Mouvement des Focolari
En quoi réside la beauté de Chiara

En quoi réside la beauté de Chiara

« En quoi réside la beauté de Chiara ? Elle est dans la simplicité avec laquelle elle s’est mise à vivre l’Évangile. Elle a ouvert l’Évangile, elle l’a pris à la lettre et elle le vit, tout est là. Parce que le christianisme, comme le disait saint Paul aux Grecs, ne se trouve pas dans  la culture, mais dans la vie, dans quelques lois de la vie qui sont très simples. J’ai toujours été frappé chez Chiara par son union à Dieu.

Je n’ai jamais rien vu de semblable. Elle vit avec Dieu à chaque instant, quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, où qu’elle soit. Elle a réussi à réaliser ce à quoi nous sommes tous appelés : retrouver notre unité avec Dieu, l’unité qui a été brisée par le péché originel.

Elle est une créature qui, dans toutes ses paroles et dans tous ses actes, est en harmonie avec la volonté de Dieu. Je me souviens, quand nous allions dans les bois, là où nous faisions les premières mariapolis : elle cueillait une fleur et en donnait l’interprétation la plus belle, la plus sublime qu’on puisse imaginer, parce qu’elle y voyait l’œuvre de Dieu : pourquoi Dieu a fait cette corolle, pourquoi Dieu a fait ces feuilles, pourquoi Dieu a créé la nature ainsi, pourquoi Dieu a fait l’homme ainsi. Elle cherche partout la présence de l’amour, de Dieu. »

Igino Giordani, Loppiano, 3 juillet 1974

En quoi réside la beauté de Chiara

Deux femmes et deux châteaux

«Il y a deux femmes qui, si on les connaît mieux, se révèlent particulièrement en harmonie avec l’objectif réformateur de Benoît XVI plus que jamais convaincu que tout, dans l’Eglise et dans la société, doit repartir de Dieu comme meilleure garantie pour surmonter l’actuelle crise culturelle, économique et religieuse. Thérèse d’Avila et Chiara Lubich ont donné leurs vies à des époque différentes pour cet idéal commun, en contribuant également par leurs écrits à une compréhension plus authentique de la vie chrétienne. Ce sont deux femmes qui ont trouvé une large audience dans l’Eglise catholique. Les avoir présente à l’esprit aujourd’hui, face à l’urgence que l’on ressent de faire parvenir à nouveau la foi dans le cœur des personnes, représente une aide particulière. Leur actualité dérive, entre autres, d’avoir été toutes les deux les paladines d’un renouveau spirituel qui trouve son origine dans le climat de deux importants conciles réformateurs : Thérèse dans le cadre de celui de Trente (1545-1563) à l’époque de la renaissance ; Chiara confirmée dans son intuition par Vatican II (1962-65) au milieu du XXe siècle. Dans le sillage de ces conciles, la sainte carmélite et la fondatrice des Focolari ont lancé une expérience de vie chrétienne bénéfique pour de nombreux fidèles et pour l’Eglise tout entière. Des maîtres de spiritualité parmi ceux faisant le plus autorité convergent toujours davantage pour reconnaître aussi bien l’actualité de la pensée de Thérèse et de Chiara, que la complémentarité des voies qu’elles ont proposées pour l’imitation du Christ et la sanctification dans la vie quotidienne. La force de cette pensée consiste dans la foi vécue par amour et avec un amour démesuré pour Dieu et pour son prochain, l’unique signe véritablement efficace pour la crédibilité de l’Evangile aux yeux de nos contemporains. On doit en particulier la découverte de cette affinité spirituelle entre Thérèse et Chiara au Carme Jesùs Castellano Cervera, mort au début du pontificat de Benoît XVI, le Pape théologien animé par une même passion pour le primat de l’amour de Dieu dans l’Eglise. Cela ne devrait désormais plus être un mystère que dans son action réformatrice, il demande avec insistance à l’Eglise catholique de se laisser guider et façonner par l’amour, incarné par Jésus, pour redonner de l’efficacité à l’œuvre de l’évangélisation. Thérèse, comme on le sait, est célèbre pour le Château intérieur, l’œuvre considérée comme une voie classique de la sanctification personnelle. Chiara a répondu aux signes de notre temps en ajoutant à la base édifiée par Thérèse la spiritualité du château extérieur, c’est-à-dire de la sainteté recherchée sous une forme communautaire comme Eglise. Une sérieuse prise en charge de l’appel universel à la sainteté reconnu et diffusé par Vatican II.» (Osservatore Romano on line, 4/07/2012)

