17 Juil 2011 | Non classifié(e)
Chiara Lubich écrivait en 1968 : « L’amour est lumière, il est comme un rai de lumière. Quand cette lumière rencontre une goutte d’eau, elle se déploie en sept couleurs, magnifique arc-en-ciel. Ce sont des couleurs de lumière, qui à leur tour se déploient en nuances infinies. De même que l’arc-en-ciel est rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet, l’amour, la vie de Jésus en nous, devait prendre diverses couleurs, s’exprimer de diverses façons, différentes l’une de l’autre.
« Par exemple, l’amour est communion, il y conduit. Jésus en nous, parce qu’il est Amour, devra réaliser la communion.
L’amour n’est pas refermé sur soi, il se diffuse, par nature. Jésus en nous, l’amour, devra être rayonnement d’amour.
L’amour élève les êtres. Jésus en nous devra nous élever vers Dieu. Voilà ce qu’est la prière.
L’amour guérit. Jésus, l’amour en notre cœur, sera notre santé.
L’amour rassemble les personnes. Jésus en nous, parce qu’il est Amour, réunira les cœurs.
L’amour est source de sagesse. Jésus en nous, l’Amour, nous éclairera.
L’amour fait de beaucoup un seul cœur, il est unité. Jésus en nous nous fondra en un. Ce sont là les sept expressions principales de l’amour qui se présentaient à nous. Elles nous indiquaient notre chemin et les mille nuances de cet amour ».
13 Juil 2011 | Non classifié(e)
Vers la nouvelle rencontre entre les religions à Assise. Rendez-vous avec les surprises de l’Esprit.

Avant tout, je voudrais exprimer ma, notre joie et remerciements à Benoît XVI d’avoir convoqué cette nouvelle grande rencontre dans la ville de saint François, cette joie qui naît devant une inspiration qui marquera certainement une nouvelle accélération et profondeur pour vivre nos propres convictions religieuses au service de la paix. C’est absolument urgent, alors qu’aujourd’hui est diffusée de façon absurde la peur de la religion, naturellement source vitale de paix, lui attribuant la cause première des nombreux conflits, tensions, phobies, intolérances et persécutions à fond religieux qui pullulent dans le monde.
Sans aucun doute, en ces temps de profonds bouleversements, «les murs dans lesquels vivaient les différentes civilisations avec leurs cultures sont en train de s’effriter», comme l’observe le philosophe Giuseppe Zanghì. Mais en même temps «en fait, une ville-monde sans mur, chargée d’espérance, se profile à l’horizon».
C’est la vision exposée par Chiara Lubich à Londres en 2004, devant un parterre séré où des représentants de nombreuses religions étaient présents. En réponse aux interrogations du futur qui attend la société multiculturelle, multiethnique et multireligieuse de notre temps, devant les risques de choc de civilisation, elle avait rappelé la vision de saint Augustin au moment de l’écroulement de l’empire romain sous la pression de la migration des peuples: non pas la fin d’une civilisation, mais la naissance d’un nouveau monde.
Un monde nouveau en train de naître non sans peine. Déjà au début des années soixante-dix, Chiara saisissait le vent du «sens d’incertitude pénible, de souffrance — disait-elle — que l’humanité sent plus ou moins et sentira alors que les différents points de la terre seront secoués par cet impact avec les autres peuples méconnus auparavant». En s’adressant à des jeunes lors d’un congrès international, elle avait demandé de «ne pas fermer les yeux devant ce travail de l’humanité, mais d’entrer consciemment dans l’enfantement du nouveau monde». «Vous êtes ici — avait-elle ajouté — pour vous former à une “mentalité-monde”, pour devenir “homme-monde”».
Pour un court moment, la vision de ce nouveau monde est devenue réalité il y a juste vingt-cinq ans, lors de la première rencontre historique des responsables religieux du monde à Assise. Peu de mois après, la veille de Noël 1986, dans un discours dense adressé à ses plus proches collaborateurs de la Curie romaine, Jean-Paul II en y faisant allusion s’exprimait ainsi: «On aurait dit que, pour un instant, ce soit exprimée même visiblement l’unité cachée mais radicale que le Verbe divin, “en qui tout fut créé et en qui tout subsiste”, a établi entre les hommes et les femmes de ce monde». Une vision qui embrasse le présent : «ceux qui maintenant partagent les inquiétudes et les joies de cette fin de XXème siècle», mais aussi le passé et le futur: «même ceux qui nous ont précédés dans l’histoire et ceux qui prendront notre place “jusqu’à ce que vienne le Seigneur”».
