritualité du Mouvement à Minia, Luxor et Assouan. Au cours des années ’80, à Alexandrie, s’est formée une petite communauté autour de soeur Cecilia, une salésienne, groupe qui continue même après le départ de la religieuse, se rencontrant autour dela Parole et échangeant les expériences.

Si, dans l’entre-temps, toutes les expressions des Focolari se sont développées – nombreux sont, par exemple, les prêtres et les séminaristes qui adhèrent à la spiritualité de l’unité – ce sont les familles qui ont un impact sur le territoire et une visibilité appréciée. Autour d’un couple italo-libanais, s’est formé un groupe de couples, dont l’expérience conduira à la création d’un centre de formation de fiancés et de jeunes couples préparant à la vie matrimoniale et à la maternité et à la paternité responsables, ainsi que à l’accueil du don de la vie. Ce centre, encouragé parla Conférence épiscopale et par le patriarche Stephanos II, a été hébergé au sein même du siège du Patriarcat.
En Egypte, à l’heure actuelle, les Focolari présentent clairement un visage oecuménique: c’est une communauté composée de membres de l’Eglise catholique de différents rites orientaux et de l’Eglise copte orthodoxe. Nombreux sont ceux qui redécouvrent la beauté de leur Eglise et s’engagent en première ligne pour travailler pour la rendre toujours plus conforme au plan de Dieu. Le visage oecuménique montre que le dialogue de vie permet de dépasser les préjugés existant souvent depuis des siècles. On observe l’établissement de rapports nouveaux non seulement entre chrétiens (environ 10% de la population) mais aussi avec des musulmans et cela encourage et fonde l’espérance et donne la certitude de pouvoir construire un monde uni au delà de toute différence.
De notre envoyé Roberto Catalano
4 Sep 2012 | Non classifié(e)

Je m’appelle Sam et je viens de la Thaïlande.
Comme vous l’avez vu dans ces images, l’année dernière en octobre, mon pays a été frappé par une inondation. Les destructions ont été énormes et incalculables ; il faudra beaucoup de temps pour récupérer ce que nous avons perdu : maisons, usines, villages et villes ont été entièrement submergés pendant plusieurs mois, dans plusieurs parties du pays !
La chose extraordinaire est que cette terrible catastrophe a provoqué un grand sens de solidarité parmi le peuple thaïlandais ; un phénomène inattendu. Le pays sortait d’une longue période de combats politiques, parfois violents à cause des élections. Vous vous souvenez peut-être des fusillades avec les militaires et des morts dans les rues. Mais l’inondation nous a tous rassemblés.
Il y avait des personnes âgées comme des enfants ; certains avaient quitté leur maison n’emportant que les vêtements qu’ils avaient sur eux, ne pouvant rien emporter d’autres : certains étaient en état de choc, d’autres sérieusement malades : des scènes terribles !
Nous avons alors essayé d’apporter une aide matérielle, mais aussi de redonner du courage aux personnes démoralisées. Nous avons distribué des vivres et des jeux pour les enfants et nous avons joué avec eux. En somme, nous avons partagé leur désespoir.
Mais à ce moment-là, la chose la plus urgente était celle de sauver la ville de Bangkok, la capitale.

Les étudiants et beaucoup d’autres personnes se sont mobilisés pour renforcer les berges des canaux et des rivières et construire quelques barrières pour dévier l’eau qui arrivait. Nous sommes donc nous aussi allés remplir les sacs de sable qui étaient acheminés par de gros camions […] Arrivés sur le lieu où l’on préparait les sacs de sable, nous avons travaillé jour et nuit. Le sable était sale et sentait très mauvais : c’était une véritable course contrela montre. Lesgens venaient de tous les coins de la ville, à toutes les heures. Ce fut un travail exténuant et usant et il fallait sauter quelques repas et des heures de sommeil. L’Idéal du monde uni nous a soutenu. Nous avons construit et réparé les berges des canaux qui ont épargné Bangkok, la capitale mais le plus beau fut encore le rapport d’amitié et de fraternité qui s’est construit avec tout le monde et qui perdure. À la fin, l’inondation s’est arrêtée mais il est resté la joie de s’être donné pour construire un monde plus solidaire ; ce qui signifie parfois se salir les mains dans la boue ; mais le plus beau a été le bonheur de donner et d’aimer !