En quoi réside la beauté de Chiara

Athénagoras Ier et Chiara Lubich

Le Mouvement des Focolari commémore Athénagoras Ier, patriarche de Constantinople, avec une gratitude spéciale, en raison du rapport privilégié avec Chiara Lubich, qu’il a rencontrée 25 fois. Pour le quarantième anniversaire de sa disparition, le Mouvement a promu des cérémonies de commémoration à Istanbul – où Sa Sainteté, le patriarche Bartholomée Ier, a accueilli une délégation nombreuse – et à Padoue, où Gennadios, métropolite d’Italie et de Malte, a salué les participants avec un message Chiara Lubich a écrit dans le journal Avvenire du 13 janvier 1972 : « Athénagoras peut être vu comme le prototype de l’Église d’Orient. Mais, reconnaissant en lui une des plus importantes personnalités chrétiennes actuelles, il peut être considéré comme un symbole de la Chrétienté entière, qui a souffert des divisions séculaires qui l’ont transpercée et qui aspire à la parfaite unification. Il est une des figures de l’époque actuelle qui appartiennent désormais à l’histoire et à l’Église (…). C’est cet intérêt commun qui l’a poussé un jour à m’appeler à Istanbul, lorsqu’il a appris que je travaillais avec le Mouvement des Focolari pour l’œcuménisme. C’était le 13 juin 1967. Il m’a accueillie comme s’il me connaissait depuis toujours. « Je vous attendais ! », s’est-il exclamé, et il a voulu que je lui raconte les contacts du Mouvement avec les luthériens et les anglicans. « C’est une très bonne chose de se connaître, a-t-il commenté. Nous avons vécu isolés, sans avoir de frères, sans avoir de sœurs, pendant de nombreux siècles, comme des orphelins! Les dix premiers siècles du christianisme ont été pour les dogmes et pour l’organisation de l’Église. Durant les dix siècles suivants, nous avons connu les schismes, la division. La troisième époque, celle-ci, est celle de l’amour.  Il m’a demandé de garder le contact. Je me souviens que ce n’était pas tant les paroles qu’il m’a dites durant cette première audience qui m’avaient impressionnée, mais sa figure, l’atmosphère surnaturelle qui l’enveloppait et qu’en général tous ceux qui l’approchent remarquent. Et, surtout, son cœur : un cœur si grand, si profondément humain, que je me demande combien d’autres personnes semblables j’ai connues ainsi. (…) ». « À une autre occasion, il m’a montré un message qu’il avait spécialement adressé au Mouvement des Focolari. Entre autres, on y lit : « Les trois rencontres avec Paul VI à Jérusalem le 5 janvier 1964, ici à Istanbul le 25 juin 1967 et à Rome le 26 octobre 1967, qui constituent le signe surprenant et glorieux du triomphe de l’amour du Christ et de la grandeur du pape, nous ont définitivement mis, avec fermeté de foi et d’espérance, sur la voie bénie pour la réalisation de la volonté du Christ, c’est-à-dire la rencontre dans le même calice de Son sang et de Son corps ». » Quelque temps plus tard, en parlant de lui, Chiara a confié : « C’est aussi parce que je connaissais très bien Paul VI que j’ai pu avoir un rapport aussi profond avec le patriarche. Comme il m’était possible d’avoir des contacts personnels avec le Saint-Père, je me suis trouvée être, involontairement, un moyen à travers lequel le patriarche pouvait communiquer officieusement avec le pape ».[1]