C’est la grande vision du dessein de Dieu sur le genre humain, illustrée par le concile Vatican II, dessinée depuis les premières lignes de Nostra aetate: «différents peuples», mais «une seule communauté» étendue sur toute la face de la terre, qui, à Assise, est devenue visible. Le bienheureux Jean-Paul II l’a approfondi dans tout ce discours dense. C’est une «unité radicale» — affirme-t-il — «qui se fonde sur le mystère de la création divine et appartient à l’identité même de l’être humain». «Tous les hommes — poursuit-il en reprenant les textes conciliaires — sont appelés à l’unité du peuple de Dieu qui préfigure et promeut la paix universelle».
Une perspective qui jette une nouvelle lumière sur la mission de l’Eglise tracée par le concile: d’«être un germe d’unité et d’espérance pour l’humanité» et donc appelée à ne «rien rejeter de ce qui est vrai et saint» dans les différentes religions, au contraire elle est invitée à «en souligner et à faire progresser les authentiques valeurs spirituelles, morales et sociales», à cueillir en leur sein «les rayons de vérité qui peuvent illuminer tous les hommes».
A présent Benoît XVI relève la consigne de son prédécesseur qui, dès ce moment-là, invitait à «retrouver et maintenir toujours vivant l’esprit d’Assise en tant que motif d’espérance pour le futur».

En ces vingt-cinq ans, le chemin ouvert par le bienheureux Jean-Paul II, comme actualisation de l’enseignement conciliaire, a sans aucun doute bien avancé grâce à l’action de l’Esprit-Saint qui trame admirablement les paroles d’enseignement et les gestes prophétiques des Papes avec la vie de nombreux témoins, des anciens et nouveaux charismes, des ordres monastiques et des nouveaux mouvements ecclésiaux, suscités par Lui dans l’Eglise catholique et dans les autres Eglises et communautés ecclésiales.
C’est Lui qui guide l’histoire dans le dénouement de ce grand dessein d’unité, malgré les nombreuses ombres qui pèsent sur notre planète. Nous en sommes témoins. Même pour notre Mouvement, la page inexplorée du dialogue interreligieux s’est ouverte presque par surprise. Chiara Lubich a saisi un signe de l’Esprit-Saint dans l’intérêt qu’a suscité son expérience spirituelle de la part des représentants de différentes religions présents à la Guildhall de Londres en 1979, quand le prix Templeton, pour le progrès de la religion, lui a été conféré.
A partir de ce moment, il y a eu d’innombrables développements en plus de trente ans. Continuellement, on a la surprise de voir comment le sentier spirituel sur lequel Dieu nous a conduit, se croise avec les autres voies spirituelles. Et, tout en maintenant notre identité, avec un élan missionnaire constant tels les témoins de Jésus-Christ «voie, vérité et vie», il nous permet de nous rencontrer et de nous comprendre avec les disciples des grandes traditions religieuses de l’humanité.
C’est la voie que nous expérimentons. Lorsqu’en 1972, Chiara avait invité les jeunes à devenir acteurs principaux de l’enfantement du monde nouveau, elle leur avait remis ce qu’elle définissait être «une puissante arme d’amour», «le modèle capable de recomposer l’unité du monde»: Jésus crucifié qui crie l’abandon du Père. «A vous de Le revivre pour donner un départ indispensable et décisif au tournant que l’humanité est en train d’affronter».

Le Seigneur crucifié et ressuscité est la clef qui ouvre le dialogue même dans les situations les plus difficiles. Il est le modèle de cet amour radicalement désintéressé, de cette kénose, de ce vide d’amour nécessaire pour accueillir l’autre.
Inattendue a été la demande, faite à Chiara, d’en parler aux grandes assemblées des bouddhistes à Tokyo, des moines et moniales bouddhistes en Thaïlande, des musulmans de Harlem aux populations animistes du Cameroun. Et la même demande s’est renouvelée pour moi, à l’occasion de mes récents voyages en Afrique et en Asie, et j’ai de nouveau constaté avec étonnement combien l’amour et l’unité sont inscrits dans l’ADN de chaque homme.
Aujourd’hui, le dialogue entre les religions ne peut pas se limiter aux leaders, aux savants et aux spécialistes. Il doit devenir un dialogue du peuple, un dialogue de la vie qui se révèle être toujours plus indispensable pour la cohabitation pacifique dans nos villes et nos pays, nous trouvant à y vivre coude à coude avec des musulmans et bouddhistes, des indous et des sikhs. C’est une rubrique à découvrir et peut-être à inventer, sans se laisser effrayer par le tapage des faits d’intolérance et de violence.