Deux jours après sa disparition, Chiara a écrit une lettre aux jeunes générations du Mouvement des Focolari : « Nous avons au Ciel un très grand protecteur de notre Mouvement. Le dernier compte-rendu que je lui ai montré, il y a deux mois, a été celui sur les Journées gen avec les impressions des participants. Il m’a dit : « Tu sais qui sont les gen ? » et il a continué : « Aime », faisant allusion à la chanson du Gen Rosso « Ama e capirai » (Aime et tu comprendras). J’aimerais que ce soit le testament qu’il laisse à notre Mouvement, l’appel continu qu’il nous lance maintenant du Ciel. Dès que j’ai su qu’il était parti, une question a résonné dans mon âme : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? » (Lc 24,5). Oui, il vit et nous le sentons. [1] De Chiara Lubich, L’aventure de l’unité, Interview réalisée par Franca Zambonini, Paris 1991, p.137
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Genfest 2012 : êtes-vous prêt ?

Máté

Pourquoi participes-tu au Genfest?

Leandro: « J’ai toujours rêvé de participer au Genfest et cela peut enfin devenir une réalité. Je veux entrer dans l’histoire et dire: j’y étais moi aussi. »

Paola: « J’ai la conviction qu’il sera la pointe de l’iceberg de beaucoup de vie! Non pas quelque chose de ponctuel, mais l’expression de ce qui existe déjà: un puzzle de vies, puissant, qui me rappellera que je ne suis pas seule et qui donnera du courage à tous pour continuer à construire un monde plus uni. »

Máté: « Je me suis marié avec Klari l’été dernier. Le Genfest sera une occasion spéciale pour vivre en tant que couple avec beaucoup d’autres jeunes et pour être un don les uns pour les autres. »

Qu’a suscité en toi le titre ‘Let’s Bridge’?

Paola

Leandro: « La construction de rapports, de canaux de communication. Il suscite et met en marche tous les moyens que j’ai pour établir un rapport qui me pousse vers l’autre. »

Paola: « Energie, poigne et espérance! »

Máté: « Un pont c’est grand et c’est très difficile à construire. Ce titre me pousse à ne pas avoir peur des difficultés: si je veux aimer et fais ma part, Dieu m’aidera, tel un ingénieur surnaturellement professionnel! »

Il reste deux mois avant le Genfest: comment te prépares-tu et avec qui tu iras?

Leandro

Leandro: « Je demande à Dieu, durant la messe, que tout se passe bien, également pour la préparation. De la région de São Paolo nous serons environ 185. »

Paola: « Ce sont les mois les plus intenses. Je me suis engagée à ne pas laisser passer un jour  sans parler à quelqu’un du Genfest et sans prier pour cette personne. Tout en gardant à l’esprit cependant que le Genfest n’est pas le but. L’objectif n’est pas de ‘faire nombre’. La priorité ne change pas : toujours aimer et aimer ensemble… qui est en fait la caractéristique de notre vie Gen. »

Máté: « Je me prépare en essayant d’aimer tout le monde, en commençant par celui qui est à mes cotés: Klari, mes collègues de travail, les amis de l’équipe de basket… »

Quel sera ton kit de survie pendant le Genfest?

Leandro: « Mon sac à dos, l’appareil à photos, quelque chose à manger, mon téléphone portable connecté aux réseaux sociaux (je veux dire à tous ceux qui sont à une rencontre comme celle-ci!) et beaucoup de bouteilles d’eau! »

Paola: « Je n’ai pas encore pensé à cela!! Je crois que l’entente avec tous ceux avec qui nous avons travaillé durant ces mois de préparation du Genfest, vaudra plus que toutes les paroles! Chiara Lubich disait que l’on ne construit rien de valable sans le sacrifice. Nous souvenir des jours vécus pour la préparation nous aidera dans les possibles hésitations qui arriveront, ce sera la garantie que nous sommes une seule cordée. »

Extraits de l’interview publiée sur l’édition spéciale de la revue ‘Giornale Gen’ n°5-6 (italien), de mai-juin 2012.


The Genfest 2012 project has been funded with support from the European Commission.
This communication reflects the views only of the author, and the Commission cannot be held responsible for any use which may be made of the information contained therein.
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Focolari et Rio + 20

Rio + 20, la Conférence des Etats Unis sur le développement durable, tenue à Rio de Janeiro, Brésil, du 13 au 22 juin 2012, porte ce nom parce qu’elle se situe à 20 années de distance du « Sommet de la Terre » de Rio de Janeiro de 1992. Dès cette année-là avait été demandée  la participation de tous les secteurs de la société, selon l’idée que le développement durable ne pouvait être atteint par les seuls gouvernements, mais nécessitait aussi la présence de la société civile. A ces groupes a aussi été demandé une participation active et une contribution concrète à la réalisation des objectifs de la Conférence. La participation du Mouvement des Focolari a eu lieu avec la présentation institutionnelle de l’ONG New Humanity – qui a le statut consultatif du Conseil Economique et Social de l’ONU (ECOSOC) – avec le soutien de la maison éditrice brésilienne Cidade Nova et le Mouvement Umanita Nuova. La délégation était composée de 28 experts dans le domaine du développement, de l’écologie, de la politique, de l’art, de la communication, de l’économie, du sport, provenant de diverses régions du Brésil, de l’Argentine et de l’Allemagne. 4 rendez-vous choisis par la délégation :

  • ‘’La force du business au service de la société’, conférence qui s’est tenue le 16 juin dans le ‘’Forum sur les entrepreneurs sociaux dans la Nouvelle Economie’’, durant une rencontre parallèle. A été représentée en autre, l’Economie de Communion avec l’expérience du chef d’entreprise brésilien Glaison José Citadin.
  • Au Sommet de la Terre (événement promu par la société civile en parallèle à la Conférence Rio + 20), le 16 juin, l’école de formation du Mouvement politique pour l’Unité (Ecole Civitas), en partenariat avec d’autres organisations, a présenté le MppU et l’Economie de Communion.
  • Une table ronde sur le thème de l’environnement, à l’intérieur de la conférence ‘’The human being : the core of a sustainable city ‘’ (L’être humain : le cœur d’une ville durable), organisée par l’ONG AVSI, le 19 juin. Il a été question du rôle de la spiritualité dans la construction d’un monde durable.
  • Du 20 au 22 juin, au Riocentro Convention Center, participation à la série de discussions et manifestations parallèles, où la société civile s’est attaquée aux questions prioritaires dans l’agenda international pour le développement durable. Ces événements ont eu lieu en même temps que les sessions plénières et les rencontres officielle entre les chefs d’État et de gouvernement.
  • Enfin, une célébration œcuménique proposée par le Conseil National des Eglises Chrétiennes (Conic), pour mettre en lumière l’engagement des Eglises chrétiennes dans la sauvegarde de l’environnement.

Nombreux ont été les thèmes abordés dans le cadre du développement durable : pauvreté et environnement, rôle des femmes, énergie alternative, stratégie pour combattre le processus de désertification, sécurité alimentaire, chômage, accès aux informations, collaboration scientifique internationale, populations indigènes. Très variées sont les considérations au terme de la Conférence : perplexité sur le document final, The Future we want  (L’avenir que nous voulons), pour des objectifs peu clairs, peu clairs, mais intérêt pour l’engagement de la société civile et du monde de l’entreprise. ‘’La question du développement durable est la plus grande opportunité de penser l’humanité contemporaine dans son ensemble plutôt que comme un monde fragmenté, en conflit constant et en concurrence’’ a déclaré Adriana Rocha, brésilienne, artiste et peintre, présidente de l’ONG Afago (Sao Paulo), membre de la délégation. Et Andrés Porta, chimiste argentin, professeur et chercheur à l’Université de la Plata et membre d’EcoOne : « Ce qui  me semble encore manquer c’est l’écoute et le dialogue entre les positions des pays développés et ceux en voie de développement, entre les idées et les valeurs de la pensée capitaliste et celle des populations indigènes et des autres minorités ». Propositions pour améliorer : continuer à travailler avec les écoles de formation des jeunes, comme contribution pour une base de dialogue également pour les rencontres internationales sur une plus grande échelle.