C’est le témoignage quotidien qui ouvre la route: nous l’avons expérimenté en divers endroits du monde. Par exemple en Algérie, depuis les années soixante, devant le tableau à sens unique d’un islam fermé et impénétrable et d’une minorité chrétienne en position de défense, un autre panorama s’est ouvert: un dialogue spirituel profond entre chrétiens et musulmans a commencé et a pu se développer.
«Tu étais un magnifique exemple de cohérence entre ce qu’on dit, ce qu’on fait et ce qu’on est. Tu es venu à notre rencontre en faisant fondre une mer de glace et en détruisant les murs qui nous séparaient pour construire un pont indestructible». Ce sont les mots d’un musulman, Sidi Ahmed Benchouk, alors préfet de la région de Tlemcen, adressé à Ulisse Caglioni, focolarino, en Algérie depuis 1966, au moment de ses funérailles à Castel Gandolfo en 2003. Et dans une longue lettre, un groupe de musulmans écrit: «Il a toujours témoigné sa foi. Il a été le modèle du croyant pour nous. C’était un homme de Dieu, un homme qui fait partie de nous-même».
Nous avons expérimenté l’authentique visage de l’islam et la force de paix du dialogue également en d’autres points cruciaux comme en Turquie, en Terre Sainte, au Liban, au Pakistan, aux Etats-Unis, sans parler de l’Europe. Partout, nous connaissons des chrétiens et des musulmans qui témoignent que l’on peut passer de la peur de l’autre à la découverte de l’autre, et que l’on peut avoir une incidence sur la cohabitation fraternelle dans les villes. Lors d’un récent congrès du mouvement en Italie, un imam a déclaré: «J’ai appris à ne pas me rendre à la logique ami-ennemi, à parier sur l’unité de la famille humaine liée par des liens d’interdépendance et de fraternité, à regarder l’autre avec la certitude qui j’y trouverai une richesse méconnue».
Dès à présent, suivons et prions pour le grand rendez-vous à Assise, en octobre prochain, dans l’attente des nouvelles surprises que nous réserve l’Esprit-Saint.
Maria Voce, Présidente du Mouvement des focolari
8 Juil 2011 | Non classifié(e)
En contemplant l’immensité de l’univers, l’extraordinaire beauté de la nature, sa puissance, je me suis tournée spontanément vers le créateur de toutes choses et j’ai compris de façon nouvelle l’immensité de Dieu. Ce fut une impression si forte et si nouvelle que je me serais mise tout de suite à genoux pour adorer, louer, glorifier Dieu. J’ai ressenti le besoin d’agir de la sorte comme si c’était ma vocation actuelle. Comme si mes yeux s’ouvraient, pour ainsi dire, à ce moment-là, j’ai compris comme jamais encore, qui est celui que nous avons choisi comme Idéal, ou plutôt celui qui nous a choisi. Je l’ai vu tellement grand, tellement grand, qu’il nous semblait impossible qu’il ait pensé à nous. Cette impression de son immensité est restée profondément en moi pendant plusieurs jours. Et maintenant, lorsque je prie en disant : « Que ton nom soit sanctifié » ou « Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit », pour moi, c’est autre chose, c’est une nécessité qui vient du cœur. (…) Quant à nous, nous sommes en chemin. Quand on voyage, on pense d’avance à la façon dont on sera accueilli à l’arrivée, au paysage, à la ville. On s’y prépare déjà. C’est ainsi que nous devons faire nous aussi. Puisque là-haut, nous louerons Dieu, louons-le dès maintenant. Laissons notre cœur lui crier tout notre amour ; laissons-le proclamer, avec les anges, avec les saints, avec les « mariapolites » du Ciel : « Saint, Saint, Saint ». Exprimons-lui notre louange avec nos lèvres et avec notre cœur. Profitons-en pour renouveler les prières quotidiennes que nous disons à cet effet. Et rendons-Lui gloire de tout notre être. (…) Louons-le au-delà de la nature ou au fond de notre cœur. Et surtout, vivons en étant morts à nous-mêmes et vivants dans la volonté de Dieu et dans l’amour pour nos frères. Soyons, nous aussi, comme le disait Elisabeth de la Trinité, une « louange de sa gloire ». Nous gouterons ainsi par avance un peu de « Paradis » et Dieu sera consolé de l’indifférence de beaucoup de cœurs qui vivent aujourd’hui dans le monde. Chiara Lubich, Rocca di Papa, 22-01-1987
5 Juil 2011 | Non classifié(e)
Que signifient pour toi les JMJ ? C’est la question que nous leur avons posée. Ecoutons quelques unes de leurs réponses: “L’opportunité extraordinaire des Journées Mondiales de la Jeunesse, nous retrouver avec des jeunes du monde entier, dit à chacun de nous, que nous ne sommes pas seuls à croire qu’on peut faire un monde meilleur dans nos villes respectives. Ensemble, grandit la force de vivre pour cela. Et puis, aller à Madrid veut dire être avec Benoît XVI! Quelques fois il peut paraître loin de notre vie quotidienne, en particulier pour nous qui vivons sur un autre continent, où, en effet, on ne parle pas beaucoup du Pape. Mais le Pape est le point d’unité de l’Eglise catholique et nous aussi les jeunes nous avons une place dans son coeur et dans ses prières”. Maria Lúcia vient du Brésil, elle parait bien décidée; en réalité, elle n’a aucun doute quand elle conclut: “Les JMJ nous aident à crier au monde que les jeunes ne sont pas ceux que beaucoup pensent… incapables de regarder vers le futur, insensibles et passifs. Nous avons de grands idéaux et de grandes valeurs! La préparation? Inspirés par une pensée de Chiara Lubich, qui nous aide à nous concentrer sur l’art d’aimer afin de progresser chaque jour un peu plus, ces dernières semaines, nous vivons une forte “accélération”. Aussi dans la prière, pour nous préparer à vivre les JMJ avec l’âme. Et le fruit: un grand enthousiasme en raison de cette joie que l’on ne trouve qu’en Dieu.” Mariana, une autre jeune brésilienne ajoute avec la même conviction: “Pour moi, c’est un signe fort qu’il y ait dans le monde des millions de jeunes plus que jamais intéressés et impliqués dans l’Eglise. Ensemble nous voulons montrer que le christianisme ne fait pas parti du passé…, au contraire! Même aujourd’hui, nous jeunes, nous voulons vivre pour quelque chose de grand! Ensuite, j’ai le grand désir de faire cette expérience en première personne: beaucoup de jeunes de tellement de cultures, de tant de réalités ecclésiales, de beaucoup de mouvements, ensemble… ces diversités sont aussi des pierres pour construire un monde plus uni. Je ne sais pas si au niveau planétaire nous verrons de grands changements tout de suite, mais pour nous tous qui participerons et pour tous ceux qui seront reliés par Internet, ce sera une expérience radicale!” Kyoko vient du Japon, d’une autre culture et elle est fidèle d’une autre religion. Cela nous surprend qu’elle aussi puisse se préparer à participer aux JMJ. Nous essayons de lui poser la même question: “Dans un premier temps, j’ai pensé que les JMJ étaient une expérience uniquement pour les jeunes chrétiens; moi, je suis bouddhiste et donc je ne sentais pas la nécessité d’y participer. Cependant, ces mois-ci, je suis à Loppiano à l’Ecole Gen et de là, beaucoup de jeunes partiront pour Madrid. Ainsi, l’idée de faire le voyage avec eux a commencé à m’intéresser. A présent, je suis convaincue que moi aussi j’aurai la possibilité de vivre une étape très intéressante: je pourrai découvrir quelque chose de beau en rencontrant beaucoup d’autres jeunes qui ont d’autres valeurs que les miennes; c’est ce qu’est en train de m’apprendre l’expérience du Mouvement des focolari…”.
30 Juin 2011 | Non classifié(e), Parole di vie
« Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. L’esprit est plein d’ardeur, mais la chair est faible. » Si, dans un tel contexte, ces paroles sont une recommandation de Jésus à ses disciples, elles reflètent avant tout son état d’âme, la manière dont il se prépare à l’épreuve. Face à la passion imminente, Jésus prie de toutes les forces de son esprit, il lutte contre la peur et l’horreur de la mort, il se jette dans l’amour du Père pour demeurer fidèle jusqu’au bout à sa volonté. Et il incite ses apôtres à faire de même. Jésus nous apparaît ici comme le modèle de celui qui doit affronter l’épreuve. Jésus se présente à la fois comme le modèle de celui qui doit y faire face et comme un frère qui se tient à nos côtés. « Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. L’esprit est plein d’ardeur, mais la chair est faible. » L’exhortation à la vigilance revient souvent sur les lèvres de Jésus. ‘Veiller’ pour lui signifie ne jamais se laisser vaincre par le sommeil spirituel, se tenir toujours prêt à accueillir la volonté de Dieu, savoir en saisir les signes dans la vie de chaque jour, savoir surtout lire les difficultés et les souffrances à la lumière de l’amour de Dieu. Cette vigilance repose sur la prière, indispensable pour vaincre l’épreuve. Mais nous pouvons compter aussi sur la force de l’Esprit Saint pour surmonter notre fragilité c’est-à-dire « la faiblesse de la chair ». « Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. L’esprit est plein d’ardeur, mais la chair est faible. » Comment vivre la Parole de Vie de ce mois ? Nous pouvons tous prévoir que nous serons confrontés à des épreuves petites ou grandes. Epreuves normales auxquelles le chrétien se trouve forcément confronté un jour ou l’autre. Or la première condition pour surmonter toute épreuve, nous avertit Jésus, est la vigilance. Soyons bien assurés que Dieu ne les permet pas pour que nous nous découragions mais afin que nous mûrissions spirituellement en les surmontant. En même temps, il nous faut prier afin d’écarter deux grandes tentations qui nous guettent davantage dans les moments d’épreuve : d’une part la présomption de nous en sortir par nous-mêmes ; de l’autre, le sentiment opposé, c’est-à-dire la crainte de ne pas y arriver, comme si l’épreuve était supérieure à nos forces. Jésus nous assure au contraire que le Père du ciel ne nous laissera pas manquer de la force de l’Esprit Saint, si nous veillons et le lui demandons avec foi.
Chiara Lubich
23 Juin 2011 | Non classifié(e)
« Etre des bâtisseurs de villes nouvelles » a été le souhait de Maria Voce, présidente des Focolari, au rendez-vous du 20 juin dernier, à Naples, en souvenir de la naissance du Mouvement politique pour l’unité (MPPU). « Dans le contexte d’une désillusion générale des citoyens envers la « chose publique », les réalisations présentées par le MPPU quoique petites, mais significatives, font espérer une ère de « politique nouvelle » faite de dialogue et d’accueil réciproque », a souhaité Maria Voce dans son message. Les racines. Le 2 Mai 1996, à Naples, un groupe d’hommes politiques pose à Chiara Lubich une question délicate : comment est-il possible, pour ceux qui militent dans des partis politiques différents et des camps opposés « de vivre cette fraternité qu’elle propose, dans le domaine de la vie politique » ? Sa réponse demande une détermination nouvelle : l’unité autour de valeurs fondamentales partagées doit précéder les légitimes appartenances politiques ; le bien commun ne peut être obtenu qu’avec la contribution de tous. Le MPPU prend naissance sur ces idées-forces, qui suscitent l’adhésion convaincue des hommes politiques présents à la rencontre. Quinze ans plus tard, le 20 juin 2011, toujours à Naples, le congrès « La fraternité : un défi pour la politique », qui se déroule à l’Auditorium du Conseil Régional, veut être avant tout un acte de reconnaissance de l’irruption du charisme de Chiara dans la vie politique. Parmi les 150 participants, des parlementaires, des conseillers municipaux, venus aussi d’autres régions. La première intervention est confiée à Eli Folonari, qui a été pendant 50 ans aux côtés de Chiara et qui est responsable aujourd’hui du « Centre Chiara Lubich », qui donne un aperçu du parcours suivant : de l’amour entre les personnes à l’amour social pour la « cité ». Aujourd’hui, le MPPU opère dans toutes les régions italiennes, dans plusieurs pays européens, en Amérique latine, en Asie. Les diverses expériences politiques qui se sont développées dans les années de formation de la spiritualité de l’unité y convergent, à partir du paradigme propre à Igino Giordani. Les lignes fondamentales du MPPU ont été présentées par Marco Fatuzzo, président du Centre international, à partir d’une définition donnée par Chiara Lubich elle-même : « Un laboratoire international de travail politique commun, entre les citoyens, les fonctionnaires, les chercheurs, les hommes politiques engagés à différents niveaux, d’inspirations et de partis politiques divers, qui mettent la fraternité à la base de leur vie. » Dans ce cadre, quelques réalisations significatives ont ensuite été données : comme les laboratoires de dialogue et de projet politique que le MPPU anime dans les parlements de quelques pays – en Italie, comme au Brésil, en Argentine, en Corée du Sud – ou le réseau international des écoles de formation politique, dans lequel des jeunes peuvent faire l’expérience d’une politique de communion. Les villes aussi se mettent en réseau : plus de 100 villes aujourd’hui ont adhéré à l’Association « Villes pour la fraternité », a rapporté le maire de Rocca di Papa, Pascal Boccia, l’actuel président. Pourquoi ne pas mettre aussi les Régions en réseau ? De façon emblématique, donc, dans l’optique d’une vision plus solidaire de l’Italie, le Président du Conseil régional de Campanie, Paolo Romano, a annoncé en conclusion du Congrès l’adhésion unanime de son administration à l’association « Villes pour la fraternité » en signant le protocole d’accord. Le Mouvement politique pour l’unité